TRADUCTION DE FEUILLETS (173)

« Je chanterai à l’Éternel durant ma vie, je chanterai des cantiques à mon Dieu tant que j’existerai » Psaume 104. 33.

HAENDEL ET LE MESSIE

Georg Friedrich Haendel (1685-1759) est estimé comme l’un des plus grands compositeurs de la période Baroque. Il était grand, mangeait et buvait beaucoup, pouvait composer sans arrêt pendant vingt heures de suite, et avait une énergie créative presque intarissable.

Il était aussi connu pour ses accès de colère. Une fois il menaça un musicien de le jeter par la fenêtre parce qu’il ne suivait pas ses indications. Aussi sa musique est puissante, simple, expansive, et d’une force majestueuse (en particulier dans les chœurs) – et pleine des mélodies les plus glorieuses.

Haendel était né à Halle, en Saxe. En 1710, il alla pour la première fois en Angleterre, qui devint sa seconde patrie. À Londres, Haendel composa surtout des opéras. En 1737 il eut une grave attaque. Les médecins pensèrent qu’il ne serait plus jamais capable de travailler. Mais contrairement à toute attente, sa santé fut complètement rétablie.

Par les épreuves qu’il vécut, Haendel devint humble et ouvert à Dieu. Dès lors, il se détacha petit à petit de l’opéra et composa des oratorio anglais avec surtout du contenu biblique. En 1741 il composa son œuvre la plus connue, le Messie, en guère plus de trois semaines. Cette œuvre décrit le chemin du Sauveur, Jésus Christ, depuis l’annonce de sa venue, sa naissance, sa mort, son retour, et la résurrection des croyants. Haendel donna le produit de son œuvre aux orphelins et aux pauvres.

Dix ans plus tard, Haendel perdit la vue. Sur son lit de mort, il se fit lire des psaumes et des versets de la Bible encourageants. Ses dernières paroles furent le verset de la Bible qu’il avait mis en musique dans le « Messie » : « Je sais que mon Rédempteur est vivant ».

D’après the good Seed juillet 2026

« Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » Matthieu 5. 16.

ARISTIDE AU SUJET DES CHRÉTIENS

Aristide d’Athènes, un philosophe grec du 2ème siècle, se convertit au christianisme. Quand l’empereur Adrien visita Athènes, Aristide lui présenta son apologie, une défense de la foi chrétienne. En voici quelques extraits.

« Mais les chrétiens, ô Roi… ont trouvé la vérité. Car ils connaissent Dieu et se confient en Lui, le Créateur du ciel et de la terre, … d’où ils reçoivent les commandements qu’il gravent dans leur esprit et observent, dans l’espérance et l’attente du monde qui est à venir.

C’est pourquoi ils ne commettent pas adultère ou fornication, ne portent pas de faux témoignages, ne convoitent pas ce qui n’est pas à eux, honorent père et mère, font du bien à leurs voisins… et ce qu’ils ne souhaitent pas que d’autres leur fassent, ils ne le font à personne d’autre… Ils parlent aimablement à ceux qui les agressent et les traitent en amis ; à leurs ennemis ils font volontiers de bonnes actions… Ils marchent avec toute humilité et bonté. On ne trouve pas de fausseté parmi eux. Ils s’aiment les uns les autres. Ils ne négligent pas les veuves, ils sauvent les orphelins loin de ceux qui les maltraitent. Quiconque possède quelque chose le partage généreusement avec celui qui en manque. Lorsqu’ils voient un étranger, ils le prennent chez eux et jouissent de l’avoir avec eux comme si c’était leur frère. Et s’ils apprennent que l’un d’eux est en prison ou opprimé pour le nom de Christ, ils pourvoient tous à ses besoins et si possible, assurent qu’il soit relâché.

N’est-ce pas là un beau témoignage qui pousse les chrétiens à vivre comme Christ en a donné l’exemple ?

D’après the good Seed juillet 2026

« Elle (la sagesse) est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent ; et qui la tient ferme est rendu bienheureux » Proverbes 3. 18.

« Le fruit du juste est un arbre de vie, et le sage gagne les âmes » Proverbes 11. 30.

