SOUS LE LIT
Un nouveau chant : « Le plus fort » et une nouvelle histoire : « Sous le lit » !
Tiré de CD Vieilles histoires jeunes oreilles. B. Durst
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com) et
Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).
MOTS CROISÉS N°6
Bonne nouvelle pour ceux qui aiment les mots croisés ! Le n°6 est arrivé !
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Mots croisés n°6
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Correction Mots croisés n°6
LA BIBLE DANS LA PORCHERIE
LA BIBLE DANS LA PORCHERIE
Un missionnaire qui annonçait l’évangile en Amérique du Sud raconta une fois les circonstances plutôt étranges dans lesquelles un homme et sa famille furent convertis.
Cet homme était un fermier qui élevait des cochons. Un jour, quelqu’un vint lui offrir une Bible. Mais, satisfait de sa propre religion, le fermier n’éprouvait aucun besoin pour le Livre. Aussi jeta-t-il avec colère et mépris le précieux volume dans la porcherie.
Le lendemain matin, lorsqu’il alla nourrir ses cochons, quelle ne fut pas sa surprise de les trouver tous morts. Avec une grande frayeur, il ramassa la Bible, pensant que c’était là le jugement de Dieu sur lui, pour avoir traité ainsi le saint Livre. Le résultat fut qu’il commença à lire, avec sa famille, ces Saintes Écritures ; et une lumière nouvelle et merveilleuse jaillit dans ces âmes plongées dans les ténèbres. Ce fut le moyen de la conversion de cet homme et de toute sa famille. « Le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière » (Matt. 4. 16).
« Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière : car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19).
Le fermier, cependant, et sa famille vinrent à la lumière. Ils découvrirent avec joie que Dieu est non seulement Lumière, mais qu’Il est aussi Amour (1 Jean 1. 5 ; 4. 16). Cette lumière manifeste les ténèbres et le péché de nos cœurs, mais elle nous conduit aussi au Sauveur que Dieu Lui-même nous a donné, un Sauveur qui est mort pour ôter le péché par le sacrifice de Lui-même. « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).
Les Ecritures nous disent que tout enfant d’Adam a été enfanté dans le péché (Ps. 51. 5) ; et nous lisons ailleurs que « tous ont péché » (Rom. 3. 23). L’apôtre Pierre nous dit que nous devons être « rachetés » non par « de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ » (1 Pierre 1. 18 et 19). Ceux qui ne sont pas rachetés connaîtront un jour le jugement éternel.
La cause de la mort de ces cochons resta un mystère. Le missionnaire pensa à la couverture de la Bible, mais on lui dit qu’elle était restée intacte. Les cochons n’avaient manifestement pas touché au Livre. Comme le dit un poète : « Pour accomplir ses miracles, Dieu agit de façon mystérieuse ».
Avant sa conversion, le fermier avait une religion – froide, sans vie. Mais maintenant il avait Christ – le Sauveur, l’ami qui se tiendrait près de lui durant toute sa vie, et l’introduirait ensuite au ciel. Cher lecteur, que possèdes-tu – une religion ou Christ ?
D’après la Bonne Nouvelle 1969
COLORIAGE N°4
VOICI, IL PRIE !
« VOICI, IL PRIE ! »
(Actes 9. 11)
Encore un article sur la prière ! Allez-vous dire en lisant le titre ; n’a-t-on déjà pas assez écrit, et médité, et exhorté sur ce thème ? C’est vrai, et pourtant que devons-nous constater ? Quels sont les résultats effectifs de tant d’exhortations dans nos vies individuelles, dans nos maisons, dans nos réunions collectives ?
On déplore la ruine actuelle ; on constate avec douleur et étonnement que pour qu’une âme se convertisse il faut je ne sais combien de prédications et d’exhortations personnelles ; on entend dire : le monde envahit l’Église ; la vie spirituelle s’étiole ; l’amour se refroidit ; la tiédeur gagne chaque jour du terrain ! A quoi donc l’attribuer ? A la persécution ? Nous n’avons jamais été si tranquilles, en tout cas pour ce qui concerne nos pays. Au manque de nourriture spirituelle ? Nous sommes parvenus à une époque de grandes richesses à ce point de vue: partout on prêche, on exhorte, on édifie ; les études, les livres d’exhortations, d’encouragements, de consolation chrétienne de tout genre sont à la disposition de quiconque se donne la peine d’en profiter.
