
L’homme esclave du péché et enfant du diable (Jean 8. 33 à 50).
Au moment où Jésus annonce une pleine délivrance pour tous ceux qui, par la foi, connaissent la vérité, les Juifs, dans leur orgueil national, rétorquent : « Nous sommes la postérité d’Abraham, et jamais nous ne fûmes dans la servitude de personne » (v. 33).
Ces malheureux avaient-ils oublié la fournaise de fer de l’Égypte (Deut. 4. 20), la servitude babylonienne et l’actuel joug des Romains ? N’étaient-ils pas asservis, depuis plus de six siècles, par les nations païennes à cause de leur idolâtrie ?
En réponse à leur affirmation, le Seigneur va montrer, alors qu’ils ont l’illusion d’être libres, qu’ils sont en réalité esclaves de Satan à cause du péché – comme tout homme qui n’est pas encore affranchi par la connaissance de la vérité : « Quiconque pratique le péché est esclave du péché » (v. 34), car « on est esclave de celui par qui on est vaincu » (2 Pier. 2. 19).
Comment être délivré d’une aussi affreuse condition ? En acceptant par la grâce de Dieu et par la foi, le salut que Jésus offre à tout homme reconnaissant sa misère.
Bien qu’étant la postérité d’Abraham selon la chair, comme esclaves du péché, les Juifs n’étaient pas assurés de demeurer dans la maison. Désirant que des fils demeurent dans Sa maison pour toujours, Dieu a envoyé ici-bas Son propre Fils pour délivrer ceux qui étaient les esclaves du péché. « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (v. 36 ; Gal. 5. 1).
La vérité, c’est la Parole du Dieu vivant qui révèle Ses pensées, Sa volonté. Par elle nous connaissons Dieu dans Sa nature : amour et lumière. Mais en outre, une relation intime est établie avec le Fils lui-même ; c’est l’heureuse liberté des enfants de Dieu, c’est Christ qui nous affranchit.
Les Juifs se réclamaient de leur qualité d’enfants d’Abraham (v. 33 et 39). Cela était vrai selon la chair. Mais moralement ils n’étaient pas enfants de celui que l’Écriture appelle le père des croyants (Rom. 4. 11).
C’est la nature de nos œuvres qui met en évidence à quelle famille nous appartenons, soit celle de Dieu, soit celle du diable.
En cherchant à faire mourir le Seigneur, l’Envoyé du Père, qui leur avait dit la vérité, ils accomplissaient les œuvres de leur père, et ils doivent entendre ces paroles solennelles : « Vous avez pour père le diable ». Or les deux caractères de Satan sont bien affirmés : il est le meurtrier dès le commencement, et il est menteur, le père du mensonge (v. 44).
De plus, Satan agit dans le cœur de l’homme par la convoitise, source de toute corruption (1 Jean 2. 16). Il importe de savoir à quelle famille on appartient. Il ne suffit pas d’être enfant de parents chrétiens pour faire partie de la famille de Dieu. Se prévaloir d’un tel privilège est aussi prétentieux – et fatal – que le titre de « postérité d’Abraham » revendiqué par les Juifs qui étaient prêts à mettre à mort Celui qui leur disait la vérité.
Les Juifs, aveuglés par leur haine, auxquels les formes religieuses suffisaient, ne discernaient pas qu’ils avaient devant eux « Dieu manifesté en chair » – Jésus venu en grâce. Il leur est démontré que, malgré leurs propos, ils ne sont pas plus les fils de Dieu qu’ils n’étaient les vrais enfants d’Abraham.
Jésus leur dit : « Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi je procède de Dieu et je viens de lui ; car je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé » (v. 42). Un trait distinctif de la vie divine, c’est l’amour : « Quiconque aime est né de Dieu » (1 Jean 4. 7). Si les Juifs avaient eu Dieu pour Père, ils auraient aimé Jésus, l’Envoyé du Père, venu pour dire les paroles de Dieu (v. 25, 26, 28, 38, 40, 45, 46 et 47).
Ce chapitre met l’accent sur la terrible responsabilité des Juifs, de rejeter la Parole de Dieu, mais cela est aussi vrai pour quiconque l’ayant entendue, ne l’a pas crue. Seule la nature divine nous permet de comprendre le langage divin (v. 43 et 47 ; Rom. 10. 17).
L’opposition des Juifs aux paroles de Jésus est de plus en plus déterminée. Ils L’obligent, malgré toute la patience et la grâce qui l’animent, à maintenir les exigences de la vérité. « Mais moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas… Celui qui est de Dieu entend les paroles de Dieu ; c’est pourquoi vous, vous n’entendez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu » (v. 45 et 47).
Hélas ! leur réplique est un blasphème contre Jésus. « Ne disons-nous pas bien que tu es un Samaritain, et que tu as un démon ? » (v. 48). De tels propos révélaient leur état déplorable en face de Celui qui reste le parfait Modèle de Ses rachetés : « Qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage ; quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23).
Ses réponses sont empreintes de douceur : « Moi, je n’ai point un démon, mais j’honore mon Père, et vous, vous jetez du déshonneur sur moi. Mais pour moi, je ne cherche pas ma gloire ; il y en a un qui cherche, et qui juge » (v. 49 et 50).
Certes, le Seigneur reste le témoin fidèle et véritable devant ceux qui le rejettent en s’opposant à Ses paroles. A travers l’iniquité de l’homme, la divinité du Seigneur est mise en relief. L’homme, qui se contente d’une religion officielle exaltant son orgueil, ne peut supporter la venue en grâce de Jésus comme la lumière de la vie. Il préfère se débarrasser de ce témoin gênant en le tuant.
N’oublions pas que l’homme dans son état naturel est toujours révolté contre Dieu. « La pensée de la chair est inimitié contre Dieu » (Rom. 8. 7). Mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur (Rom. 6. 23).
Quelle est notre réponse à la question de Dieu au début d’une nouvelle année : « Qu’as-tu fait de mon Fils ? »
Jésus revendique la gloire de Sa personne (Jean 8. 51 à 59).
Alors qu’Il vient de présenter le jugement de Dieu comme terrible conséquence de Son rejet et du refus de Sa parole qui est la vérité, communiquant la vie éternelle à quiconque la reçoit, Jésus déclare aux Juifs : « En vérité, en vérité, je vous dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra point la mort, à jamais » (v. 51).
