VEILLER UNE HEURE

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« Ainsi vous n’avez pas pu
VEILLER UNE HEURE
avec moi ? » (Mat. 26. 40)

 

Le Fils de l’homme, méprisé, s’engage dans l’ultime passage d’un chemin de souffrance, de larmes, de combats. Derrière Lui, Judas, le traître, s’entretient avec les hauts dignitaires du peuple sur le moyen de le faire mourir ; puis, la foule qu’Il a tant de fois comblée de ses bienfaits, à laquelle Il a adressé ses appels les plus tendres, attend, frémissante, pour s’écrier tôt après : « Crucifie-le ! » Devant Lui, la croix, l’abandon de Dieu, l’expiation des péchés, la mort. Avec Lui, ses onze disciples.

GETHSÉMANÉ ! C’est l’heure de l’angoisse, de la tristesse jusqu’à la mort !

O Jésus! Qui comprendra la souffrance qui saisit ton âme sainte ? Qui viendra t’apporter une parole de sympathie, une pensée d’amour ? Comme une faveur particulière, tu demandes à trois de tes disciples : « Demeurez ici et veillez avec moi », parce que ton cœur aurait tant besoin de cette communion d’amour dans cet abîme de souffrance. Puis tu t’avances, seul, dans la nuit, pour alors te jeter sur ta face et supplier ton Père de faire passer la coupe loin de toi, toutefois « non pas comme toi tu veux, mais comme Lui Il veut ! » Le combat est terrible, ta sueur ruisselle en gouttes de sang ! Puis tu reviens vers tes trois disciples; mais quelle peine ton cœur doit-il éprouver ? Pas de communion dans ta souffrance de leur part, pas de sympathie pour l’amertume de ta coupe : ils dorment ! Et par trois fois tu reviens la chercher cette pensée d’amour, ce regard de consolation, mais ô Sauveur adorable, tu es laissé seul dans la lutte suprême, seul dans l’angoisse: pas un cœur ne vient répondre à l’effroi de ton âme !

Quel tableau ! Chers jeunes amis. Combien nos cœurs se serrent en pensant d’un côté à l’angoisse profonde de notre précieux Sauveur et de l’autre côté à la faiblesse de ses trois disciples qui dorment, n’ayant pas une seule pensée d’affection, pas une seule parole d’encouragement pour leur Seigneur engagé dans le plus terrible des combats. Et pourtant, si c’est à ses trois disciples que Jésus adressa cette parole : « Ainsi vous n’avez pas pu VEILLER UNE HEURE avec moi ? » c’est aussi à nous, jeunes croyants, qu’Il l’adresse aujourd’hui parce qu’aussi nous nous sommes endormis. Allons-nous laisser le Seigneur veiller seul, prier seul, travailler seul, appeler seul ? Ne voulons-nous pas répondre à son appel si tendre et si pressant : « Demeurez ici et veillez avec Moi ? » Désirons-nous, de tout cœur, sincèrement, nous réveiller une fois pour toutes et veiller avec Lui, alors que la nuit est déjà fort avancée et que l’aube va se lever d’un moment à l’autre ?

VEILLER une heure avec Lui pour PRIER.

Où en sommes-nous avec la prière ? Ne devons-nous pas baisser la tête en pensant au peu d’énergie, au peu de persévérance que nous manifestons pour prier, pour, comme Daniel, ses fenêtres étant ouvertes du côté de Jérusalem, nous agenouiller sur nos genoux trois fois le jour et prier et rendre grâce devant notre Dieu (Dan. 6. 10). Prions- nous trois fois par jour, agenouillés sur nos genoux avec la foi de Daniel ?

VEILLER une heure avec Lui pour LIRE LA PAROLE.

Paul disait à Timothée: « Attache-toi à la lecture », parce qu’il en savait toute l’importance. Aujourd’hui, le Seigneur nous demande de veiller avec Lui une heure pour lire sa Parole ; combien de temps Lui accordons-nous ? Oh! Il a tant de choses à nous dire, à nous enseigner, tant de grâces à nous communiquer; allons-nous le laisser veiller Seul, dans l’impossibilité de nous faire part de Ses richesses parce que nous ne venons pas l’écouter ? « Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée », parce qu’elle s’était assise aux pieds de Jésus et « écoutait sa Parole » (Luc 10. 39 et 42).

 

VEILLER une heure avec Lui pour SE SOUVENIR DE LUI.

Chers jeunes croyants qui n’avez pas encore répondu à l’invitation du Seigneur, laisserez-vous votre siège vide à sa Table ? Ne voulez-vous pas participer à ce repas d’amour et de souvenir « en mémoire de Lui », par amour pour Lui « pour annoncer Sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne » ? (1 Cor. 11. 26).

 

VEILLER une heure avec Lui pour TÉMOIGNER DE LUI, PORTANT SON OPPROBRE.

Notre vie est-elle vraiment un reflet de celle de Christ ? Peut-on dire en nous voyant marcher : « lIs les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus ? » (Act. 4. 13). Et lorsque les moqueries ou le mépris ou même les persécutions surviennent, pouvons-nous comme les premiers disciples « nous réjouir d’avoir été estimés dignes de souffrir les opprobres pour le Nom ? » (Act. 5. 41). Jésus nous demande si nous sommes prêts à témoigner pour Lui et avec Lui ; allons-nous le laisser appeler en vain, en restant dans notre tiédeur, en marchant un pied dans le monde et un pied dans son chemin, ayant honte de son opprobre et de son Nom ?

VEILLER une heure avec Lui pour LE SERVIR.

« Une heure ! » c’est l’heure présente, c’est maintenant ; ce n’est pas quand nous serons plus âgés, que nous aurons acquis beaucoup de connaissance et de cheveux blancs qu’il faudra commencer de veiller une heure avec Lui pour le servir. C’est maintenant, à cet instant même, tout de suite. Demain, Il sera peut-être venu et ce sera trop tard, éternellement trop tard ; nous ne pourrons alors qu’éprouver le regret des disciples lorsqu’ils ont entendu cette parole de reproche : « Dormez dorénavant et reposez-vous, car l’heure s’est approchée » (Mat. 26. 45.). L’occasion sera manquée pour toujours, l’occasion de veiller pour le servir, pour répandre quelque chose de son amour autour de nous; le servir dans notre famille, dans l’assemblée, parmi les enfants pour leur parler du beau nom de Jésus ; parmi les malades pour leur apporter quelque sympathie, quelque parole de secours ou de salut ; parmi les affligés pour les consoler ; parmi les défavorisés pour leur faire part de nos biens matériels et spirituels; parmi la foule des âmes perdues pour proclamer la Bonne Nouvelle par tant de moyens si facilement mis à notre disposition : traités, invitation à des réunions, conversations particulières, etc…

« Rappelons-nous que « nous avons été tournés des idoles vers Dieu pour servir le Dieu vivant et vrai » (1 Thess. 1. 9). L’amour de Christ nous étreint-il comme il étreignait le cœur de l’apôtre afin « que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux- mêmes, mais pour CELUI qui pour eux est mort et a été ressuscité ? » (2 Cor. 5. 14 et 15). Vivons-nous pour nous-mêmes, ou veillons-nous avec lui pour vivre pour Lui et pour le servir ?

Pour terminer, rappelons les paroles vibrantes qu’un frère adressait aux jeunes : « Le Seigneur désire vos vies jeunes et neuves ! Il ne veut pas de vos années superflues, Il veut le meilleur de vous ! » N’en est-Il pas digne ? Ne nous a-t-Il pas assez aimés ? Et aussi, ne nous a-t-Il pas achetés à prix ? Oh ! Qu’Il nous donne réellement, sincèrement et dès cette heure : « de demeurer là et de VEILLER avec Lui », en L’attendant.