Alors qu’y a-t-il que nous devions constater si peu de vie ? Serait-ce l’Esprit de Dieu qui n’agit plus comme autrefois ? Serait-ce que les promesses faites dans la Parole n’auraient plus cours dans les temps actuels ? Le simple fait de soulever la question y répond déjà : comment Dieu peut-Il changer, puisqu’Il est le même hier, aujourd’hui et éternellement ? Serait-ce enfin manque de vie, manque d’amour, manque de fruit de l’Esprit en général ? C’est bien un peu cela et par là nous arrivons à la véritable raison de cette léthargie spirituelle dans tous les domaines :
C’est le manque de PRIÈRES.
Pourquoi y a-t-il si peu d’amour pour le Seigneur et entre croyants, si peu de compassion pour les âmes qui s’en vont à la perdition ? Pourquoi si peu de fruit manifesté ? Pourquoi le monde a-t-il pénétré dans nos cœurs, dans nos vies, dans nos maisons ? Pourquoi ce manque de joie, ces fronts soucieux, ces visages sombres ? Parce qu’on ne prie pas assez, tant personnellement que collectivement, et que le peu de prières que nous faisons sont souvent formalistes, sans vie, sans ferveur, résultant d’un simple devoir.
Voici, il prie ! De tous les chrétiens du passé, celui qui a laissé la plus profonde impression de piété, de consécration, d’abnégation, est bien l’apôtre Paul. Ne disait-il pas lui-même, poussé par l’Esprit de Dieu : Soyez mes imitateurs, comme je le suis du Christ ? Quel était donc le secret de sa force ? La prière. La première chose qu’il fait après sa conversion c’est de prier : Voici, il prie ! Ensuite ne le voyons-nous pas tout le long de sa carrière vivre cette vie de prières continuelles ? Il suffit de relire ses épîtres pour s’en persuader. Y a-t-il aussi un apôtre qui exhorte autant les autres à prier ? Priez sans cesse; j’exhorte avant toutes choses à faire des supplications, des prières… etc.
Dans l’histoire de l’Église, tout réveil individuel ou collectif a été précédé d’un temps spécialement consacré à la prière. Voulons-nous nous réveiller de notre tiédeur ? Désirons-nous voir l’Esprit de Dieu agir avec puissance, les âmes se convertir, les croyants être éclairés ? Désirons-nous voir au milieu de nous plus de zèle pour le Seigneur, plus d’affection fraternelle et d’amour pour les pécheurs perdus ? Oh ! Alors, ne nous contentons pas seulement de nous nourrir mais avec la force du Seigneur, comptant sur Ses promesses, avec foi et ferveur, mettons en pratique ces exhortations, étant saisis d’un véritable esprit de prière ; que, seul dans notre cabinet, nous sachions prier avec persévérance ; que deux ou trois nous puissions nous retrouver régulièrement pour prier ensemble ; et qu’enfin, dans nos réunions, nous apportions cet esprit de prière par plus de vie, plus de réalité. Plus de participation.
Voulons-nous vraiment réagir ? Désirons-nous sincèrement et réellement prier davantage, avec plus de foi ?
Prenons, par exemple, chacun la ferme résolution devant le Seigneur de prier en tout cas une fois par jour pour une âme déterminée que nous savons ne pas encore appartenir au Sauveur, et aussi pour une autre âme déterminée que nous savons croyante, mais qui n’a pas encore été éclairée quant aux vérités du rassemblement, et cela, avec la foi que le Seigneur nous exaucera. Si chaque croyant prenait une telle résolution et la mettait en pratique avec persévérance en la renouvelant chaque fois que sa prière a été exaucée, ne pensez-vous pas que bien vite nous assisterions à un vrai réveil au milieu de la chrétienté ?
Faisons comme Esdras, mettons-nous à l’œuvre tout de suite, sans nous demander si notre exemple sera suivi ou non, et veuille le Seigneur nous faire faire alors la précieuse expérience que fit son serviteur, comme nous lisons dans son livre au chapitre 10. 1 :
« Et comme Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant devant la maison de son Dieu, il se rassembla vers lui d’Israël une très grande congrégation d’hommes, de femmes et d’enfants, car le peuple pleurait beaucoup ».