La mort éternelle, mentionnée quatre fois dans l’Apocalypse comme la seconde mort, est l’éternelle séparation de Dieu. L’âme immortelle connaîtra, après la résurrection de jugement, les tourments éternels. Si les gages du péché, c’est la mort, le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur (Rom. 6. 23). Dans Sa grâce Dieu offre au pécheur la vie éternelle ; mais la promesse ne concerne que celui qui garde Sa parole venue du ciel en Jésus. Garder Sa parole, c’est m’approprier et retenir par la foi ce qu’elle exprime de l’œuvre de Christ (1 Cor. 15. 3 et 4), c’est la cacher dans mon cœur (Ps. 119. 11) et être gouverné par elle dans ma vie quotidienne, en lui obéissant par amour pour le Seigneur (Jean 14. 23 et 24 ; Apoc. 3. 8).
La réplique des Juifs est immédiate : « Maintenant nous connaissons que tu as un démon… Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? et les prophètes sont morts. Qui te fais-tu toi-même ? » (v. 52 et 53)
Dépourvus de tout discernement à cause de leur incrédulité, ils étaient incapables de prendre conscience de la portée spirituelle de cette précieuse promesse de Jésus chargée de consolation et d’espérance. Certes Abraham et les prophètes étaient bien morts, mais Jésus, plus grand qu’eux tous, les avait appelés et envoyés.
Il est venu dans ce monde pour rencontrer en bonté des pécheurs, Lui, la lumière de la vie, Lui, le Dieu Sauveur. Conscient de Sa gloire, Jésus ne s’en glorifiait pas. C’est Son père qui Le glorifiait – comme son Fils bien-aimé en qui Il trouvait son plaisir – à Son baptême et sur la montagne de la transfiguration (Mat. 3. 17 et 17. 5).
En Le ressuscitant après Sa mort expiatoire, Dieu l’exalte à Sa droite où Il est couronné de gloire et d’honneur (Jean 17. 5 ; Héb. 2. 9). « Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » (Mat. 11. 27).
Le Seigneur ajoute, en parlant de son Père : « Et vous ne le connaissez pas ; mais moi, je le connais : et si je disais que je ne le connais pas, je serais menteur, semblable à vous ; mais je le connais, et je garde sa parole » (v. 55).
En dépit de leur profession de connaître Dieu, les Juifs ne connaissaient pas Celui qui glorifiait Son Fils. S’ils distinguaient Dieu des idoles, ils restaient cependant dans leur état de perdition.
Par contre, garder la parole de Dieu, cela signifiait pour Jésus d’achever l’œuvre que le Père lui avait confiée, « étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8).
Pour nous, si nous connaissons réellement le Père, cela sera évident par notre soumission à sa Parole.
« Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour ; et il l’a vu, et s’est réjoui » (v. 56). Enfants d’Abraham selon la chair, ils n’avaient pas la foi du père des croyants et ne faisaient pas ses œuvres (v. 39). Car ils haïssaient Jésus, alors qu’Abraham s’était réjoui en voyant Son jour.
Dieu avait fait des promesses à Abraham. Il lui donna un fils dans sa vieillesse, Isaac, auquel s’appliquaient les promesses. Lors de l’épreuve de Morija, Abraham, obéissant à Dieu, offre son fils en holocauste ; Isaac, rendu à son père, devient un type de Christ ressuscité. Paul, en citant Genèse 22. 18, déclare que la semence d’Abraham était Christ (Gal. 3. 16) dont Isaac était un type.
C’est par la foi qu’Abraham reçoit la révélation de Dieu, relative au jour où Christ établirait Son règne, lui-même y participant comme ressuscité. Il s’était réjoui du jour où Christ accomplirait les promesses inconditionnelles que Dieu lui avait adressées (Héb. 11. 10).
Les Juifs démontrent par leur réponse que l’homme animal ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu (1 Cor. 2. 14). « Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham ! » Ils attribuent cette parole à son âge comme homme. « Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Avant qu’Abraham fût, je suis » (v. 57 et 58). Jésus n’avait pas exprimé qu’il avait vu Abraham, mais qu’Abraham avait vu son jour, celui de Son règne glorieux. La réponse de Jésus fait ressortir qu’Il est l’Éternel, Celui qui n’a ni commencement, ni fin.
Il s’appelle : JE SUIS, c’est l’existence absolue de Dieu, l’éternité de Son être. Dieu lui-même Se trouvait là dans la Personne de cet Homme méprisé, rejeté. En Apocalypse 1. 4, Il est appelé « Celui qui est, qui était et qui vient ». C’est l’existence continue. Pour Se mettre en relation avec l’homme et accomplir l’œuvre de la croix, Il est entré dans le temps.
Ne pouvant supporter les paroles de Jésus affirmant qu’Il était Dieu, les Juifs prennent des pierres pour Le lapider, accomplissant ainsi les œuvres de leur père, le diable, « meurtrier dès le commencement ». Mais Jésus se cacha et sortit du temple (v. 59).
Pouvaient-ils mettre à mort Celui qui est l’Éternel, quand son heure n’était pas venue, le moment de Se livrer Lui-même ? En face de la lumière et de la vérité divines manifestées en grâce dans la Personne de Jésus, les Juifs, aveuglés par Satan, blasphèment, et dans leur haine implacable veulent faire mourir le témoin fidèle. Comme est solennelle cette parole du Seigneur pour tous ceux qui refusent de croire : « Vous mourrez dans vos péchés » ! (v. 21 et 24).
Jésus est le Fils éternel de Dieu. « Le christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15). L’homme est perdu. Dieu veut le sauver par la mort de Christ sur la croix. « C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé ».
« Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).
La guérison d’un aveugle (Jean 9. 1 à 23).
Après avoir quitté le temple où les Juifs voulaient le lapider, Jésus vit un homme aveugle dès sa naissance qui était assis et mendiait (v. 8). Incapable de voir Celui qui est la lumière du monde, cet homme misérable se trouve sur le chemin où la grâce souveraine de Dieu va pouvoir s’exprimer librement.
Pensant au gouvernement de Dieu, les disciples interrogent Jésus : « Rabbi, qui a péché : celui-ci, ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » (v. 2). Certes il est écrit : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7), ce qui signifie que les fautes commises entraînent des conséquences, sur cette terre, pour le coupable (Ex. 20. 5 fin).
Mais la réponse du Seigneur met en relief l’état d’aveuglement moral de l’homme dès sa naissance, avant même qu’il ait commis des péchés. « Ni celui-ci n’a péché, ni ses parents, mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui » (v. 3). Il n’était donc pas question de péchés appelant le jugement de Dieu sur cet homme ou sur ses parents. Mais le Seigneur était venu pour accomplir l’œuvre de Dieu qui permettrait de délivrer l’homme de cette cécité morale et spirituelle.