« Veillez donc; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir ou à minuit ou au chant du coq, ou au matin; de peur qu’arrivant tout à coup il ne vous trouve dormant. Or ce que je vous dis à vous, je le dis à tous: VEILLEZ ! » (Marc 13. 35 à 37).

 

D’après feuille aux jeunes n°16
J. A.

PERSÉVÈRE

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PERSÉVÈRE

…dans ces choses.
(1 Tim. 4. 16)

On avait demandé à une personne d’adresser un message dans un quartier populeux à quelques enfants qu’on réunissait le soir une fois par semaine pour entendre la parole du Sauveur. La tâche n’était pas facile, les enfants en question étant suprêmement indisciplinés.

Celui-ci avait accepté avec joie, heureux de pouvoir rendre ce petit service au Maître qu’il aimait. Les jours précédents, conscient de sa faiblesse et de son incapacité, il avait supplié avec instance le Seigneur de le revêtir de Sa force et de lui donner le message qui pouvait vraiment répondre aux besoins de ces enfants.

Le soir de la petite réunion arriva et, confiant dans le Seigneur, il put délivrer un pressant appel aux enfants qui l’écoutèrent avec une attention soutenue, oubliant pour un instant leurs esprits malicieux. Encouragé par ce premier succès, pressé par une nouvelle invitation, il retourna une seconde fois, avec plus de confiance en lui-même et peut-être moins de préparation avec le Seigneur. Le message fut moins vibrant et, à certains moments, l’attention des enfants laissait beaucoup à désirer.

Comme il devait quitter cet endroit et probablement ne plus y revenir pour longtemps, on lui demanda de se souvenir fidèlement de ces enfants dans ses prières, car le succès de l’œuvre dépendait beaucoup de la persévérance dans la prière de ceux qui avaient été mis en contact avec elle.

Les premiers jours, encore tout enthousiaste de cette œuvre parmi les enfants, ses requêtes à leur égard furent vivantes et fidèles… Puis les semaines passèrent ; l’ardeur du début s’était un peu refroidie, et il arrivait qu’un soir, bien fatigué, il renvoyait au lendemain sa prière pour les enfants de la ville lointaine… Les mois passèrent ; d’autres occupations, d’autres intérêts accaparaient son temps, ses pensées, ses aspirations ; peu à peu la prière, la prière promise, devint très intermittente ; il se passait parfois des semaines sans que ces enfants pour lesquels son attachement avait tout d’abord été si grand, fussent placés devant le Seigneur; puis tout d’un coup, leur souvenir réapparaissait et pendant deux, trois jours, ils étaient mentionnés dans la prière journalière… Les années passèrent; leur souvenir passa aussi de la mémoire de notre jeune ami. Mais Lui, le Seigneur, les avait-il oubliés ? Non, jamais, car Lui demeure fidèle, même si nous manquons de persévérance.

Il est facile de bien commencer, plus difficile de bien continuer et de bien finir, car la persévérance nécessaire pour mener à bonne fin ce que le Seigneur nous a confié vient de Lui seul. Il suffit de détourner les regards de sa Personne et de les fixer sur les vagues houleuses de ce monde pour se lasser, pour tomber dans le découragement et parfois déshonorer le nom du Seigneur.

Il est facile de prendre la bonne résolution de lire la Parole et de prier chaque matin, puis de la mettre en pratique pendant quelques jours, peut-être une semaine, même deux. Puis un matin, on se sent trop las pour se lever assez tôt; on émet la facile excuse que le temps pour ce moment de communion personnelle se trouvera bien pendant le reste de la journée et on néglige une première fois. Plus tard c’est une seconde, une troisième, car une fois qu’on a cédé à la voix de l’Ennemi, il trouve mille nouvelles excuses toutes plus subtiles les unes que les autres pour nous rendre négligents ; mais elles n’ont aucune valeur aux yeux de Dieu.

La Parole nous exhorte à : « Persévérer dans la prière». Il est facile de prier dix fois, quinze fois pour la conversion d’une âme, ou pour la bénédiction d’une œuvre, ou pour demander aide et direction dans telle ou telle difficulté, ou encore pour connaître la volonté du Seigneur sur tel ou tel point. Mais si le Seigneur ne répond pas aussi vite que nous le pensions, il est difficile d’avoir la foi et de persévérer dans la prière jusqu’à ce qu’Il réponde ; persévérer pendant des semaines, des mois, parfois des années, sachant que, selon Sa promesse fidèle, Il nous exaucera.

Il est facile d’entreprendre avec beaucoup d’ardeur un service que le Seigneur nous confie : c’est quelque chose de nouveau, qui semble avoir beaucoup de succès au début : soit distribuer des traités, soit faire des visites, soit tenir l’école du dimanche, soit parler à une âme, soit aider une personne en difficultés ; tout est facile au début, mais ce qui a de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est de continuer, de persévérer, lorsque l’ennemi sème les obstacles, lorsque viennent les contrariétés, les critiques, que, malgré tous nos efforts, les résultats espérés n’apparaissent pas, qu’à la place de rencontrer de l’intérêt et un accueil favorable, on ne trouve qu’indifférence, incrédulité et même parfois moqueries et injures. Persévérer malgré les difficultés, parce qu’il ne s’agit pas de notre service, de notre œuvre, mais de celle du Maître !

Un grand missionnaire, pionnier de l’œuvre du Seigneur en Afrique du Sud, avait comme devise : « En haut et en avant ! »

L’apôtre oubliait les choses qui étaient en arrière et tendait avec effort vers celles qui sont devant, fixant les yeux sur Jésus.

Les trois cents hommes de Gédéon étaient « fatigués, mais poursuivant toujours » (Juges 8. 4).

Oh ! Que le Seigneur nous accorde, à nous les jeunes, de Le glorifier par notre persévérance dans tout ce qu’Il nous confie, persévérant dans la prière, dans le service, dans le témoignage, dans l’amour fraternel, persévérant jusqu’à ce qu’Il vienne, afin qu’Il puisse dire à chacun de nous : « Bien, bon et fidèle esclave; tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup: entre dans la joie de ton Maître » (Mat. 25. 21).

D’après feuille aux jeunes n°6
J. A.

PAS PARESSEUX

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PAS PARESSEUX

Quant à l’activité, pas paresseux.
Rom. 12. 11

Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir.
Éccl. 9. 10

 

Dans nos jours de fièvre, il fait bon s’asseoir, s’arrêter au bord du chemin, jouir de la communion avec le Seigneur, écouter sa voix. On ne pourra jamais assez insister sur la nécessité de cette attitude qui est à la base de toute la vie chrétienne.

Mais il est un côté très important aussi qu’il est nécessaire de souligner, parce que parmi nous il est trop souvent négligé. Quand il s’agit du service pour le Seigneur, de l’activité chrétienne qui nous est recommandée en maint endroit de la Parole de Dieu, la grande majorité d’entre nous ne mérite-t-elle pas cette épithète de « paresseux » ? Il est indispensable de se nourrir de la Parole et de l’étudier, mais que dirions-nous d’un homme qui passerait sa journée à manger, sans rien faire d’autre ? Un monstre d’égoïsme et de paresse. Nous sommes appelés à être des « canaux de bénédiction ». Un canal a deux orifices. Si l’entrée de l’eau est arrêtée, aucun rafraîchissement ne se répandra au dehors : il faut avoir bu pour soi-même afin d’apporter aux autres. Mais il ne suffit pas que l’orifice supérieur soit en contact avec la source, il faut aussi que l’ouverture inférieure soit libre, que l’eau coule. N’oublions jamais que l’eau stagnante devient mauvaise. Si nous gardons pour nous-même ce que nous avons reçu du Seigneur, nous perdons une grande bénédiction ; nous mettons notre talent « dans la terre » ; nous désobéissons à l’injonction du Maître : « Trafiquez jusqu’à ce que je vienne » (Luc 14. 13). Combien est précieuse l’expérience que « celui qui arrose sera lui-même arrosé ! » (Prov. 11. 25).

