TRADUCTION DE FEUILLETS (180)

« La sangsue a deux filles: Donne ! donne ! » Proverbes 30. 15

NE PAS JUGER COMME LE MONDE

Agur exprime, dans ses proverbes, les caractéristiques de la race humaine. Il la compare à la sangsue, qui ne cesse de sucer le sang de quelqu’un pour satisfaire ses propres convoitises. Une personne peut avoir deux filles d’allures différentes, mais qui ne cessent pas de sucer le sang de quelqu’un, et elles ont le même nom : Donne ! Donne !. N’est-ce pas là le langage du mauvais cœur humain ? Donnez-moi ! Quelle convoitise insatiable pour la satisfaction et le plaisir gouverne le monde ! De plus, le prince de ce monde offre ses attractions et trouve constamment de nouveaux plaisirs pour exciter les désirs des humains.

Le Seigneur Jésus a dit à la femme, au puits de Jacob : « Celui qui boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ». « Ho ! Quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait. Pourquoi dépensez-vous l’argent pour ce qui n’est pas du pain, et votre labeur pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi attentivement, et mangez ce qui est bon, et que votre âme jouisse à plaisir des choses grasses » (És. 55. 1 et 2). Dans ces versets, Dieu appelle, par la bouche de son prophète, mais bien peu répondent en disant : Donnez-m’en. Cependant, la vie de ceux d’entre nous qui avons bu de l’eau de la vie devraient montrer que notre coupe déborde – que la grâce nous a assuré tout ce dont nous avons besoin. Puissent les plaisirs vaniteux du monde n’avoir aucune attraction pour nous.

D’après the Lord is near avril 1978

« J’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien je suis étreint jusqu’à ce qu’il soit accompli » Luc 12. 50.

LES DOULEURS INSONDABLES QUE NOTRE SEIGNEUR A ENDURÉES SUR LA CROIX

La terreur d’une mort honteuse sur la croix était devant le Seigneur pendant toute sa vie. Il était venu pour donner sa vie en rançon pour plusieurs, et Il savait qu’Il ne pouvait pleinement glorifier son Père qu’en Lui obéissant même jusqu’à la mort de la croix. Là, l’épée du jugement se leva contre Lui à cause de nos péchés ; c’était seulement là, et en souffrant ainsi, qu’Il pouvait nous approcher de Dieu. C’était alors le baptême qu’Il devait subir avec détresse. De nombreux passages de l’Ancien Testament avaient prévu sa venue pour mourir, et Il vint pour les accomplir. À mesure qu’Il parcourait son sentier sur la terre, Il se rapprochait de ce jour de profonde détresse, le jour de la colère sans rémission où Il devait, sur la croix, boire jusqu’à la dernière goutte la coupe amère de la mort.

Nous ne pouvons pas concevoir la profondeur de l’amertume de son cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » À Gethsémané Il avait rencontré Satan, de même que ses ennemis humains avec leur haine et leur orgueil horribles. Puis, depuis là, Il alla à la croix pour prendre, avec obéissance, de la main de Dieu, la coupe du jugement.

Qu’est-ce qui fit que tout cela était nécessaire ? Dans la détresse de son âme sainte, nous pouvons voir notre culpabilité. Mais l’œuvre est maintenant terminée. Notre Seigneur bien-aimé est passé par la mort pour nous, Dieu, là, a été glorifié, et le baptême de notre Seigneur dans la mort a été accompli. Le résultat, c’est que des fleuves de grâce peuvent maintenant couler librement, et que d’innombrables courants de bénédiction coulent du cœur de Dieu vers nous, et le feront jusque dans l’éternité. Ils suscitent de la louange dans nos cœurs, qui s’élève vers le Père.

D’après the Lord is near avril 1978

« La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est magnifique » Psaume 29. 4.

