TRADUCTION DE FEUILLETS (169)

« Veillons et soyons sobres » 1 Thessaloniciens 5. 6.

UNE NOUVELLE ANNÉE DE GRÂCE

Il y a un an, nous nous demandions si le Seigneur viendrait cette année. Cela n’a pas été. Est-ce que cela vous décourage ? Il ne le faut pas. Nous savons que le jour et l’heure ont été définis il y a longtemps, et que rien ne les changera. En conséquence, Dieu n’allonge pas son jour de grâce. D’après tout ce que nous voyons autour de nous, cette heureuse heure zéro est bien proche, peut-être cette année. Parce que nous savons que cette venue est si proche, nous devrions être plus vigilants, plus dans l’attitude de l’attente ! Mais c’est aussi une pensée sérieuse. Quelle part de notre vie a été perdue sur nous-mêmes et sur des choses terrestres ? Tout cela perdra bientôt toute sa valeur, même quant au temps. Au début de cette nouvelle année, nous avons besoin de juger sérieusement notre vie – notre travail, nos passe-temps, nos distractions, les choses qui nous font perdre du temps, nos comportements, et notre relation avec Dieu, avec nos frères, avec l’assemblée, et avec notre famille – tout cela dans la lumière de son proche retour.

Que la grâce de Dieu est merveilleuse ! 2 Pierre 3. 9 nous dit que « le Seigneur ne tarde pas en ce qui concerne la promesse, comme certains estiment qu’il y a du retard ; mais il est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance. » Mais quand son Assemblée sera complète, quand la dernière pierre vivante sera mise en place par la puissance divine, ce cri de rassemblement sera entendu et l’enlèvement aura lieu. Quelle perspective – et cela peut arriver cette année ! Veillons et soyons sobres !

D’après The Lord is near janvier 1978

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16.

LA BIBLE, TOUTE ENTIÈRE INSPIRÉE DE DIEU, EST LA VÉRITÉ

Nous sommes très reconnaissants à Dieu de ce qu’Il a préservé sa Parole de la corruption. Comme un roc immuable, comme un phare, comme une source fraîche jaillissant dans un désert, la Parole de Dieu demeure vivante et puissante. Elle offre encore une boisson fraîche et vivifiante pour toute âme assoiffée qui est insatisfaite avec les formes mortes de religion humaine ou naturelle. La Bible indique le moyen d’échapper aux tromperies cachées et dangereuses de Satan, pour toute personne qui recherche honnêtement la vérité. Celui qui l’a donnée est encore le même, Celui qui « ne peut mentir ». Tous ceux qui acceptent la vérité obtiendront la stabilité, le calme, une ferme conviction, la paix de l’esprit et l’assurance d’une sécurité éternelle.

Si nous lisons la Bible sans ressentir tout de suite ces effets, la raison en est en nous, non pas dans la Bible, ni dans sa traduction – à condition que celle-ci soit exacte et pas simplement une paraphrase – en employant ses propres mots pour ce que la personne pense que l’hébreu ou le grec veulent dire.

Nous devrions donc, en finissant une traduction, chercher premièrement l’exactitude plus qu’un style moderne fluide. C’est pourquoi nous avons choisi la nouvelle traduction de J.N. Darby pour ce calendrier. Cependant, si quelqu’un insiste pour avoir une traduction plus moderne, la New American Standard Bible est l’une des meilleures. Ce que Dieu attend de nous quand nous lisons sa Parole, c’est une attention soutenue, la disposition à être enseignés, et du temps pour méditer sur elle.

D’après The Lord is near janvier 1978

« La prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 21.

L’ORIGINE DIVINE DE LA BIBLE

Nous avons lu, sur le calendrier, que « toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Tim. 3. 16). C’est le grand fait. Le passage d’aujourd’hui nous dit comment cette inspiration s’est produite. Dieu, avant tout, a choisi de saints hommes de Dieu – des hommes qui étaient connus pour leur piété. Si nous désirons que Dieu nous emploie, nous devons agir comme de saints hommes et femmes de Dieu, chez nous, au travail et dans l’assemblée locale.