« L’attente différée rend le cœur malade, mais le désir qui arrive est un arbre de vie » Proverbes 13. 12.

LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST SEUL DONNE LA VIE

Dieu avait planté les arbres dans le paradis (Éden) afin qu’ils soient, pour l’homme, un plaisir pour les yeux et bons comme nourriture. Ils étaient une source constante de joie : l’homme n’avait pas à travailler dur pour obtenir cette bénédiction. L’arbre de vie dépassait tous les autres arbres de ce point de vue. C’était un lien entre le Créateur et ses créatures, leur rappelant que la vie dépendait de Lui, de qui il provenait. Ce lien fut brisé par la désobéissance de l’homme. Dès lors, l’homme n’a plus Dieu devant son cœur. Il désire plutôt avoir le monde, sans Dieu. La convoitise de la chair le dirige. Mais aucune de ces choses ne lui donne accès à l’arbre de vie : on ne peut y accéder que par la foi.

Quand Christ est venu, en la plénitude du temps, Il était une racine sortant d’une terre aride, le rameau. En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Il a porté nos péchés en son propre corps sur le bois, Il est ressuscité hors du tombeau et a annoncé : Parce que je vis, vous vivrez.

Les versets ci-dessus, des Proverbes, affirment que les croyants peuvent déjà goûter les joies de la sagesse et de l’espérance célestes, et porter déjà du fruit par le Saint Esprit qui habite en eux. Ils ont maintenant, en Christ, dans le Saint Esprit, et dans sa Parole, un arbre de vie, une source abondante de rafraîchissement constant et varié. La pleine croissance, et l’abondance de fruit de l’arbre de vie seront dans le Millénium, comme cela est décrit en Apocalypse 22. Mais alors comme maintenant, seuls ceux qui sont venus à la croix y auront droit. Le Seigneur Jésus est le pain de vie, l’eau de la vie, la parole de vie : Il est la vie.

D’après the Lord is near février 1978

« C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : pour s’y être livrés, certains se sont égarés de la foi et se sont transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 10.

L’AMOUR DE L’ARGENT, UNE PLAIE CHEZ LES CHRÉTIENS

La raison pour laquelle Dieu nous avertit si sérieusement, c’est qu’Il sait comment un tel amour est enraciné dans tout cœur humain. Toute personne non sauvée aime le monde et les choses du monde au lieu d’aimer Dieu et sa Parole. Seuls ceux qui ont reçu une nouvelle nature par la nouvelle naissance peuvent aimer les choses qui ne sont pas de ce monde. Leur cœur est déjà au ciel avec leur Sauveur. Donc, avoir l’esprit tourné vers les choses du ciel est le seul remède efficace contre l’amour de l’argent et d’autres formes de mondanité.

Nous tous, croyants, devons tenir compte de cette mise en garde contre l’amour de l’argent, parce que nous pouvons en être si facilement affectés. Ce passage ne parle pas seulement des riches. Quiconque souhaite avoir plus d’argent afin de pouvoir acquérir plus de choses du monde, ou en avoir autant que untel, est dominé par ce désir pécheur. Un tel désir appauvrit l’âme envers Dieu. De nombreuses disputes amères (concernant des héritages, etc…) ont eu lieu parmi les enfants de Dieu à cause de l’amour de l’argent. Éprouvons notre cœur et purifions-nous de cette forme de mondanité.

D’après the Lord is near février 1978

« Je me suis beaucoup réjoui d’avoir trouvé de tes enfants qui marchent dans la vérité, comme nous en avons reçu le commandement de la part du Père » 2 Jean 4.

MARCHER DANS LA VÉRITÉ POUR PLAIRE AU SEIGNEUR

La joie de voir d’autres croyants marchant dans la vérité est une joie vraiment spirituelle qui donne rafraîchissement et force, en particulier dans des temps de découragement général. Mais avant que nous puissions marcher dans la vérité, nous devons d’abord être amenés des ténèbres à la lumière. Le Seigneur a fait cela de manière merveilleuse, en versant d’abord son sang pour le pardon de nos péchés, puis en envoyant l’Esprit de vérité dans notre cœur, pour nous conduire dans toute la vérité. Nous avons ainsi été sanctifiés (mis à part pour Dieu) afin de pouvoir marcher dans la vérité. Nous n’avons plus à ignorer les pensées du cœur du Père et du Fils, parce que le Saint Esprit et les Écritures rendent témoignage de tout le conseil de Dieu.

