L’OFFRE DE LORD CONGLETON
Un nouveau chant : « Un amour – Venez l’adorer » et une nouvelle histoire : « L’offre de Lord Congleton » !
Tiré de CD Vieilles histoires jeunes oreilles. B. Durst
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com) et
Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).
30 VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (MARCHER)
Vous êtes nombreux à aimer chercher les versets dans la Bible. Cela fait plaisir ! Cette recherche a pour but d’encourager la lecture de la Parole de Dieu afin de mieux la connaître. Ces versets sont tirés de la version Darby. Tu ne dois pas te servir d’un ordinateur pour les rechercher…
MARCHER
1-Dieu …a laissé toutes les nations marcher dans leurs propres voies Actes
2-Celui qui hait son frère…marche dans les ténèbres 1 Jean
3-Qui marche avec les sages devient sage Prov.
4-Fais-moi marcher dans le chemin de tes commandements Ps.
5-Si Dieu est avec moi et me garde dans ce chemin où je marche Gen.
6-Je vous ai fait marcher dans le désert quarante ans Amos
7-Marchez comme des enfants de lumière Éph.
8-Malheur à eux, car ils ont marché dans le chemin de Caïn Jude
9-L’Eternel…qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous Deut.
10-Quel profit y a-t-il à ce que…nous marchions dans le deuil Mal.
11-L’Eternel, votre Dieu, marche avec vous, pour combattre pour vous Deut.
12-Il s’en alla vers eux, marchant sur la mer Mat.
13-Ne devriez-vous pas marcher dans la crainte de notre Dieu Néh.
14-Si tu marches dans mes voies…alors tu jugeras aussi ma maison Zach.
15-Ne marchant pas avec ruse, et ne falsifiant point la parole de Dieu 2 Cor.
16-Aux derniers jours des moqueurs viendront, marchant dans la moquerie 2 Pierre
17-Je n’ai pas de plus grande joie…que mes enfants marchent dans la vérité 3 Jean
18-Celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres Jean
19-J’ai vu tous les vivants qui marchent sous le soleil Éccl.
20-L’arrière-garde marchait après l’arche Josué
21-Je me souviens de toi…quand tu marchais après moi dans le désert Jér.
22-Dieu…a été avec moi dans le chemin où j’ai marché Gen.
23-Je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher Ps.
24-Si nous marchons dans la lumière…nous avons communion 1 Jean
25-Au nom de Jésus Christ le nazaréen, lève-toi et marche Actes
26-Pour que vous marchiez d’une manière digne de Dieu 1 Thess.
27-S’ils garderont la voie de l’Éternel pour y marcher, comme leurs pères Juges
28-Ceux qui marchent sur les traces de la foi qu’a eue notre Père Abraham Rom
29-Marchez dans la sagesse envers ceux de dehors Col.
30-N’avons-nous pas marché sur les mêmes traces 2 Cor.
Tiré de Recueil de passages destiné à encourager les Recherches bibliques 2006.
S.O.S.
S.O.S.
De violentes tempêtes secouent la mer jusque dans ses profondeurs. Des bateaux sombrent journellement. On entend constamment parler de gens qui périssent dans les flots, ou de la détresse des naufragés en danger de mort.
S.O.S., tel est le cri d’alarme qui résonne à travers l’espace, dans la nuit et dans la tempête, par-dessus les vagues déchaînées. Heureux le bateau en détresse qui parvient encore à envoyer cet appel au salut ! – S.O.S. – Ces lettres, les initiales de l’appel au secours anglais : « Save Our Souls ! » (Sauvez nos âmes) parlent un langage profondément sérieux.
Tout bateau qui entend cet appel change immédiatement de direction malgré le détour et la perte de temps qui en résultent, pour se diriger en hâte vers l’endroit d’où part le message et secourir ceux qui sont en danger. Des milliers de gens ont été et seront ainsi sauvés au dernier moment.