Dieu seul peut donner la vue à un aveugle-né, comme il peut ouvrir nos yeux sur notre état de pécheurs perdus, sur les exigences de Sa justice et de Sa sainteté, sur la nécessité de l’œuvre expiatoire du Seigneur Jésus.
Puis Jésus ajoute : « Il me faut faire les œuvres de Celui qui m’a envoyé, tandis qu’il est jour ; la nuit vient, en laquelle personne ne peut travailler. Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » (v. 4 et 5).
Tous ceux qui le désiraient pouvaient profiter de la lumière, c’est-à-dire de la présence du Seigneur ici-bas, avant qu’Il ne soit rejeté des hommes. Car les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, leurs œuvres étant mauvaises.
Au sein de ces épaisses ténèbres morales, les rachetés ont à reluire comme des luminaires dans le monde, présentant la parole de vie (Phil. 2. 15). Bientôt ce sera l’apparition du Seigneur en gloire avec Ses rachetés pour exécuter Ses jugements sur le monde, puis établir Son règne comme soleil de justice.
Dans le temps présent, le Saint Esprit, descendu sur la terre à la Pentecôte, travaille avec efficacité pour amener des pécheurs à l’acceptation du salut par la foi au Seigneur Jésus, mort sur la croix pour leurs péchés.
La grâce de Dieu daigne nous employer comme collaborateurs de Dieu pour proclamer ce grand salut. Ceux que nous côtoyons chaque jour sont-ils vraiment conscients que nous appartenons à Jésus et que nous désirons qu’ils partagent notre bonheur ?
Ayant dit ces choses, Jésus cracha en terre et fit de la boue de son crachat, et mit la boue comme un onguent sur ses yeux, et lui dit : « Va, et lave-toi au réservoir de Siloé ». L’homme, avec l’énergie de la foi, obéit aussitôt et revient voyant.
Cette boue formée à partir du crachat du Seigneur Jésus – ce qui venait de Lui avec sa vertu divine – mélangé avec la terre (ce qui est humain) évoquait Son humanité. Or comme homme, Jésus était méprisé, et cela représentait un obstacle pour l’homme naturel. C’était comme la boue sur les yeux de l’aveugle.
Mais dès que Jésus est reconnu comme l’Envoyé de Dieu (Siloé), sous l’effet de la Parole (l’eau), c’est la délivrance : la boue tombe, les yeux sont ouverts et la lumière du salut brille. L’œuvre de Dieu s’est accomplie dans cet aveugle-né, et dans tous ceux qui acceptent Jésus comme leur Sauveur.
Merveilleuse grâce de Dieu qui fait passer un pécheur misérable des ténèbres à la lumière ! Dieu a dû envoyer Son Fils unique dans le monde pour sauver des pécheurs. N’oublions jamais de louer notre Dieu pour Son don inexprimable (2 Cor. 9. 15).
Un tel changement ne peut passer inaperçu aux yeux des voisins et connaissances de l’aveugle. Celui qui était auparavant aveugle, assis, inactif et dans l’obligation de mendier, voit maintenant tout clairement, va et vient sans aucun secours.
Au comble de l’étonnement, ils l’interrogent : « Comment ont été ouverts tes yeux ? Il répondit et dit : Un homme, appelé Jésus, fit de la boue et oignit mes yeux, et me dit : Va à Siloé et lave-toi. Et je m’en suis allé, et je me suis lavé, et j’ai vu » (v. 11).
Il peut rendre un témoignage éloquent à ce que Jésus, qu’il ne connaît pas, lui a fait. Sais-tu, lorsque l’occasion se présente, raconter ta conversion, ce que Jésus a fait pour racheter ton âme ? Le Seigneur peut te donner le courage et remplir ton cœur d’une joie intense.
Amené devant les pharisiens qui l’interrogent à leur tour pour savoir comment il avait recouvré la vue, l’homme guéri répète ce que Jésus avait fait pour lui. Certains des pharisiens répliquent : « Cet homme n’est pas de Dieu, car il ne garde pas le sabbat », car c’était en un jour de sabbat que Jésus avait opéré ce miracle. Cela constituait pour eux une grave désobéissance à la loi.
D’autres disaient : « Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ? » Dans leur perplexité ils interrogent l’aveugle pour qu’il donne son opinion. Il répondit : « C’est un prophète » (v. 18).
Dieu avait parlé à Son peuple par le moyen de nombreux prophètes, et les miracles aussi bien que les paroles de Jésus auraient dû le faire reconnaître comme l’Envoyé de Dieu. Mais seule la foi pouvait faire cela.
Alors les pharisiens interrogent les parents de l’aveugle pour qu’ils rendent leur témoignage. Tout en craignant de dire ce qu’ils pensent, pour ne pas être chassés de la synagogue, ils déclarent les deux choses vraiment importantes : cet homme était leur fils, et il était né aveugle.
Ils ajoutent : « Mais comment il voit maintenant, nous ne le savons pas… il a de l’âge, interrogez-le » (v. 21). Ils se placent du côté des ennemis du Seigneur. Il y a toujours ceux qui préfèrent marcher avec le monde par crainte de l’opprobre s’attachant aux disciples d’un Christ rejeté.
N’ayons pas honte de rendre témoignage au Seigneur devant les hommes (Mat. 10. 32 ; Luc 12. 8).
Qu’aucun de nos lecteurs ne méprise la grâce de Dieu qui lui est offerte aujourd’hui !
Le témoignage de l’aveugle guéri et sa rencontre avec le Fils de Dieu (Jean 9. 24 à 41).
Le seul témoignage des parents reconnaissant leur fils né aveugle empêche les pharisiens de nier ce miracle. Aussi s’empressent-ils de jeter du déshonneur sur le Seigneur par des paroles blasphématoires : « Nous savons que cet homme est un pécheur » (v. 24).
Comme preuve de cette affirmation, ils avaient déjà déclaré : « Cet homme n’est pas de Dieu, car il ne garde pas le sabbat » (v. 16). Mais l’aveugle guéri avait répondu, ayant éprouvé la puissance de Sa parole : « c’est un prophète » (v. 17). Maintenant ils lui adressent cette adjuration : « Donne gloire à Dieu ». Ils voudraient le contraindre à penser comme eux au sujet de Jésus.
Et la réponse de l’aveugle guéri, tout empreinte de simplicité et de vérité, s’exprime spontanément : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois » (v. 25). C’était un fait irrécusable, il était sûr de sa guérison, et tous les raisonnements les plus subtils ne pouvaient ébranler ce qu’il avait expérimenté.
