TRADUCTION DE FEUILLETS (164)

CHRIST A VAINCU !

Pendant la bataille de Waterloo (1815), les Anglais employaient un système de signaux pour s’informer de l’issue de la bataille. L’une des stations de signaux était sur la tour de la cathédrale de Winchester. Vers le soir, le drapeau annonça : Wellington défait. À ce moment-là, la brume obscurcit la vue sur la tour. La nouvelle de la catastrophe supposée se répandit rapidement dans la ville. Les gens étaient désespérés.

Soudain, la brume se dissipa. La suite du message devint alors visible. Le message complet, c’était : Wellington a défait l’ennemi ! Les plaintes se changèrent en acclamations.

Les disciples du Seigneur Jésus firent une expérience un peu semblable. Sa mort sur la croix leur apparaissait être une défaite. Leur espérance d’un règne de paix sous son gouvernement était ébranlée. Cette déception leur tomba dessus comme un épais brouillard.

Mais alors, ils entendirent le message : Christ est ressuscité ! Tout d’abord ils pouvaient à peine le croire. Pour dissiper leurs doutes, Jésus vint Lui-même vers eux. « Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 20).

Par sa mort et sa résurrection, le Seigneur Jésus Christ a remporté une victoire sur le péché, la mort, et le diable. Il se réjouit de permettre à tous ceux qui croient en Lui de partager sa victoire.

D’après the good Seed avril 2026

« Fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » Hébreux 12. 2.

PAS D’APPUI POUR LE CROYANT EN DEHORS DE JÉSUS CHRIST

Regarder à Jésus et à rien d’autre ; pas à nous-mêmes, pas au monde, pas à Satan, pas à nos croyances, pas à notre position, pas à notre éducation, ni à nos frères, ni à nos obstacles, ni à nos problèmes, ni à ceux que nous aimons, ni à nos plaisirs ou nos possessions terrestres, ni à notre sincérité, ni à notre propre force. Regarder à Jésus, et non pas à nos péchés, non à la prétention de notre justice, non pas à la loi, non à nos actions devant les hommes, non à notre succès, pas à nos dons spirituels, pas à notre chagrin et notre humiliation pour nos péchés, pas à la joie de notre position, pas à la force de notre assurance. Regarder à Jésus, et pas à la chaleur de notre amour, ni à la hauteur de notre sainteté, ni à nos défauts, ni à nos victoires, ni à nos doutes, ni à nos craintes, ni même à notre foi.

L’ennemi voudrait que nous regardions à l’une ou l’autre, ou toutes ces choses plutôt qu’à Jésus. Et la dernière ruse de l’adversaire, quand il ne peut pas nous faire regarder à autre chose, c’est de détourner nos yeux de notre Sauveur vers notre propre foi, et ainsi de nous décourager si elle est faible, et de nous remplir d’orgueil si elle est forte. D’un côté ou de l’autre il nous affaiblit, car la puissance ne vient pas de la foi mais du Sauveur par la foi. C’est seulement de Lui et en Lui que nous apprenons comment regarder toutes ces autres choses. Tout ce qu’il est souhaitable que nous sachions, le Seigneur Jésus nous l’enseignera ; tout ce que nous n’apprenons pas de Lui, il est mieux pour nous de ne pas le savoir.

D’après the Lord is near novembre 1988 (T. Monod)

« Le Seigneur dit encore : – Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères » Luc 22. 31 et 32.

L’ÉPREUVE SALUTAIRE DE NOTRE FOI

Il a vraiment l’intention de bénir. C’est le but dont Il ne se détourne jamais. Quand des temps particuliers d’épreuve viennent, et que la sensation de faiblesse est partout visible, nous aimerions que notre amour les uns pour les autres nous permette d’y échapper. Mais, grâces soient à Dieu, cela est aussi vain que peu sage et c’est un manque de foi.