Ces saints hommes, alors, parlaient sous l’action du Saint Esprit. Même s’ils employaient chacun son propre style, le Saint Esprit les faisait chacun parler – ou écrire – exactement ce qu’Il voulait qu’ils écrivent, jusqu’aux mots eux-mêmes – d’où l’expression inspiration verbale. Ces saints hommes obéissaient, bien qu’ils n’aient pas toujours compris ce qu’ils étaient poussés à écrire.

1 Pierre 1. 10 à 12 nous dit que « les prophètes qui ont prophétisé concernant la grâce qui vous était destinée, se sont informés et enquis avec soin ; ils recherchaient quel temps ou quelle sorte de temps l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, quand il rendait par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient. Et il leur fut révélé que ce n’était pas pour eux-mêmes, mais pour vous, qu’ils administraient ces choses ». Cela se rapporte d’abord aux Écritures de l’Ancien Testament, mais cela est vrai de toute la Bible, comme nous l’avons vu.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Dieu nous l’a révélé par Son Esprit ; car l’Esprit sonde tout, même les choses profondes de Dieu… Et nous en parlons, non selon des paroles enseignées par la sagesse humaine, mais selon des paroles enseignées de l’Esprit, communiquant des choses spirituelles par des moyens spirituels » 1 Corinthiens 2. 10 à 13.

NOUS NOURRIR DE LA PAROLE DE DIEU

Nous avons vu comment nous avons reçu les écritures de l’Ancien Testament. Le passage d’aujourd’hui nous donne l’inspiration du Nouveau Testament. Dieu a révélé sa pensée à l’apôtre Paul et aux autres apôtres. C’est la révélation. Ensuite, les apôtres, par des mots inspirés par le Saint Esprit, ont communiqué cette révélation aux hommes sous forme orale et écrite (l’inspiration). Mais un troisième élément est nécessaire – la compréhension spirituelle. « L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car pour lui elles sont folie ; et il ne peut pas les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2. 14). En recevant la vie spirituelle et la nouvelle naissance, nous sommes « participants de la nature divine » et avons la vie éternelle. Le Saint Esprit aussi habite en nous et « Il vous enseignera toutes choses » (Jean 14. 26). Quelle bénédiction d’être capables de comprendre les choses spirituelles !

Quel livre merveilleux nous avons dans la Bible ! Bien qu’elle contienne beaucoup d’histoire, de nombreux faits, beaucoup d’exhortations, de nombreuses règles ou commandements et beaucoup de prophétie, toutes ces choses, d’une manière ou d’une autre, magnifient Jésus Christ. Il est le thème central de ce Livre des livres. Quand nous le négligeons, nous Le négligeons ! Nous L’attristons et manquons d’avoir communion avec Lui et d’avoir la paix de Dieu qu’Il désire pour nous.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Quel est donc l’avantage du Juif… ? Grand de toute manière, et d’abord en ce que les oracles de Dieu leur ont été confiés » Romains 3. 2.

LE PRIVILÈGE, POUR LES CHRÉTIENS, D’AVOIR LA PAROLE DE DIEU

Ces derniers jours nous avons regardé comment Dieu nous a donné les Saintes Écritures. Mais c’étaient les écrits originaux, beaucoup d’entre eux écrits plus de mille ans avant Jésus Christ. Personne, aujourd’hui, ne possède un seul de ces écrits originaux. Comment pouvons-nous donc être certains que nos Bibles correspondent aux manuscrits originaux ?