DIEU MONTRERA UN JOUR SA PUISSANCE SUR LA TERRE

Ce psaume majestueux est adressé aux « fils des forts » – des hommes qui ont pouvoir et autorité, et qui sont appelés à reconnaître la gloire de Dieu. Il décrit le jugement de l’Éternel sur la terre comme un ouragan qui se termine avec force et paix pour le peuple de Dieu.

Nous chantons quelquefois : La voix qui parle par le tonnerre dit : Pécheur, je suis à toi. Entendre le tonnerre et voir les éclairs nous remplit de crainte et de la pensée que nous sommes nous-mêmes insignifiants – mais nous savons, par la croix de Christ, que ce grand Dieu majestueux est pour nous, et que le Seigneur Jésus « nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10).

La colère à venir vient bientôt. Alors, la voix majestueuse de Dieu, non seulement sera entendue, mais aura pour effet d’abaisser tout l’orgueil de l’homme et de préparer la terre pour le royaume en justice du Messie. Les mots « il sortait du trône des éclairs et des tonnerres et des voix » se retrouvent quatre fois dans le livre de l’Apocalypse. Et en Hébreux 12. 26, nous lisons : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel » – et au verset 29 : « Notre Dieu est un feu consumant ».

À nous, Dieu a parlé dans son Fils. Nous entendons et reconnaissons la petite voix tranquille du Bon Berger, mais nous devons aussi nous approcher de Lui avec révérence et avec crainte, dans la sainteté. Souvenons-nous de cela quand nous choisissons nos mots pour Lui parler dans nos prières.

La révérence est importante, et convient pour une vraie communion. Dans ce psaume, il est dit que la voix de l’Éternel fait jaillir des sillons de feu » ( v.7)

D’après the Lord is near avril 1978

« Car la parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, tu la connais tout entière » Psaume 139. 4.

VIVRE DANS LA LUMIÈRE CONSTANTE DE DIEU

Les grands attributs de Dieu : son entière connaissance, sa présence absolue et sa compétence infinie, sont montrées clairement dans ce beau psaume 139. Et nulle part ailleurs n’est visible le fait que l’homme est incapable de faire un pas sans Lui. Tous les croyants se joindront à la déclaration de David dans ce psaume : « Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! Combien en est grande la somme ! » (v. 17).

Dieu contemple toutes ses créatures. Rien ne Lui est caché. Même nos pensées Lui sont connues avant même qu’elles nous viennent à l’esprit – les pensées que nous aurons à l’esprit demain ou dans plusieurs années. Il connaît les actions de notre vieille nature. Il savait le mal que ces pensées produiraient, mais Il nous aime tout de même. Oui, Il est au courant de toutes nos voies. Il connaît aussi les plans secrets de Satan. Le cas de Pierre en est un exemple. Avant même que Satan puisse exécuter ses plans, le Seigneur connaissait tout à leur sujet, et Il assura à Pierre : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ». Cela est encore la même chose. Notre Grand Souverain Sacrificateur connaît la faiblesse de notre nature et Il est notre puissant Intercesseur.

La dernière partie de ce psaume est une prière pour être préservé du mal. Heureux le chrétien qui prie ainsi chaque jour, qui se place dans la présence de Dieu qui voit tout – qui se tient dans sa lumière, et qui accepte que tout, dans sa vie, soit jugé par ce Dieu.

D’après the Lord is near avril 1978

« En ce jour-là furent ajoutées environ trois mille âmes ».

« Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » Actes 2. 41 et 42.

LA FRAÎCHEUR ET LA FORCE DE L’ÉVANGILE À SES DÉBUTS

Très peu avant le temps de ce passage, le Saint Esprit était venu pour habiter dans les croyants et créer ainsi le début de la véritable Église. Les faibles disciples avaient maintenant de la puissance – la puissance divine habitant en eux – et ils sortirent pour prêcher, avec de grands résultats. Pierre prêcha une fois, sans haut-parleurs, ni radio, ni télévision, ni grands chœurs etc., et trois mille personnes furent sauvées en un seul jour ! C’est de la puissance dans l’évangélisation !

