TRADUCTION DE FEUILLETS (183)

« Mais, au sujet des temps et des saisons, frères, vous n’avez pas besoin qu’on vous écrive ; car vous savez vous-mêmes parfaitement que le jour du Seigneur vient comme un voleur dans la nuit. Quand ils diront : – Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont pas.

Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que le jour vous surprenne comme un voleur ; car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour » 1 Thessaloniciens 5. 1 à 5.

DIEU TIENT TOUT DANS SA MAIN

Dans les calculs des hommes, les évènements se produisent comme étant les effets, ou les causes qui sont reconnues comme acteurs. Mais, tandis que cela comporte une vérité, pour la foi c’est Dieu qui, dans sa suprématie, tient un cachet dans sa main, pour imprimer sur chaque jour un caractère ou un signe.

Cela donne à l’âme un intérêt renouvelé pour les moments qui passent. Certains peuvent porter plus visiblement ce cachet que d’autres, mais ils avancent tous, et chaque heure contribue à la venue de la période suivante, comme les saisons de l’année ou le passage du jour à la nuit. Certains moments, dans cette progression, peuvent être plus caractérisés que d’autres. Mais tous progressent. Chaque étape du voyage d’Israël à travers le désert les amenait plus près du pays de Canaan, bien que certaines étapes aient été sans caractère particulier et ordinaires, tandis que d’autres étaient pleines d’incidents. Et de même, tout le temps présent réalise l’avancée vers le royaume promis, même si certaines périodes ont plus d’importance que d’autres.

Ces signes des temps, ou empreintes de la main de Dieu sur l’heure qui passe, doivent être discernés par la foi, parce qu’ils sont toujours en accord avec l’Écriture. En fait, les évènements courants ne sont que des signes, puisqu’ils sont selon des annonces précédentes, ou en accomplissement de tels signes.

The Lord is near janvier 1978 (J.G. Bellett)

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » Éphésiens 1. 3.

JOUIR DE NOS VRAIES RICHESSES SPIRITUELLES

À propos de ce verset, quelqu’un a demandé : De quelle utilité seraient toutes les richesses de l’Inde, même pour celui qui les posséderait de droit, s’il n’en faisait pas usage et n’en jouissait pas ? Il est important, pour chaque croyant, d’envisager cette question, en particulier par rapport à l’assurance exprimée dans le verset ci-dessus. Ce n’est pas conditionnel ni futur. Le Père nous a bénis. Et cela n’est pas précisé quant à une qualité ou une durée. Mais il est également clair que ce sont des bénédictions spirituelles, et qu’elles sont dans les lieux célestes, et seulement en Christ, qui nous en donne un titre immuable. Elles sont réelles. Elles sont vastes. Elles sont maintenant ici pour que nous en jouissions.

Et c’est là que certains commencent à avoir des difficultés. Autant nous parlons de nous-mêmes comme de gens célestes, nous sommes trop tournés vers la terre, ne pensant qu’à des bénédictions terrestres. Nous, pour la plupart, ne pouvons pas énumérer nos bénédictions célestes, mais nous pouvons facilement débiter une liste de désirs matériels ! Et étant liés à la terre, nous voyons à tort les choses célestes comme un endroit à venir – et nous en concluons que si c’est là que sont nos bénédictions, elles doivent être aussi dans l’avenir.

À quoi nous servent nos bénédictions spirituelles si nous ne savons pas que nous les possédons ?

À quoi nous servent-elles si nous ne savons pas ce qu’elles sont ou si nous n’avons jamais trouvé où elles sont – dans les lieux célestes ? À quoi servent-elles si nous n’en faisons jamais usage et n’en jouissons jamais ?

Il y a une grande différence entre le fait de posséder ces bénédictions et ces richesses de manière passive, théorique, future – et d’y participer et d’en jouir dans un sens actif, réel et présent. La différence, c’est Christ.

D’après The Lord is near janvier 1978 (L.J. Ondrejack)

« Et l’Éternel dit à Moïse : Que cries-tu à moi ? Parle aux fils d’Israël, et qu’ils marchent. Et toi, lève ta verge, et étends ta main sur la mer, et fends-la » Exode 14. 15 et 16.