Ce moyen sans cesse employé et rendu possible par les merveilleuses découvertes humaines, nous donne à réfléchir. Qu’en est-il de la mer tumultueuse des nations, de l’océan agité de la vie humaine ? N’entendons-nous pas là aussi résonner l’appel : S.O.S. ? Mais qu’en est-il de la volonté à secourir, ce secours qui concerne plutôt l’homme intérieur que l’homme extérieur ? Combien de bateaux vivants sombrent dans le péché, la misère, l’abandon, le doute et l’éloignement de Dieu, parce que l’appel est resté sans réponse !
Tu es en détresse, cher ami ! Et béni soit Dieu si c’est au sujet de ton âme, si tu as reconnu le danger dans lequel tu te trouves sans Dieu et sans espérance. Tu sens que ton chemin mène à la perdition, ton bateau est exposé à toutes les vagues déchaînées, tu vois la mort devant toi, sans espoir de salut. Et pourtant le Sauveur est là, prêt à te secourir, car il connaît la valeur de ton âme immortelle. Le Seigneur Jésus est le Sauveur des âmes. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive.
Ou bien partages-tu l’erreur de ceux qui croient Dieu indifférent au sort des hommes ? « L’Éternel est près de tous ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité. » (Ps. 145. 18). « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras. » (Ps. 50. 15). Ce serait fou de ta part de douter un seul instant de l’amour de Dieu. Ton sort ne lui est pas indifférent, Il attend que tu répondes à son offre de grâce. Ne l’oublie pas. Il te faut évidemment abandonner ton navire en détresse, pour aller sur le bateau de sauvetage. Tu ne peux arriver à rien avec ta propre justice. Il te faut acquérir la justice divine que t’offre Dieu : « Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption, » (1 Cor. 1. 30). Accepte Jésus comme pilote et ton bateau arrivera sûrement au port.
Tu dis que Dieu est trop éloigné de toi. Mais s’il te tend la main pour que tu la saisisses, il ne saurait y avoir de grande distance entre toi et Lui, tout au plus la longueur de deux bras. N’est-ce pas là une preuve infinie de patience et d’amour ? « J’ai étendu ma main tout le jour vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie qui n’est pas bonne, après leurs propres pensées » (Ésaïe 65. 2). Tout le jour, d’un bout de l’année à l’autre, Dieu te tend la main pour ton salut. Quand un baigneur est entraîné par les flots et n’arrive pas à reprendre pied, il appelle au secours et il saisit la main tendue pour le sauver.
Ami, ne te trouves-tu pas en danger de périr ? Les tentations ne te rejettent-elles pas constamment dans les bas-fonds ? … Saisis la main d’amour que Dieu te tend, mais saisis-la aujourd’hui, maintenant, avant qu’il soit trop tard !
D’après G.B.F.
Le Salut de Dieu 1954
LES PRIÈRES DE BEN
LES PRIÈRES DE BEN
Ben est un jeune garçon aux cheveux bouclés et au sourire éclatant. Il sert de guide au missionnaire du village.
– Ah Monsieur, dit Ben, j’avais l’habitude de traiter le Seigneur comme quelqu’un de très pauvre, qui n’a pas beaucoup de choses à donner !
– Qu’est-ce que tu veux dire ? Demanda le missionnaire.
– Voici autrefois, répond Ben, je priais : « Seigneur, donne-moi un peu plus de foi ! » ou « Accorde-moi, Seigneur, un peu plus de Ta grâce ! » Et je mendiais et priais pour chaque chose comme si je voulais les Lui soutirer.
Un jour, un homme est venu à Lagos et, dans sa prédication, il a parlé de la merveilleuse grandeur du Seigneur et de Ses richesses en gloire.
Comme j’étais assis sous un arbre, cette nuit-là, je me suis dit à moi-même : « Ben, tu as prié le Seigneur comme si Lui ne possédait qu’un petit palmier et comme si Son cœur était aussi dur que l’écorce d’une noix de coco, alors que toutes les bêtes de la forêt Lui appartiennent, tout comme le bétail qui se promène sur les mille collines. Son cœur est grand comme le soleil qui nous réchauffe et nous réjouit tous, et Il est plein d’amour pour les rachetés et les pécheurs.
– Bien, répondit le missionnaire, et qu’as-tu fait après ?