Pratiquement, quelle forme prendra cette activité ? Le service le plus élevé est le culte, parce qu’il s’adresse à Dieu. La prière est à la base de toute activité extérieure. Prenons-nous le temps pour prier, non seulement pour nos besoins et ceux de nos familles, mais pour l’œuvre du Seigneur dans ce monde : « Combattant par des prières » ? (Col. 4. 10). Qui d’entre nous a l’habitude de mettre à part un moment spécial chaque jour pour cette activité-là ?

Le chapitre 11 de l’Ecclésiaste nous apprend à semer. Distribuer des traités : voilà une manière de répandre le bon grain, toujours utile de nos jours, si elle est faite avec discernement et prière, en veillant à ce que le contenu des traités soit adapté aux personnes qui les reçoivent. Visiter des malades, chanter auprès d’eux : combien le cœur est plus sensible à l’évangile quand la souffrance est là. S’occuper des enfants qui n’entendent pas parler du Seigneur Jésus dans leur milieu : de nos jours il est souvent difficile de réunir des auditoires d’adultes pour l’évangélisation. Mais ceux qui y ont mis la persévérance et le savoir-faire ont vu combien facilement on peut réunir des enfants, surtout dans les villes. Tous les jeunes ne sont pas aptes à parler aux enfants ; il est indispensable de se mettre à leur portée, de les intéresser, de gagner leur confiance. Ce «don», comme tout autre, ne se développe que par l’exercice ; plusieurs ne le laissent-ils pas s’éteindre, faute d’usage; et les années passent…

Tout un service peut être accompli par les jeunes aussi envers des croyants. Voilà un malade retenu depuis des années loin des réunions. Combien il en appréciera un résumé écrit ou oral ! Le Seigneur nous a donnés beaucoup d’écrits mettant en lumière les grandes vérités de la Parole : il importe de les répandre, de les faire lire autour de nous ; là encore la prière et le discernement sont nécessaires pour donner ce qui répondra à l’état des âmes.

Si trop souvent nous restons passifs, paresseux, c’est que l’initiative et le temps nous font défaut. Le temps est une denrée rare ; mais sera-ce un grand sacrifice de consacrer trois ou quatre heures par semaine au service direct du Seigneur ? Le manque d’initiative est un manque de foi, de foi en l’appel de Dieu qui nous pousse à accomplir telle ou telle chose pour Lui. « Va avec cette force que tu as ». Malheur à celui qui part de son propre chef : Jér. 23. 21 et 22 garde toute sa valeur aujourd’hui. Mais malheur aussi à celui qui résiste quand Dieu l’envoie.

Un canal où l’eau coule librement doit être vide. « Quiconque veut venir après moi, qu’il se renonce soi-même » (Marc 8. 34.). Se renoncer soi-même c’est là qu’il faut toujours revenir. Nous le pourrons seulement en considérant beaucoup le parfait Serviteur, dont on a pu dire : Il n’y avait pas de « moi » en Lui.

D’après feuille aux jeunes n°14
G. A.

LES TATOUAGES – UNE LIBERTÉ POUR LE CROYANT ?

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Les tatouages – une liberté pour le croyant ?

Les tatouages sont de plus en plus acceptés par la société. Auparavant, cela identifiait « les farfelus ». Les gens qui avaient des tatouages se situaient plutôt en marge de la société. Aujourd’hui nombreux sont ceux qui portent de tels « ornements ». Que doit-on en penser à la lumière de la Bible ?

Les motifs pour se faire tatouer sont très différents : preuve d’amour, talisman ou signe d’amitié, c’est ce qu’avancent beaucoup de gens. Les psychologues ont fait des recherches sur ce qui pousse avant tout les jeunes à se faire tatouer ou « piercer ». La principale motivation de la jeunesse est apparemment son besoin d’individualité. Elle veut attirer l’attention, soit par son habillement, sa coiffure, ses hobbies originaux et justement par ses mêmes ornements corporels. En outre, plus d’un adolescent indique que les tatouages sont un signe d’appartenance au monde adulte. C’est ainsi qu’il peut prouver son originalité, la « puissance » qu’il exerce sur son corps.

La question est souvent posée, si l’on peut en tant que chrétien, donner un avis sur ce thème, à l’appui des Écritures.

Indications fournies par la Loi

Dernièrement ce verset de la Bible m’est venu à l’esprit : « Et vous ne ferez point d’incisions dans votre chair…et vous ne ferez pas de tatouages » (Lév. 19. 28). Avant et après, l’Éternel enseigne son peuple Israël à propos de ces pratiques qui étaient courantes parmi les nations : « Et vous garderez ce que j’ai ordonné de garder, en sorte que vous ne pratiquiez pas les coutumes abominables qui se sont pratiquées avant vous ; et vous ne vous rendrez point impurs par elles. Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu…Et vous ne marcherez point dans les statuts de la nation que je chasse devant vous ; car ils ont fait toutes ces choses-là, et je les ai eus en abomination… Moi, je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples… Et vous me serez saints, car je suis saint, moi, l’Éternel ; et je vous ai séparés des peuples, pour être à moi » (Lév. 18. 30 ; 20. 23 et 24, 26).

Aujourd’hui comme autrefois, des motifs occultes jouent un rôle dans les tatouages. Beaucoup ne savent probablement pas ce que symbolisent les images qu’ils font graver sur leur corps.

Le chrétien et la Loi

Nous savons que nous ne sommes plus sous la Loi, parce que Christ en est la fin (Rom. 10. 4). Cela ne signifie pas pour autant que la morale divine, dont les divers commandements sont empreints, soit devenue caduque avec l’avènement du christianisme.
Bien au contraire ! Précisément dans l’épître où Paul parle de la fin de la loi, il insiste sur d’importants enseignements légaux (comparer Rom. 13. 8 et suivants) et il démontre que nous ses rachetés accomplissons les exigences de la Loi (Rom. 8. 4).

Un chrétien ne se laissera guère proposer des tatouages pour des motifs d’idolâtrie ou de fornication. Mais la superstition (des « porte-bonheur ») et l’admiration (d’une chose ou d’une personne) peuvent toutefois nous amener à nous faire tatouer. Combien de « porte-chance » trouvons-nous sur les pupitres d’écoliers, d’étudiants, de formateurs ou d’employés chrétiens ? Ces choses ne peuvent en réalité pas apporter de succès, parce que seul Dieu produit le bien, et jamais un animal en peluche, etc. Il ne faut pas oublier qu’une idole nous met en contact avec le monde démoniaque invisible (comparer 1 Cor. 10. 20). Et plus d’une de ces idoles pendent au cou de chrétiens. Les petites croix en sont aussi, celles que l’on porte autour du cou telle une amulette ou l’image d’un saint protecteur. La croix de Christ est effectivement le seul moyen de la rédemption pour l’homme. Mais Dieu ne l’a pas donnée comme bijou ou mascotte.

Les corps des chrétiens

Que dire des tatouages qui sont portés pour d’autres raisons que celles déjà évoquées ? En premier lieu, il y a ce commandement de Dieu sans équivoque en ce qui concerne les incisions de Lévitique 19. Comment peut-on ainsi se faire tatouer dans un tel contexte ? En plus, nous apprenons en 1 Cor. 6. 19 que notre corps est le temple du Saint Esprit. On peut ainsi se demander s’il est permis de représenter la Personne divine par une image que l’on se fait graver durablement sur le corps. En tant que ceux chez qui l’Esprit de Dieu habite, n’avons-nous pas une responsabilité particulière d’agir convenablement à l’égard de ce temple ? Cette précaution concerne aussi notre santé, et elle n’a pas besoin de tatouages. Au contraire, l’application du tatouage est douloureuse. Une intervention lourde et compliquée est nécessaire si on veut l’enlever.

