TRADUCTION DE FEUILLETS (167)

« Moi, je suis le bon bergerie connais les miens, et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je laisse ma vie pour les brebis » Jean 10. 14 et 15.

LE CONNAIS-TU AUSSI ?

Un vieillard est couché à l’hôpital. Il sent que sa fin est proche. Mais aujourd’hui il a la visite de son petit-fils. Sont aussi présents des amis du malade. Le petit garçon a une question urgente à poser à son grand-père, qu’il veut lui poser, seul avec lui. Devrait-il s’en aller ? Non, il prend son courage et demande aux autres visiteurs de sortir un moment. Un peu surpris par cette demande, ils quittent tous la chambre.

Le petit garçon s’approche de son grand-père et lui demande, d’une voix triste et sérieuse : Grand papa, on me dit que tu vas bientôt mourir. Moi je vais à l’école du dimanche, et je connais le Seigneur Jésus. Je sais que j’irai au ciel avec Lui. Mais toi, est-ce que tu Le connais aussi ?

Pendant un moment le silence règne dans la chambre d’hôpital. Puis le grand-père demande : Pourrais-tu demander au responsable de l’école du dimanche de venir me voir ? Le chrétien vient volontiers pour expliquer l’évangile au vieillard peu avant sa mort. Quelques jours plus tard, juste avant que le vieillard dise au revoir à son petit-fils, il lui dit : Nous nous reverrons là-haut. Maintenant j’en suis certain.

L’évangile, la bonne nouvelle de Dieu, s’adresse à tous, aux enfants comme aux vieillards. Elle leur dit : Il n’y a qu’un seul chemin vers Dieu, un seul Sauveur pour tous : le Seigneur Jésus Christ. Par sa mort Il a ouvert le chemin vers le ciel pour tous les pécheurs qui se repentent. Oui, l’évangile est « la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » (Rom. 1. 16).

D’après The good Seed avril 2026

« Ils seront abondamment rassasiés de la graisse de ta maison, et tu les abreuveras au fleuve de tes délices » Psaume 36. 8.

LE PRIVILÈGE DES CHRÉTIENS, DE POSSÉDER LE SAINT ESPRIT QUI NOUS FAIT COMPRENDRE LA PAROLE DE DIEU

Bien que les Israélites, à un moment donné, aient couru chacun vers sa propre demeure, oubliant la maison de Dieu, le jour vient où leurs yeux seront ouverts pour voir une telle plénitude de provision dans cette maison, qu’elle les satisfera abondamment. L’eau fraîche et pure du fleuve de Dieu rafraîchira et réjouira leur cœur comme jamais auparavant.

Cela est aussi une image de ce qui est vrai, aujourd’hui, pour ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ. Nous n’avons pas à attendre l’avenir pour jouir de l’abondance de nourriture spirituelle que Dieu a pourvu par sa maison aujourd’hui, l’Église du Dieu vivant. En communion avec de bien-aimés enfants de Dieu, réunis ensemble suivant la vérité de sa propre maison, nous pouvons partager cette merveilleuse nourriture : Christ Lui-même dans tous les nombreux aspects de la beauté et de la gloire de sa personne, et de la grande valeur de son œuvre, dont Dieu nourrit abondamment notre âme.

Boire au fleuve de ses délices, cela nous montre l’énergie vivante de l’Esprit de Dieu qui rend la Parole de Dieu de la plus profonde valeur pour notre âme, et aussi le rafraîchissement et la joie les plus profonds. L’eau est plus miraculeuse que nous ne le considérons souvent. Elle est composée de deux gaz invisibles, l’hydrogène et l’oxygène, très combustibles et dangereux, et cependant, quand ils sont combinés, employés pour éteindre le feu, et indispensables à l’existence de l’homme, de valeur vitale aussi bien pour nettoyer que pour assimiler. Les croyants ont le privilège de jouir des eaux pures du ministère de l’Esprit de Dieu, pour être rafraîchis et se rafraîchir les uns les autres.

Puissions-nous avoir faim et soif de la justice, et ainsi être remplis, par l’Esprit de Dieu, de la communion avec notre Seigneur béni.