Satan est celui qui crible la moisson, et c’est une chose très sérieuse d’avoir à faire avec lui ; mais le crible est la méthode ordonnée pour la purification. Voyez Simon Pierre comme le grand exemple de cela dans les évangiles : il est spécialement en danger ; le Seigneur sait à l’avance que son disciple va tomber, et cependant il n’est pas épargné d’être criblé. « J’ai prié pour toi » – non pas pour que tu ne sois pas criblé, même pas pour que tu ne manques pas, mais « afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères ». C’était du bien, venu du criblage de Satan.

Quel réconfort pour nous en cela, soit que nous pensions à nous-mêmes ou à d’autres ! Et si le Seigneur a pour nous, dans sa grande bonté, une œuvre pour Lui prête à être mise dans nos mains, que ce serait heureux s’il Lui plaisait de nous faire reconnaître, comme Il le fit pour Pierre, par notre confiance en nous-mêmes et notre imprudence, la valeur d’être criblés par Satan.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Tu feras à l’arche une ouverture, que tu réaliseras en [lui donnant] une coudée depuis le haut ; et tu placeras la porte de l’arche sur son côté » Genèse 6. 16.

LE SENS SPIRITUEL DE L’ARCHE DE NOÉ

Les soins de Dieu pour nous sont merveilleux. Il prévoit une porte pour que nous entrions facilement dans l’arche. « Entre dans l’arche, toi et toute ta maison » (Gen. 7. 1). Il ne demanderait jamais aux siens d’aller où Il n’irait pas avec eux. L’invitation d’entrer est adressée à Noé avec affection, le cœur de Dieu s’adressant à tous ceux qui ont « trouvé grâce aux yeux de l’Éternel » (Gen. 6. 8).

Il n’y aurait que huit personnes protégées de la destruction exécutée par un Dieu affligé par la génération méchante dont l’imagination du cœur « n’était que méchanceté en tout temps » (Gen. 6. 5). Le chiffre huit parle d’un nouveau commencement, et c’était cela. Quand ils s’installèrent dans l’arche pour une année, ce serait un temps, pour ainsi dire, de faire patiemment confiance à Dieu dans une nouvelle création : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Cor. 5. 17).

Après l’entrée dans l’arche, les soins de Dieu se poursuivent. Il y a en premier lieu un ordre de sécurité éternelle : « Et l’Éternel ferma [l’arche] sur lui » (Gen. 7. 16). Une fois que nous sommes sous ses soins, nous ne pouvons pas tomber. Comme il a été dit : Dieu ferma la porte et Il en tint la clé. Non seulement nous sommes sûrs et en sûreté, mais nous sommes aussi gardés pour Lui seul. Notre regard n’est que sur les choses célestes. Dieu place la fenêtre de telle sorte que nous ne pouvons regarder qu’en-haut, vers nos bénédictions spirituelles en Christ (Éph. 1. 3), plutôt qu’en bas sur une scène où il n’y a que mort et destruction.

D’après the Lord is near novembre 1988 (L.J. Ondrejack)

« Nous, nous aimons parce que lui (Dieu) nous a aimés le premier » 1 Jean 4. 19.

IL NOUS A AIMÉS LE PREMIER

Un chrétien qui répandait la bonne nouvelle du Sauveur Jésus-Christ a entamé la conversation avec un homme de 90 ans : « Aimez-vous aussi le Seigneur Jésus ? »

Alors le visage du vieillard s’illumina. Les yeux brillants, il répondit : « Oui, Dieu merci, je L’aime. Mais je sais quelque chose d’encore plus merveilleux. Et quoi donc ? demanda l’évangéliste. « Il m’aime ! »

L’amour du Seigneur Jésus pour les siens est une source inépuisable de joie et de force pour nous qui croyons en Lui. Il nous a aimés même lorsque nous Le rejetions. Son amour pour nous s’est manifesté de la manière la plus éclatante sur la croix, où le Sauveur a souffert et est mort pour nous sauver.

Son amour a-t-il faibli depuis ? Non ! La Bible nous l’assure : « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin » (Jean 13. 1). Ce verset ne dit rien de notre infidélité ni de nos erreurs, par lesquelles, malheureusement, nous déshonorons sans cesse notre Seigneur. Nous n’y lisons rien non plus sur notre amour pour Lui, souvent si faible et insuffisant.