Ces personnes furent ajoutées. Il ne nous est pas dit à quoi, mais d’après l’Écriture, nous voyons que c’était à la véritable Église (l’Assemblée), fondée sur Christ, le Roc. Ces nouveaux croyants étaient très désireux de croître, aussi ils persévéraient – s’attachaient bien, de manière continue – dans quatre choses. D’abord, l’enseignement des apôtres. Nous avons ce même enseignement sous forme écrite – mais agissons-nous assez consciencieusement pour qu’il soit absorbé dans nos esprits et nos cœurs ? Une éponge n’absorbera de l’eau que si elle est mise en contact avec de l’eau. De la même manière, nous n’absorberons l’enseignement inspiré des apôtres que si nous persévérons dans l’étude de la Parole de Dieu.

Deuxièmement, ils persévéraient dans la communion des apôtres. La communion, c’est d’avoir des choses en commun. C’est une notion très vaste. Ces personnes jouissaient d’être ensemble et de faire quoi que ce soit que le Seigneur ait pour eux. Il y avait certainement des réunions classiques, mais sans aucun doute, beaucoup plus que les réunions. Il y a beaucoup d’activité pratique – joindre les personnes du dehors, ce qui doit être fait, et ces croyants aimaient le faire ensemble. Il n’y avait pas de compétition, pas de jalousie, pas de rivalité. Tous et toutes accomplissaient leur tâche ensemble pour le bien de tous.

D’après the Lord is near avril 1978

« Et ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » Actes 2. 41 et 42.

L’IMPORTANCE DES PRIÈRES EN ASSEMBLÉE

Les chrétiens persévéraient dans la fraction du pain. En 1 Corinthiens 10. 16, il est dit : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? » Évidemment, cela se rapporte à l’ordonnance donnée par le Seigneur Lui-même en Luc 22. 17 à 20, et expliquée en détail en 1 Corinthiens 11. 23 à 26. Ces premiers chrétiens aimaient se souvenir de Lui comme Il leur avait demandé de le faire.

Pourquoi de si nombreux jeunes croyants – et aussi d’autres, plus âgés – refusent-ils d’agir dans l’amour et l’obéissance à leur Seigneur, et de répondre à sa requête : Faites ceci en mémoire de moi ? Ces premiers croyants ne fixaient pas leur regard sur l’homme et ses défaillances, mais sur le Seigneur Jésus, et ils étaient heureux d’obéir à la demande de leur Sauveur.

Ensuite, ils persévéraient dans les prières. C’était quelque chose de collectif aussi bien que de privé. Pourtant, tellement souvent, c’est la réunion qui est le moins suivie. Avons-nous oublié la puissance de la prière ? Avons-nous oublié que la Bible dit que les hommes devraient toujours prier ? Nous, les plus âgés, décourageons-nous les jeunes avec nos prières de dix à quinze minutes, qui couvrent tout ce à quoi nous pouvons penser, de A à Z, en laissant peu de place aux autres ?

Quelques soient les raisons de ce manquement, décidons d’agir fermement ensemble devant le Seigneur pour remédier à cela et améliorer la réunion de prières.

Si nous désirons la bénédiction individuelle et collective (celle de l’assemblée), suivons fidèlement ces recommandations. Cela nécessite de l’ardeur. Quand on persévère, cela signifie qu’on va jusqu’au bout de la tâche. C’est ce que le Seigneur désire que nous fassions, vous et moi.

D’après the Lord is near avril 1978

« Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui devaient être sauvés » Actes 2. 47.

L’ASSEMBLÉE DE DIEU EST COMPOSÉE DE TOUS CEUX QUI ONT CRU EN JÉSUS CHRIST COMME SAUVEUR

Les critiques ont dit que à l’assemblée avait été ajouté par les traducteurs. Cependant, il est évident que c’est le Seigneur qui ajoutait ceux qui devaient être sauvés – sauvés pour quoi ? – c’est une œuvre divine qui va au-delà du salut.