D’après Feuille aux jeunes n°21
J. A.
L’ALCOOL TUE !
L’ALCOOL TUE !
L’alcool dans la Bible
L’alcool a présenté un danger pour l’humanité dès le début. Noé a été le premier homme mentionné dans la Bible qui a planté une vigne, un homme de foi, craignant Dieu. Il est aussi le premier de qui il est dit qu’il a été complètement ivre. Il perdit le contrôle de ses sens, si bien qu’il se découvrit au milieu de sa tente (Genèse 9. 21).
Lot a également cédé aux tentations de l’alcool. Par sa grave faute, il est devenu à la fois le père et aussi le grand-père d’enfants que ses filles avaient mis au monde. Il les avait engendrés en état d’ivresse (Genèse 19. 30 et suivants).
La Bible comme excuse ?
Est-ce qu’un chrétien utiliserait comme défense les paroles de la mère de Lemuel, en Prov. 31. 6 et 7 ? : « Donnez de la boisson forte à celui qui va périr, et du vin à ceux qui ont l’amertume dans le cœur : qu’il boive et qu’il oublie sa pauvreté, et ne se souvienne plus de ses peines ». En ce qui concerne l’interprétation et l’application correctes de ce verset au roi Lemuel, nous ne pouvons qu’adhérer à ce qu’a dit Henri Rossier sur ce passage, commentateur apprécié de la Bible, et mettre en garde ceux qui prendraient ce verset comme une autorisation d’abuser de l’alcool. Car, pour nous chrétiens, s’applique ce verset en toutes circonstances : « Ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution (c’est une source de débauche) ; mais soyez remplis de l’Esprit » (Eph. 5. 18) et « la fornication et le vin et le mou ôtent le sens » Osée 4. 11.
La consommation d’alcool n’est pas interdite dans la Parole (1 Tim. 5. 23). Mais il n’y a peut-être pas d’autre produit dont la consommation raisonnable puisse dégénérer en abus si préjudiciables. Dieu nous met en garde. Et je désire également te mettre en garde, toi, jeune chrétien.
L’abstinence
Parole d’un ancien : « Ne bois pas une goutte d’alcool avant d’avoir 16 ans ». Il y a eu malheureusement des exemples parmi des chrétiens sérieux, des jeunes qui ont non seulement bu des quantités excessives d’alcool lors de « parties » débridées, mais se sont aussi livrés à des actes immoraux : la fornication et l’impureté. Par conséquent, l’assemblée a dû interrompre la communion pratique avec eux (1 Cor. 5 et 6). Des jeunes ont ainsi été séduits et entraînés dans le monde. Il faut suivre ensuite un chemin extraordinairement rocailleux pour retrouver la communion. Ne cherche pas à en faire toi-même l’expérience, mais tiens compte de l’expérience des quelques-uns qui y sont parvenus – par la grâce de Dieu.
Et alors ? Vous avez entre vous des rencontres, êtes dans une cabane ou un autre endroit, vous vous rencontrez après l’école ou une journée de travail : est-on considéré comme marginal si l’on refuse de boire de l’alcool ? Est-ce que l’ambiance de la rencontre serait «plate» si l’on n’y buvait que du coca ou de la limonade ?
Les «parties» et les fêtes
J’ai entendu dire dernièrement qu’en certains endroits, il est devenu une habitude que des jeunes chrétiens se retrouvent un soir de semaine dans une discothèque, ou un autre soir à une «party». Il me faut te rendre attentif au fait que cela est péché.
Les chrétiens jeunes (et âgés) osent et doivent pouvoir éprouver de la joie. Mais comment un chrétien peut-il éprouver de la joie et du bonheur, si le Seigneur Jésus ne peut s’y associer ?
Ce n’est pas que l’on doive seulement s’entretenir de Christ et de sa Parole. Pourtant, ne le pourrait-on pas aussi ? Le fais-tu aussi ?
Celui qui met en garde contre l’alcool se rend impopulaire, même si cela est exprimé avec ménagement. « Où est le problème ? Qu’y a-t-il à redire si l’on boit un ou deux verres ? ». A vrai dire, absolument rien. Mais pourquoi en a-t-on vraiment besoin ? L’ambiance s’améliore-t-elle seulement lorsque le niveau d’alcool grimpe ?