Son amour merveilleux pour nous est immuable. Il est la garantie que tous les rachetés entreront sains et saufs au ciel. Là, nous comprendrons encore mieux l’amour divin du Seigneur Jésus, sans jamais pouvoir le saisir pleinement.

D’après Näher zu Dir avril 2026

« Que dirons-nous donc ? Y aurait-il de l’injustice en Dieu ? Absolument pas ! » Romains 9. 14.

DIEU EST-IL INJUSTE ?

Nombreux sont ceux qui sont insatisfaits de leur vie. Ils souhaiteraient avoir des amis plus fidèles, un meilleur emploi, plus de temps libre ou une meilleure santé. De ce fait, ils envient ceux qui les entourent et qui semblent réussir. De plus, ils se sentent lésés. Ils pensent : Si Dieu existe, alors Il est injuste.

Cette conclusion est-elle correcte ? Non ! Dieu n’est pas injuste, mais miséricordieux. Bien que tous les hommes se soient détournés de Lui et aient péché contre Lui, Il leur tend la main pour qu’ils se réconcilient avec Lui.Bien qu’ils soient coupables devant Lui et méritent son jugement, Il ne veut pas qu’ils soient perdus.

Dans son amour pour tous les hommes, Dieu a envoyé son Fils sur la terre comme Sauveur. Jésus-Christ est mort sur la croix pour les pécheurs perdus et les ennemis de Dieu. Sur ce fondement juste, Dieu peut pardonner à tous ceux qui croient personnellement au Seigneur Jésus et à sa mort pour notre salut.

La question, maintenant c’est : Allons-nous abandonner notre attitude hostile envers Dieu et reconnaître notre culpabilité devant Lui ? Ce n’est qu’ainsi que Dieu pourra nous manifester sa grâce, nous pardonner tous nos péchés, et nous promettre l’avenir avec Lui au ciel.

Cependant, quiconque persiste dans sa résistance contre le Dieu Créateur et Sauveur, et meurt sans s’être réconcilié avec Lui, sera un jour jugé. Même alors, Dieu ne sera pas injuste, mais punira chacun selon ses péchés (Apoc. 20. 12).

D’après Näher zu Dir avril 2026

« Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » Romains 10. 9.

LA CONVERSION DE LINCOLN

Le 19 novembre 1863, Abraham Lincoln prononça son message de Gettysburg. L’occasion était la dédicace d’un cimetière national pour ceux qui avaient été perdus au cours de la guerre civile qui s’était déroulée près de cette petite commune de Pennsylvanie. Alors que peu connaissent le contenu de ce discours, tout Américain, pratiquement, peut réciter les premières phrases qui le commencent : Il y a quarante-sept ans, nos pères ont élevé sur ce continent une nouvelle nation, née de la liberté et dédiées à l’affirmation que tous les hommes sont créés égaux…

Combien de personnes savent, cependant, que quelque chose de beaucoup plus important a eu lieu à Gettysburg ce jour-là ? Combien savent que ceux qui moururent à Gettysburg, non seulement inspirèrent un grand discours, mais aussi eurent pour conséquence que l’auteur de ce discours remit sa vie au Seigneur ? Combien savent que le même jour où Lincoln donna son discours de deux minutes à plus de 15 000 personnes, rassemblées pour se souvenir des morts, il donna aussi sa vie à Christ ?

Quelques mois après la nouvelle naissance du Président Lincoln, il eut l’occasion de Le reconnaître de sa bouche, quand celui qui l’interrogeait, conscient d’un changement dans le comportement du Président, lui demanda hardiment s’il aimait Jésus. À cette question, Lincoln répondit sans hésiter : Quand j’ai pris la tête de l’État, je n’étais pas un chrétien. Quand mon fils mourut, je n’étais pas un chrétien. Mais quand je suis allé à Gettysburg et que j’ai regardé les tombes de ceux qui étaient morts de notre guerre, là et à ce moment-là j’ai remis ma vie à Christ. Oui, j’aime le Seigneur Jésus ». Les paroles qu’Abraham Lincoln prononça publiquement ont une importance historique. Les paroles qu’il dit intérieurement au Seigneur ont une importance éternelle.