D’après the Lord is near décembre 1988 (L.M. Grant)

« Saul ! Saul ! Pourquoi me persécutes-tu ? Et moi je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? … Et je dis : Que dois- je faire, Seigneur ? » Actes 22. 8 à 10.

LES PRIÈRES DES CHRÉTIENS

Tous les chrétiens sont enseignés par le Saint Esprit à s’adresser à Dieu comme Père, bien que certains en soient empêchés par un faux enseignement et qu’ils n’osent pas parler ainsi. Nous, cependant, savons qu’il est exact d’adresser nos prières, nos supplications, et nos actions de grâce à notre Dieu et Père, au nom du Seigneur Jésus Christ (Éph. 5. 20).

Il y a des exemples, dans la Parole de Dieu, où les apôtres priaient le Seigneur Jésus, et il y a des principes selon lesquels nous pouvons faire de même. L’apôtre Paul, comme serviteur du Seigneur, adressait sa requête au Seigneur pour que l’épine qui lui avait été donnée dans la chair puisse être enlevée. Il semble que cette affliction était quelque chose qui le gênait dans son service, aussi il dit : « J’ai supplié trois fois le Seigneur qu’elle me soit retirée » (2 Cor. 12. 8). Il était juste et normal pour un serviteur, qu’il aille à son Seigneur au sujet de quoi que ce soit en rapport avec le service qu’il devait rendre. Aussi, puissions-nous nous adresser à notre Seigneur au sujet de quelque service que ce soit pour Lui : « Vous servez le Seigneur Christ » (Col. 3. 24).

Étienne, le martyr, quand il était près de quitter cette scène, s’adressa à son Seigneur, en disant : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Qu’est-ce qui pouvait être plus convenable, pour un serviteur, que de terminer ainsi son service en Lui remettant son esprit ? Il demanda ensuite au Seigneur : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (Act. 7. 59 et 60).

Le Seigneur, en parlant du besoin d’ouvriers pour la moisson, dit : « Suppliez donc le Seigneur de la moisson, pour qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson » (Mat. 9. 38). Que beaucoup de notre service serait différent si nous étions conscients d’être envoyés par le Seigneur, afin d’agir sous ses ordres, et si nous recherchions sa direction et son secours en tout temps.

D’après the Lord is near décembre 1988 (P. Wilson)

« Vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira… le lieu où il habitera, et vous y viendrez » Deutéronome 12. 5.

JUSQU’À CE QU’IL VIENNE

Il y a une chambre bien garnie

Dans une rue de village,

Et pour un groupe de croyants

C’est une retraite bénie,

Car dans cet endroit le Seigneur a mis

Son nom, auquel nous nous rassemblons.

Chaque dimanche matin nous nous réunissons là

En réponse à sa demande :

– Toutes les fois que vous faites cela, bien-aimés,

Vous vous souvenez de moi,

De mon corps meurtri, de mon sang

Versé, de ma mort.

Notre Seigneur Lui-même est là pour bénir

Sa propre fête en mémoire de Lui ;

Sa présence « au milieu d’eux » assure

La bienvenue au plus faible ;

Et tout ce dont nous avons besoin,

Nous le trouvons en Lui

Notre Sacrifice et notre Sacrificateur.

Autour de la table de sa grâce,

Où sont les signes de son amour,

Nous méditons en parfaite paix

Sur notre Souverain Sacrificateur là-haut.

Avec reconnaissance et adoration nous rappelons

Les merveilles de son amour.

L’amour qui a porté nos péchés et notre honte,

Et nous a approchés de Dieu,

À purifié nos âmes de toute souillure

Par la foi dans le sang de Jésus.

Tous ceux qui sont lavés dans le sang, ainsi sauvés par grâce,

Sont maintenant des sacrificateurs pour Dieu.

Sa présence est un endroit saint

Comme le précieux Béthanie

Où nous pouvons nous asseoir aux pieds de Jésus,

Oubliant tout souci ;

Ceux qui aiment ta loi ont une grande paix,

Et jouissent des plaisirs du ciel.