Pouvons-nous parler avec une telle assurance de ce que Jésus a fait pour notre âme ? L’apôtre pouvait dire : « je sais qui j’ai cru » (2 Tim. 1. 12), et Job déclarait : « Je sais que mon rédempteur est vivant » (19. 26). Une vraie conversion ne peut pas passer inaperçue.
Afin de recueillir un témoignage qui jetterait du discrédit sur Jésus, les pharisiens interrogent encore l’aveugle guéri sur la manière dont le miracle s’est opéré. « Que t’a-t-il fait ? Comment a-t-il ouvert tes yeux ? » A ces vaines questions il répond spontanément : « Je vous l’ai déjà dit et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous encore l’entendre ? Voulez-vous aussi, vous, devenir ses disciples ? » (v. 27)
Ces paroles qui atteignent leur conscience ne font qu’exciter leur colère et « ils l’injurièrent et dirent : « Toi, tu es le disciple de celui-là ; mais nous, nous sommes disciples de Moïse… mais, pour celui-ci, nous ne savons d’où il est » (v. 28 et 29).
Certes Dieu avait parlé par Moïse, mais ignoraient-ils que Moïse avait parlé de Jésus ? (Deut. 18. 15) Et dans leur mépris de Jésus ils restent incrédules au sujet de Son origine et de Sa parole.
L’aveugle guéri se comporte comme un vrai disciple de Jésus. Les injures des pharisiens le poussent à rendre un témoignage toujours plus net qu’ils ne pourront supporter. Il leur dit : « En ceci pourtant il y une chose étrange, que vous ne sachiez pas d’où il est, et il a ouvert mes yeux. Or, nous savons que Dieu n’écoute pas les pécheurs ; mais si quelqu’un est pieux envers Dieu et fait sa volonté, celui-là il l’écoute. Jamais on n’ouït dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si celui-ci n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire » (v. 30 à 33).
Ainsi il proclame que Jésus faisait la volonté de Dieu, et qu’il était de Dieu. Quels progrès rapides fait cet homme dans sa foi, pleine de hardiesse, face à l’opposition haineuse des Juifs. Aussi lui expriment-ils leur mépris dans leurs paroles et leur rejet : « Tu es entièrement né dans le péché, et tu nous enseignes ! Et ils le chassèrent dehors » (v. 34).
C’est là qu’il va rencontrer Jésus rejeté avant lui à la suite de Son témoignage fidèle (8. 59).
« Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé dehors, et l’ayant trouvé, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit et dit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? Et Jésus lui dit : Et tu l’as vu, et celui qui te parle, c’est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur ! Et il lui rendit hommage » (v. 36 à 38).
Le Seigneur attendait, hors du camp religieux, ce témoin courageux qui avait souffert pour Son Nom, désirant Se révéler à lui, comme l’objet de son cœur. Il ne pouvait demeurer là où son Seigneur avait été rejeté dans Ses paroles (ch. 8) et dans Ses œuvres (ch. 9 et 15. 24).
Remarquons aussi comment le Seigneur s’occupe des jeunes croyants rencontrant l’opprobre du Christ dans le milieu où ils se trouvent. La jouissance de Sa personne et de Son œuvre peut inonder leur cœur de paix et de joie pour affronter victorieusement l’opposition d’un monde d’où ils ont été retirés moralement.
Le Seigneur S’est présenté à l’aveugle guéri comme le Fils de Dieu, l’objet de sa foi. « Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5. 5). Quelle réceptivité dans le cœur de celui auquel Jésus se révèle ! Dès qu’il apprend que Jésus est le Fils de Dieu, il croit et Lui rend hommage. Son Sauveur devient son Seigneur dont il va désormais reconnaître tous les droits sur son cœur par une vie d’obéissance. Cet objet, captivant les affections de son cœur renouvelé, lui communique l’énergie pour résister à l’ennemi et être victorieux du monde.
La foi de l’aveugle guéri s’exprime dans cette parole : « Je crois ». En s’adressant à Jésus comme Seigneur, il reconnaît les droits de Celui qui doit être craint et obéi. Enfin, en Lui rendant hommage, il offre l’adoration qui revient au Fils de Dieu.
Ce sera l’activité éternelle de notre âme dans le ciel. Il suffit à certains croyants de savoir qu’ils sont sauvés, mais ils ne reconnaissent pas Jésus comme Seigneur, retenus peut-être dans les systèmes religieux. Ils ignorent en particulier la présence du Seigneur là où deux ou trois sont assemblés en son Nom (Mat. 18. 20).
Blessés dans leur orgueil religieux, les pharisiens, tout en prétendant y voir clair, sont aveuglés par leur haine à l’égard du Fils de Dieu (v. 39 à 41). Venu dans ce monde comme la lumière, Jésus manifeste l’état d’aveuglement de l’homme, qui a mieux aimé les ténèbres que la lumière, car ses œuvres étaient mauvaises (ch. 3. 19).
Prétendant voir et conduire les autres, ces chefs religieux étaient aveugles. Ce péché, de rejeter la lumière venue dans la Personne du Seigneur, demeurait. Certes Jésus, comme Fils de l’homme, était venu chercher et sauver ce qui était perdu, Encore fallait-il reconnaître son état de perdition et recevoir Sa parole toute puissante, sa Personne glorieuse et son œuvre parfaite, par la foi, dans le cœur.
Chacun de nos jeunes lecteurs peut-il déclarer avec la certitude de la foi : Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois ?
Le bon Berger (Jean 10. 1 à 15).
L’histoire de l’aveugle-né nous a montré que la bergerie juive ne pouvait convenir aux brebis du bon Berger. Cet aveugle guéri, à la suite d’un témoignage fidèle, a été chassé dehors où il écoute la voix de Jésus, le Berger d’Israël, dont il est devenu une brebis.
Ce caractère de bon Berger est l’un des plus précieux pour le racheté, car il rappelle tout à la fois l’amour qui a poussé le Seigneur à donner Sa vie pour les brebis, et les tendres soins qu’Il leur prodigue dans le chemin où Il les conduit sur cette terre.
Jésus déclare aux pharisiens : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie des brebis, mais qui y monte par ailleurs, celui-là est un voleur et un larron. Mais celui qui entre par la porte, est le berger des brebis » (v. 1 et 2).
Israël était la bergerie de Dieu, séparé des nations païennes. La loi de Dieu lui avait été communiquée et il jouissait de nombreux privilèges, matériels et spirituels. Mais cette sainte loi de Dieu, s’adressant à l’homme dans la chair, fut bientôt abandonnée au profit de l’idolâtrie et de toute la corruption qui en résulte.