La vérité inclut la doctrine du seul corps de Christ et de l’Assemblée. L’une des dernières choses sur le cœur du Seigneur avant qu’Il quitte la terre, c’était « que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » (Jean 17. 21). Cette unité de tous les croyants en un seul corps a été créée par le baptême dans la puissance du Saint Esprit le jour de la Pentecôte, et elle ne peut pas être rompue. Cependant nous pouvons manquer de garder le sentier pratique correspondant à cette grande vérité. Marchant dans la vérité, comme il nous est recommandé dans le verset ci-dessus, comporte donc cette vérité pratique de l’unité de l’Esprit.

D’après the Lord is near février 1978

« Afin de te faire connaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vivra de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel » Deutéronome 8. 3.

LE SENS SPIRITUEL DE CE PASSAGE

Le Seigneur Jésus donna un sens plus profond à ce verset que son interprétation habituelle : c’est que nous avons besoin, non seulement de nourriture pour notre corps, mais aussi pour notre âme, que nous recevons en lisant la Parole de Dieu.

Quand les fils d’Israël quittèrent l’Égypte, ils emportèrent de la pâte pour des pains sans levain et de la pâte pour du pain, mais ces provisions furent vite épuisées. Que faire, alors ? Ils ne savaient pas quelle serait la durée de leur traversée du désert. Mais Dieu, Lui, le savait. Cependant, Il permit qu’ils aient faim avant de leur donner une nouvelle nourriture, céleste. Ils n’avaient jamais entendu parler d’un tel pain venant du ciel – ni ne l’avaient goûté. Par cela ils auraient dû apprendre qu’ils pouvaient toujours faire confiance à Dieu, qui s’était révélé à Abraham par ces paroles : « Je suis le Dieu Tout-puissant ; marche devant ma face et sois parfait » (Gen. 17. 1).

D’où venaient le pain et la viande que les corbeaux apportaient à Élie ? Qui fournissait la farine et l’huile à la veuve de Sarepta ? Qui fit que l’huile continua à couler de la cruche de la femme qui avait demandé de l’aide à Élisée ? Bien sûr, de Dieu seul.

Pendant ses tentations, quand le Seigneur Jésus cita le passage ci-dessus, Il aurait pu, sans aucun doute, transformer des pierres en pain. Mais au lieu de cela, Il choisit de rester complètement dépendant de son Père. Ainsi, le sens profond, le secret de vivre de la Parole qui sort de la bouche de l’Éternel, c’est de Lui faire entièrement confiance, et ainsi de permettre qu’Il dirige pleinement notre vie.

D’après the Lord is near février 1978

« Moi, je vous baptise d’eau pour la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales : lui vous baptisera de l’Esprit Saint et de feu » Matthieu 3. 11.

LES DEUX TYPES DE BAPTÊME

Jean le baptiseur assemble ici les deux grands faits de la première et de la deuxième venues de Christ. Les prophéties de l’Ancien Testament avaient présenté ces deux évènements sans indiquer la longue durée de temps entre eux, aussi Jean les voyait ensemble.

Nous, aujourd’hui, savons que le baptême du Saint Esprit est le fait de donner de la puissance (au travers de l’assemblée) pour établir le royaume de Dieu en grâce (comme il en est maintenant), alors que le baptême de feu accompagnera le royaume de Christ quand Christ reviendra sur la terre avec puissance et gloire. Le Saint Esprit (dans la puissance duquel les croyants furent baptisés à la Pentecôte) nous rend témoignage, à nous, croyants, que nous sommes enfants de Dieu par grâce, et que, en tant que tels, nous sommes saints et séparés du monde ; le baptême de feu est l’application du jugement divin en rapport avec les hommes.