En 1 Corinthiens 12. 13, nous trouvons que « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps ». Par un acte divin nous sommes baptisés (ou entrés) dans cette chose appelée le seul corps. Mais ensuite, en Éphésiens 1. 22 et 23, nous lisons que Christ est « chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps ». Colossiens 1. 24 parle de « son corps (le corps de Christ) qui est l’assemblée ». Au chapitre 1. 18 il dit aussi que Christ « est le chef du corps, de l’assemblée ».

Cela est encore plus clair en Éphésiens 2. 14 à 16, où il est parlé des Juifs et des Gentils : « des deux il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait… afin de créer les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps par la croix ». Le passage de Actes 2. 47 parle du fait merveilleux que le Seigneur Lui-même ajoute des croyants au seul corps – son assemblée – après leur salut. Quelle chose bénie que nous appartenions à cette véritable Église universelle !

D’après the Lord is near avril 1978

« Veillons les uns sur les autres pour nous stimuler à l’amour et aux bonnes œuvres, n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes comme quelques-uns ont l’habitude faire, mais nous exhortant l’un l’autre, et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher » Hébreux 10. 24 et 25.

L’IMPORTANCE POUR LES CROYANTS, D’ÊTRE PRÉSENTS AUX RÉUNIONS

Nous avons vu, ces derniers jours, le début de l’Église, en Actes 2. Nous avons vu que ces premiers croyants étaient enflammés pour le Seigneur. Ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, et en se réjouissant de l’œuvre pratique pour le Seigneur selon les directives données par les apôtres.

Nous vivons maintenant 2000 ans plus tard. Le témoignage visible de la véritable Église est tristement divisé. L’attraction du monde est très active. L’automobile, la télévision, les journaux, les livres, la radio nous dérobent le temps, mais nous avons encore besoin de la communion des apôtres. Nous avons besoin de nous rassembler. Nous avons besoin de veiller les uns sur les autres, de sortir de notre ordinaire pour aider, exhorter, encourager – et même reprendre dans l’amour chrétien. Tout cela, c’est stimuler – pousser dans la bonne direction – à l’amour et aux bonnes œuvres. Cet amour et ces bonnes œuvres, c’est ce qui plaît au Seigneur, non pas ce qui est sentimental ou venant de nos propres pensées.

Tout cela est fondé sur le fait de nous rassembler, pour des réunions, pour le travail, pour des projets, pour chanter, pour des repas. Nous sommes un, non pas isolés, et pourtant nombre d’entre nous agissent comme si nous n’avions pas de responsabilité sauf d’être au culte de temps en temps le dimanche matin. Mais le Seigneur vient bientôt et le courant du déclin spirituel est de plus en plus rapide. Nous rassemblerons-nous souvent, et ainsi nous encouragerons-nous, ou serons-nous ceux qui sont connus pour être absents des réunions ? Qu’en est-il de vous ?

D’après the Lord is near avril 1978

« Je laverai mes mains dans l’innocence, et je ferai le tour de ton autel, ô Éternel ! pour entonner la louange et pour raconter toutes tes merveilles » Psaume 26. 6 et 7

PASSER À LA CUVE AVANT DE PARTICIPER À L’ADORATION

Le roi David, le doux psalmiste d’Israël, avait à l’esprit, quand il écrivit ce psaume, l’autel d’or, l’autel de l’encens. Cet autel était dans le lieu saint du tabernacle, devant le voile. L’encens devait être brûlé matin et soir sur l’autel – un encens continuel devant l’Éternel (Ex. 30. 8). Cet encens nous parle de la bonne odeur de Christ, qui est toujours devant Dieu. Mais avant que le sacrificateur puisse entrer dans le lieu saint pour accomplir ses services, il devait se laver à la cuve.