D’après the Lord is near novembre 1988 L.J. Ondrejack

« Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, son apparence n’a rien qui nous le fasse désirer » Ésaïe 53. 2.

L’HUMILITÉ DU FILS DE DIEU SUR LA TERRE

Le caractère d’humilité et d’affection du Seigneur Jésus quand Il grandissait comme un tendre rejeton, sans s’afficher, était tellement contraire à ce qu’Israël attendait de leur Messie, que leur esprit était aveuglé devant la merveille de qui Il était. Il était vraiment une racine sortant d’une terre aride, Israël étant aussi désolé que le désert. Cependant il en était un, sorti de cette nation desséchée, dont le caractère brillait en faisant un grand contraste avec elle. Les Israélites savaient comment se donner une allure de sérieux, et s’Il avait fait de même, ils auraient pu L’accepter. Mais dans sa véritable humilité, son dévouement sans relâche envers Dieu, sa fidélité et sa grâce, ils ne voyaient aucune beauté.

Il fut méprisé et rejeté des hommes, un Homme de douleurs, mais un Homme de grâce et de bonté parfaites, abondant en affection envers tous. Lorsqu’Il était opprimé et affligé, comme un agneau, Il n’ouvrait pas sa bouche. Dans ces choses même où les Israélites ne voyaient pas de beauté, le croyant voit la beauté morale la plus exquise. Comment nos cœurs peuvent-ils ne pas être attirés à Lui dans l’adoration, quand nous Le voyons supportant d’innombrables indignités, mépris et moqueries avec une foi et une dépendance humble en son Dieu et Père ?

Son visage était défait plus que celui d’aucun homme. Son dos était labouré par des fouets aux pointes acérées. Meurtri et saignant, Il fut cruellement condamné à être crucifié. Il est certain que le monde ne pouvait voir aucune beauté en cela. Mais nous, qui sommes sauvés, Le regardons avec adoration pendu là, et nous voyons une beauté morale qui dépasse toute autre beauté dans le monde entier.

Cependant Il n’est plus sur la croix, et nous regardons maintenant en haut pour Le voir assis dans la gloire de Dieu, rayonnant de la beauté de la majesté suprême.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Il n’y a rien de couvert qui ne sera révélé, ni rien de secret qui ne sera connu » Luc 12. 2.

LE CHRÉTIEN DOIT VEILLER À NE PAS PERDRE SON TEMPS

Les chrétiens peuvent être divisés en deux classes : ceux qui s’attachent au Seigneur avec une décision du cœur, et ceux qui suivent de loin. La première classe, qui permet à la Parole de Dieu de verser sa lumière sur leur sentier, cherche à éviter la mondanité, et le mal sous quelque forme que ce soit.

Ceux de la deuxième classe, ne se souciant que peu ou pas de la Parole de Dieu, prennent tout le confort ou le plaisir qu’ils peuvent, allant dans le monde aussi loin qu’ils le peuvent sans trop perturber leur conscience. Dans cette classe sont ceux qu’on trouve passant une heure après l’autre à des jeux de différentes sortes. Si on leur parle à ce sujet, ils vous diront qu’ils ne voient aucun mal dans ces jeux innocents, et ils ne voient pas que la Bible parle contre de telles choses. De tels ne sont pas gouvernés par les principes de la Parole de Dieu, et s’ils ont la moindre idée de plaire au Seigneur Jésus, ils réalisent peu ce qui Lui est dû. Cherchent-ils quelquefois à compter les heures innombrables qu’ils passent ainsi, qui devront toutes être revues devant le tribunal de Christ ? S’arrêtent-ils jamais pour se demander ce qu’ils ressentiront dans la présence de son regard pénétrant, et quelle réponse ils donneront pour ce temps plus que perdu ? Car nous aurons à Le rencontrer face à face, et nous devrons parler avec Lui des choses faites et des choses laissées de côté ; et chacun de nous recevra selon les œuvres accomplies dans le corps.