– Oh ! Monsieur, fut la joyeuse réponse de Ben, sa figure s’éclairant de bonheur, j’ai fait comme je l’ai compris. J’ai dit : « Seigneur, je suis très pauvre et vide, sans grâce ni patience et dépourvu de toutes ces choses si belles. Mais Toi Tu es riche. A ton enfant, donne selon Ton cœur et selon Ta grande miséricorde ! »
– Et je sais qu’Il t’a répondu, Ben, dit le missionnaire qui, avec reconnaissance, se souvenait comment Dieu avait béni le témoignage simple et fidèle de Ben au milieu de ses compagnons.
– Monsieur, répondit Ben, le Seigneur m’a remis une ration de toutes les bonnes choses qu’Il donne et il me semble qu’Il me dit tout le temps : « Utilise-les, Ben, j’en ai encore beaucoup que J’aimerais te donner ! » Oh ! Monsieur, la vie a été tout autre chose depuis. Vous voyez, je n’ai jamais peur de demander trop, parce que je sais qu’Il aime à donner.
« Combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » (Matthieu 7.11).
D’après la Bonne Nouvelle 1977
POUR LIRE LA BIBLE
POUR LIRE LA BIBLE
Tu peux la lire sur internet :
http://www.bpcbs.com/lecture/bible/BN.html
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com)
LE JUGE ET LE BANDIT
Un nouveau chant : « Si dans ta vie » et une nouvelle histoire : « Le juge et le bandit » !
Tiré de CD Vieilles histoires jeunes oreilles. B. Durst
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com
et Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).
UNE BONNE NOUVELLE
UNE BONNE NOUVELLE
Une fois, un voleur s’introduisit une fois dans le temple d’un village de campagne, et s’enfuit en emportant une somme d’argent conséquente qu’il avait trouvée dans un coffret. Le lendemain, à la porte d’entrée du temple, on pouvait lire une affiche portant ces mots : « Si la personne qui a cambriolé ce temple veut bien se mettre en rapport avec le pasteur, elle apprendra une heureuse nouvelle ».
Un journaliste, passant par-là, lut cette information, et s’empressa de se rendre à la maison du pasteur. « Quelle est cette heureuse nouvelle ? » questionna-t-il, espérant recueillir une information intéressante pour son journal.
Le pasteur répondit : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28. 13). « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).
D’après Almanach évangélique 1961
TRENTE VERSETS BIBLIQUES A TROUVER (HABITER)
Cette recherche a pour but d’encourager la lecture de la Parole de Dieu afin de mieux la connaître. Ces versets sont tirés de la version Darby. Tu ne dois pas te servir d’un ordinateur pour les rechercher…
Habiter
Les fils d’Israël devaient habiter dans des tabernacles….. Néh.
Tout le temps que la plaie sera en lui – il habitera seul….. Lév.
Quand ils commencèrent d’y habiter – ils ne craignaient pas l’Éternel….. 2 Rois
Que la parole du Christ habite en vous richement….. Col.
Dieu fait habiter en famille ceux qui étaient seuls….. Ps.
Le Dieu qui a fait le monde – n’habite pas dans des temples….. Actes
Ainsi dit celui – qui habite l’éternité – J’habite le lieu haut élevé….. Esaïe
Nous prendrons vos filles, et nous habiterons avec vous….. Gen.
Les hommes d’Israël dirent – Peut-être que tu habites au milieu de nous….. Josué
Ils s’en allèrent, et habitèrent à l’hôtellerie de Kimham….. Jér.
Que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs….. Éph.
Si une femme a un mari incrédule, et qu’il veuille habiter avec elle….. 1 Cor.
La foi sincère qui est en toi, et qui a d’abord habité dans – ta mère….. 2 Tim.
J’habite dans une maison – et l’arche de Dieu habite sous des tapis….. 2 Sam.
Moïse consentit à habiter avec lui ; et il donna – sa fille….. Ex.
Les fils du Kénien – allèrent et habitèrent avec le peuple….. Juges
Et le loup habitera avec l’agneau….. Esaïe
Que sa demeure soit déserte, et qu’il n’y ait personne qui y habite….. Actes
J’habiterai au milieu d’eux, et j’y marcherai, et je serai leur Dieu….. 2 Cor.