Ces types ou figures nous donnent des leçons valables. Nous aussi, comme famille sacerdotale, nous entrons dans un lieu saint qui n’est pas fait de mains, pour offrir les sacrifices spirituels de louange envers Dieu. Quel privilège ! Si nous l’apprécions comme il doit l’être, nous verrons, comme David, la nécessité de nous arrêter à la cuve, pour le lavage d’eau par la Parole, afin que nous soyons moralement convenables pour la présence de Dieu. C’est seulement alors que nous aurons la liberté de rendre grâces à Dieu. Quel sera le thème de notre cantique ? Sera-ce nous-mêmes ou notre purification ? Non ! Ce ne peut être que les gloires de Christ, sa personne, son œuvre et son amour. Toute la maison doit n’être remplie que de son parfum. C’est « le lieu de la demeure de ta gloire » (Ps. 26. 8). Tout ce qui est du premier homme, la chair, serait une intrusion et doit être jugé comme tel avant d’entrer sur un tel terrain saint. « Que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe » (1 Cor. 11. 28).

D’après the Lord is near avril 1978

« Et tu feras une lame d’or pur, et tu graveras sur elle, en gravure de cachet : Sainteté à l’Éternel ; et tu la poseras sur un cordon de bleu, et elle sera sur le devant de la tiare et elle sera sur le front d’Aaron ; et Aaron portera l’iniquité des choses saintes que les fils d’Israël auront sanctifiées, dans tous les dons de leurs choses saintes » Exode 28. 36 et 38.

NOUS NE POUVONS APPORTER À DIEU QUE DES SACRIFICE PURIFIÉS

Dieu avait racheté Israël de l’esclavage de l’Égypte à main forte et à bras étendu. Quand les fils d’Israël virent que tous leurs ennemis avaient péri dans la Mer Rouge, ils élevèrent un cantique de louange à leur Dieu. Ils auraient dû garder cette attitude de reconnaissance, mais au lieu de cela, ils tombèrent rapidement dan l’ingratitude et les murmures. En conséquence, tous les adultes sauf deux moururent dans le désert. Cependant, Dieu désirait rester leur Dieu et demeurer au milieu d’eux. Il leur commanda de construire un lieu de rencontre et un propitiatoire d’où Il pourrait leur parler. De plus, Il institua la sacrificature – un groupe choisi qui pouvait s’approcher de Lui pour le peuple. Ces deux ordonnances rappelaient constamment que le peuple pécheur ne pouvait maintenir sa relation avec Dieu que par sa grâce, puisque aucun d’eux ne pouvait accomplir la Loi qu’Il leur avait donnée par Moïse.

Mais même les sacrificateurs étaient souillés, comme également tout ce qu’ils présentaient à Dieu. Cela resta vrai jusqu’à ce que Celui qui est saint, sans tache et sans défaut, vienne, à la plénitude des temps – notre Seigneur Jésus Christ. La lame d’or avec son inscription « Sainteté à l’Éternel » parlait de Lui comme le seul juste fondement pour tout homme venant dans la présence de Dieu.

Oui, notre grand Souverain Sacrificateur est véritablement Sainteté à l’Éternel. Les mérites du Seigneur sont vus et remplissent le Lieu Saint. Cela nous donne pleine assurance et hardiesse et une paix parfaite avec Dieu.

D’après the Lord is near avril 1978

« Que feront ceux qui sont baptisés pour les morts, si les morts ne ressuscitent absolument pas ? Pourquoi même sont-ils baptisés pour eux ? » 1 Corinthiens 15. 29.

LA BIBLE AFFIRME LE FAIT DE LA RÉSURRECTION

On se moqua de Paul quand il parla, à Athènes, de la résurrection des morts. Lorsqu’il parla de ce sujet au roi Agrippa, il dit : « Pourquoi, parmi vous, juge-t-on incroyable que Dieu ressuscite des morts ? » (Act. 26. 8). Bien sûr, la résurrection est au-delà du raisonnement humain, de sa puissance et de sa logique. Mais c’est une vérité très précieuse pour chacun de nous qui avons été sauvés par la foi dans le Seigneur ressuscité. Pourtant, il y avait quelques chrétiens à Corinthe qui refusaient de la croire. L’apôtre Paul profitait de cette occasion pour expliquer que la religion chrétienne entière est basée sur la résurrection de Christ.