Les langues de feu divisées, le jour de la Pentecôte, étaient le témoignage de Dieu, que son jugement avait été exécuté sur Christ, et se répandait sur les nations comme sur les Juifs. Mais quand Jean le baptiseur parlait du baptême de feu, il se référait au juste jugement que le Messie exécutera quand Il reviendra sur la terre. La terre sera alors comme une aire ou l’on bat, où le Seigneur nettoiera complètement le froment de l’ivraie, par un juste jugement et un feu inextinguible. Mais cela, c’est l’opposé de ce qu’Il fait dans le temps présent par le Saint Esprit. Aujourd’hui, les personnes sont sauvées et scellées du Saint Esprit comme appartenant à Dieu.

D’après the Lord is near février 1978

« – Je ne possède ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche » Actes 3. 6.

LE CHRÉTIEN DOIT POUVOIR COMMUNIQUER SA FOI EN JÉSUS CHRIST

Cette guérison en public, à la belle porte du temple à Jérusalem, était la première démonstration, après la Pentecôte, de la puissance du Saint Esprit dans les disciples de Christ. Un mendiant boiteux fut guéri par la foi dans le nom de l’Homme de Nazareth, que le peuple avait crucifié, mais que Dieu avait ressuscité et glorifié. Le Seigneur n’accomplissait plus personnellement les miracles. Les apôtres agissaient pour Lui en son nom. Pierre n’avait aucun pouvoir en lui-même, mais le Seigneur au ciel, qu’il servait, était le même que Celui avec Lequel il avait marché sur la terre. La seule puissance et la seule bénédiction que Pierre pouvait communiquer au pauvre mendiant dans le besoin était sa foi dans le Sauveur ressuscité et glorifié. Quand Pierre dit au mendiant de les regarder, lui et Jean, son compagnon, il fixa l’attention et l’espoir du mendiant sur le Seigneur, dont il était l’apôtre.

Beaucoup de personnes, négligées, ignorantes et dégradées, nous demandent de l’aide, espérant peut-être recevoir de l’argent. S’ils sont réellement dans le besoin, nous ne devrions pas le leur refuser, mais nous avons quelque chose de beaucoup plus important à leur donner. Si nous leur communiquons réellement notre propre foi dans le Seigneur Jésus et les dirigeons vers le Sauveur, il feront comme ce mendiant qui sauta de joie et loua Dieu. Ceux qui verront cela seront remplis d’étonnement et d’admiration pour ce qui s’est passé.

D’après the Lord is near février 1978

« Faites ceci en mémoire de moi » Luc 22. 19.

« Faites ceci en mémoire de moi » 1 Corinthiens 11. 24.

LE SENS DE LA CÈNE POUR LES CROYANTS

Ces paroles, de la bouche du Seigneur Jésus, furent données en relation avec la fraction du pain, la participation au pain et au vin. On a souvent dit que c’était une demande, non pas un commandement, mais la requête du Seigneur devrait être pour nous un commandement. En tous cas, ce n’est pas un choix : le Seigneur nous a demandé de nous souvenir de Lui, et quel privilège c’est de le faire le dimanche.

Nous parlons quelquefois de la fraction du pain comme d’un temps où nous nous souvenons de Lui dans sa mort sur la croix. Ce n’est pas une affirmation erronée, mais seulement incomplète. Nous devons nous souvenir de Lui, ce qui comporte beaucoup plus que de sa mort pour nous. J.N. Darby dit que le mot souvenir a la pensée de parler de moi activement. Penser à Lui sur le trône éternel. Penser à Lui, lorsque Il voile sa gloire et vient sur la terre comme Homme. Penser à Lui comme un enfant obéissant, soumis à ses parents (un exemple pour tous les enfants). Penser à sa parfaite obéissance au Père. Penser à sa vie parfaite, où tout était équilibré et en bon ordre. Penser à sa grâce et sa miséricorde pour tous autour de Lui – à sa bienveillance et sa compassion. Penser à ses miracles. Penser à la croix, à Lui y allant volontairement et étant abandonné de son Dieu, et portant là nos péchés en son corps sur le bois. Penser à sa résurrection et à son ascension, et à Lui maintenant comme Homme à la droite de Dieu !