L’apôtre commence le paragraphe par ces mots : « Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune » (1 Cor. 6. 12). Les tatouages n’apportent aucun avantage. Il faut aussi se demander si l’on ne se laisse pas « dominer » par un tatouage, puisqu’on ne peut plus l’enlever, sinon à des coûts et inconvénients énormes.

Les bijoux

Finalement la Parole de Dieu parle aussi de bijoux, spécialement de ceux des femmes. Puisqu’elles sont particulièrement concernées par les tatouages, les recommandations de l’apôtre Pierre sont d’une grande aide. Il dit aux femmes : « vous, dont la parure ne doit pas être une parure extérieure qui consiste à avoir les cheveux tressés et à être parée d’or et habillée de beaux vêtements, mais l’homme caché du cœur, dans l’incorruptibilité d’un esprit doux et paisible qui est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pier 3. 3 et 4). De nos jours, il est de plus en plus courant, en contraste avec l’époque apostolique, que les hommes prennent beaucoup de temps à soigner leur aspect extérieur (leur « look »). Les yeux des gens seront certainement attirés par un tatouage bien visible. Naturellement cela ne concerne pas seulement les tatouages et les piercings ! Cela ne doit pas sauter aux yeux des incroyants (et des croyants), s’ils ont affaire à des rachetés. Notre vie et notre allure doivent attirer l’attention sur la foi et sur le Seigneur Jésus.

Le besoin d’individualité

Le besoin d’individualité est une forte motivation pour se faire tatouer. Beaucoup de personnes (jeunes) veulent être encore plus uniques en leur genre qu’elles ne le sont. Chaque être humain est un individu. Même un jumeau (ou un triplé) a des caractéristiques personnelles que Dieu lui a données et qui le différencient de toutes autres personnes. Mais le fait d’être naturellement unique en son genre ne suffit plus aujourd’hui. Et pourquoi en est-il ainsi ?

Vraisemblablement, le « Moi » personnel doit être encore plus renforcé. De plus en plus, tout tourne autour de ce « Moi ». L’esprit de ce siècle nous influence aussi, nous chrétiens. Seul celui qui attire l’attention sera considéré, pense-t-on. Tous les autres font (presque) déjà partie du « gros tas ».

Au cas où je partage cette idée, un message important m’est adressé par l’apôtre Paul : « Je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi – et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Paul démontre que chacun de nous a été aimé personnellement par le Fils de Dieu. Le résultat de cet amour n’est pas l’amour de soi-même ni la glorification de soi-même, mais le contraire : Il a été mis fin au propre « Moi » à la croix du Seigneur Jésus. « Je suis crucifié avec Christ » (Gal. 2. 19). Christ est la motivation et la force de ma nouvelle vie. C’est Lui que nous servons par la foi et avec toute détermination. Pour le faire, nous n’avons pas besoin de tatouages, car ils ne sont rien d’autre qu’une entrave.

A la gloire de Dieu – pas une cause d’achoppement – pour le salut des âmes.

Encore un dernier point : « Soit donc que vous mangiez, que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. Ne devenez une cause d’achoppement ni pour les Juifs, ni pour les Grecs, ni pour l’assemblée de Dieu ; comme moi aussi je m’efforce de plaire à tous en toutes choses, ne cherchant pas mon intérêt personnel, mais celui du grand nombre, afin qu’ils soient sauvés » (1 Cor. 10. 31 à 33). La discipline que Paul s’impose ainsi qu’à tous les croyants (à Corinthe), est très exigeante. Tout ce que nous faisons doit contribuer à la gloire de Dieu. Cela inclut aussi ce que nous faisons de notre corps – que ce soit un tatouage ou un piercing que nous pensons, peut-être, nous faire faire… Est-ce que Dieu et le Seigneur Jésus en seront vraiment glorifiés ? Si nous devions être une pierre d’achoppement pour quelqu’un, en ce qui concerne la foi, en nous faisant tatouer, nous devrions y renoncer. Une cause d’achoppement signifie : être un obstacle, faire tomber quelqu’un dans le péché… Finalement, nous devrions toujours nous demander : Est-ce que je recherche par cela le bien des gens qui m’entourent ? Est-ce que cela est pour eux une aide ou une entrave à ce qu’ils soient sauvés ? Je suis sûr que la réponse à cette question est une aide pour relever beaucoup de défis d’ordre pratique.

D’après Manuel Seibel
« Folge mir nach »

UN COUP DE HACHE

Un nouveau cantique : « Écoute » et une nouvelle histoire : « Un coup de hache » !

 

 

 

 

 

 

Tiré de CD Vieilles histoires jeunes oreilles. B. Durst
Éditeur : Bibles et Publications Chrétiennes (http://www.labonnesemence.com) et
Éditions Bibles et Littérature Chrétienne (http://www.eblc.ch).

COMMENT UN JEUNE HOMME RENDRA-T-IL PURE SA VOIE ?

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Comment un jeune homme/une jeune fille rendra- t-il/elle pure sa voie ?
Psaume 119. 9 à 16

« Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole » Psaume 119. 9.

 

Un monde hostile

Dans le monde d’aujourd’hui il est bien difficile pour un jeune croyant ou une jeune croyante de ne pas céder aux nombreuses sollicitations que le diable lui propose. Il cherche à entraîner ceux qui appartiennent au Seigneur vers un monde dans lequel le péché est partout et la souillure nous environne. Ce que Dieu appelle bien est aujourd’hui appelé mal, ce que Dieu appelle mal est appelé bien par ceux qui ne connaissent pas Dieu (És. 5. 20). Le monde dans lequel nous vivons est plus que jamais rempli de ce qui est étranger à notre Père céleste et à ses enfants, « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2. 16). Le diable sait bien ce qui répond aux désirs de notre cœur naturel et ce qui l’attire, et il nous présente ces choses continuellement et partout. Or nous savons que, quoiqu’étant dans le monde, un enfant de Dieu n’est pas du monde (voir Jean 17. 14 et 16 ; 15. 19 : « je vous ai choisis en vous tirant hors du monde ») ; il n’en fait pas partie, il y est un étranger. Par son sacrifice à la croix, le Seigneur Jésus l’a « retiré de ce présent siècle mauvais », selon la volonté de Celui que le croyant connaît comme son Dieu et son Père (Gal. 1. 4).

L’expérience des plus âgés

Un jeune croyant qui désire honorer son Seigneur ici-bas peut bien se poser cette question : Comment puis-je me conduire d’une manière qui Lui soit agréable ? Cette préoccupation est bien celle de tout croyant sincère. Où trouver la réponse ? Le croyant sait qu’il la trouvera dans la Parole de Dieu, lue et méditée avec prière. S’il lit le Psaume 119, il constate que cette question a déjà été posée il y a bien longtemps (v. 9). Ce psaume est écrit par quelqu’un qui a parcouru un long chemin avec Dieu. Il a éprouvé dans sa marche la fidélité du Seigneur pour conduire et garder les siens dans une voie qui Lui plaît. Son expérience lui a donné des éléments de réponse. Il pourrait dire, comme l’apôtre Paul : « J’ai appris… je sais…, je suis enseigné… je peux tout en Celui qui me fortifie » (Phil. 4. 11 à 13). Il est capable d’instruire celui qui est moins expérimenté dans la vie chrétienne par :
– Ce qu’il a appris dans le passé (v.10, 11, 13 et 14),
– Ce qu’il reçoit comme enseignement pour le moment présent (v.12 et 16) et
– Ce qu’il continuera à mettre en pratique dans sa vie pour les jours qui viennent (v.15 et 16).
Un jeune croyant peut donc trouver de bons conseils auprès d’un croyant plus âgé. Celui-ci saura non pas se poser en exemple pour le plus jeune – étant lui-même un simple objet de la grâce de Dieu, faillissant à bien des égards et tenu debout par la foi (Jac. 3. 2 ; Rom. 11. 20) – mais lui montrer pour son profit ce que le Seigneur lui a appris par les expériences d’une vie vécue avec Lui (voir Phil. 4. 11 à 13).
Cependant la grâce de Dieu offre encore d’autres ressources à celui qui désire « rendre pure sa voie ».