Oh ! Que les choses terrestres ne s’y mêlent pas,

Ou ne nous retiennent pas loin de notre place

Devant la table du Seigneur,

Où nous sommes attirés par sa merveilleuse grâce ;

Chaque matin du jour du Seigneur peut être le dernier,

Avant que nous voyions sa face.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Il les mena dehors jusque vers Béthanie, puis, levant les mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » Luc 24. 50 et 51.

LES DERNIERS MOMENTS OÙ LE SEIGNEUR JÉSUS A ÉTÉ AVEC SES DISCIPLES SUR LA TERRE

Le Mont des Oliviers, si souvent l’endroit où était notre Seigneur béni ici-bas, et témoin de si nombreuses occasions d’intérêt, est aussi l’endroit d’où Il monta à sa place actuelle dans la gloire. Arrêtons-nous un moment pour voir ce qui se passa dans ce moment particulier. Le Seigneur était apparu de nombreuses fois pour rassurer le cœur de ses disciples chancelants pendant les quarante jours entre sa résurrection et son départ vers le trône de son Père. Maintenant le moment était venu pour Lui de les quitter.

Alors, comme toujours, ses soins étaient pour la cause de son peuple. Il leur fut assuré que son absence ne ferait que préparer la voie pour un ordre de bénédiction bien plus élevé que celui dont ils avaient joui jusqu’alors. Désormais, les cieux leur seraient ouverts, et le Saint Esprit demeurerait avec eux, pour remplir leurs âmes de Celui dont la Personne remplirait maintenant les cieux comme Il avait autrefois rempli la terre. Dès lors, lorsqu’ils penseraient au royaume du Messie, leurs pensées seraient portées sur la gloire bien supérieure des possessions du Fils de l’Homme. Eux-mêmes (et nous avec eux) prendraient leur place comme ceux qui font partie de l’homme mystique, le corps de Christ, l’Église de Dieu, l’épouse.

Son départ causerait certainement un vide que seul son retour pourrait remplir. Cependant, il y avait beaucoup plus que nécessaire pour compenser leur perte présente apparente, dans la mesure de bénédiction accordée en échange de ce à quoi ils avaient renoncé. Une nuée reçut Christ et le cacha à leurs yeux, mais bientôt le Saint Esprit était présent avec eux pour devenir leur Consolateur – et le nôtre – et pour remplir notre âme des innombrables gloires du Fils de Dieu.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Alors ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu, et un livre de souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel et qui pensent à son nom » Malachie 3. 16.

L’ATTENTE POUR LA VENUE DU SEIGNEUR JÉSUS AUJOURD’HUI

Lorsque nous étudions l’histoire de l’homme et sa responsabilité, nous voyons une chute. Déjà depuis Adam et jusqu’au jour actuel, l’homme a manqué à sa responsabilité envers Dieu. Mais il est remarquable de découvrir un résidu au milieu de toute cette faillite. Cela ne signifie absolument pas, toutefois, que le résidu fidèle ne risque pas de manquer ; eux aussi ont manqué et font partie de la chute. La différence, c’est qu’ils reconnaissent avoir manqué devant l’Éternel, et s’adressent à Lui, désirant Le suivre.

Il faut du courage pour tenir ferme, seul, et pour suivre le Seigneur, en portant son opprobre, comme nous le lisons en Hébreux 13. 13. Le Seigneur sait cela, et dans sa Parole Il donne des exhortations précises et des encouragements particuliers pour le résidu d’aujourd’hui. Pensez par exemple à ceux auxquels ils sont adressés en Apocalypse 3. 8. Le Seigneur met une porte ouverte devant eux, car Il sait qu’ils ont peu de force et qu’ils ont gardé sa Parole et n’ont pas renié son nom.