Au temps où le Seigneur vint au milieu de Son peuple, après le retour de la captivité de Babylone, le formalisme religieux prévalait. Les chefs religieux s’opposaient violemment à Jésus et à Sa doctrine. Ils avaient la prétention d’être des bergers, sans avoir été établis par Dieu.
N’aimant pas les brebis, ils recherchaient avant tout leur profit et leur gloire. Ils portaient le caractère de voleurs s’appropriant tout ce qu’ils pouvaient, en usant parfois de violence – ou de larrons en agissant à la dérobée (Éz. 34. 1 à 10, 19 ; Zach. 11. 4 et 5).
Enfin le Berger annoncé par les Écritures arriva. Il avait les caractères décrits par les prophètes au sujet du Messie. Il s’est assujetti à toutes les ordonnances établies par Dieu, marchant selon la volonté de Dieu. Ayant les qualités d’un bon Berger, quand Il se présente, Dieu lui ouvre (v. 3).
S’il entre dans la bergerie, ce n’est pas pour y laisser Ses brebis. Car le bercail n’était qu’une prison pour protéger les brebis des bêtes sauvages, et il n’y avait là rien à manger. Mais pour paître les brebis, le Berger va les conduire dehors. « Les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors ».
Ce qui caractérise une brebis, c’est qu’elle écoute la voix du Berger. Et chaque brebis est connue du Berger par son nom. « Et quand il a mis dehors toutes ses propres brebis, il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix (v. 4).
Les brebis écoutent et connaissent la voix du Berger. Il sait parler à leur cœur et, se confiant en Lui, elles le suivent hors de l’enceinte religieuse où Il est rejeté. Il suffit à la brebis d’écouter la voix du Berger et de Le suivre. Le Berger pourvoit à tous les besoins de Ses brebis.
L’aveugle-né du chapitre 9 avait bien écouté la voix de Jésus, son Berger : « Va, et lave-toi au réservoir de Siloé », puis ayant été chassé dehors par les Juifs, il rencontre Jésus. Connaissant bien la voix du Berger, les brebis s’enfuient lorsque se fait entendre la voix des étrangers, même si cette voix essaie d’imiter celle du bon Berger.
La voix de Jésus nous est-elle bien connue ?
Puis le Seigneur Se présente comme étant la porte. « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture » (v. 7 à 9). Le vrai Berger était entré par la porte de la bergerie d’Israël, que Dieu lui avait ouverte, pour appeler Ses brebis et les faire sortir de l’enceinte où s’exerçait la malédiction d’une loi enfreinte – ensuite pour les faire entrer dans ce nouvel état de choses qu’est le christianisme : Jésus est Lui-même la porte. Nul ne peut être sauvé que par Lui, et de plus, la brebis connaît une vraie liberté que la loi ne procurait pas.
Enfin elle peut jouir d’une nourriture abondante comme l’évoque le Psaume 23. Les croyants de l’économie de la grâce sont bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ (Éph.1. 3).
Quelle part est celle de la brebis ! Le Berger lui donne la vie, la liberté, la nourriture et la sécurité. Voler, tuer et détruire, tels sont les traits distinctifs des voleurs. Mais par contraste Jésus ajoute : « Moi, je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » !
Tous les croyants avant l’œuvre de la croix possédaient bien la vie de Dieu, mais à la Pentecôte, le Saint Esprit vint, comme Personne divine, baptiser en un seul corps les disciples assemblés, les unissant à Christ, la tête glorifiée dans le ciel.
Dès lors, ils eurent la vie en abondance, cette vie manifestée en Christ venu dans ce monde pour révéler le Père. Une telle vie ne pouvait être communiquée qu’après la résurrection de Christ.
Au verset 11, le Seigneur prend le titre de bon Berger en contraste avec les mercenaires qui avaient la prétention de paître les brebis d’Israël. « Moi, je suis le bon Berger : le bon Berger met sa vie pour les brebis ». C’est la preuve suprême de Son amour pour les acquérir.
Le mercenaire est payé pour soigner les brebis. Il tient à sa vie et à ses gages, et ne se soucie pas des brebis en danger, que le loup enlève et disperse.
Une autre raison pour laquelle le bon Berger met sa vie pour Ses brebis, c’est qu’elles sont placées dans une relation avec Lui, le Berger, comparable à celle qu’Il possède vis-à-vis du Père : « Je connais les miens et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père » (v. 14 et 15). Si le bon Berger connaît les Siens, quelle doit être alors leur confiance en Lui ? Mais le Seigneur ajoute : « Je suis connu des miens ».
Que le désir ardent de l’apôtre soit le nôtre : « Pour le connaître, lui » (Phil. 3. 10) !
Ainsi le bon Berger donne Sa vie pour Ses brebis (v. 11 et 15), Il donne la vie en abondance à Ses brebis (v. 10 et 28), Il appelle Ses propres brebis par leur nom (v. 3), Il les connaît (v. 14 et 27) et Il les garde (v. 28 et 29). Les brebis écoutent la voix du Berger (v. 4, 16 et 27), elles Le suivent (v. 4 et 27) et elles Le connaissent (v. 14 et 15).
Jeune lecteur, est-ce que tu fais partie du troupeau du bon Berger ?
Le Bon Berger (Jean 10. 16 à 21).
Le Seigneur Jésus vient de déclarer, au début du chapitre, qu’Il est la porte des brebis. C’est en entrant par cette porte qu’elles sont sauvées. Il se présente comme le bon Berger donnant Sa vie pour elles, les conduisant et leur dispensant tous les soins dont elles ont besoin. Que pourrait-Il faire de plus pour leur prouver Son amour infini et Sa tendresse incessante ?
Maintenant, après avoir évoqué Sa mort pour réaliser les conseils de Dieu, Jésus dit : « J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger » (v. 16).
L’œuvre de Jésus ne sera pas limitée au peuple juif, mais des croyants d’entre les nations auront part aux bénédictions célestes et éternelles. Le seul troupeau sera constitué de tous ceux qui écoutent Sa voix et auxquels Il communique la vie éternelle. Ces brebis sont rassemblées depuis la Pentecôte jusqu’au retour du Seigneur pour enlever son Église, par le ministère des apôtres et des évangélistes envoyés dans le monde (Mat. 28. 19).
Il y a un seul troupeau, car toutes les brebis ont la même vie, et elles suivent un seul berger dont il leur suffit de connaître la voix. Mais beaucoup de voix se font entendre dans ce monde. Que vont faire les brebis ? « Elles ne suivront pas un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, parce qu’elles ne connaissent pas la voix des étrangers » (v. 5).