Paul affirme que le Seigneur Jésus a assuré, par sa propre résurrection, que tous ceux qui croient en Lui ressusciteront aussi des morts. Adam a apporté la mort à tous les hommes naturels ; Christ a apporté la vie éternelle à tous les croyants.

Le verset ci-dessus n’est pas difficile à expliquer après que vous aurez compris que beaucoup ont été baptisés avant nous, et que beaucoup le seront après nous. Si tous ceux là ne devaient pas être ressuscités, cela n’aurait pas de sens, pour aucun d’entre nous, d’être baptisé pour la mort de Christ et pour l’espérance d’être ressuscité, lorsque nous rendons témoignage. Dans le baptême, nous nous identifions à un Sauveur qui est mort pour nous et qui est ressuscité pour nous, et ce témoignage chrétien se poursuit bien que beaucoup se soient endormis.

Refuser à la fois la résurrection de Christ et notre propre résurrection conduit inévitablement à penser : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Cor. 15. 32), tandis que la conviction que Jésus a été ressuscité pour (en vue de) notre justification remplit l’âme d’une joie céleste.

D’après the Lord is near avril 1978

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie… nous vous l’annonçons » 1 Jean 1. 1 et 2.

LE SEIGNEUR JÉSUS, L’OBJET DE NOTRE ADORATION

De même que nous goûtons et digérons ce que nous mangeons, nous devons regarder et estimer ce que nous voyons. Contempler ou méditer n’est pas contradictoire à l’action, comme le voit bien l’apôtre Jean, qui a écrit ce verset. Il a annoncé à beaucoup d’autres – y compris nous – ce qu’il avait contemplé avec tellement d’attention.

Nous ne nous intéressons pas à des fables habilement inventées, qui ont leur source dans l’imagination ou l’enthousiasme humain. Après que les apôtres aient été témoins oculaires du ministère du Seigneur Jésus, de sa mort, de sa résurrection et de son ascension, ils furent inspirés par le Saint Esprit pour partager la Parole de la vie avec nous, afin que nous puissions avoir communion avec eux et avec le Père. Leur témoignage n’était pas seulement à la gloire et à la puissance du Seigneur ; il concernait aussi sa venue (2 Pier. 1. 16).

Contempler, en rapport avec la connaissance, c’est comme la digestion en rapport avec les aliments – nous en avons par là tout le bénéfice. En contemplant la Parole de Dieu, nous recevons la conscience et la joie de la vie éternelle. Contempler exige du temps et de la tranquillité, mais cela fortifie et stabilise l’âme. De l’activité sans contemplation est vide et même dangereux. Le passage de Jean 1. 14 dit : « Nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du père ». L’Objet que nous contemplons est le même que celui des apôtres – la gloire et la beauté personnelles du Seigneur Jésus Christ. Le résultat de cela, c’est certainement l’adoration et la louange.

D’après the Lord is near avril 1978

« Et Nakhash, l’Ammonite, monta et campa contre Tabès de Galaad. Et tous les hommes de Tabès dirent à Nakhash : Fais alliance avec nous, et nous te servirons. Et Nakhash l’Ammonite, leur dit : Je traiterai avec vous, à la condition que je vous crève à tous l’œil droit et que je mette d’opprobre sur tout Israël » 1 Samuel 11. 1 et 2