D’un petit verre… à la dépendance
Nous ne devons pas oublier que la jouissance de l’alcool et la quantité ingurgitée sont étroitement liées. S’agit-il toujours et seulement de un ou deux petits verres, ou… ? On s’habitue très rapidement à l’alcool. Et il n’existe pas seulement les buveurs invétérés, mais aussi les buveurs occasionnels qui ne s’enivrent « que » tous les quinze jours et qui ne sont ensuite plus maîtres d’eux-mêmes pendant trois jours. Qu’en est-il alors de notre témoignage de chrétiens auprès de nos camarades d’école, collègues et voisins ?
Dans beaucoup d’écoles, il y a une grande «party» presque chaque week-end. Celui qui, en tant que chrétien, n’y participe pas, est un marginal. Y renoncer n’est pas facile ! Mais tu peux précisément prouver que tu as compris ce que le Seigneur Jésus a dit dans sa prière au Père : « Le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde » (Jean 17. 14). Et Pierre nous dit : « Car il nous suffit d’avoir accompli, dans le temps passé, la volonté des gens des nations, alors que nous marchions dans la débauche, les convoitises, l’ivrognerie, les orgies et les beuveries et les idolâtries criminelles» (1 Pi. 4. 3).
Aucune statistique ne peut mesurer les dégâts psychiques énormes que l’alcoolique et sa famille ont à supporter. Comment un enfant ou un conjoint peut-il se remettre de l’expérience traumatisante d’un père constamment ivre, et qui tient des propos cyniques à sa femme ou à ses enfants ? Le risque augmente ainsi qu’ils deviennent eux-mêmes des alcooliques.
Nous connaissons malheureusement des cas parmi les chrétiens où la dépendance à l’alcool s’est transmise de génération en génération.
Des illusions
En ce qui concerne l’alcool, les demi-vérités et les mensonges, qui légitiment depuis toujours la beuverie et qui devraient calmer la mauvaise conscience, proclament sans cesse et sans être inquiétés que le vin rouge est bon pour le cœur, la bière est la boisson la plus désaltérante, un digestif aide à la digestion, un apéritif produit ce que son nom indique ! L’appétit et l’alcool aident aussi à mieux dormir. Rien de tout cela n’est vrai. Mais on le croit si volontiers…
L’alcool tue, lorsqu’on a pris goût à ce « délice ». C’est pourquoi j’aimerais te mettre en garde expressément de ne pas te mettre à en consommer des quantités toujours croissantes. Personne ne peut noyer ses soucis dans la bière ou dans l’eau-de-vie. C’est impossible. Ils seront toujours là. De même que les problèmes de travail ou les difficultés dans ton couple ou dans la famille ne disparaîtront pas à l’aide de l’alcool.
Des gens dans la misère
Lorsque quelqu’un a des difficultés, il peut s’adresser à Dieu. Du ciel, le Seigneur exalté a donné des frères comme dons à l’Assemblée, frères qui agissent en tant que pasteurs pour le bien des croyants. Il existe des couples qui ont une maison et une oreille ouvertes pour prendre connaissance des différents besoins.
Et si, une fois, tu réalises que tu as atteint un niveau si élevé de consommation, et que tu sens que tu ne peux plus t’en sortir tout seul, rends-toi chez une personne qui saura t’écouter. Il est probable que tu ne pourras pas échapper à une cure de désintoxication. Mieux vaut ça que de persister à pécher et, à cause de l’alcool, écourter ta vie et la gaspiller. Une aide spirituelle t’accompagnera et te redonnera du courage.
Nous devons tous être sensibilisés, lorsque nous notons que quelqu’un sent l’alcool, paraît en avoir bu, ou en boit plus que d’autres. Nous ne sommes pas des détectives, certainement pas. Mais combien de fois nous sommes-nous dit, après les faits, que cela ne devrait plus arriver et que le courage nous a manqué d’attirer l’attention d’une personne. Le courage et le doigté vont de pair et contribuent à la bénédiction. « Si quelqu’un parmi vous s’égare de la vérité et que quelqu’un le ramène, qu’il sache que celui qui aura ramené un pécheur de son égarement de son chemin, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés » (Jacques 5. 20).