C’est pour avoir méconnu un tel caractère que bien des brebis ont été dispersées, et que des divisions se sont produites. C’est dans la soumission à la volonté de Dieu, dans l’obéissance à Sa Parole que des brebis pourront suivre le bon Berger, en dehors du monde et de tout système religieux organisé par l’homme.
Au verset 17 le Seigneur prononce une des paroles les plus remarquables du Nouveau Testament : « A cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne ». En donnant Sa vie sur la croix, Jésus donne à Son Père un motif pour L’aimer. Seule une Personne divine pouvait faire cela.
Se donner Lui-même jusqu’à la mort, et reprendre Sa vie en résurrection, revendiquant la gloire du Père, là où régnaient le péché et la mort, cela constituait un nouveau motif à l’affection du Père, même si de toute éternité le Fils était aimé du Père dont Il faisait les délices continuelles (Prov. 8. 30).
Et bien au-dessus de ce qui concerne Ses brebis, dans son dévouement total jusqu’à la mort, dans l’œuvre unique de la croix, Jésus a en vue, avant tout de glorifier Son Père. Ainsi la croix va bien plus loin que le salut des pauvres pécheurs. Elle est au centre de l’univers moral de Dieu.
C’est là qu’une victoire complète et définitive a été remportée. La question du bien et du mal y a été entièrement résolue avec le triomphe parfait du bien. Nos affreux péchés devaient être effacés.
Du côté de l’homme, il y avait la haine contre Dieu révélé en bonté. De plus, Satan soulevait le monde entier contre Christ. Mais en Lui, nous contemplons la perfection de Son obéissance et de Son amour pour le Père ; et en Dieu, c’est la perfection de la justice contre le péché unie à un amour infini.
Ainsi, là où l’homme était assujetti à la mort à cause du péché, Jésus, qui avait la vie en Lui-même, laisse Sa vie pour la reprendre au-delà de la mort, afin d’établir l’homme dans une nouvelle position conforme à la gloire de Dieu.
Désormais le racheté peut jouir de la grâce de Dieu qui pardonne au coupable, de la relation d’enfant de Dieu connu comme Père, de la Personne de Son Fils, de la vie éternelle dans la connaissance du Père et du Fils (Jean 17. 3).
N’oublions pas que l’homme pécheur, ennemi de Dieu, était passible du jugement éternel, ayant offensé la justice et la sainteté de Dieu. Si Dieu exécutait Son jugement, tous les hommes seraient perdus. Mais Jésus, homme parfait, prend la place des coupables et endure tout le poids de la colère de Dieu.
C’est par cette obéissance que Jésus laisse sa vie pour la reprendre (Phil. 2. 8).
Il ajoute : « Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre ; j’ai reçu ce commandement de mon Père » (v. 18).
Seul le Fils de Dieu pouvait obéir ainsi. A plusieurs reprises, les Juifs voulaient se saisir de Lui pour le faire mourir, mais Son heure n’était pas encore venue (Jean 2. 4 ; 7. 30 ; 8. 20). Ils ne le prendront que lorsqu’Il Se donnera Lui-même.
L’œuvre étant accomplie, Il remet lui-même Son esprit entre les mains de Son Père (Luc 23. 46). Toute Sa vie, Sa mort et Sa résurrection sont marquées par l’obéissance. Cet évangile de Jean, qui nous présente Jésus comme le Fils de Dieu, met aussi en relief Son obéissance et Sa dépendance dans toute la perfection de Son humanité.
Comme est glorieux Celui qui nous a sauvés (Apoc. 1. 5 et 6) !
Enfin les Juifs discutent les paroles de Jésus et sont divisés. Certains l’outrageaient jusqu’au blasphème, l’accusant d’être fou et d’avoir un démon. C’était le jugement de l’homme naturel.
D’autres, dont la conscience était touchée jusqu’à un certain point, sensibles à Ses œuvres, disaient : « Ces paroles ne sont pas d’un démoniaque ; un démon peut-il ouvrir les yeux des aveugles ? » (v. 21).
Que nous soyons gardés dans la crainte du Seigneur pour recevoir dans nos cœurs et par la foi Ses paroles et Son œuvre glorieuse de la croix, par laquelle nous obtenons un salut éternel !
La mission des soixante-dix (Luc 10. 1 à 24 ; Mat 11. 20 à 30 ; 13. 16 et 17).
Le Seigneur Jésus avait déjà envoyé Ses douze disciples pour prêcher le royaume de Dieu et leur avait donné autorité sur les démons avec le pouvoir de guérir malades et infirmes (9. 1 à 6). Maintenant Il désigne soixante-dix autres messagers pour annoncer encore que le royaume de Dieu s’était approché.
Sachant qu’Il Lui restait peu de temps pour passer de ce monde au Père, Il pousse Lui-même des ouvriers dans Sa grande moisson. Sa grâce est inlassable tant que l’heure du jugement n’a pas sonné. Il envoie Ses ouvriers deux à deux devant Sa face dans toutes les villes et les lieux où Il devait Lui-même aller. C’est aussi ce qu’Il avait fait dans Sa sagesse parfaite avec les disciples (Marc 6. 7).
La mission des soixante-dix diffère de celle confiée aux douze disciples, car elle est établie sur la gloire de Jésus révélée dans le chapitre 9, à la suite de Son rejet par les Juifs. Jésus met en relief ce qui est moral et éternel, ce que sera la part des Siens après Son rejet, l’effet de Son témoignage dans le monde et le jugement devant atteindre les Juifs incrédules et rebelles.
Aujourd’hui aussi « le monde entier gît dans le méchant » (1 Jean 5. 19). Corruption et violence caractérisent toutes les classes de la société. L’homme naturel, qui se déclare volontiers tolérant, est indifférent à l’Évangile quand il n’affiche pas ouvertement son incrédulité et son opposition.
Quel spectacle pour Dieu qui voit comme la méchanceté de l’homme est grande sur la terre et appelle Ses jugements ! (Gen. 6. 5,11 et 12). Cependant Il est patient, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance (2 Pier. 3. 9).
Dieu parle aux hommes par les guerres, les cataclysmes ou différents fléaux des temps modernes. L’Évangile est proclamé par toute la terre, Dieu ordonnant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent, avant l’heure toute proche de Son jugement (Act. 17. 30 et 31).
Devant l’étendue de la moisson, Jésus constate qu’il y a peu d’ouvriers. Aussi invite-t-Il Ses disciples à supplier le Seigneur de pousser des ouvriers dans Son champ, ce qui est toujours vrai aujourd’hui. Comme Seigneur de la moisson, Il se chargera de les appeler, de les former et de les envoyer.