Nous devons d’abord avoir la foi, que notre Dieu d’amour, qui a pris un tel soin pour inspirer les écrits originaux, n’aurait pas permis qu’ils soient dégradés. « Nous marchons par la foi, non par la vue » (2 Cor. 5. 7). Mais Dieu n’a pas manqué de soin pour gérer ces écrits. Il plaça ses écrits, ses paroles, dans les mains des Juifs, et leur donna un soin presque fanatique de ces saints Écrits. L’histoire nous rapporte le soin extrême avec lequel les nombreux scribes juifs faisaient leur travail, une page après l’autre. Non seulement ils relisaient soigneusement leur travail, mais ils comptaient les lettres. Comme les lettres hébraïques servaient aussi de nombres, les scribes ajoutaient aussi le contenu numérique de chaque page et les vérifiaient avec l’original ou avec la meilleure copie qu’ils possédaient. Je comprends que les différences entre les nombreux manuscrits que nous avons sont d’environ d’un mot sur mille, les différences étant pour la plupart très mineures. Ainsi nous voyons que Dieu peut veiller sur sa Parole et l’a conservée exacte pour nous aujourd’hui.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Tout ce qui est réprouvé par la lumière est manifesté. Car ce qui manifeste tout, c’est la lumière » Éphésiens 5. 13.

LE CHRÉTIEN DOIT VIVRE DANS LA LUMIÈRE DE LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR JÉSUS

Beaucoup de croyants avancent sans se réjouir dans le Seigneur, n’étant pas conscients de leur condition d’acceptation. Ils ont besoin que le Seigneur les réveille en leur disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi » (Éph. 5. 14). La place spirituelle normale et juste pour tout croyant, c’est d’être consciemment dans la présence du Seigneur.

Cette place devrait être aussi le point de départ de tout ce que nous faisons ou ne faisons pas. C’est seulement de ce point de vue que nous discernons le vrai caractère de tout ce qui est devant nous, et c’est seulement de là que nous pouvons trouver le sentier dans lequel nous devons marcher. Il dit : « Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ».

Beaucoup d’entre nous, sinon tous, serions étonnés si nous nous trouvions soudain réellement dans la présence du Seigneur, avec ses yeux fixés sur nous comme ils l’étaient sur Pierre qui L’avait juste renié. Comme Pierre, nous sortirions et nous pleurerions amèrement. Nous pouvons avoir affirmé bien haut notre fidélité à Christ, mais nous essayons de nous réchauffer en nous tenant près des cheminées du monde. Puisse ce regard de grâce et d’amour rencontrer nos yeux et produire des larmes de repentance et un réel changement de cœur et de marche. Cela nous ramènerait personnellement au Seigneur, et serait aussi ressenti collectivement dans l’assemblée, rendant tout plus significatif là.

Très bientôt, nous devons tous paraître devant le tribunal de Christ. Cette pensée nous remplira de joie si nous sommes déjà dans sa présence pour notre vie quotidienne.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Voyant la ville, il (Jésus) pleura sur elle en disant : – Si tu avais connu, toi aussi, au moins en cette journée – la tienne – ce qui t’apporterait la paix ! mais maintenant, cela est resté caché à tes yeux » Luc 19. 42.

LA DERNIÈRE OFFRE DE SALUT DU SEIGNEUR JÉSUS AUX JUIFS

C’était le jour de Jérusalem, le jour de sa visitation. Zacharie 9. 9 s’accomplissait littéralement devant ses yeux par son Messie, le Fils de David. Il entra dans Jérusalem dans la majesté morale de la débonnaireté et de la grâce, chevauchant sur le petit d’un âne afin que tous puissent Le voir. Ses disciples L’acclamèrent, mais les chefs du peuple rejetèrent même cette dernière offre de grâce.

Le cœur tendre du Sauveur pleura sur la dureté de cœur de ceux vers lesquels Il venait en grâce. Il ne reçut que de la haine pour tout son amour. Il s’était déjà souvent offert à eux, en essayant de les rassembler comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, mais ils ne le voulaient pas. Quelques jours plus tard, dans le jardin de Gethsémané, le Seigneur dit à ceux qui venaient pour l’arrêter que c’était maintenant leur jour. Ils étaient remplis de leur haine aveugle, entièrement sous le pouvoir de Satan, ayant le cœur complètement endurci. C’était la conséquence d’avoir laissé passer le jour pendant lequel Il leur parlait en grâce, sans L’avoir accepté.