Je ne peux pas répondre de votre temps perdu, et vous ne pouvez pas répondre du mien. Chacun doit rendre compte pour lui-même ; et ce sera un compte exact que nous rendrons dans ce jour-là. Dans la présence de cette lumière qui nous sondera tout entiers, il sera inutile de chercher à couvrir quoi que ce soit ou à retenir quoi que ce soit.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme » Psaume 143. 8.

LE BIENFAIT DE LA PRIÈRE MATINALE

Ceci est une prière du matin, prononcée, apparemment, pendant la nuit, par un croyant qui désire marcher avec le Seigneur pendant la journée qui s’approche. Il est conscient d’être incapable, par lui-même, de résoudre les problèmes du jour. La grâce et la bonté de Dieu, il le sait, seront à nouveau devant lui dès qu’il ouvre la Parole de Dieu. Son cœur sera rempli de confiance et de paix.

Que ce soit une mère de famille à la maison, veillant sur ses enfants et sa maison, ou l’un des enfants allant à l’école ou au lycée, ou un père dans sa boutique, son bureau, ou en voyage d’affaires, tous ont besoin de la direction quotidienne du Seigneur et de son aide dans le sentier où ils doivent marcher. Un devoir, quel qu’il soit, devient beaucoup plus léger et moins astreignant si le Seigneur est là. Les tensions de la vie moderne, qui causent tellement de stress et même de dépression, seraient beaucoup diminuées si nous élevions notre cœur et notre esprit, le matin, vers Celui qui a promis d’être avec nous. Une prière faite à la hâte, froide et superficielle, n’aura pas de tels effets calmants et fortifiants sur nous. Non, nous devons élever notre âme dans une prière fervente.

Et le soir, de nouveau, quand le jour se termine, nous devrions sérieusement et habituellement élever notre prière au Seigneur, avec reconnaissance pour sa direction et sa protection en grâce, et pour sa patience envers nous. Qu’une telle habitude de prier soit nôtre ! Nous connaîtrions certainement beaucoup moins d’anxiété et d’agitation.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau » Actes 20. 29.

LES PROPHÉTIES DE LA BIBLE SE RÉALISENT TOUJOURS

L’apôtre Paul indique aux anciens d’Éphèse une situation proche, très triste, qui s’est pleinement confirmée. En fait, avant le départ de Paul, les signes des maux à venir étaient déjà apparents partout. Les semences du mal proche avaient déjà été semées quand ses dernières épîtres annonçaient, prophétiquement, non seulement le déclin, mais la ruine complète.

Le rêve du progrès continue largement dans les temps modernes. Il est directement opposé au témoignage apostolique de Paul, et tout autant aux faits dans la chrétienté.

Même en regardant les choses de manière aussi relâchée que le fait la fausse profession, que la foi chrétienne est loin d’avoir part à ce triomphe dont beaucoup parlent avec plaisir ! En fait, si ces vains espoirs se réalisaient, ne présenteraient-ils pas un contraste frappant avec tout ce que la Bible nous enseigne de ce qui est confié à la responsabilité humaine ? Depuis Adam tout au long de l’histoire de l’homme, c’est le récit d’une décadence. Partout et toujours la ruine a suivi toute nouvelle mise à l’épreuve de l’homme, et tout nouveau témoignage de Dieu à cause de l’homme. Voyez-le en Éden ou en dehors d’Éden, avant le déluge et depuis le déluge ; la vérité et la justice ont-elles régné en général ? Comme la race a chuté, Israël a fait de même, malgré la faveur particulière que Dieu lui montra. Et, comme le peuple, de même, les sacrificateurs et les rois, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de remède et que Dieu les balaie hors de son pays, non seulement par l’Assyrie et Babylone, mais encore plus par les Romains.