REFUSER LES COMPROMIS AVEC LA VÉRITÉ

Récemment nous avons beaucoup entendu le mot détente, un mot nouveau que chaque personne semble interpréter à sa manière. Cela semble sans doute mieux que compromis, mais le résultat est le même. Satan agit de la même manière, et ainsi sape notre force spirituelle, comme nous le voyons dans le verset ci-dessus. Nakhash (qui signifie un serpent) campe contre Israël, le peuple de Dieu. Israël n’avait point de force pour faire face à l’ennemi, parce que, dans leurs cœurs, ils avaient mis l’Éternel de côté comme leur roi (1 Sam. 12. 12). Parce qu’ils (comme nous) ne pouvaient pas se comparer à l’ennemi dans leur état naturel, et qu’ils marchaient à distance de l’Éternel, ils furent bientôt prêts à faire des concessions , et ainsi à servir l’ennemi. Quel prix terrible à payer pour le compromis – la perte de leur œil droit ! Bien qu’ils aient encore pu voir, ils ne pouvaient plus estimer la distance relative et étaient donc inutiles dans la bataille.

Pour nous, aujourd’hui, le compromis implique toujours la perte du discernement spirituel. De plus, quand le discernement spirituel décline, les enfants de Dieu deviennent une honte. Le monde surveille les chrétiens de profession, et nous traite souvent d’hypocrites à cause de notre manque de réalité pratique. Cette condition déplorable résulte du fait d’avoir abandonné notre premier amour – une affection réelle pour Christ et pour sa Parole.

Grâces soient à Dieu de ce que, dans l’incident en question, Il intervint, et que l’Esprit de Dieu éleva Saül pour diriger la bataille contre l’ennemi. Si nous laissons Dieu agir, Il est à même de nous garder de chute dans ce jour de compromis général. Soyons attentifs à ne pas perdre la force spirituelle.

D’après the Lord is near avril 1978

« La crainte de l’Éternel, c’est de haïr le mal » Proverbes 8. 13.

NE PAS FAIRE DE COMPROMIS

Quand la Parole de Dieu nous dit de haïr quelque chose, cette haine n’est pas comme celle qui caractérise les hommes naturels, dont il est dit qu’ils étaient haïssables et nous haïssant les uns les autres. La haine, de la part de Dieu, est une horreur totale du mal et de tout ce qui est contre Dieu.

Nous avons des lois qui protègent notre nourriture contre l’empoisonnement. Pourtant, notre nourriture, notre eau, et l’air, sont maintenant au point d’être dangereux. Mais qu’en est-il de la nourriture spirituelle polluée ? Ce qui est prêché et enseigné du haut de nombreuses chaires dites chrétiennes est-il réellement de la nourriture spirituelle saine ? Ceux qui ont malheureusement peu de discernement pour juger entre la vérité et l’erreur, sont-ils trompés par des demi-vérités et des fables ? Ce qui est le plus alarmant, c’est que le cerveau des enfants soit empoisonné à l’école par la théorie dite de l’évolution, qui affirme que Dieu n’a pas réellement créé le monde, mais qu’il s’est juste développé par lui-même. Il en résulte la dégradation morale que nous voyons tout autour de nous, et le rejet de la crainte de Dieu, et même de la voix de la conscience. Cela se terminera dans l’apostasie (une chute) sous le règne des « bêtes » d’Apocalypse 13.

Nous, qui sommes nés de nouveau, sommes sauvés de ce présent siècle mauvais qui est dans le monde, et avons une espérance nouvelle et vivante par la connaissance de la résurrection de Christ. Puisque Dieu va bientôt juger ce monde, nous devrions avoir les pensées orientées vers le ciel, et ainsi, haïr le mal dans le monde, en ne le tolérant pas un instant dans notre vie quotidienne. Le monde crie pour la tolérance et hait la séparation du mal. Cependant, le Seigneur nous enseigne de faire une différence claire et distincte entre le bien et le mal et de « choisir ce qui est bon ».

D’après the Lord is near avril 1978

« L’homme violent excite la querelle, mais celui qui est lent à la colère apaise la dispute » Proverbes 15. 18.

