
Quel Sauveur merveilleux je possède !
Il s’est sacrifié pour moi,
Et sa vie innocente il cède
Pour mourir sur l’infâme bois.
Refrain. Attaché à la croix pour moi,
Attaché à la croix pour moi,
Il a pris mon péché,
Il m’a délivré…
Attaché à la croix pour moi.
Il renonce à ses droits, il se donne
Pour le plan rédempteur de Dieu,
D’un Dieu juste et saint qui l’abandonne…
Oh ! quel prix pour me rendre heureux !
Refrain. Attaché à la croix pour moi,
Attaché à la croix pour moi,
Il a pris mon péché,
Il m’a délivré…
Attaché à la croix pour moi.
Maltraité, rejeté par les hommes,
Meurtri pour mes iniquités,
Sa justice parfaite il me donne,
Et la vie à perpétuité.
Refrain. Attaché à la croix pour moi,
Attaché à la croix pour moi,
Il a pris mon péché,
Il m’a délivré…
Attaché à la croix pour moi.
Cantique n°47 des Venez à Moi
1er aspect. La cène, souvenir de la mort du Seigneur.
1ère étape. J’aimerais que l’on voie ensemble le cheminement de quelqu’un parmi vous qui aimerait répondre au désir du Seigneur en réponse à son grand amour.
Il dit en Matthieu 26. 26 à 30 : « Prenez, mangez ; ceci est mon corps » en parlant du pain et : « Buvez-en tous » en parlant de la coupe.
En Marc 14. 22 à 26, on voit le Seigneur redire les mêmes paroles : « Prenez ; ceci est mon corps » et on voit aussi : « ils en burent tous » (ce qui est la réponse de Matthieu 26. 27).
En Luc 22. 14 à 20, il y a une insistance de l’Esprit. Le Seigneur dit : « J’ai fort désiré de manger cette pâque avec vous, avant que je souffre » puis Il prend la coupe de la pâque avec ses disciples (v. 17) et institue ensuite la cène (v. 19 et 20).
Lorsque le Seigneur Jésus dit « J’ai fort désiré », ce n’est pas en relation avec la cène, mais avec la pâque. C’est la 7ème et dernière pâque avant sa réalisation effective – Paul dira plus tard : « Notre pâque, Christ, a été sacrifiée » (1 Cor. 5. 7).
Et enfin en 1 Corinthiens 11. 20 à 34, l’Esprit revient une dernière fois sur ce désir du Seigneur. Il dit en parlant du pain : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » et pour la coupe : « Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi » (v. 24 et 25).
On voit donc dans ces différents passages que le Seigneur nous demande de nous souvenir de Lui et alors, par amour pour Lui, nous souhaitons répondre à sa demande et nous souvenir de Lui (1er aspect). C’est ce que j’appellerai la première étape.
2ème étape. Tu en fais part à un frère (quelqu’un de ta famille ou un frère de l’assemblée. Celui-ci te dit alors : « Je suis très heureux que le Seigneur t’ai mis à cœur de répondre à sa demande et de t’engager. Je vais en parler en réunion de frères ».
3ème étape. À la réunion de frères, ta demande est présentée et, admettons, deux ou trois frères désirent te voir pour parler de ta demande.
4ème étape. Tu vois les deux ou trois frères qui expriment leur joie de te voir t’engager. Ce n’est pas un examen de passage pour savoir si tu sais tout (personne ne sait tout !) mais pour partager avec toi quelques pensées – et ce sont ces pensées que je voudrais partager avec vous. Ils veulent également voir si tu appartiens au Seigneur, si tu as été baptisé et si ta vie honore le Seigneur et aussi quelles sont tes « associations » éventuelles avec un mal moral ou doctrinal.
5ème étape. Mais finissons : ces frères sont libres à ton égard, ils en parlent en réunion de frères. Les sœurs portent aussi l’exercice et sont libres aussi et, au bout de quelque temps après ta demande, tu peux prendre la cène (sache que dès le moment où tu en as fait la demande, pour le Seigneur c’est comme si tu la prenais !) On ne peut participer à la cène sur son propre témoignage, c’est pourquoi l’assemblée (frères et sœurs) prend la décision d’admettre et pas seulement 2 ou 3 frères ou l’ensemble des frères.
6ème étape. Tu prends la cène pour la première fois ! Et normalement pour toute ta vie !
Mais revenons maintenant à ces pensées que tu as partagées avec les frères et que j’aimerai partager avec toi.
J’ai vécu la même chose que toi et je peux la partager avec toi. Moi aussi j’ai demandé ma place pour répondre à sa demande et pour me souvenir de Lui. Mais il y a aussi quelque chose de très important à comprendre : la cène du Seigneur se prend à la table du Seigneur. Et ce n’est pas une invention d’hommes, mais 1 Corinthiens 10 nous parle de la table du Seigneur. 1 Corinthiens 11 nous parle de la cène du Seigneur et il y a des points importants à considérer.
2ème aspect. La table nous parle de communion. Nous avons communion avec le sang et le corps de Christ (v. 16), on peut parler de communion verticale. J’ai communion avec Lui quand je prends le pain et le vin.
Mais je ne suis pas seul et j’ai communion avec mes frères et sœurs, c’est-à-dire que nous avons communion ensemble à toutes les bénédictions qui nous ont été apportées par le sang de Christ. C’est une communion horizontale.