La chrétienté n’est pas une exception, et pourtant les hommes se laissent aller à espérer, à espérer ! Espèrent-ils que les paroles de l’apôtre se montrent fausses ? Dieu sera certainement vrai, et tout homme qui s’oppose à Lui est un menteur.

D’après the Lord is near novembre 1988 (W. Kelly)

« Comme vous avez reçu le Christ Jésus, le Seigneur, marchez en lui, enracinés et édifiés en lui, et affermis dans la foi, comme vous avez été enseignés, abondant en elle avec des actions de grâce » Colossiens 2. 6 et 7.

« En toutes choses rendez grâces » 1 Thessaloniciens 5. 17.

DES RAISONS DE RENDRE GRÂCES

Pour ce qui concerne les choses matérielles, tous les hommes ont plus ou moins quelques raisons pour rendre grâces. Mais après avoir compté toutes les bénédictions matérielles, le croyant peut ensuite compter les bénédictions incalculables et éternelles dont ceux qui ne connaissent pas Christ n’en connaissent rien.

Le verset ci-dessus nous parle de quelques-unes d’entre elles. Rendons grâces tout d’abord de ce que nous avons « reçu le Christ ». Le Fils éternel de Dieu nous a été donné (És. 9. 5) et par la grâce nous L’avons reçu (Éph. 2. 8). Alors qu’Il a été donné en rançon pour tous (1 Tim. 2. 6), certains Le rejettent ; nous, non, parce qu’Il nous a choisis avant la fondation du monde (Éph. 1. 4). Deuxièmement, Celui que nous avons reçu est aussi « Jésus, le Seigneur ». Nous pouvons être reconnaissants qu’Il soit à la fois Sauveur et Seigneur. Celui qui nous a sauvés de l’enfer nous a aussi fait être rois et sacrificateurs, et citoyens des cieux (Apoc. 1. 6 ; Phil. 3. 20). Troisièmement, nous pouvons rendre grâces de ce que, parce que nous sommes « enracinés et édifiés en lui », nos forces et notre direction pour marcher viennent toutes de Lui. Enfin, nous pouvons être reconnaissants parce que nous sommes assurés que notre salut est inébranlable, immuable, et éternel, étant appuyé sur une fondation ferme (2 Tim. 2. 19 ; 1 Cor. 3. 11).

Quant à rendre grâces, sommes-nous comme tous les hommes, comptant seulement nos bénédictions matérielles, ou comme l’apôtre Paul, comptant toutes choses comme étant une perte, comparées à ce que nous avons en Christ (Phil. 3. 7 et 8) ?

D’après the Lord is near novembre 1988 (L.J. Ondrejack)

« Tu aimeras l’Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. Ces paroles, que je te commande aujourd’hui seront sur ton cœur… tu les attacheras comme un signe sur ta main, et elles te seront pour bandeau sur ton front » Deutéronome 6. 5 à 8.

METTRE EN PRATIQUE L’ENSEIGNEMENT DE LA PAROLE

C’est seulement par le Saint Esprit que nous pouvons comprendre, apprécier, et être bien guidés par l’Écriture. Dieu peut se servir d’une voix humaine ou d’une plume humaine pour nous aider, mais l’Écriture elle-même est divinement suffisante. Elle peut rendre un enfant sage à salut, et elle peut rendre un homme parfait pour toute bonne œuvre (2 Tim. 3. 15 à 17).

Alors, ayant un tel guide, une telle autorité, qu’est-ce qui nous convient, comme chrétiens et serviteurs de Christ ? Eh bien, c’est clair, c’est de nous soumettre absolument et sans réserve à son enseignement en toutes choses. Nous devons vérifier tout ce en quoi nous nous engageons, ou avec quoi nous sommes associés, par la Parole de Dieu. Si nous trouvons quoi que ce soit qui ne supporte pas l’épreuve, nous devons l’abandonner.

Et c’est précisément là que nous manquons tellement. Trop souvent la conscience n’est pas sous l’action et le gouvernement directs de la Parole. Au lieu de cela, des opinions humaines se présentent ; des croyances et des confessions de foi humaines gouvernent le cœur et forment le caractère ; on permet à des traditions et des habitudes de pensée humaines d’avoir une influence formative sur l’âme.