Un cœur engagé

La première et importante décision à prendre est de répondre positivement à cette autre question, posée par Dieu Lui-même : « Qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? » (Jér. 30. 21). Le Seigneur Jésus désire posséder notre cœur, Il veut que nos affections soient pour Lui sans partage. Cela a probablement été le cas lorsque nous nous sommes convertis : nous avons réalisé quelque chose de l’immense amour dont le Christ nous a aimés et nous avons confessé que le Fils de Dieu :
– S’est « livré Lui-même pour moi » (Gal. 2. 20),
– S’est chargé de mes innombrables péchés et les a « portés… en son corps, sur le bois [de la croix] » (1 Pier. 2. 24),
– Est mort sur une croix à ma place, Lui, le Juste, pour moi, injuste (1 Pier. 3. 18).
Nous avons alors chanté de tout notre cœur : « Possède [mon] cœur : il est ton salaire ; tu l’acquis, Dieu Sauveur, sur le mont Calvaire ».

Le travail de Dieu en nous

Rempli de ce premier amour, le jeune croyant désire avec ferveur répondre à la demande du Dieu qui lui dit : « Mon fils [ma fille], donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent à mes voies » (Prov. 23. 26). Il veut de tout son cœur honorer son Sauveur et Seigneur dans sa vie sur la terre. Mais il s’aperçoit rapidement que la décision du cœur de « rendre pure sa voie » – c’est-à-dire de se conduire d’une manière sobre quant à lui-même, juste devant les hommes et pieuse devant Dieu – ne peut être tenue avec la force de ses propres résolutions. Peut-être qu’un jeune homme ou une jeune fille dira : J’ai bien le désir d’être fidèle au Seigneur, de « rendre pure ma voie » devant Lui, mais je trouve cela trop difficile. C’est vrai, et pas seulement pour un jeune. Il faut bien se dire que nos propres efforts pour « marcher d’une manière digne du Seigneur » (Col. 1. 10) ne servent à rien. Souvenons-nous toujours que les ressources pour cela ne se trouvent pas en nous-mêmes, mais en Dieu. C’est Lui « qui opère en vous et le vouloir et le faire » (Phil. 2. 13), c’est-à-dire qu’Il effectue en nous un travail qui produit la volonté et la capacité de faire ce qui Lui plaît.

La crainte de Dieu

Pour que sa voie soit pure devant Dieu, il convient aussi que le cœur du croyant soit rempli de la crainte de Dieu. Cette crainte n’est pas de la peur. Quelqu’un a écrit : « [la crainte de Dieu] est faite tout à la fois de reconnaissance envers notre Dieu Sauveur, de respect et de déférence, de soumission et de dépendance, de confiance aussi ». Craindre Dieu, c’est avoir le désir de ne pas déplaire au Dieu saint qui veut que les siens soient saints comme Il l’est, de ne pas « pécher contre toi » comme l’exprime le psalmiste (v.11 ; 1 Pier. 1. 15 et 16). Cette crainte l’amènera à se détourner du mal qui l’entoure, à progresser dans la sagesse selon Dieu, dans sa connaissance et celle de ses pensées et de sa volonté, à s’attendre sans cesse à sa bonté (Prov. 16. 6 ; 9. 10 ; 1. 7 ; Ps. 33. 18). Si le croyant demeure continuellement sous le regard du Dieu de lumière, séparé du monde, Il lui montrera le chemin qu’il doit choisir (ou qu’Il choisit pour lui) et lui fera connaître ses secrets (voir Ps. 25. 12 et 14). En faisant des progrès dans la connaissance de la volonté de Dieu pour lui, il sera ainsi rendu capable de se conduire d’une manière agréable à son Seigneur et digne de Lui, comme l’apôtre Paul le demandait dans ses prières pour les saints de Colosses (Col. 1. 9 à 11).

Les ressources données par Dieu

Il n’a jamais été facile pour les enfants de Dieu de demeurer fidèles alors que l’ennemi dresse ses pièges et guette la moindre faille pour les faire tomber (1 Pier. 5. 8). Toutefois le Dieu en qui ils ont cru et en qui ils se confient a, d’une part le pouvoir de les garder de trébucher (Jude 24) et, d’autre part Il ne les a pas laissés sans ressources dans un monde ennemi. Celui dont le cœur est engagé pour le Seigneur trouvera dans la Parole et dans la prière l’aide et le secours que Dieu, dans sa grâce, ne manquera pas de lui donner. La prière et l’obéissance à la Parole préservent le fidèle de tout écart – qu’il soit jeune ou plus âgé.

La Parole de Dieu

C’est dans la Bible que nous trouvons exposées les pensées de Dieu, « pensées de bien… pour vous donner un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11). La Parole de Dieu est la règle de conduite de la marche du fidèle. Elle contient tout ce qui est utile et nécessaire pour rendre sa conduite sainte et pure devant Dieu. Elle répond à tous ses besoins spirituels (voir 2 Tim. 3. 16).
Elle est pour le croyant le guide et la référence pour réaliser une marche pure et sainte devant Dieu, jusqu’à ce que le but soit atteint, à la venue du Seigneur pour prendre les siens auprès de Lui dans le ciel. En la lisant attentivement, il apprend :
– A discerner le chemin dans lequel le Seigneur veut le voir marcher ;
– A Lui remettre ses voies, la direction de sa vie ;
– A toujours mieux connaître la personne du Seigneur Jésus, à s’attacher à Lui.

Le Psaume 119 déploie devant nous toute la valeur de la Parole de Dieu, les bénédictions et la joie, l’aide et le soutien que le fidèle peut y trouver. En lisant ce Psaume, le jeune croyant trouve tout de suite la réponse à la question posée au début du verset 9. Il lui suffit de poursuivre la lecture du verset : « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta parole ». Cela veut dire que, pour mener une vie pure devant Dieu, extérieurement (devant les autres) et intérieurement (quant à moi-même), je dois être attentif (prendre garde) à obéir à la Parole de Dieu. Je dois m’appliquer à retenir les enseignements qu’elle me donne et les leçons qu’elle m’apprend pour tous les aspects de ma vie sur la terre. « Je n’oublierai pas ta parole » dit celui qui désire rendre pure sa voie (v. 16).
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole » nous dit le Seigneur Jésus (Jean 14. 23). « Garder » la parole du Seigneur, cela signifie la connaître et la mettre en pratique, obéir à cette parole et donner par cela la preuve que l’on aime le Seigneur. Ainsi le croyant éprouve que la parole de Dieu a la puissance d’agir sur sa conduite.