Ils étaient alors frappés d’un aveuglement justicier, et le Seigneur annonce la destruction de Jérusalem, bien qu’Il pleurât sur la cité bien-aimée et ses enfants. Cette destruction eut lieu quand les Romains conquirent la ville et la mirent en ruines, en 70 après J.C. Tout cela nous montre qu’il n’y a rien d’aussi terrible et fatal que le rejet de la grâce de Dieu dans la personne de son Fils, le Seigneur Jésus. Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur ! Êtes-vous sauvés ?

Pourquoi voulez-vous vous passer de Lui ?

N’est-Il pas la bonté même ?

N’est-Il pas mort pour vous sauver ?

N’est-Il pas tout ce dont vous avez besoin ?

D’après The Lord is near janvier 1978

« De très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au tombeau, comme le soleil se levait » Marc 16. 2.

LE PREMIER DIMANCHE

Après que le Seigneur Jésus soit mort et que son corps ait été mis dans le sépulcre neuf de Joseph d’Arimathée, les femmes qui L’avaient suivi préparèrent des aromates et des huiles pour L’embaumer. Elles restèrent tranquilles le jour du sabbat, selon la Loi (Luc 23. 56). Elles aimaient beaucoup le Seigneur mais en même temps elles désiraient obéir aux commandements de la Loi.

Mais dès que le sabbat fut passé, elles préparèrent leur action. Tôt le matin du premier jour de la semaine, elles se hâtèrent vers le sépulcre, ne sachant pas ce qui était arrivé entre-temps. Elles arrivèrent trop tard, parce que le Père, dans toute sa puissance, son amour, sa justice et sa gloire les avait précédées et avait ressuscité d’entre les morts son Fils bien-aimé. Le tombeau était vide.

Le lever du soleil avait fait apparaître un nouveau jour, nouveau non seulement physiquement nouveau, mais une création totalement nouvelle. Le Seigneur ressuscita seulement quand le huitième jour avait commencé – huit étant le chiffre d’un nouveau commencement. Il n’était pas ressuscité d’entre les morts jusque-là parce qu’Il devait être le Chef d’une nouvelle création. C’était dans la pensée de Dieu que la vieille création se termine le septième jour et qu’une nouvelle création commence le huitième (ou premier) jour. Cela a fait du premier jour de la semaine le jour du Seigneur, un jour de fête pour tous les chrétiens. Nous devons honorer le Seigneur ressuscité le premier jour de la semaine comme Lui appartenant – non pas un jour de repos ou un jour de plaisir, mais un jour de service spécial pour Lui, qui inclut de se rassembler autour de Lui pour nous souvenir de Lui.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Vous avez enduré un grand combat de souffrances… Vous avez accepté avec joie d’être dépouillés de vos biens, sachant que vous avez pour vous-mêmes des biens meilleurs et permanents » Hébreux 10. 32.

UN TÉMOIGNAGE DE SOUMISSION À LA VOLONTÉ DE DIEU

Les champs de blé d’un paysan chrétien faisaient prévoir une moisson particulièrement bonne. Cependant, quelques jours avant la moisson, un terrible orage balaya la région. Quand l’orage se termina, le paysan prit son fils par la main et ils allèrent ensemble inspecter les champs. La moisson était perdue, et le père en eut les larmes aux yeux. Le garçon regarda son père, s’attendant à l’entendre exprimer des paroles de plaintes amères. Au lieu de cela, il l’entendit dire : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1. 21). Bien des années plus tard, quand le jeune garçon était devenu un homme, il dit : – C’était le sermon le plus impressionnant que j’aie jamais entendu. Une telle foi, soumise mais inébranlable, dans le cœur de son père, avait attiré son cœur au Sauveur. Le père avait souffert une très grande perte, mais par sa foi il avait gagné son fils à Christ.