Lui – qui habite la lumière inaccessible….. 1 Tim.
Ils habitaient là, auprès du roi, pour ses travaux….. 1 Chron.
Il habitera avec toi, au milieu de toi, dans le lieu qu’il choisira….. Deut.
Ce juste qui habitait parmi eux – tourmentait – son âme juste….. 2 Pierre
Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan….. Apoc.
J’ai fait habiter les fils d’Israël dans des tabernacles….. Lév.
Ne savez-vous pas – que l’Esprit de Dieu habite en vous….. 1 Cor.
En lui habite toute la plénitude de la déité….. Col.
Le lieu où nous habiterons devant toi est trop étroit pour nous….. 2 Rois
Celui qui habite dans la demeure secrète du Très-haut….. Ps.
Il habitera avec eux – et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu….. Apoc.
Tiré de Recueil de passages destiné à encourager les Recherches bibliques 2006.
LA BIBLE DÉCHIRÉE
LA BIBLE DÉCHIRÉE
Un évangéliste se trouvait dans la ville de A… lorsqu’un régiment partant pour la guerre, y fit halte. Sa sollicitude chrétienne fut vivement excitée à la pensée de tous les dangers qu’allaient affronter ces hommes, et il obtint la permission de s’entretenir avec eux.
Tandis que, dans la cour de la caserne, il était entouré d’un groupe de soldats auxquels il parlait avec ferveur des consolations qu’ils trouveraient dans le Nouveau Testament aux jours de danger, un jeune homme sortit des rangs et, s’avançant tout près de l’évangéliste, lui dit qu’il avait été profondément touché de ses exhortations si sérieuses et si affectueuses.
– Elles m’ont convaincu, ajouta-t-il, de la nécessité de me munir de votre livre ; mais hélas ! Continua-t-il en poussant un soupir, je n’ai pas d’argent pour faire ce précieux achat !
– Qu’à cela ne tienne, répliqua aussitôt l’évangéliste ; puisque vous avez un tel désir de posséder l’évangile, il ne sera pas dit qu’un chrétien vous laissera partir sans vous en avoir donné un exemplaire.
Et sortant de son sac un Nouveau Testament, il le remit entre les mains du soldat.
Mais, ô surprise ! Ô douleur ! À peine le jeune homme fut-il en possession du livre qu’il partit d’un grand éclat de rire et qu’il s’écria :
– Mon brave homme, je vous ai eu ! Je suis le farceur numéro 1 du régiment demandez plutôt aux camarades ! Je me moque pas mal de vos bêtises, et mon évangile à moi, c’est de rire et de bien m’amuser tant que je suis en vie ! Après la mort, voyez-vous, mon cher…
Ici, l’évangéliste interrompit ces paroles légères en s’écriant, avec un accent qui fit tressaillir plusieurs de ses auditeurs :
– Après la mort, pauvre malheureux, suit le jugement ! Et quel jugement ! Je frémis d’y penser ; « Là seront les pleurs et les grincements de dents ».
Un moment le jeune soldat ne rit plus et parut tout interdit ; mais sa légèreté reprenant le dessus, il se tourna vers ses camarades et chercha à les faire rire en exerçant sa verve railleuse aux dépens de l’évangéliste.
– Rendez-moi mon livre, dit avec autorité celui-ci.
– Nenni, nenni, mon vieux, répondit le soldat. Que penseraient les camarades, je vous prie, s’ils vous voyaient reprendre de la main gauche le cadeau que votre main droite m’a offert ? D’ailleurs, votre livre me sera utile, c’est là ce que vous souhaitez, n’est-ce pas ? En campagne on n’a pas toujours sous la main les ingrédients nécessaires pour allumer sa pipe. Les voilà tout trouvés. Merci donc, mon vieux.
Sur ce, le jeune homme s’éloigna d’un pas accéléré, pas assez vite toutefois pour ne pas entendre ce sérieux avertissement donné d’une manière solennelle :
– Prenez garde, « c’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant ! » (Héb. 10. 31).