Mais Il ne leur cache pas qu’ils sont comme des agneaux au milieu des loups. Sans défense apparente, ils devaient compter, à cause de ce caractère de douceur et d’humilité, sur la protection du Seigneur, tout en étant exposés à diverses afflictions (2 Cor. 4. 8 et 9).
Ils ne devaient pas se charger de provisions, ni saluer personne en chemin, car le temps pressait. Entrant dans les maisons, ils devaient apporter la paix ; et s’ils y rencontraient un fils de paix, elle reposerait sur lui. Ils avaient aussi pour mission de guérir les infirmes. Par contre, ceux qui ne les recevraient pas, alors qu’ils affirmaient que le royaume de Dieu s’était approché, n’avaient plus rien à attendre, si ce n’est le jugement.
C’est le moment pour Jésus de prononcer des malheurs sur les villes de Galilée où Il avait enseigné et accompli tant de miracles. Le sort de Sodome, malgré son immoralité, et celui de Tyr et de Sidon, sera plus supportable au jour du jugement que celui de Chorazin, de Bethsaïda et de Capernaüm, villes ayant méprisé les grands privilèges accordés.
Aujourd’hui encore c’est le jour de la grâce qui s’achèvera bientôt, soit pour le bonheur des rachetés, soit pour le malheur éternel des incrédules. Le sort d’une âme est fixé définitivement sur la terre.
Les soixante-dix reviennent avec joie pour annoncer au Seigneur qu’ils avaient chassé des démons en Son nom. Et cela conduit Jésus à évoquer le temps où Satan sera chassé du ciel et précipité sur la terre (v. 18 ; Apoc. 12. 7 à 9).
Puis le Seigneur donne autorité à Ses messagers sur toute la puissance de l’ennemi et rien ne leur nuira.
Et Il ajoute : « Ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont assujettis, mais réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux » (v. 20). Voilà tous les privilèges d’une position céleste appartenant à ceux qui sont les compagnons de Christ dans la gloire. C’est la place de l’Église. Quelle bénédiction d’être avec le Seigneur dans la Maison du Père ! Le ciel purifié de la présence de Satan, sera leur demeure éternelle.
« En cette même heure, Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » (v. 21).
Quelle satisfaction pour Jésus de voir s’accomplir les conseils du Dieu d’amour ! Dieu voulait établir dans une position céleste ces petits qui recevraient Son Fils en toute humilité, dans la simplicité de leur foi. Ces bénédictions célestes sont la part des enfants.
Pour entrer dans cette relation avec Dieu comme Père, il fallait que le Fils vînt sur la terre révéler le Père. Et nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, car Dieu seul scrute ce mystère de l’union de la divinité et de l’humanité de Sa Personne.
Ainsi le Père est révélé et les croyants sont introduits dans une relation vitale avec lui, comme Ses enfants. Jésus pouvait s’approcher de l’homme pécheur en grâce, et comme Homme Il a pu donner Sa vie sur la croix pour nous sauver.
C’est bien un changement de dispensation en faveur des croyants qui est annoncé par les paroles de Jésus. Les bénédictions célestes sont la part de l’Église. Dès que l’Église sera enlevée au ciel, une nouvelle dispensation sera introduite pour le peuple terrestre de Dieu. Lui aussi sera béni pendant le millénium sur la base de l’œuvre de Christ.
Le Seigneur souligne la béatitude des disciples qui voyaient et entendaient le Messie, privilège que des prophètes et des rois n’avaient pas connu tout en l’ayant désiré.
Apprécions-nous tous la grâce de croire Dieu et ce qu’il dit ? Le Seigneur pourra-t-il nous dire : « Tu as gardé ma Parole » ? (Apoc. 3. 8)
Les deux plus grands commandements et la parabole du Samaritain (Mat. 22. 34 à 40 ; Marc 12. 28 à 34 ; Luc 10. 25 à 37).
Un homme distingué en Israël, docteur de la loi, rencontre et interroge Jésus. Il a l’intention de l’éprouver par une question, démontrant qu’il était aveuglé par ses prétentions. Peut-être voulait-il mettre le Seigneur dans l’embarras : « Maître, que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? » (v. 25)
Ce besoin de la vie éternelle n’est-il pas plus ou moins conscient dans le cœur de l’homme ? Et ne prouve-t-il pas que l’homme est déchu, qu’il ne possède pas cette vie éternelle ?
Cet homme pensait qu’il pourrait par ses efforts l’obtenir. Mais il ignorait son état de péché, sa totale incapacité à faire le bien, c’est-à-dire des œuvres qui lui mériteraient le pardon de Dieu, le bonheur et l’héritage céleste. Or le cœur de l’homme naturel est trompeur par-dessus tout et incurable (Jér. 17. 9).
Le Seigneur répond par une question adressée à la conscience de son interlocuteur. Rien ne peut être caché à Celui qui sonde les reins et les cœurs. Il lui dit : « Qu’est-il écrit dans la loi ? Comment lis-tu ? » (v. 26). Seule la Parole de Dieu peut donner la réponse à ce désir d’obtenir la vie éternelle.
Certes ce docteur avait la vraie connaissance de la Loi de Dieu. Enseignant cette Loi au peuple, il devait savoir ce que Dieu demande à l’homme.
Dans sa réponse au Seigneur il présente l’essence de la loi, les deux plus grands commandements desquels dépendent la loi tout entière et les prophètes : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta force, et de toute ta pensée » ; « et ton prochain comme toi-même » (v. 27 ; Mat. 22. 37 à 40).
Le Seigneur approuve ces paroles citées d’une manière intelligente, tout en répétant les paroles de la loi : « Fais cela, et tu vivras » (v. 28 ; Lév. 18. 5). Voilà les exigences de la loi rappelées devant un Dieu présent ! Sa conscience ne l’accusait-elle pas d’avoir négligé tout aussi bien sa responsabilité envers Dieu qu’envers son prochain ? Aussi vient-il demander à Jésus : « Qui est mon prochain ? » n’osant pas parler de son amour pour Dieu. Car aimer son prochain, cela se voit et se connaît.
Alors la question éprouvante le poursuit : Ai-je toujours aimé mon prochain comme moi-même ? La tradition des anciens ne déclarait-elle pas : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » ? (Mat. 5. 43). Il essaie de se justifier par sa question, mais le Seigneur va lui montrer par une parabole saisissante qui est son prochain.
« Et Jésus, répondant, dit : Un homme descendit de Jérusalem à Jéricho, et tomba entre les mains des voleurs, qui aussi, l’ayant dépouillé et l’ayant couvert de blessures, s’en allèrent, le laissant à demi-mort » (v. 30).