S’il n’est question que de salut, de profit ou de bénédiction personnels, on écoute la Parole. Mais quand il commence à être question de l’autorité de Christ sur nous, quand la Parole de Dieu est amenée sur notre carrière pratique entière, sur nos habitudes personnelles, nos arrangements domestiques, nos problèmes commerciaux, nos associations religieuses, notre position ecclésiastique, alors il devient apparent que l’autorité de la Sainte Écriture est souvent rejetée.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui sur qui le Père, Dieu, a mis son sceau » Jean 6. 27.

LA PAROLE DE DIEU, NOTRE NOURRITURE

Je suis persuadé que Dieu a, maintenant comme jamais dans le passé depuis les jours des apôtres, ouvert réellement la Bible, et l’a mise, ouverte, dans nos mains. Par elle Il nous met à l’épreuve. Hélas ! si maintenant nous nous en détournons ! Avons-nous foi en Celui qui nous l’a donnée, qui ne s’est pas moqué de nous ? Ces immenses richesses sont-elles nôtres seulement pour nous étonner et nous oppresser par leur immensité ?

Le champ de l’Écriture est sans bornes ; mais ses verts pâturages, ses coteaux ensoleillés, ses distances glorieuses demandent à être explorées. Où sont ceux qui peuvent trouver l’exercice nécessaire pour la santé et la force spirituelles ? Il y a là des beautés et des gloires sans fin, des mondes si peu connus, qui peuvent être à tous, qui nous appartiennent en fait à tous. Dites-vous : Ma mesure ne peut être que petite ? Êtes-vous certains que vous avez atteint la limite donnée par Dieu dans sa Parole ? Pouvez-vous dire honnêtement que vous mettez tout votre cœur à apprendre avec Lui tout ce qu’Il a mis dans vos mains comme étant à vous ? S’il en est ainsi, sa règle s’appliquera : À celui qui a, il sera donné plus. Où, alors, se trouve votre limite ?

D’après the Lord is near novembre 1988 (F.W. Grant)

« Faites ceci en mémoire de moi » 1 Corinthiens 11. 24.

LE SENS ET LA VALEUR DE LA CÈNE POUR LES CROYANTS

Pour ceux qui l’apprécient de la juste manière, la cène du Seigneur a une place absolument unique. Le souvenir saint dans notre cœur, rappelant la Personne et l’œuvre de notre Seigneur béni, le souvenir de la plénitude de bénédictions qui est nôtre, et la place de proximité que nous occupons comme résultat de sa mort, la vision heureuse vers l’éternité qui nous est montrée par sa mort – tout cela, et beaucoup plus, font de la cène une expression de la pleine communion, de l’amour et de l’adoration. Les mots manquent pour exprimer le privilège précieux de nous souvenir du Seigneur dans la fraction du pain. Cela attire de manière divine.

La cène du Seigneur ne dépend d’aucun cadre extérieur, ni d’endroit ou de formes. Ce serait affaiblir ses perfections. Le ministère, quelque doué qu’il soit, n’est pas nécessaire. Les enfants de Dieu se rassemblent dans la dépendance de Lui seul, pour se souvenir de Lui. En faire quelque chose d’officiel serait s’interposer et contrarier le ministère en grâce du Saint Esprit, qui trouve ses plaisirs à nous occuper de Christ seul.

La cène du Seigneur est en mémoire de Lui, et Il est l’objet de l’adoration en cela. Il est vrai que nous ne pouvons pas être occupés de Lui sans en recevoir de la bénédiction pour nos âmes ; mais cela ne doit jamais en être l’objet – cela n’en est que le résultat. C’est un repas en mémoire du Seigneur, instituée par Lui « La nuit qu’il fut livré ». Le pain et le vin rappellent son corps donné et son sang versé pour nous. Ainsi nous voyons, liés bien à propos, Christ dans son humiliation et dans sa gloire : « Vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ».

D’après the Lord is near novembre 1988