COMMENT RÉAGIR AUX ACCUSATIONS ?

Un frère fidèle trouva sur son pas de porte un papier méchant et moqueur. Il le lut tranquillement et le déploya devant le Seigneur sans en parler à personne. Le dimanche suivant, il dit à l’assemblée : Un ami m’a apporté une lettre, chez moi, dans laquelle il me montre mes fautes. Je l’ai lue, je me suis examiné, et j’ai trouvé que beaucoup de cela était vrai. La racine de beaucoup de ces choses dont parle cet ami est au fond de mon cœur. Seule la grâce de Dieu m’a empêché de les accomplir. Mon ami me connaît tellement bien que je suppose qu’il est présent avec nous aujourd’hui. Je l’invite cordialement à venir pour que je puisse lui rendre la lettre, parce que je l’aime bien.

Un autre homme de Dieu avait un panier sans fond par-dessus la tête pendant qu’il prêchait, pour se rendre ridicule. Il dit simplement : C’est loin d’être une couronne d’épines !

Comment vous et moi aurions-nous réagi dans ces cas ? Souvenons-nous toujours des paroles de l’apôtre Paul : « L’amour ne se vante pas, … il n’impute pas le mal, … il endure tout » (1 Cor. 13. 5) La source d’un tel amour, c’est le Seigneur Lui-même, et Il cherche à le trouver en nous qui portons son nom. En montrant dans notre conduite ce que nous avons vu en Lui et appris de Lui, nous ornons la doctrine de notre Dieu et Sauveur en toutes choses.

De Lui il est dit que « quand il était outragé, il ne rendait pas l’outrage, mais se remettait à Celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23). Nous n’avons pas à nous défendre nous-mêmes contre des accusations d’autres personnes. Souvent les autres peuvent voir nos défauts mieux et plus vite que nous-mêmes. Bien que les autres aient la responsabilité de nous les montrer de manière pieuse et affectueuse, nous sommes responsables de supporter la parole d’exhortation.

D’après the Lord is near avril 1978

« De même, le dixième jour de ce septième mois, c’est le jour des propitiations : ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » Lévitique 23. 27.

LE JOUR MÉMORIAL DE LA MORT DE CHRIST

Le grand jour des propitiations venait neuf jours après que les trompettes aient appelé le peuple à venir dans la présence de son Dieu. Il leur était dit alors d’affliger leur âme ; de se rappeler leurs péchés et de s’en repentir, et de rechercher le pardon de la part d’un Dieu saint. Un agneau devait être égorgé et son sang présenté, en étant aspergé devant le propitiatoire, le trône de Dieu. Le travail, sous toutes ses formes, était strictement interdit, ce qui rappelait qu’ils ne pouvaient rien ajouter de leurs propres actions à la valeur du sang. Les exigences de Dieu sur eux ne pouvaient pas être satisfaites sauf en voyant le sang – la mort d’un agneau sans tache. Seul Aaron, le souverain sacrificateur, qui avait été choisi et oint pour ce service, pouvait aller présenter ce sacrifice.

Notre relation avec un Dieu saint a été semblable. Nous n’avions rien en nous qui puisse satisfaire ses justes exigences, mais grâce à Lui, Il y a pourvu dans le Seigneur Jésus comme grand Sacrificateur et aussi comme un Agneau sans tache, qu’Il put accepter pour notre rédemption éternelle. Le sacrifice du Seigneur ne demande pas à être répété comme celui qui était offert chaque année, le grand jour des propitiations, et on ne peut rien lui ajouter – aucune bonne œuvre que nous puissions essayer d’accomplir par nos propres efforts.

Quand nous comprenons cela, nous avons la liberté d’entrer dans le lieu très saint en pleine assurance de foi, en particulier quand nous comprenons aussi que le voile entre le lieu saint et le lieu très-saint a été déchiré quand le Seigneur a crié : « C’est accompli ».

D’après the Lord is near avril 1978