Qu’il est précieux d’avoir l’approbation de Celui que nous aimons et adorons. Cela nous donne le désir de venir ensemble avec d’autres qui ont le même Seigneur devant eux, la même révérence sainte pour Lui, le même désir de se parler l’un à l’autre de Lui. Il sera le sujet de notre conversation parce qu’Il est l’objet de notre cœur à chacun. Ayons-Le donc devant nous. Ne soyons pas occupés de formes extérieures, mais plutôt de Lui, qui remplit tout et qui est en tout. Prions que nous fassions partie de ce résidu fidèle attendant le Seigneur quand Il viendra pour prendre son assemblée dans la gloire de sa présence.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Si quelqu’un pense être religieux et qu’il ne tienne pas sa langue en bride, mais séduise son cœur, son service religieux est vain » Jacques 1. 26.

LE DANGER DE PARLER À TORT ET À TRAVERS

On a estimé que la personne moyenne parle environ pendant treize années de sa vie. C’est beaucoup de temps de parler, mais ce qui est encore plus important, c’est que le nombre de mots que nous prononçons est le contenu de notre communication avec les autres. Les mots peuvent changer une vie en bien ou en mal. Ils peuvent détruire l’espoir, écraser le bonheur, assassiner le caractère, et trahir l’esprit. Mais ils peuvent aussi apporter de la bénédiction, donner du réconfort, de l’encouragement, de la joie, et de l’assurance. C’est pourquoi les mots que nous exprimons doivent être choisis soigneusement.

Par des paroles nous pouvons attirer des personnes à Christ, ou les repousser loin de Lui. Nos mots sont marqués par notre esprit et ils véhiculent notre esprit. En conséquence, les paroles de certaines personnes apportent de la bénédiction, tandis que celles d’autres personnes glacent le cœur.

Des mots aigres sont le combustible qui fait brûler la flamme de la jeunesse plus ardente. Des paroles amères dites à la hâte ne peuvent jamais être retirées. Des bavardages ordinaires et vains causent beaucoup de chagrin et de peine de cœur inutiles.

Comment pouvons-nous être certains que nos paroles seront bénéfiques et non pas blessantes ? Matthieu 12. 34 dit : « De l’abondance du cœur la bouche parle ». Si le cœur est juste, nos paroles seront à propos.

C’est selon la Parole de Dieu que « de tout parole oiseuse qu’ils auront dite, ils rendront compte au jour du jugement » (Mat. 12. 36). En conséquence du fait que tellement de notre temps est employé à des discours vains et du babillage insensé, nous avons besoin de réfléchir davantage à notre emploi de la parole.

D’après the Lord is near décembre 1988

« N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » 1 Jean 2. 15.

LE CHRÉTIEN, UN ÉTRANGER DANS LE MONDE

Le monde et toutes ses classes sociales – gouverneurs, pharisiens, et la multitude – se sont tous associés pour clouer le Fils de Dieu sur une croix. Tel est le cœur du monde. Si j’ai vu la gloire de la Personne de Christ, et vu qu’Il est le Fils Lui-même de Dieu, qui est descendu et a été repoussé du monde, puis-je être heureux avec lui ?

Rien ne surpassera le monde dans mon cœur sauf la conscience profonde de la manière dont il a traité Christ. Est-ce que je souhaite que mes enfants réussissent bien dans le monde? Est-ce que je souhaite qu’ils y aient de bonnes places ? Rien, sauf de savoir quelle place Christ avait dans le monde, ne pourra surmonter le monde dans mon cœur. Il n’est pas possible d’avancer avec Dieu à moins de renoncer au monde et que le cœur soit satisfait de Christ. Christ doit être tout.

Il est très facile de vaincre le monde quand l’amour de Christ lui a ôté son attrait. Satan est le dieu de ce monde. Cela est vrai, non seulement du monde païen, mais du monde entier, bien que ce ne soit qu’après le rejet de Christ que cela a été manifesté – c’était vrai auparavant.

Aussi le Seigneur a dit : « Père juste – et le monde ne t’a pas connu ». Vous n’aurez pas de discernement spirituel ou de puissance de motifs à moins que le cœur ne soit gardé près de Christ. Je ne désirerai pas le monde si Christ est dans mon cœur, si mon plaisir est dans ce en quoi Dieu se plaît – c’est-à-dire en Christ – alors je peux vaincre. « Que vous mangiez, ou que vous buviez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Cor. 10. 31). C’est l’esprit du monde dans mon propre cœur que je dois vaincre – ce par quoi mon cœur est en danger d’être dirigé. Le cœur, se reposant sur Christ, regardant à Lui, mangeant et se nourrissant de Christ, devient conscient de ce qu’est le monde, et a la victoire sur lui.