Le verset cité par le père était pris dans Job, le patriarche dont Dieu, dans sa sagesse, avait permis qu’il connaisse beaucoup d’épreuves. Mais aujourd’hui nous lisons « la fin du Seigneur » – qu’Il est plein de compassion et de pitié. En vérité, « ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin » (Lam. 3. 22) ; la pleine mesure de cette compassion divine est vue à la croix de Christ, où « Il m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi ». Il ne peut pas nous éprouver sans nous donner en même temps une compensation pour l’épreuve. Nous savons que nous avons un héritage céleste bien meilleur que quoi que ce soit de terrestre.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien… Il produira ta justice comme la lumière, et ton droit comme le plein midi » Psaume 37. 3 et 6.

FIDÈLES AU MAÎTRE

Comme disciples du Seigneur Jésus nous passons à travers ce monde par la foi, en nous confiant en Lui et en L’attendant. Il nous a confié un talent, que nous ne devons pas enterrer, mais employer pour Lui. Cependant, perdre de vue son retour nous fera enterrer notre talent, et en conséquence, nous serons sans fruit pour Lui. Inversement, jouir continuellement de son amour et se reposer sur Lui nous rendra capables de produire beaucoup de fruit pour Lui. Nous plairons alors à notre Maître, de bonne volonté et avec joie, et nous serons ainsi riches en bonnes œuvres. Les choses du monde perdront leur attrait tandis que nous attendrons chaque jour le retour du Maître qui nous a confié le talent. Ses paroles : « Bien, bon et fidèle esclave : entre dans la joie de ton Maître » (Mat. 25. 21 et 23) nous encourageront à renoncer nous-mêmes à des plaisirs mondains. Elles seront la récompense à notre fidélité. Cher ami pèlerin, ne nous lassons pas de bien faire. Nous récolterons ce que nous avons semé. Le sentier de Dieu pour nous, de foi et d’obéissance, est décrit ainsi : « Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4. 18). Dieu attend de nous des progrès, non pas que nous restions immobiles ou que nous reculions. Nous devons croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Sauveur. Sa grâce, aussi, brillera toujours plus claire quand la nuit est de plus en plus sombre. Prions : « Seigneur, demeure avec nous, car le soir approche ». Quand Il viendra, Il montrera tous les siens au monde comme étant son épouse, dans le plein jour de sa gloire.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Tout cela a été écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » Jean 20. 31.

LES QUATRE ÉVANGILES

Les quatre évangiles sont des témoignages harmonieux du Seigneur Jésus, et ont ainsi beaucoup de valeur pour nous. Mais il ne suffirait pas de dire simplement qu’ils se complètent. Pour avoir une vue complète de notre Seigneur Jésus Christ, il est nécessaire de discerner le caractère particulier de chaque évangile, et de voir comment ils diffèrent l’un de l’autre.

Même des biographes non inspirés écrivent de cette façon. L’un peut décrire une personne dans sa vie privée, tandis qu’un autre insiste sur ses actions politiques. Si nous voulons connaître toute la personnalité, nous devons considérer les deux côtés, et même, peut-être, adopter un autre point de vue. Tout bon biographe ne se confine pas à son propre point de vue, mais recherchera aussi celui des autres auteurs, en insistant même davantage sur eux. Cela est vrai des quatre évangiles. Si cette méthode de description de la personnalité d’un homme du monde est juste et utile, combien plus peut-on attendre des récits inspirés de la Personne et de l’œuvre du Fils de l’Homme, le Sauveur du monde ! Son activité comme Homme au milieu des hommes, aussi bien que comme Fils de Dieu envers Dieu, était véritablement multiple.

Dans l’évangile selon Jean, nous Le voyons dans sa propre gloire intrinsèque comme Fils de Dieu. En Luc, Il brille, rempli de compassion, un Homme au milieu des hommes. En Marc, Il est un Serviteur actif, infatigable – le parfait Serviteur de l’Éternel. En Matthieu, Il est le Roi d’Israël qu’ils rejettent. Mais dans les quatre Évangiles, Il cherche et sauve des pécheurs et Il glorifie Dieu. Les nombreux détails s’accordent en un tableau harmonieux que nous pouvons considérer et contempler pendant toute une vie sans jamais en être lassés. C’est le tableau, sous quatre aspects, divinement inspiré, du Fils de Dieu venu en chair. Quelles merveilles nous y trouvons !