D’après the Lord is near février 1978

« J’ai trouvé que Dieu a fait l’homme droit ; mais eux, ils ont cherché beaucoup de raisonnements » Ecclésiaste 7. 29.

L’HOMME COMPLIQUE TOUT

Salomon déplorait le fait que la vie était devenue compliquée par de nombreux services ou inventions artificiels. De telles choses n’étaient pas nécessaires en Éden, où l’homme était droit et pas gâché, n’ayant pas de joug de péché à porter. Il pouvait parler et marcher librement avec son Créateur. Cependant, cette droiture fut vite perdue. Depuis lors, l’homme a œuvré pour inventer beaucoup de choses pour satisfaire son désir de connaissance, de confort, de sécurité et d’estime de soi. Mais toutes ces inventions, même les meilleures, ne remplacent pas la véritable communion avec Dieu et la connaissance de la vérité divine : le joug et le lien du péché, et la crainte de la mort subsistent.

Quand l’aveuglement humain atteignit son comble dans la crucifixion de Christ, Dieu, avec une pure grâce, se révéla pleinement dans la face de Jésus Christ. Pour cela Il envoya le Saint Esprit dans le cœur de ceux qui, par une grâce divine, avaient découvert que Jésus, le Nazaréen, était le Fils du Dieu vivant, qui avait été frappé comme leur substitut. Nous, croyants, sommes maintenant capables de marcher avec droiture devant Lui sans craindre la malédiction de la Loi. Nous sommes aussi délivrés de nombreuses inventions religieuses, vaines et déroutantes, dont l’homme s’est entouré. « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ». Cependant, nous avons besoin d’être chaque jour soigneux pour être libérés de nombreuses autres inventions humaines qui nous font perdre notre temps, dans lesquelles nous pouvons si facilement être impliqués.

D’après the Lord is near février 1978

« Soyez donc sobres et veillez » 1 Pierre 5. 8.

GARDER LES YEUX OUVERTS SUR LES DANGERS DU CHEMIN

Un conducteur surveille les panneaux routiers dans les deux directions et les signaux, tandis qu’un marin surveille sa boussole et son écran de radar pour la même raison. Nous, comme pèlerins loin de chez nous, regardons à l’heureuse lumière de l’Étoile du matin, le Seigneur Jésus, en nous réjouissant dans l’espérance du jour nouveau. Mais nous devons aussi être vigilants contre les attaques de Satan, notre ennemi mortel, et être aussi attentifs quant aux pièges qu’il pose pour que nous trébuchions.

Les disciples dormaient pendant que le Seigneur vivait une terrible agonie dans la jardin de Gethsémané. Il leur dit ensuite : N’avez-vous pas pu veiller une heure avec moi ? Pour nous, maintenant, cette heure, c’est maintenant, l’heure pendant laquelle notre Seigneur est rejeté par le monde. Il nous a avertis : Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation. La prière nous garde en contact personnel avec Lui, pendant qu’Il prie pour nous afin que notre foi ne soit pas ébranlée par les attaques vicieuses de Satan.

Nous devons donc à la fois veiller et attendre sa venue, et être vigilants, bien éveillés et conscients des dangers spirituels qui sont partout. Ne soyons pas insouciants, en ayant la fausse illusion que le monde, aujourd’hui, n’est pas aussi mauvais qu’il l’était quand les hommes ont crucifié Christ. Il est pire ! Les nombreux divertissements modernes tout autour de nous sont des pièges contre lesquels nous devons être sur nos gardes. Si nous ne pouvons pas aller quelque part ou à tel divertissement en pleine communion avec le Seigneur, refusons clairement d’y aller.

Quand le Seigneur dit à ses disciples : Ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : Veillez – Il parlait de vous et de moi, cher compagnon de pèlerinage.

D’après the Lord is near février 1978

« Afin que tu le possèdes pour toujours, non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave, comme un frère bien-aimé » Philémon 16.