D’après the Lord is near décembre 1988 (J.N. Darby)

« Je veille, et je suis comme un passereau solitaire sur un toit » Psaume 102. 7.

LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST NOUS A TOUT ACQUIS PAR SA MORT SUR LA CROIX

Représentez-vous, pendant un moment, l’apôtre Paul, âgé, dans un misérable donjon, à Rome – sans bons repas ni matelas à ressorts ou air conditionné. Plus encore, il était tout seul. Mais maintenant, représentez-vous un homme du nom d’Onésiphore, cherchant son chemin dans les rues étroites, et se renseignant assez pour atteindre la cellule de prison de Paul. Imaginez la réaction de reconnaissance éclatant du cœur de Paul quand il décrit toute la scène : « Il m’a souvent réconforté et n’a pas eu honte de mes chaînes ; mais quand il a été à Rome, il m’a cherché très soigneusement et il m’a trouvé » (2 Tim. 1. 16 et 17).

Trente ans avant l’emprisonnement de Paul, un autre prisonnier était tout à fait seul. Mais personne ne l’encourageait. Il recherchait de la sympathie, mais n’en trouvait pas. Avec des clous dans ses mains et ses pieds bénis, Il était fixé sur une croix élevée. Seul. Abandonné de Dieu. Désolé. D’une manière unique Il accomplissait les paroles d’Ecclésiaste 4. 8 : « Tel est seul ».

Regardez soigneusement cette vue de notre Seigneur Jésus Christ, et souvenez-vous qu’Il est devenu pauvre afin que nous puissions devenir riches. Il fut solitaire afin que nous puissions être reçus dans une compagnie divine. Il a été fait malédiction afin que nous puissions être bénis éternellement.

Avec une telle vision devant nos yeux, pouvons-nous nous empêcher de partager la chaleur et l’affection, et la bénédiction avec les solitaires et les malheureux – et le faire avec une joie débordante et une profonde générosité, autant et plus que nous ne le pouvons ?

D’après the Lord is near décembre 1988 (G.W. Steidl)

« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné » Ésaïe 9. 6.

JÉSUS CHRIST, ÉTERNELLEMENT DIEU LE FILS

Ce verset, tellement répété pendant la période de Noël, présente deux vérités concernant le Fils de Dieu. Il est complètement humain, et éternellement fils. La première partie nous dit qu’Il est devenu un homme : « un enfant nous est né ». Quand Luc écrit qu’il « vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur », il apporte le même message. Le mot, en hébreu et en grec, pour né, se rapporte à porter un enfant.

La deuxième partie du verset nous dit tout aussi clairement que, alors que l’enfant est né, le fils est donné. Là, la pensée n’est pas l’humanité sans péché, mais plutôt la filiation éternelle. Le mot donné, en hébreu, ne se rapporte pas à la naissance ou au commencement – mais plutôt à présenter, dans un but, le Fils qui était déjà là. Jean rapporte la même chose, aussi bien que son but « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique… afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 16 et 17).

Notre Seigneur n’est pas devenu le Fils de Dieu ; cela, Il l’a toujours été, Il l’est, et le sera (Héb. 13. 8). Il est devenu un homme. Le Fils est aussi éternel que le Père l’est. Nier cela, c’est nier la propre expression de relation, de but, et d’intimité éternels. Le Sauveur qui est né homme était le Fils de Dieu de toute éternité. S’attacher à cela, c’est entrer dans l’amour divin vu du point de vue de Dieu. En le faisant, nous croissons dans notre appréciation du Fils venant depuis la gloire pour mourir pour nos péchés (Jean 17. 5 ; Héb. 1. 3), et de son retour vers la gloire en prenant de nombreux fils avec Lui (Jean 17. 24 ; Héb. 2. 9 et 10). La vérité bénie n’est pas seulement que « un fils est né », mais aussi que « un fils nous a été donné ». Ceux qui ne jouissent que de la première partie ne peuvent jouir que de sa venue pour la période de Noël. Ceux qui s’attachent à la deuxième partie peuvent jouir de Lui en tout temps – jusque dans l’éternité.