D’après The Lord is near janvier 1978

« Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » Matthieu 4. 7.

IDENTIFIER LES TENTATIONS

Le Seigneur rencontra le tentateur (Satan) avec ces paroles citées de Deutéronome 6. 16, où il est dit : « Vous ne tenterez pas l’Éternel, votre Dieu, comme vous l’avez tenté à Massa ». Le récit du péché d’Israël se trouve en Exode 17 : « Ils campèrent à Rephidim ; or il n’y avait pas d’eau à boire pour le peuple. Alors le peuple contesta avec Moïse, et ils dirent : Donnez-nous de l’eau à boire » (v. 1 et 2). Dieu n’était-Il pas là ? Avaient-ils oublié avec quelle grâce Il les avait portés sur des ailes d’aigle ? Moïse leur dit : « Pourquoi tentez-vous l’Éternel ? » Dieu leur donna de l’eau mais « il appela le lieu du nom de Massa et Meriba, à cause de la contestation des fils d’Israël, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant : l’Éternel est-il au milieu de nous, ou n’y est-il pas ? »

C’est un péché grave de prétendre marcher avec le Seigneur, puis de douter qu’Il nous donne ce dont nous avons besoin. C’est même encore pire de marcher avec sa propre volonté puis de dire : « L’Éternel n’est-il pas au milieu de nous ? Il ne viendra pas de mal sur nous ! » (Michée 3. 11). Si nous parlons ainsi et que nous sommes réellement ses enfants, Il nous visitera bien mais en châtiment. Mais si nous avons réellement un besoin urgent, c’est un grave péché de douter qu’Il soit prêt à nous aider et capable de le faire. C’est là qu’est la force des paroles du Seigneur à Satan « Il est écrit : tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ». Satan essayait de pousser le Seigneur à mettre Dieu à l’épreuve pour voir si, oui ou non, Il ferait ce qu’Il avait promis. Si le Seigneur avait consenti à cela, ç’aurait été douter de la Parole de Dieu. Tenter Dieu signifie douter de sa bonté et de sa grâce avec lesquels Il désire nous donner tout ce dont nous avons besoin.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Au jour où j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme » Psaume 138. 3.

DIEU RÉPOND TOUJOURS AUX PRIÈRES DES CROYANTS

Certains croyants pensent que si Dieu ne répond pas immédiatement à leurs désirs, Il ne répond pas à leurs prières. Mais David était plus sage. Dieu lui répondit au jour où il a appelé, en envoyant de l’encouragement dans son âme. David estima beaucoup cette réponse parce qu’elle le fortifia.

Ce qui est vraiment important, c’est que le croyant qui crie reçoive de nouvelles forces pour endurer dans la tribulation, non pas pour s’en débarrasser. Une telle force lui vient quand il élève les mains avec confiance au Dieu vivant qui est devenu son Père par le Seigneur Jésus.

Cher frère pèlerin, Dieu entend vos appels et Il y répond. Si vous devez attendre pour la réponse, souvenez-vous que « C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvés ; dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force » (És. 30. 15). Nous avons besoin d’encouragements dans nos épreuves. David en recevait au jour où il appelait, de sorte qu’il pouvait dire : « Je te remercierai de tout mon cœur » et « L’Éternel achèvera ce qui me concerne. Éternel ! ta bonté demeure à toujours » (Ps. 138. 8).

L’encouragement n’est-il pas une réponse merveilleuse à la prière pendant que nous attendons que le Seigneur achève ce qui nous concerne ? La paix de Dieu remplira et conservera notre cœur. Il est souvent difficile d’attendre mais « il est bon d’attendre, et dans le silence ». Peut-être que nous attendons parce que c’est la seule chose que nous puissions faire. Nous devons donc examiner notre cœur pour voir si cette attente est de l’impatience ou une véritable soumission à Dieu.

D’après The Lord is near janvier 1978

« Je crains qu’en quelque manière, comme le serpent séduisit Ève par sa ruse, ainsi vos pensées ne soient corrompues et détournées de la simplicité à l’égard de Christ » 2 Corinthiens 11. 3.