D’après Manuel Seibel
« Folge mir nach »
JE N’AURAI POINT DE DISETTE
Un nouveau cantique chanté par une famille chrétienne !
N° 82 des Venez A Moi
VEILLER UNE HEURE
« Ainsi vous n’avez pas pu
VEILLER UNE HEURE
avec moi ? » (Mat. 26. 40)
Le Fils de l’homme, méprisé, s’engage dans l’ultime passage d’un chemin de souffrance, de larmes, de combats. Derrière Lui, Judas, le traître, s’entretient avec les hauts dignitaires du peuple sur le moyen de le faire mourir ; puis, la foule qu’Il a tant de fois comblée de ses bienfaits, à laquelle Il a adressé ses appels les plus tendres, attend, frémissante, pour s’écrier tôt après : « Crucifie-le ! » Devant Lui, la croix, l’abandon de Dieu, l’expiation des péchés, la mort. Avec Lui, ses onze disciples.
GETHSÉMANÉ ! C’est l’heure de l’angoisse, de la tristesse jusqu’à la mort !
O Jésus! Qui comprendra la souffrance qui saisit ton âme sainte ? Qui viendra t’apporter une parole de sympathie, une pensée d’amour ? Comme une faveur particulière, tu demandes à trois de tes disciples : « Demeurez ici et veillez avec moi », parce que ton cœur aurait tant besoin de cette communion d’amour dans cet abîme de souffrance. Puis tu t’avances, seul, dans la nuit, pour alors te jeter sur ta face et supplier ton Père de faire passer la coupe loin de toi, toutefois « non pas comme toi tu veux, mais comme Lui Il veut ! » Le combat est terrible, ta sueur ruisselle en gouttes de sang ! Puis tu reviens vers tes trois disciples; mais quelle peine ton cœur doit-il éprouver ? Pas de communion dans ta souffrance de leur part, pas de sympathie pour l’amertume de ta coupe : ils dorment ! Et par trois fois tu reviens la chercher cette pensée d’amour, ce regard de consolation, mais ô Sauveur adorable, tu es laissé seul dans la lutte suprême, seul dans l’angoisse: pas un cœur ne vient répondre à l’effroi de ton âme !
Quel tableau ! Chers jeunes amis. Combien nos cœurs se serrent en pensant d’un côté à l’angoisse profonde de notre précieux Sauveur et de l’autre côté à la faiblesse de ses trois disciples qui dorment, n’ayant pas une seule pensée d’affection, pas une seule parole d’encouragement pour leur Seigneur engagé dans le plus terrible des combats. Et pourtant, si c’est à ses trois disciples que Jésus adressa cette parole : « Ainsi vous n’avez pas pu VEILLER UNE HEURE avec moi ? » c’est aussi à nous, jeunes croyants, qu’Il l’adresse aujourd’hui parce qu’aussi nous nous sommes endormis. Allons-nous laisser le Seigneur veiller seul, prier seul, travailler seul, appeler seul ? Ne voulons-nous pas répondre à son appel si tendre et si pressant : « Demeurez ici et veillez avec Moi ? » Désirons-nous, de tout cœur, sincèrement, nous réveiller une fois pour toutes et veiller avec Lui, alors que la nuit est déjà fort avancée et que l’aube va se lever d’un moment à l’autre ?
VEILLER une heure avec Lui pour PRIER.
Où en sommes-nous avec la prière ? Ne devons-nous pas baisser la tête en pensant au peu d’énergie, au peu de persévérance que nous manifestons pour prier, pour, comme Daniel, ses fenêtres étant ouvertes du côté de Jérusalem, nous agenouiller sur nos genoux trois fois le jour et prier et rendre grâce devant notre Dieu (Dan. 6. 10). Prions- nous trois fois par jour, agenouillés sur nos genoux avec la foi de Daniel ?
VEILLER une heure avec Lui pour LIRE LA PAROLE.