D’après the Lord is near décembre 1988

« J’ai péché en livrant le sang innocent » Matthieu 27. 4.

« N’aie rien à faire avec ce juste » Matthieu 27. 19.

« Je ne trouve aucun crime en cet homme. Celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire. En vérité, cet homme était juste » Luc 23. 4, 41 et 47.

LES TÉMOIGNAGES RENDUS AU SEIGNEUR JÉSUS AU MOMENT DE SA MORT

Au moment de la crucifixion de Christ les paroles ci-dessus vinrent des lèvres de cinq personnes différentes que nous pouvons considérer comme les moins susceptibles de témoigner en bien. La première personne fut Judas, qui trahit le Seigneur Jésus. Il vint vers les souverains-sacrificateurs et les anciens après avoir vu que le Seigneur était condamné dans leur concile. Qui aurait pensé que cet homme pervers serait un tel témoin de l’innocence du Seigneur Jésus ?

Le deuxième témoin fut la femme de Pilate, qui envoya à son mari un avertissement solennel, de ne pas être impliqué dans le jugement de cet Homme juste. La raison pour rendre ce témoignage, c’était que Dieu lui avait envoyé un songe qui l’avait beaucoup troublée. Un témoin de ce genre était totalement inattendu.

Le troisième témoin, ce fut Pilate, le juge des nations, qui n’avait pas de sympathie pour les Juifs, mais qui ne pouvait pas conclure un autre jugement, que le fait qu’il ne trouvait aucune faute dans ce prisonnier des plus inhabituel. Cela est répété au moins trois fois.

Le quatrième témoin était un malfaiteur qui était crucifié pour ses fautes. Au début, il se joignait à un autre malfaiteur en insultant Jésus, mais son cœur fut changé pendant qu’il était pendu sur une croix. Confessant sa propre culpabilité, il reconnut fermement que Christ n’avait rien fait de punissable. Qu’il est inattendu aussi qu’un criminel justifie un autre homme condamné !

Le cinquième témoin est également des plus surprenant. Le centurion qui avait la charge d’exécuter la sentence contre le Seigneur, après avoir entendu ses paroles et L’avoir vu souffrir et mourir, déclara, pleinement convaincu, que cet Homme était juste. C’est Dieu qui avait produit ces témoins.

D’après the Lord is near décembre 1988 (L.M. Grant)

« En effet, le Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même, mais comme il est écrit : Les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi » Romains 15. 3.

LE SEIGNEUR JÉSUS SUR LA CROIX

Le calvaire exige que nous nous y arrêtions, en voyant Jésus comme le thème central de la scène. Rejeté par les hommes, abandonné par ses disciples, cependant, avec un amour patient, Il avance de pied ferme dans le sentier solitaire qui conduit au jugement et à la mort. Ni les larmes de sympathie des femmes, ni l’indifférence de la populace, ni les moqueries de ceux qui ont l’autorité, ni la conduite insultante de la soldatesque brutale, ni les blasphèmes du malfaiteur sans repentir, rien ne réussit à L’émouvoir. Sa perfection n’était visible que plus distinctement à mesure que la pression de l’extérieur contre Lui devenait plus intense. Dans une dépendance calme de son Dieu et Père, bien que ressentant avec une intensité extrême (et d’autant plus intense parce que divine) tout ce qui était contre Lui, et cependant lui étant complètement supérieur, Il peut parler aux femmes de leur danger. Il peut aussi déverser son âme en intercession pour ses meurtriers. Il peut souffler des paroles de réconfort au malfaiteur mourant ; Il peut penser à sa mère au cœur solitaire, et la confier à son disciple bien-aimé ; et ensuite, le juste jugement de Dieu étant passé, Il peut remettre son esprit aux soins de son Père.

D’après the Lord is near décembre 1988