La prière

La prière est l’expression de notre dépendance de Dieu et de la confiance que nous plaçons en Lui. Allons à Lui par la prière, exposons-Lui notre désir de maintenir une « voie pure », une « honnête… pure… bonne… et sainte conduite » devant Lui, par la mise en pratique des enseignements de Sa parole (voir 1 Pier. 2. 12… ; 3. 1… ; 3. 16… ; 2 Pier. 3. 11). Réalisant notre incapacité et notre faiblesse, nous lui demandons d’accomplir en nous le travail nécessaire afin que nous marchions fidèlement dans un chemin d’obéissance à la Parole : « Je t’ai cherché de tout mon cœur ; ne me laisse pas m’égarer de tes commandements » ; « Éternel ! Tu es béni ; enseigne-moi tes statuts » (v. 10 et 12).
Le Seigneur Jésus a dit : « Quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche trouve » (Mat. 7. 8). Ainsi, celui qui engage ses affections dès son jeune âge et tout au long de sa vie dans la communion avec le Seigneur et la recherche par la prière de ce qui Lui plaît, celui-là saura comment demander et ce qu’il faut demander. Il demandera ce qui est en accord avec la volonté de Dieu et il trouvera une réponse à sa prière (voir Jean 15. 7 ; 1 Jean 5. 14 et 15). Le Seigneur lui « enseignera ses statuts » et le conduira dans des sentiers de justice (où le mal n’a pas d’accès) et de bénédiction (v.12 ; Ps. 23. 1 à 3). Il le gardera du péché, le maintiendra dans le sentier lumineux tracé par la Parole pour ceux qui l’aiment et se confient en elle (v.11, 105).

Le Modèle et ceux que nous avons à imiter

En considérant le Seigneur Jésus dans les évangiles – « je regarderai à tes sentiers » (v. 15) – le fidèle « apprendra de Lui » (Mat. 11. 29), qui a toujours satisfait le cœur de Dieu dans son chemin d’homme ici-bas. Il est pour le croyant le divin et parfait modèle qu’il est appelé à imiter (voir 1 Pier. 2. 21). Le chemin à la suite du Seigneur Jésus n’est pas toujours facile, mais il y appelle chacun des siens (voir Jean 21. 23). Celui qui détournera ses yeux du monde pour les attacher sur le Seigneur Jésus (Héb. 12. 2) afin de le suivre, sera soutenu et fortifié par Lui jusqu’au bout du chemin (voir Ps. 63. 8 ; 84. 7).
Dans la Bible nous trouvons des exemples de jeunes gens qui ont eu le désir d’être attentifs à leur voie afin d’honorer leur Dieu. Ils se sont attachés à la Parole de Dieu pour qu’elle guide leur vie et trace leur conduite. Ils ont été bénis et gardés dans leur jeune âge et tout au long de leur chemin dans le monde. Ils ont « plu à Dieu » (Héb. 11. 5) par une marche de foi, de dépendance et de confiance en sa Parole. Chacun peut, avec le secours du Seigneur, considérer dans la Bible quelque chose de la vie de quelques-uns d’entre eux (par exemple l’histoire de Joseph, Josué, David, Daniel…). Que chacun soit encouragé à imiter leur foi (Héb. 13. 7) afin de rendre pure sa voie, pour sa bénédiction et pour la gloire de son Seigneur.

Philippe FUZIER

JUSQU’À CE QU’IL VIENNE

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JUSQU’À CE QU’IL VIENNE

Faites ceci en mémoire de moi. Qui parle ainsi ? Nous le savons tous. C’est notre Sauveur bien-aimé.

Il s’adresse aux siens en une nuit mémorable, « la nuit où Il fut livré », et leur demande d’accomplir un acte bien simple en apparence, mais combien profond dans sa signification. Il institue ce repas, la Cène et, en y prenant part, les rachetés, à travers les âges, ont annoncé la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’Il vienne.

Ma pensée va maintenant à tant de jeunes chrétiens qui se contentent d’assister au culte chaque dimanche matin, de chanter les cantiques, d’écouter les actions de grâces et la lecture de la Parole et qui semblent trouver tout naturel que le pain et la coupe ne leur soient pas présentés. Cependant ils aiment le Seigneur, ils sont au bénéfice de Son œuvre de rédemption, ils font partie de cette Assemblée qu’Il s’est acquise à grand prix et qu’Il nourrit et chérit, ils savent qu’ils partiront avec nous lorsque le grand cri de rassemblement retentira et que l’Église s’en ira à la rencontre de son Seigneur sur les nuées.

Réalisez-vous, chers jeunes amis, que votre manière de faire ne correspond pas avec votre position d’enfants de Dieu ? Toutes les choses merveilleuses que nous venons d’énumérer sont vôtres en vertu du sacrifice de Christ ; vous en jouissez dans une mesure et cependant, quant à votre témoignage, vous restez en dehors, vous prenez place avec les indifférents et les incrédules. Vous vous tenez volontairement éloignés de la Table du Seigneur et vous désobéissez, le sachant et le voulant, au désir de Son cœur : « Faites ceci en mémoire de Moi ».

Quand je vous vois, semaine après semaine, persévérer dans votre coupable indifférence, souvent la question se pose pour moi: Qu’est-ce donc qui les arrête ?

Serait-ce peut-être que vous ne comprenez pas la portée et la signification de la Cène du Seigneur ? La Parole de Dieu est très explicite à cet égard. Vous savez que l’apôtre Paul avait reçu une révélation toute spéciale relative à la célébration de la Cène qu’il nous a transmise en 1 Cor. 11. 23 à 29. Lisez ce passage avec attention et remarquez la répétition du mot Seigneur que vous trouverez cinq fois dans ces six versets. Il s’agit donc de Celui qui a toute autorité sur nous. Le racheté n’est pas libre d’agir comme il le veut, de se laisser guider par ses opinions ou par ses scrupules personnels. Le Seigneur a parlé. Fermerez-vous vos oreilles à Son message ? Vous avez écouté la voix du Sauveur qui vous apportait le pardon et la paix. Maintenant écoutez ce que dit le SEIGNEUR : « Ceci est mon corps qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ». « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi ».

La Cène est donc un mémorial de la Personne du Seigneur Jésus et de Son œuvre à la croix. Autour de sa Table, nous rappelons Ses souffrances et Sa mort et nous avons communion au corps et au sang de Christ ; nous nous souvenons de l’amour immense de Celui qui a pris notre place sous les coups de la juste colère de Dieu contre le péché et, en participant au pain et à la coupe, nous pouvons dire : Tu m’as aimé et tu t’es donné toi-même pour moi.

Mais il y a autre chose encore. En prenant part au mémorial, nous proclamons à la face du monde que le Seigneur est mort, qu’Il est ressuscité et qu’Il va revenir. Quel privilège immense de pouvoir annoncer ces choses dans le lieu même où Il a été rejeté et d’être ainsi des témoins vivants de ce qu’Il est et de ce qu’Il a fait pour nous !

Et vous restez en arrière, jeunes chrétiens ! Vous pouvez vous tenir à l’écart en face de responsabilités si glorieuses ? Votre cœur ne brûle-t-il pas au-dedans de vous quand le Seigneur répète à deux reprises : Faites ceci en mémoire de Moi ?
On entend dire quelquefois : Je ne suis pas digne de m’approcher de la Table du Seigneur. C’est parfaitement vrai ; ni vous ni moi, si nous regardons à nous-mêmes, ne possédons les qualités requises pour prendre cette place. Mais la question n’est pas là. Il s’agit de savoir si notre Seigneur est digne que nous nous souvenions de Lui. Et ici il n’y a plus d’hésitation possible. Puis n’oubliez pas que Dieu nous voit en Christ, revêtus de Sa justice parfaite, lavés dans le sang de l’Agneau sans défaut et sans tache. « Il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés ». Telle est notre position devant Dieu. Aussi l’apôtre dit-il un peu plus loin : « Approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure » (Héb. 10. 14, 22).