LA VIE CHRÉTIENNE EN PRATIQUE

Ce verset se trouve dans la lettre pleine de grâce et de délicatesse, écrite depuis la cellule de prison de l’apôtre Paul, à son ami Philémon à Colosse, concernant le retour d’Onésime, l’esclave de celui-ci, qui avait été converti par le moyen de Paul. Le Saint Esprit nous montre ici une application remarquable de grâce et de vérité en Christ. En lisant cette lettre, nous sommes rafraîchis par l’amour fraternel authentique de tous ceux qui sont mentionnés : Paul, Philémon, Appia (la femme de Philémon) ; Archippe, un serviteur – et toute l’assemblée. Il y avait une identification mutuelle de la foi, et une condition spirituelle qui faisait agir cette foi en pratique.

La lettre de Paul nous donne une leçon valable aujourd’hui, c’est que la grâce élève les relations mutuelles où nous nous trouvons naturellement ou dans la société, et leur donne de la dignité. Le bien que nous voyions et reconnaissions dans un autre, frère ou sœur, qu’ils soient serviteurs ou employés dans le commerce, est ce que la grâce de Dieu a produit en eux, de sorte qu’ils sont de bien-aimés frères et sœurs en Christ, membres de la famille de Dieu. Philémon avait le témoignage d’avoir réconforté d’autres croyants, probablement par son hospitalité. Même l’apôtre, dans sa prison à Rome, espérait profiter de ce témoignage, et il serait rafraîchi par la nouvelle que Philémon avait reçu comme un frère son esclave en fuite. C’est ainsi que la grâce en action s’appliquait aux relations mutuelles de la vie quotidienne.

D’après the Lord is near février 1978

« Que chacun demeure dans la condition où il se trouvait quand il a été appelé. As-tu été appelé comme esclave, ne t’en mets pas en peine » 1 Corinthiens 7. 20.

ÊTRE FIDÈLES COMME CHRÉTIENS LÀ OÙ DIEU NOUS À PLACÉS

Les croyants désirent souvent changer de lieu de travail pour avoir plus d’occasions de témoigner de leur foi. Mais nos occupations quotidiennes sont aussi une vocation, un appel divin, que nous ne devrions pas abandonner à la légère. De plus, nous devons tous reconnaître, si nous sommes honnêtes, que les occasions ne manquent pas pour témoigner, à l’endroit même où le Seigneur nous a placés. Si l’amour de Christ nous y contraint réellement, nous parlerons volontiers avec les personnes dans le besoin, et peut-être affamées, autour de nous chaque jour. Nous devons aussi montrer toute honnêteté envers nos employeurs, dans le travail pour lequel il nous a engagés. Le Seigneur Lui-même mettra sa bonne main sur ceux qui désirent agir ainsi, afin qu’ils soient bien traités par leurs maîtres terrestres.

Quant à la question d’élargir notre champ de service, remettons-nous en au Maître de la vigne. Il prévoit, choisit, appelle, qualifie et envoie ses serviteurs. Il ôte les obstacles, rend droits les sentiers irréguliers, et donne les paroles justes, au bon moment et dans le bon esprit. La fidélité dans les petites choses, au lieu même où le Seigneur nous a placés, avec du contentement et de la patience, est de plus en plus rare aujourd’hui, dans ce temps d’ambition pour avancer, mais il est très précieux aux yeux du Maître. « Des pommes d’or incrustées d’argent, c’est la parole dite à propos » (Prov. 25. 11).

D’après the Lord is near février 1978

« Éternel ! Ta parole est établie à toujours dans les cieux » Psaume 119. 89.