TENIR FERME À LA VÉRITÉ BIBLIQUE

Ces paroles sont doublement importantes dans le temps présent de confusion et d’enseignement erroné. De faux apôtres et des ouvriers trompeurs s’étaient infiltrés dans l’assemblée à Corinthe. Paul voyait le danger imminent et avertissait les croyants dans la puissance du Saint Esprit. Il savait qu’une doctrine erronée corromprait la pureté de l’évangile. Il avait travaillé avec zèle avec les Corinthiens pour les unir, comme une vierge chaste, à un Homme – à Christ. Cependant ils étaient en grand danger d’être corrompus, par la ruse de Satan, loin de la simplicité quant à Christ.

Quelles nombreuses voix étranges et corruptibles atteignent nos oreilles aujourd’hui ! La psychologie moderne et des pseudo-religions, comme la méditation transcendantale, prétendent remplacer les déclarations profondes, claires et précises de l’Écriture. Nous devons être sur nos gardes pour que nous n’acceptions pas de telles choses dans notre esprit comme venant de Dieu.

Une raison essentielle pour la pauvreté spirituelle qui sévit généralement chez les enfants de Dieu, c’est que la vérité divine n’est reçue qu’intellectuellement par de nombreux chrétiens, alors que Dieu s’attend à ce qu’elle touche le cœur et la conscience plus que la capacité de raisonner. Il en résulte que la vérité, souvent, ne demeure pas dans notre âme – elle n’y est pas enracinée fermement et profondément. On manque de simplicité et d’honnêteté envers le Seigneur. Au lieu d’édification (de construction) il y a des disputes de mots. Soyons donc sobres et veillons, et éprouvons aussi notre propre cœur afin que nous ne soyons pas distraits de la Parole éternelle que Dieu a dite et nous a donnée.

D’après The Lord is near janvier 1978

« le Christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » Philippiens 2. 6 à 8.

LE SEIGNEUR JÉSUS VENU SUR LA TERRE, DE LA CRÈCHE À LA CROIX – ET REMONTÉ DANS LA GLOIRE DU CIEL

Par ces quelques mots, le Saint Esprit, par l’apôtre Paul, nous a donné une vérité si importante et tellement merveilleuse que nous ne cesserons jamais d’apprendre de notre Seigneur béni. Lucifer, la plus grande des créatures de Dieu, a dit : « Je serai semblable au Très-haut » (És. 14. 14). C’était du vol. Il essayait de prendre par la force ce qui n’était pas à lui – et il tomba. Mais il y en avait Un qui était égal à Dieu – parce qu’Il était Dieu. Il n’y avait pas de vol dans son affirmation parce qu’elle était juste.

Mais pour revendiquer la justice de Dieu et pour sauver des pécheurs tels que nous, Il s’est anéanti Lui-même ou a caché sa gloire visible. Il n’en était pas moins Dieu, mais Il a voilé sa déité sous la forme d’un esclave. Il est venu comme un Homme parfait – corps, âme, et esprit humains. À la différence d’Adam, il a parfaitement accompli la volonté de son Père. Il a vécu une vie parfaitement égale comme la fleur de farine. Ses paroles, vives ou affectueuses, étaient parfaitement adaptées à chaque occasion. Puis son obéissance est allée encore plus loin – une obéissance jusqu’à la mort, et à la mort de la croix, où Lui, le Saint, Celui qui était sans tache, devint péché pour nous. Pensez à cela ! Quelle obéissance parfaite au Père, et quel amour pour nous !

Qu’il est merveilleux de pouvoir nous rassembler autour de Lui aujourd’hui et de nous souvenir de Lui ! Il y a tant de choses à nous rappeler ! Sa vie sans tache, sa parfaite dépendance de son Père, sa mort terrible, sa résurrection – et Lui maintenant, un Homme dans la gloire qui viendra bientôt pour nous ! Rendez-Lui gloire !

D’après The Lord is near janvier 1978