« Aussitôt que vous verrez l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu… vous marcherez après elle » Josué 3. 3 et 4.

Quand le peuple d’Israël traversa la Mer Rouge, la verge dans la main de Moïse eut une place primordiale. Cette verge représente la puissance de Dieu, apportant la délivrance de la puissance de Satan. Représentez-vous cette multitude d’hommes, de femmes et d’enfants (plus des animaux et des bagages de toute sorte) avançant dans la Mer Rouge ? Quels sentiments et quelle anxiété devaient-ils avoir !

Mais ce n’était pas leurs sentiments que les feraient avancer, mais la puissance de Dieu. La verge de Moïse, étendue, garantissait à la foi que Dieu était pour eux. Et ensuite, quand le dernier Israélite eut atteint en sécurité l’autre rive, la même verge fut étendue pour apporter le jugement sur leurs ennemis. Quel tableau de puissance ! Ce même Dieu nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a amenés dans le royaume du Fils de Son amour (Col. 1. 13).

Quarante ans plus tard, le peuple d’Israël se déplaça de nouveau miraculeusement à travers les eaux ; mais cette fois-là c’était à travers le Jourdain et non la Mer Rouge. Où est maintenant la verge de Moïse ? Sa primauté a été remplacée par l’arche de l’alliance. De même que la verge de Moïse représentait la puissance de Dieu en délivrant son peuple de leurs ennemis, de même l’arche de l’alliance représentait les pensées de Dieu quant à Christ, amenant son peuple dans les bénédictions célestes de la terre promise. Comme chrétiens, nous pouvons nous réjouir dans ce dont Dieu nous a retirés – l’esclavage de Satan et du monde – et dans ce en quoi Il nous a amenés – dans toutes les bénédictions spirituelles dans le Christ Jésus.

D’après The Lord is near janvier 1978 (G.W. Steidl)

« Mon bien-aimé m’a parlé, et m’a dit : Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens » Cantique des cantiques 2. 10.

L’ESPÉRANCE DES CHRÉTIENS POUR L’ÉTERNITÉ

La dispensation pendant laquelle l’Église est appelée a été comparée à une nuit. « La nuit est fort avancée, et le jour s’est approché » (Rom. 13. 12). Quand le serviteur d’Abraham fut envoyé pour trouver une femme pour Isaac, il entra dans la ville au temps du soir, et pendant la nuit il délivra son message, fiança Rebecca à Isaac, montra à Rebecca les beaux vêtements et aussi les joyaux d’argent et d’or.

Au lever du jour il dit : Renvoyez-moi à mon maître, et il partit avec la fiancée pour la présenter à Isaac.

Dieu présenta Ève à Adam, le serviteur présenta Rebecca à Isaac, mais Christ se présentera l’Église à Lui-même. En toutes choses la gloire et la beauté de l’antitype dépasseront celles des types.

À la fiancée terrestre du Fils il est dit : « Tu est belle, comme Thirsta (qui devint la capitale du royaume des dix tribus) comme Jérusalem (la capitale des deux tribus), terrible comme des troupes avec leurs bannières ». Et encore (Cant. 6. 4 et 10). Telles sont les figures employées pour illustrer la fiancée terrestre au jour où elle sera reçue.

Mais quand l’Église sera présentée, sa gloire et sa beauté les dépasseront, comme le ciel dépasse la terre. L’épouse céleste sera une vierge chaste, une Église glorieuse, sainte, sans reproche, sans tache, sans ride ou toute chose semblable.

L’Église est maintenant épousée, et attend le moment de son retour ; alors elle se lèvera et entrera dans la sphère céleste, s’appuyant sur le bras de son Bien-aimé, pour demeurer toute l’éternité comme compagne de Christ son Sauveur, son Seigneur, son Ami, son Fiancé. Quelle espérance bénie et glorieuse !