CROIRE LA BIBLE SANS DISCUTER : ELLE EST LA VÉRITÉ

Ce verset, certainement, nous élève et nous fortifie, parce qu’il nous montre que nous nous tenons sur un rocher qui ne sera jamais ébranlé, même si de grands changements se produisent autour de nous. Ce rocher, c’est la Parole de Dieu. Beaucoup prétendent que la Bible est démodée. Voltaire, le philosophe fameux, décrétait, au 18ème siècle, que cinquante ans plus tard, il n’y aurait plus de Bibles. Mais cinquante ans plus tard, sa propre maison fut le lieu d’activité d’une compagnie de publication de Bibles. Les hommes prétendent qu’ils ont fait tellement de progrès scientifiques qu’ils ne peuvent plus croire la Bible, mais la Bible reste une merveille de précision scientifique. Pendant ce temps, la Bible continue à atteindre le cœur et la conscience des hommes partout dans le monde, leur montrant le seul chemin vers le vrai bonheur et la stabilité et la force spirituelles. Des criminels, des alcooliques, et des personnes adonnées à la drogue sont changés d’un jour à l’autre. Le message de la Bible, pour eux, c’est d’abord qu’ils sont des pécheurs perdus, puis que Dieu les aime et leur offre le pardon et une sécurité éternelle. Riches et pauvres, personnes éduquées ou non, jeunes et vieux, ont besoin de l’évangile, et sont bénis s’ils l’entendent et l’acceptent simplement par la foi. Par milliers, de telles personnes découvrent que ce message est aussi frais et actuel qu’il l’était il y a 2000 ans. Le Seigneur Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mat. 24. 35).

La meilleure chose que vous puissiez faire, cher ami, c’est de lire et de croire ce livre merveilleux. Il contient des promesses qui sont données par Dieu qui ne peut mentir. La plus grande de ces promesses, pour vous, c’est le don de la vie éternelle.

D’après the Lord is near février 1978

« Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu » Jean 1. 1 et 2.

LA PAROLE EST DIEU LUI-MÊME

Le mot grec employé ici pour la Parole a le sens de « tout ce que quelqu’un dit, avec l’intention ou la pensée sous-jacentes ». Mais dans ce verset, Logos (Parole) est employé comme un nom de Dieu le Fils. Le Fils est Celui qui révèle. L’Homme Christ Jésus, ce Verbe, a complètement révélé Dieu à l’homme. L’apôtre Paul dit même que nous (les croyants) avons la pensée de Christ. À cause de Christ et de son œuvre accomplie, le Saint Esprit peut nous révéler la pensée de Dieu, même pour notre marche quotidienne, et jusque dans les plus petits détails. Que notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ est grand et merveilleux !

Ce mot, Parole (Logos), c’est Dieu. Il n’est pas une créature, mais le Créateur. Il n’y a pas d’article (un ou le) entre Au et commencement dans ce passage. Quel que soit le commencement – le commencement de l’homme, des cieux et de la terre (Gen. 1. 1), des anges ou de n’importe quoi d’autre, – la Parole était déjà et Il (Elle) était avec Dieu – avec le Père et le Saint Esprit, – et avec Dieu – leur égal en toutes choses. Les Témoins de Jéhovah disent qu’Il était seulement un Dieu, mais cet article ne s’y trouve pas. Le verset ci-dessus, et Hébreux 1. 8 (et beaucoup d’autres passages) montrent clairement au lecteur honnête que cette Parole est Dieu Lui-même, l’une des trois Personnes égales de la Déité. Il est vraiment Dieu et Homme parfait dans la même Personne bénie !

D’après the Lord is near février 1978

« Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité » Jean 1. 14.

GARDER NOTRE REGARD FIXÉ SUR CHRIST

Nous avons vu hier Jean 1. 1 et la grandeur de ce Verbe, Dieu le Fils. Mais cette seule connaissance au sujet du Seigneur ne nous serait d’aucune aide sans la vérité du passage de ce jour.

Cette Parole devint chair et habita au milieu de nous. Il est mort pour nous. Il nous a sauvés. Quel amour ! Quelle grâce ! Le dimanche nous devrions particulièrement Le contempler, Lui et sa gloire. J’ai vu des personnes se tenir devant un tableau pendant un grand moment. Ils examinaient les traits, les couleurs, le style de tel ou tel maître. N’étant pas un artiste, je passe à côté de beaucoup de la beauté qui est là, parce que je ne regarde que le tableau. Peut-être que nous, de même, nous manquons de voir la beauté de notre Seigneur Jésus Christ, parce que nous ne Le regardons que pendant quelques minutes, peut-être seulement au culte – et que nous manquons de Le contempler (de L’étudier, de méditer sur Lui) au cours de la semaine. Cependant, si nous sommes comme l’apôtre Jean, qui aimait s’appuyer sur la poitrine du Seigneur, être tout près de Lui, nous Le contemplerons de la même manière et verrons « une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité ». Cette gloire, cette grâce et cette vérité seront tellement plus brillantes que le faible éclat de ce monde que nous garderons le regard fixé sur lui, loin des attraits de ce monde.