Paul disait à Timothée: « Attache-toi à la lecture », parce qu’il en savait toute l’importance. Aujourd’hui, le Seigneur nous demande de veiller avec Lui une heure pour lire sa Parole ; combien de temps Lui accordons-nous ? Oh! Il a tant de choses à nous dire, à nous enseigner, tant de grâces à nous communiquer; allons-nous le laisser veiller Seul, dans l’impossibilité de nous faire part de Ses richesses parce que nous ne venons pas l’écouter ? « Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée », parce qu’elle s’était assise aux pieds de Jésus et « écoutait sa Parole » (Luc 10. 39 et 42).
VEILLER une heure avec Lui pour SE SOUVENIR DE LUI.
Chers jeunes croyants qui n’avez pas encore répondu à l’invitation du Seigneur, laisserez-vous votre siège vide à sa Table ? Ne voulez-vous pas participer à ce repas d’amour et de souvenir « en mémoire de Lui », par amour pour Lui « pour annoncer Sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne » ? (1 Cor. 11. 26).
VEILLER une heure avec Lui pour TÉMOIGNER DE LUI, PORTANT SON OPPROBRE.
Notre vie est-elle vraiment un reflet de celle de Christ ? Peut-on dire en nous voyant marcher : « lIs les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus ? » (Act. 4. 13). Et lorsque les moqueries ou le mépris ou même les persécutions surviennent, pouvons-nous comme les premiers disciples « nous réjouir d’avoir été estimés dignes de souffrir les opprobres pour le Nom ? » (Act. 5. 41). Jésus nous demande si nous sommes prêts à témoigner pour Lui et avec Lui ; allons-nous le laisser appeler en vain, en restant dans notre tiédeur, en marchant un pied dans le monde et un pied dans son chemin, ayant honte de son opprobre et de son Nom ?
VEILLER une heure avec Lui pour LE SERVIR.
« Une heure ! » c’est l’heure présente, c’est maintenant ; ce n’est pas quand nous serons plus âgés, que nous aurons acquis beaucoup de connaissance et de cheveux blancs qu’il faudra commencer de veiller une heure avec Lui pour le servir. C’est maintenant, à cet instant même, tout de suite. Demain, Il sera peut-être venu et ce sera trop tard, éternellement trop tard ; nous ne pourrons alors qu’éprouver le regret des disciples lorsqu’ils ont entendu cette parole de reproche : « Dormez dorénavant et reposez-vous, car l’heure s’est approchée » (Mat. 26. 45.). L’occasion sera manquée pour toujours, l’occasion de veiller pour le servir, pour répandre quelque chose de son amour autour de nous; le servir dans notre famille, dans l’assemblée, parmi les enfants pour leur parler du beau nom de Jésus ; parmi les malades pour leur apporter quelque sympathie, quelque parole de secours ou de salut ; parmi les affligés pour les consoler ; parmi les défavorisés pour leur faire part de nos biens matériels et spirituels; parmi la foule des âmes perdues pour proclamer la Bonne Nouvelle par tant de moyens si facilement mis à notre disposition : traités, invitation à des réunions, conversations particulières, etc…
« Rappelons-nous que « nous avons été tournés des idoles vers Dieu pour servir le Dieu vivant et vrai » (1 Thess. 1. 9). L’amour de Christ nous étreint-il comme il étreignait le cœur de l’apôtre afin « que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux- mêmes, mais pour CELUI qui pour eux est mort et a été ressuscité ? » (2 Cor. 5. 14 et 15). Vivons-nous pour nous-mêmes, ou veillons-nous avec lui pour vivre pour Lui et pour le servir ?
Pour terminer, rappelons les paroles vibrantes qu’un frère adressait aux jeunes : « Le Seigneur désire vos vies jeunes et neuves ! Il ne veut pas de vos années superflues, Il veut le meilleur de vous ! » N’en est-Il pas digne ? Ne nous a-t-Il pas assez aimés ? Et aussi, ne nous a-t-Il pas achetés à prix ? Oh ! Qu’Il nous donne réellement, sincèrement et dès cette heure : « de demeurer là et de VEILLER avec Lui », en L’attendant.
« Veillez donc; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir ou à minuit ou au chant du coq, ou au matin; de peur qu’arrivant tout à coup il ne vous trouve dormant. Or ce que je vous dis à vous, je le dis à tous: VEILLEZ ! » (Marc 13. 35 à 37).
D’après feuille aux jeunes n°16
J. A.
PERSÉVÈRE