Il va sans dire que nous ne pouvons pas apporter à la Table du Seigneur ce qui n’est pas en accord avec la sainteté de cette Table. Aussi le Seigneur, sachant ce que nous sommes et connaissant notre faiblesse, a-t-Il préparé la ressource nécessaire pour répondre à notre infirmité. Voyez le verset 28 de 1 Cor. 11: « Que chacun s’éprouve soi-même », c’est-à-dire qu’il juge devant Dieu ce qu’il est et ce qu’il a fait et alors il se trouvera au bénéfice de 1 Jean 1. 9. « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité ». « Et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ». C’est le Seigneur, dans Sa grâce, qui a fait tous les frais. Il prépare ce repas béni et Il nous rend propres à y participer.

Mais que dire de ceux, trop nombreux, hélas ! Parmi les jeunes, qui restent à l’écart parce qu’ils aiment le monde et les choses qui sont dans le monde ? Leurs préoccupations et leurs intérêts ne sont pas dans l’Assemblée de Dieu dont ils font pourtant partie puisqu’ils sont sauvés et ils estiment le témoignage du Seigneur comme peu de choses à leurs yeux. Pratiquement, par leur manière d’agir, ils renient le Maître qui les a rachetés. Qu’ils fassent un sérieux retour sur eux-mêmes. Nous célébrons la Cène, jusqu’à ce qu’Il vienne. Si le Seigneur venait aujourd’hui, l’occasion de répondre à Son désir serait passée pour ne jamais revenir. Et que restera-t-il de votre activité et de vos ambitions en ce jour-là ? » « Le monde s’en va et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (Jean 2. 17).

On entend quelquefois mettre en avant les manquements de ceux qui se réunissent autour de la Table du Seigneur comme étant une raison suffisante pour s’en tenir éloigné. Ces manquements existent et nous pouvons baisser la tête en constatant nos infidélités et nos inconséquences. Mais n’oubliez pas que c’est la présence personnelle du Seigneur Jésus que vous trouverez en vous approchant de Sa Table (Mat. 18. 20). Ceci n’est-il pas un motif suffisant pour mettre un terme à vos hésitations ? En Lui tout est parfait et « Sa présence est le bien suprême ».

Que le Seigneur vous donne de Lui rendre un témoignage plus fidèle. « Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ».

D’après feuille aux jeunes n°4
M. R.

JÉRÉMIE, JOSIAS ET BARUC

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JÉRÉMIE, JOSIAS ET BARUC

Je voudrais considérer avec vous quelques détails de la vie du prophète Jérémie ; car c’est un de ces jeunes gens que la Parole nous présente comme exemple et encouragement. Au moment où Dieu l’établit comme prophète, il s’écrie : « je ne sais pas parler ; car je suis un enfant » (Jér. 1. 6), et Dieu doit lui dire : « Ne crains point ; car je suis avec toi » (v. 8). A la même époque, l’Éternel a placé à la tête de son peuple un jeune homme d’une grande piété, le roi Josias, qui a vingt et un ans au moment de l’appel de Jérémie. Et ce sont ces deux jeunes gens qui vont être les instruments choisis de Dieu pour produire le dernier réveil en Juda et ramener si possible le peuple à l’Éternel. Hélas, le cœur des fils d’Israël ne fut pas changé, les réformes de Josias n’eurent qu’un effet momentané et superficiel, et Jérémie avertit en vain son peuple pendant plus de quarante ans. Néanmoins, l’histoire de tels témoins de Dieu au milieu de la décadence générale est très instructive pour nous.

Jérémie est, de tous les prophètes, celui dont nous connaissons le mieux la vie et les circonstances par ses écrits. Ne sentons-nous pas vibrer son cœur sensible et aimant lorsqu’il nous livre ses souffrances intimes ? Quels accents déchirants quand il se lamente sur la ruine de son peuple ! Il y a chez lui tant de traits qui nous font involontairement songer à l’Homme de douleurs. Voyons-en quelques-uns : chapitre 11. 19 : « Et moi j’étais comme un agneau familier qui est mené à la tuerie » ; chapitre 20. 7 : « je suis un objet de dérision tout le jour, chacun se moque de moi ». Au chapitre 38, il est jeté par les princes dans une fosse et « Jérémie enfonça dans la boue » (v. 6). Comment ne pas penser au Ps. 69 : « Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ». Jérémie peut dire à ses persécuteurs : « Pour moi, me voici entre vos mains ; faites-moi comme il est bon et droit à vos yeux. Seulement, sachez bien que, si vous me faites mourir, vous mettrez du sang innocent sur vous, et sur cette ville, et sur ses habitants » (26. 14 et 15). Comme Jésus, il pleure sur Jérusalem (Lamentations de Jérémie) ; comme le Seigneur, il trouve dans la Parole de Dieu une nourriture qui fait la joie et l’allégresse de son cœur (15. 16, comparez Luc 4. 4). Quel honneur pour Jérémie d’avoir ainsi reflété quelques traits de la personne de notre cher Sauveur !

A d’autres points de vue, le si jeune roi Josias est aussi tout à fait remarquable. Il est monté sur le trône à l’âge de huit ans ; à seize ans, ce jeune garçon a commencé à rechercher le Dieu de David, son père (2 Chron. 34. 3) ; à vingt ans, il entreprend une lutte acharnée contre l’idolâtrie sous toutes ses formes, et, un an après, comme pour l’encourager, Dieu appelle le jeune prophète Jérémie pour le seconder dans cette œuvre. Que les voies de Dieu sont étranges et admirables ! A cette époque si sombre, peu avant l’effondrement total et la captivité, Dieu suscite deux jeunes gens comme témoins et les place à la tête de son peuple : ce jeune roi et ce jeune prophète sont caractérisés par la faiblesse, mais aussi par la fidélité et la crainte de l’Éternel. Aussi Dieu va les établir comme une colonne de fer et comme une muraille d’airain (Jér. 1. 18 ; 15. 20). Pendant dix-huit ans, ils poursuivront le même but: ramener le peuple à l’Éternel. Que de fois, dans ces années de lutte pour le témoignage, ils auront fait l’expérience de la vérité des paroles du Prédicateur : « Deux valent mieux qu’un » !

Lorsque Josias eut atteint l’âge de vingt-six ans, un événement capital se produisit : en purifiant et en réparant le temple, le souverain sacrificateur Hilkija y retrouva le livre de la loi de Moïse, et le fit porter au roi. La parole écrite, que l’on avait entièrement perdu de vue sous les règnes précédents, dont on semblait même avoir oublié l’existence, va brusquement retrouver pour le jeune roi toute sa solennité ; elle va être pour lui comme une révélation toute nouvelle et atteindre profondément sa conscience : « il arriva que, quand le roi entendit les paroles du livre de la loi, il déchira ses vêtements … Grande est la fureur de l’Éternel, qui s’est allumée contre nous, parce que nos pères n’ont pas écouté les paroles de ce livre » (2 Rois 22. 11, 13). Combien ce profond respect pour la Parole de Dieu et cette attitude d’humiliation font honneur à ce jeune roi !

Cette vie si bien commencée se poursuivit jusqu’au bout dans la fidélité ; pendant les trente et un ans de son règne, « il marcha dans toute la voie de David, son père, et ne s’en écarta ni à droite ni à gauche » (2 Rois 22. 2). Hélas ! Après sa mort, ses réformes n’eurent pas d’effet durable, et, sous ses successeurs, en particulier sous Jéhoïakim et sous Sédécias, Jérémie eut beaucoup à souffrir de la part du peuple, des princes, des sacrificateurs, des faux prophètes. Ce fidèle témoin multiplie ses appels dans le temple, aux portes de Jérusalem ; il prédit la captivité de soixante-dix années comme châtiment (chapitre 25) et conjure le peuple de se soumettre au roi de Babylone. Rien n’y fait. Le peuple refuse d’écouter, fait des complots contre lui.