D’après the Lord is near février 1978

« Car les montagnes se retireraient et les collines seraient ébranlées, que ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et que mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi » Ésaïe 54. 10.

LA FERME ASSURANCE EN CHRIST DU CHRÉTIEN

Il est difficile de trouver des mots plus forts qu’une telle conviction, qu’une telle assurance, que ceux-là, de Dieu Lui-même – nous assurant de son amour immuable. Ils étaient adressés à un peuple infidèle, qui avait démérité de toutes les prétentions aux promesses données à leurs pères. Leur infidélité et leur idolâtrie avaient ébranlé les fondements de l’alliance de Dieu avec eux. Mais l’Éternel, leur Rocher, les restaurera encore quand ils retourneront à Lui et reconnaîtront son Fils comme leur Messie. De nombreuses révolutions ont lieu sur la terre, qui renversent des conditions apparemment stables parmi les hommes, mais « sa bonté ne se retirerait pas » d’avec nous.

Quand les terreurs de la colère de Dieu tomberont à la fin sur la terre, les hommes fuiront dans les cavernes pour se cacher de devant « la colère de l’Agneau qui est assis sur le trône ». Pourtant, ce sera en vain. Ils n’échapperont pas. Ils ont refusé les invitations répétées du Sauveur plein d’amour pendant le temps de la grâce, et ils connaîtront alors son jugement.

Aujourd’hui, il nous est rappelé par ce verset que l’homme est sans aide contre les forces de la nature, comme les tremblements de terre et les inondations. Si de telles choses, même maintenant, frappent de terreur le cœur de l’homme, de sorte qu’il s’enfuit, plein de crainte et tremblant, que cela sera bien pire quand le temps de la grâce sera passé.

Le Seigneur Jésus est le vrai Rocher des âges, qui ne sera jamais ébranlé ou retiré. Son amour est plus fort, plus ferme, et plus permanent que les plus hautes montagnes de la terre. Notre sécurité et notre refuge éternel sont en Lui.

D’après the Lord is near février 1978

« Et il (Gédéon) lui dit : Ah ! Seigneur, avec quoi sauverai-je Israël ?… Et l’Éternel lui dit : Moi je serai avec toi » Juges 6. 15 et 16.

FAIRE ENTIÈREMENT CONFIANCE À DIEU

En lisant le livre des Juges, nous remarquerons que l’Esprit de Dieu nous montre une certaine faiblesse de chacun des juges. Othniel était jeune ; Ehud était gaucher ; Débora était une femme ; Gédéon se plaignait : Mon millier est le plus pauvre en Manassé, et je suis le plus jeune dans la maison de mon père. Mais Dieu emploie ce qui est faible. Dieu a choisi ceux qui sont faibles et méprisés dans le monde pour montrer sa puissance aux forts, et pour que, également, aucune chair ne se vante devant Dieu. Dieu désire que quiconque se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. Il est impossible pour nous de trop nous reposer sur Dieu, ou de nous considérer trop faibles. Nous devons toujours à nouveau être conscients que nous ne pouvons pas faire quoi que ce soit de valable sans le Seigneur.

Mais quand nous prenons conscience de notre faiblesse, Lui peut montrer sa puissance à travers nous et ainsi se servir de nous. Voyez comme Il a agi ainsi avec Gédéon. Il a dit à cet homme humilié qui se confiait si peu en lui-même : « Va avec cette force que tu as et tu sauveras Israël de la main de Madian » (v. 14). Dieu l’avait d’abord encouragé avec la promesse : Moi je serai avec toi. Cela était plus important que l’armure humaine. David vécut la même chose quand il combattit contre Goliath, et nous aussi ferons la même expérience si nous nous rejetons complètement sur le Seigneur. « J’écouterai ce que dira Dieu, l’Éternel ; car il dira paix à son peuple et à ses saints. Mais qu’ils ne retournent pas à la folie ! » (Ps. 85. 8).

D’après the Lord is near février 1978