D’après The Lord is near janvier 1978 (A.E. Booth)

« Au moment où il (Jésus) entrait, un jour de sabbat, dans la maison d’un des chefs des pharisiens pour prendre un repas, ceux-ci l’épiaient… Il dit encore une parabole aux invités, en observant comment ils choisissaient les premières places » Luc 14. 1 et 7.

CONTEMPLER LE SEIGNEUR DANS SA MARCHE ET L’IMITER

Faisons ce que firent les pharisiens – mais avec des motifs plus nobles qu’eux : regarder le Seigneur Jésus, remarquant comment Il agissait dans cette occasion. Cela se passait, un jour de sabbat, dans la demeure d’un chef en vue. Il y avait beaucoup d’invités à un repas là, et parmi eux, le Seigneur Jésus. Il attirait naturellement l’attention, même s’il n’est pas dit ici qu’ils essayaient de le prendre en faute. Qu’il y ait eu un homme hydropique paraît étrange, mais parle bien de l’hospitalité généreuse du maître de maison. C’était, en tous cas, l’occasion, pour le Seigneur, de démontrer que son cœur était plein de miséricorde et de compassion, même s’Il était un invité à un repas officiel. Et ce qu’ils virent en L’observant fut sa miséricorde, même un jour de sabbat dans la maison d’un pharisien. Cela, qui était inattendu pour eux, était pour la gloire de Dieu.

Cependant, pendant ce temps, Lui-même les observait. Que voyait-Il ? Il observait comment ils cherchaient tous, par égoïsme, leur propre confort personnel et leur honneur – autrement dit, Il voyait l’orgueil humain en action. Quel contraste entre Lui et les autres ! Il avait été invité pour un repas, était venu pour guérir et pour aider – eux étaient venus pour avoir du bon temps et pour être vus.

Apprenons donc cette leçon – de garder notre attention fixée en tout temps sur notre Seigneur, en découvrant toujours de nouvelles occasions bénies de sa miséricorde. Que nos yeux puissent être ouverts pour Le voir dans sa bonté, dans sa vérité et dans sa grâce !

D’après The Lord is near janvier 1978

« Car voici, le Seigneur, l’Eternel des armées, ôte de Jérusalem et de Juda le soutien et l’appui… Je leur donnerai des jeunes gens pour être leurs princes, et de petits enfants domineront sur eux… Vous ne me ferez pas chef du peuple » Ésaïe 3. 1, 4 et 7.

LES BOULEVERSEMENTS DANS LA POLITIQUE

Il vient toujours un temps où Dieu intervient dans les affaires humaines. L’histoire se répète, et dans ce qui se passe ici en Juda et à Jérusalem, nous pouvons voir des préludes de ce qui se passera dans la chrétienté : car elle a marché dans les mêmes pas.

Aussi, ici, l’Éternel des armées intervient en ôtant tout ce sur quoi le corps politique s’est appuyé. Et qui prend sa place ? Des enfants ! non pas littéralement, mais des hommes qui, quant à leurs qualifications pour le gouvernement, ne sont pas meilleurs. Le résultat, c’est un gouvernement qui n’impose pas le respect et qui est l’opposé de tout ordre naturel. L’oppression, toutefois, ne vient pas d’une tyrannie autocrate depuis le haut, mais d’une tyrannie depuis le bas : d’un enfant.

N’y a-t-il pas une tyrannie semblable aujourd’hui ? Nous sommes bien d’accord de reconnaître que la forme de gouvernement sous laquelle nous vivons peut être la meilleure dans toutes les circonstances ; mais là, la source véritable est ignorée, et le gouvernement reçoit son autorité de ceux qui sont gouvernés, où les votes de la masse confèrent l’autorité – et ceux qui sont gouvernés sont, dans un sens, au-dessus du gouvernement.

L’anarchie qui est prévue, ici, est la fin vers laquelle la démocratie a toujours tendu, et qu’elle atteindra à la fin, quand tous ceux qui appliquent l’autorité seront retirés (Apoc. 8. 12).

D’après The Lord is near janvier 1978 (F.C. Jennings)