Il y a enfin une communion avec l’autel (v. 18 à 22), c’est-à-dire que nous participons à tout ce qui exprimé là où je prends la cène. Est-ce que la Parole a son autorité là où je prends la cène ou bien est-ce que des pensées humaines sont rajoutées. Est-ce qu’il y a du mal moral ou doctrinal ?
Si nous disons que nous sommes à la table du Seigneur, nous devons vivre en conséquence et le Seigneur et sa Parole doivent avoir toute leur autorité dans notre vie individuelle et collective. Cela ne veut pas dire que nous sommes parfaits mais que nous désirons obéir au Seigneur et à sa Parole.
Si nous sommes à la table du Seigneur, nous n’avons pas le droit de dire que les autres croyants ne sont pas à la table du Seigneur (le Seigneur le sait) ou pire qu’ils soient à la table des démons ! Au verset 21, c’était du temps des corinthiens mais la Parole nous a conservé cette expression assez forte pour nous faire réfléchir à la sainteté de la table du Seigneur.
Si je suis à la table du Seigneur, je ne peux pas prendre la cène dans un milieu chrétien car je participe à ce qui se passe dans ce milieu (nomination d’un pasteur, enseignement des femmes dans l’assemblée, mal moral non réglé car l’on pense que chacun prend la cène sous sa propre responsabilité alors que c’est une responsabilité collective).
Par contre, nous pouvons recevoir un autre croyant comme membre du corps de Christ, après un profond exercice de l’assemblée toute entière (frères et sœurs) à ce sujet, mais nous n’allons pas développer ce sujet ici.
Le troisième aspect, quand nous prenons la cène, c’est celui du témoignage. « Toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor. 11. 26).
Cette annonce se fait jusqu’au retour du Seigneur. La Parole de Dieu ne prévoit pas de période dans l’histoire de l’Église où les croyants devraient cesser de se souvenir du Seigneur (et pourtant elle l’a fait !) ou même un croyant qui ne prendrait plus la cène un certain temps, parce que, par exemple, il serait dans un mauvais état. Nous verrons plus tard ce qu’il doit faire.
Cette annonce – ou ce témoignage – se fait de façon invisible et de façon visible :
– De façon invisible : le Seigneur et ses anges voient que nous célébrons la cène. Satan et ses anges le voient aussi et Satan sait très bien que nous proclamons sa défaite.
– De façon visible : ceux qui ne prennent pas la cène et les enfants nous voient prendre le pain et la coupe tous les dimanches – et normalement, cela suscite des questions.
Le quatrième aspect, c’est le jugement de nous-mêmes et c’est ce que nous voyons dans les versets 28 à 32 de 1 Corinthiens 11.
Autrefois, en Exode 30. 17 à 21, les sacrificateurs devaient passer par la cuve d’airain pour se laver les mains et les pieds. Ici au verset 28, il faut s’éprouver soi-même. Cela ne veut pas dire de se faire éprouver par un autre mais de confesser au Seigneur et peut-être à d’autres en quoi nous avons manqué. Quand nous péchons, il vaut mieux le confesser de suite, sinon le samedi et si nous n’y avons pas pensé le dimanche matin. Veillons à avoir des comptes courts avec le Seigneur ! Nous devons nous juger car :
– La table du Seigneur est sainte.
– Nous ne devons pas prendre la cène indignement (v. 27). Nous ne sommes jamais dignes mais cela veut dire : dans un mauvais état spirituel.
Le cinquième aspect et pour terminer sur une note positive : la manifestation de l’unité du Corps de Christ.
1 Cor. 10. 17 : « Nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps ».
Tous les vrais croyants qui appartiennent au Seigneur Jésus, font partie du Corps de Christ. Quand nous prenons le pain, nous rappelons ceci également ! Il ne faut pas oublier les autres croyants !
L’après : participation active aux réunions de prières, au culte (action de grâce, indication de cantique).
Questions.
Question 1
Pourquoi le Seigneur Jésus insiste-t-il autant sur le fait de se souvenir de Lui à travers le pain et la coupe ?
Que nous apprend cela sur son amour et sur son désir pour les croyants ?
Question 2
Quelles motivations devraient pousser un chrétien à demander sa place à la cène ?
Est-ce avant tout une tradition, un devoir ou une réponse d’amour au Seigneur ?
Question 3
Que signifie l’expression « la table du Seigneur nous parle de communion » ?
Avec qui sommes-nous en communion lorsque nous prenons la cène ?
Question 4
Selon 1 Corinthiens 11, pourquoi est-il important de s’examiner soi-même avant de prendre la cène ?
Comment peut-on concrètement avoir des « comptes courts » avec le Seigneur ?
Question 5
En quoi la cène est-elle aussi un témoignage ?
Qui voit ce témoignage et quel message transmet-il ?
Question 6
Quand nous prenons le pain, pourquoi est-il important de penser à tous les croyants qui appartiennent au Seigneur Jésus ?
Que nous enseigne l’image du « seul pain, un seul corps » ?
Questions supplémentaires
Qu’est-ce qui te touche le plus dans ce que ce texte dit de la cène et de la relation avec le Seigneur Jésus ?
Est-ce que tu envisages de prendre ta place à la Table du Seigneur ? Si oui, est-ce que tu as peur ? Quels sont les points qui te retiennent ?
Est-ce une finalité ? Qu’est-ce que cela implique dans la vie de l’assemblée ?