Alors, Dieu fait une dernière tentative (chapitre 36) : il ordonne à Jérémie de faire écrire sur un rouleau toutes les prophéties qui ont été précédemment proclamées de vive voix et de les faire entendre à ce peuple rebelle. Et c’est Baruc, le fidèle compagnon de Jérémie, qui va être chargé de cette tâche : d’abord, il écrira tout sous la dictée du prophète, puis il ira lire les paroles de l’Éternel aux oreilles du peuple dans la maison de l’Éternel (36. 5).

C’est aussi une figure bien attachante que celle de Baruc, l’ami et le scribe de Jérémie. Son nom signifie : « béni ». Il provenait d’une famille distinguée, car son frère Seraïa fut premier chambellan du roi Sédécias (Jér. 51. 59), mais plutôt que d’occuper des charges honorifiques, il choisit d’être associé au prophète de l’Éternel dans l’opprobre et le rejet jusqu’à la fin de sa vie. Il est auprès de lui en prison (32. 2, 12), il l’accompagne plus tard en Égypte (43. 6). Ces deux hommes qui se comprennent, qui luttent ensemble, qui prient pour le peuple de Dieu, ne nous font-ils pas songer au grand apôtre des nations et à son fidèle enfant Timothée ? Au milieu de l’hostilité générale, Jérémie dit: « je suis enfermé, je ne puis entrer dans la maison de l’Éternel ; mais toi, tu y entreras, et tu liras, dans le rouleau que tu as écrit de ma bouche, les paroles de l’Éternel aux oreilles du peuple » (36. 5). De même, Paul écrit du fond de sa prison à Timothée : « Aie un modèle des saines paroles que tu as entendues de moi » (2 Tim. 1. 13) et : « jusqu’à ce que je vienne, attache-toi à la lecture, à l’exhortation, à l’enseignement » (1 Tim 4. 13).

Autre circonstance similaire : Au moment où Baruc écrivait sous la dictée de Jérémie, il eut un moment de découragement, devant la grandeur de l’opposition, devant les dangers de sa mission et le renoncement qu’elle impliquait : « Malheur à moi ! Car l’Éternel a ajouté le chagrin à ma douleur » (Jér. 45. 3). Alors, Dieu a un message spécial de réconfort pour lui : « Voici, ce que j’avais bâti, je le renverse… Et toi, tu chercherais pour toi de grandes choses ? Ne les recherche pas… je te donnerai ta vie pour butin, dans tous les lieux où tu iras » (45. 4 et 5). Loin de rechercher une situation en vue au milieu d’un peuple mûr pour le jugement, il devait renoncer, persévérer et être l’homme d’une seule chose. C’est ainsi également que nous voyons Timothée, facilement enclin au découragement, exhorté par l’apôtre à ranimer le don de grâce qui était en lui, puisque Dieu ne nous a pas donné un esprit de crainte, mais de puissance, et d’amour, et de conseil (2 Tim. 1. 6 et 7) et Paul ajoute : « Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier, afin que tes progrès soient évidents à tous » (1 Tim. 4. 15). Que ces paroles sont précieuses et lourdes de sens ! Combien notre vie pour Christ serait transformée, si nous pouvions les adopter comme règle de notre vie et de nos projets d’avenir : « Ne cherche pas pour toi de grandes choses » et : « Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier ». Puissions-nous les peser dans la présence du Seigneur.

Baruc, encouragé par ce message de l’Éternel à Jérémie, se rend au temple en la cinquième année de Jehoïakim, au neuvième mois, en un jour de jeûne où tout le peuple de Juda est rassemblé. Mais sa mission ne se limite pas à cette première lecture. Il est convoqué par les princes et lit une seconde fois le rouleau (Jér. 36. 15). Sous l’effet de la Parole de Dieu, les princes sont effrayés, se regardent l’un l’autre, et disent à Baruc : Certainement, nous rapporterons au roi toutes ces paroles (v. 16). Ils conseillent à Baruc et à Jérémie de se cacher (v. 19), puis l’un d’eux s’enhardit à lire le rouleau aux oreilles du roi et de ses princes. C’est la troisième fois que Dieu fait retentir ces mêmes paroles d’avertissement.

Mais quelle réaction effroyable chez le roi impie Jéhoïakim, fils du pieux Josias. Pendant la lecture de trois ou quatre colonnes, il contient sa colère, puis d’un geste sacrilège, ce téméraire prend le canif du scribe, découpe le rouleau et le jette au feu qui est dans le brasier, jusqu’à ce que tout le rouleau soit consumé (v. 23). Quel contraste entre l’attitude de respect et d’humiliation de son père Josias devant le livre de la loi retrouvé par le souverain sacrificateur, et l’audace impie d’un Jéhoïakim qui s’imagine pouvoir, par son canif et son brasier, détruire les paroles immuables de Dieu. Insensé ! Il veut faire emprisonner Baruc et Jérémie, mais l’Éternel lui-même les cacha (v. 26) ; quelle sollicitude ! Il a voulu supprimer un témoin gênant, les prophéties de Jérémie ; le seul résultat atteint, c’est que Jérémie, sur l’ordre de l’Éternel, prit un autre rouleau et Baruc y copia toutes les paroles du premier, et même : « il y fut encore ajouté plusieurs paroles semblables » (v. 32) : le contenu du second rouleau était donc encore plus riche que celui du premier. Et, de plus, le jugement est proclamé sur Jehoïakim et sur son peuple.

Chers jeunes amis, notre époque présente plus d’une analogie avec les temps de Jérémie. Nous sommes aussi arrivés à la fin de l’histoire de la chrétienté et un jugement bien plus terrible encore que celui de la déportation la menace : elle va être vomie de la bouche du Seigneur. Tous les avertissements en grâce ont été inutiles, la Parole de Dieu est méprisée et il ne manque pas de chefs religieux qui essayent de la détruire ou la découpent d’une main sacrilège. Mais au milieu de cette ruine affligeante, signe précurseur de la catastrophe finale, Dieu se suscite quelques témoins fidèles, malgré leur faiblesse. Le souhait ardent de mon cœur, c’est que nous puissions être stimulés par l’exemple si encourageant d’un jeune roi Josias, d’un jeune prophète Jérémie, d’un fidèle Baruc. Que l’on retrouve chez nous, dès notre jeunesse, quelque chose de leur droiture de cœur, de leur séparation pratique du mal, de leur attachement et de leur respect pour la Parole de Dieu, de leur esprit d’humiliation, de leur désir de servir Dieu coûte que coûte dans les temps les plus sombres.

 

D’après la feuille aux jeunes n°91
J. Kiehm

QUI SUIS-JE ? (3)

QUI SUIS-JE ?

A ceux d’entre vous qui aiment la recherche nous proposons de découvrir le nom de cinq personnages de la Parole de Dieu :

1-Un serviteur qui est parti d’Antioche avec Saul de Tarse pour servir Dieu. Actes 13.

2-Un esclave que l’apôtre Paul appelle « mes propres entrailles ». Philémon.

3-Un vrai disciple en qui il n’y avait pas de fraude. Jean 1.

4-Un disciple à qui le Seigneur a dit : « Ne sois pas incrédule mais croyant ». Jean 20.

5-Un vaillant témoin du Seigneur qui, en mourant a vu les cieux ouverts et le Fils de l’Homme debout à la droite de Dieu. Actes 7.

En reliant la première lettre de ces cinq noms, vous trouverez l’un des caractères de Dieu très souvent mentionné dans les Écritures.

 

Pour avoir la réponse, cliquez sur le lien suivant :

RÉPONSE AU QUI SUIS-JE (3)