Le pauvre évangéliste se retira peu après, le cœur débordant d’une profonde tristesse. Ce qui dominait en lui, c’était une immense compassion qui le portait à s’écrier en s’adressant à Dieu : « Pardonne-lui, Seigneur, car il ne sait ce qu’il fait ; ô mon Dieu ! Dis-lui, toi, la parole qui peut changer son cœur. Seigneur ! Eclaire-le ! Touche-le ; convertis-le ; sauve-le ». Telle était son ardente prière.
Quinze mois plus tard notre évangéliste se trouvait dans un petit village situé à plus de trois cent kilomètres de la ville de A… Il se fit désigner une auberge où il pourrait se reposer des fatigues d’une journée très activement employée. Dès qu’il fut entré dans la maison, il remarqua qu’un événement malheureux avait dû s’y passer. Dans la salle une dizaine de personnes prenaient leur repas du soir, mais tout, dans leur attitude, indiquait qu’elles étaient sous le poids de pensées tristes. Lorsque l’évangéliste entra dans la cuisine il vit les gens de la maison vaquer à leurs différents travaux en silence et d’un air abattu. Près de la cheminée une femme d’un certain âge, la tête penchée sur la poitrine, paraissait en proie à la plus profonde douleur, car de temps en temps elle laissait échapper de sourds gémissements qui fendaient le cœur.
L’évangéliste, ému, s’approcha d’elle et lui adressa quelques paroles de sympathie qui gagnèrent sa confiance.
– Oui, j’ai un grand chagrin, dit-elle en pleurant. Il y a quelques heures seulement qu’on a porté au cimetière celui qui était le bonheur de ma vie, mon fils ! Et quel fils !
Ici la voix manqua tout à fait à la pauvre femme.
– Calmez-vous, chère Madame, lui dit l’évangéliste avec une vive émotion et permettez-moi de vous lire quelques lignes d’un livre que je n’ouvre jamais sans y trouver exactement ce qu’il me faut pour toutes les circonstances heureuses ou malheureuses que j’ai à traverser.
Il sortit alors de sa poche un Nouveau Testament et y lut quelques versets de consolation et d’encouragement.
En entendant cette lecture, la femme parut très agitée, puis elle se leva brusquement et arracha le livre des mains de l’évangéliste, en s’écriant :
– Malheureux ! Vous m’avez pris ce qui me reste de plus précieux de lui ! … Le trésor auquel je tiens le plus ! …
Puis, jetant un coup d’œil sur le livre dont elle s’était emparée, elle dit d’une voix plus basse :
– Non, ce n’est pas mon précieux livre ; le mien est déchiré, le vôtre est entier … Pardon.
– Votre livre ressemble donc au mien, et c’est l’héritage de votre fils ! Dieu en soit béni ! Repris l’évangéliste.
La femme passa avec rapidité dans une pièce voisine et en revint aussitôt avec un Nouveau Testament à la main, de la même version et du même format que celui dont s’était servi l’évangéliste ; mais incomplet ; bien des pages en avaient été déchirées. L’évangéliste le prenant, l’ouvrit, et ses yeux s’arrêtèrent sur les lignes suivantes, écrites en assez gros caractères : « Reçu à A…, le…, d’abord méprisé, outragé ; ensuite lu, cru et devenu l’instrument de mon salut. Signé J. L…, fusilier à la …compagnie du … régiment de ligne ».
A la vue de cette inscription, l’évangéliste porta la main à son front, comme un homme qui cherche à se rappeler un souvenir. Bientôt la lumière se fit pour lui ; l’événement qu’il reconstruisait dans sa mémoire lui apparut aussi clairement que s’il s’était passé la veille : l’endroit où il s’était passé, sa date, ce mépris du livre ouvertement confessé, tout cela lui rappela le jeune moqueur, dont il s’était séparé en lui faisant connaître les terribles jugements auxquels il s’exposait. Puis il se souvint de la fervente prière qui de son cœur était montée vers le trône de grâce. « O mon Dieu », dit-il en élevant son cœur en haut, « Tu es admirable dans toutes tes voies ! Tu es véritablement le Dieu qui fait des merveilles ! »