Ce malheureux illustre l’état de tous les hommes, y compris celui du docteur de la loi. L’homme est perdu, sans ressource. Jérusalem rappelle l’état de bénédiction dans lequel Dieu avait placé l’homme à la création. Mais l’homme a écouté la voix de Satan, le menteur, et s’est trouvé à cause de sa transgression sur le chemin qui descend, en figure, à Jéricho, le lieu de la malédiction (Jos. 6. 26 ; 1 Rois 16. 34).
L’homme a perdu l’innocence avec le jardin d’Éden, le bonheur dans la communion avec son Créateur et toute énergie pour faire le bien. Trois hommes rencontrent celui qui a été dépouillé, laissé à demi- mort.
Tout d’abord le sacrificateur et le lévite (v. 31 et 32), représentants du régime de la Loi sous lequel Dieu avait placé Israël. Ainsi, sous la Loi, la ruine totale et irrémédiable de tout homme a été manifestée, sans qu’il soit porté remède à cet état misérable. Comme était nécessaire alors la venue dans ce monde du Rédempteur promis ! Pour que s’exerce la sacrificature lévitique, il fallait offrir des sacrifices ; le lévite ne pouvait qu’enseigner la loi, mais que peut faire ou entendre un homme à demi-mort ?
Vains secours de la religion dont les deux représentants s’en vont, sans apporter le moindre soulagement au malheureux laissé dans son état pitoyable.
« Mais un Samaritain, allant son chemin, vint à lui, et, le voyant, fut ému de compassion, et s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin ; et l’ayant mis sur sa propre bête, il le mena dans l’hôtellerie et eut soin de lui » (v. 33 et 34).
Qui est ce troisième voyageur ? Un étranger, le Fils de Dieu, venu du ciel pour chercher et sauver ce qui était perdu (Luc 19. 10). Il allait Son chemin, tracé par Dieu. Partant de la crèche de Bethléhem pour rencontrer en grâce tout pécheur. Il s’engageait dans la voie qui Le conduisait à la croix afin d’y subir le jugement de Dieu à cause des péchés.
Il s’approche avec compassion du malheureux sans lui demander de faire quoi que ce soit pour se sauver. C’est Lui qui fait tout ce qui est nécessaire dans la puissance de l’amour divin. Il verse sur ses blessures de l’huile et du vin, emblèmes de la force et de la joie. Puis il le mène sur sa propre bête, à sa place, à l’hôtellerie.
Il y a un lieu sur la terre où les objets de la grâce sont en sécurité en attendant le repos de la maison du Père. Ils sont confiés aux soins d’une personne qui s’occupera d’eux avec intérêt. Pour nous ce lieu est l’Assemblée où il est pourvu à nos besoins par la Parole et la prière.
Puis le lendemain le Samaritain donne deux deniers à l’hôtelier pour qu’il ait soin de l’homme dépouillé et blessé, jusqu’à son retour. En partant, le Seigneur nous a confié à la garde et aux soins d’un divin hôtelier : le Saint Esprit qui nous conduit et nous prépare pour être les compagnons de la gloire de Christ dans le ciel. Le denier représentait le salaire quotidien d’un ouvrier. Si bien qu’en donnant deux deniers, le Samaritain démontre qu’il comptait revenir bientôt.
« Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des voleurs ? » (v. 36). Ou bien : lequel a été ton prochain ? Ce prochain : c’est Jésus, notre Sauveur. Avons-nous joui de Sa grâce et de Sa miséricorde envers nous ? Alors la parole de Jésus prend tout son sens : « Va, et toi fais de même » (v. 37).
User de miséricorde envers le prochain quel qu’il soit, tous les pauvres misérables qui ont besoin de secours, c’est-à-dire tous les hommes, telle est la disposition du cœur de ceux que Jésus a rachetés par la foi en Son sacrifice expiatoire. La loi qui exigeait l’amour ne pouvait le produire. Mais Jésus a voulu ici-bas nous aimer et être notre prochain.
Puissions-nous aimer à notre tour et Dieu et notre prochain, en possédant la vie éternelle animée de la puissance du Saint Esprit !
Le choix de la bonne part (Luc 10. 38 à 42).
A environ trois kilomètres à l’est de Jérusalem, il y avait dans le village de Béthanie, un foyer aimé du Seigneur. Là se trouvait une famille comprenant deux sœurs, Marthe et Marie, et leur frère Lazare. En chemin avec Ses disciples, Jésus entra un jour dans le village où Marthe le reçut chez elle avec toute diligence.
Qui mieux que Jésus aurait pu apprécier ce dévouement ! Marthe s’empresse de bien accueillir cet hôte, digne de tout honneur, dans sa maison. Y a-t-il une place dans nos cœurs pour le Seigneur, une place préparée pour Lui seul ?
Mais Marie, s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait Sa parole (v. 39). C’est ainsi qu’elle manifestait l’attachement de son cœur pour le Seigneur. N’a-t-il pas dit : « Bienheureux sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent » ? (Luc 11. 28)
Pour Marie, ce qui comptait, c’était Jésus seul. Rien n’avait autant d’importance que ces moments où, dans une attitude humble, à Ses pieds, elle était toute à l’écoute des paroles de grâce sortant de Sa bouche. Aussi laisse-t-elle tout de côté pour se concentrer dans son esprit et dans son cœur sur l’enseignement du Maître.
« La parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25). La sagesse de ce monde et tous les raisonnements des hommes ne peuvent rien contre les affirmations divines qui demeurent inébranlables. Puissions-nous avoir suffisamment conscience de l’efficacité des paroles de Jésus opérant dans le cœur pour communiquer la vie éternelle, pour nourrir cette vie par la puissance du Saint Esprit et nous révéler la vérité.
Nous sommes engendrés par la parole de la vérité et rendus nets à cause de Sa parole (Jac. 1. 18 ; Jean 15. 3). Il y a dans la Parole une puissance vivante, ce que Marie avait bien saisi par la grâce de Dieu.
Mais Marthe était distraite par beaucoup de service. Or nous sommes exhortés à vaquer au service du Seigneur sans distraction (1 Cor. 7. 35). Le service, tout utile qu’il fût, prenait dans le cœur de Marthe la place qui revenait à Jésus seul. Il devenait un obstacle s’interposant entre le Seigneur et son âme.
Si notre attention est fixée sur Jésus, tout service, quel qu’il soit, sera accompli dans l’humilité et l’obéissance de l’amour. Nous n’avons pas alors le risque de rechercher notre propre importance dans une activité. Étant venue à Jésus, Marthe dit : « Seigneur, ne te soucies-tu pas de ce que ma sœur me laisse toute seule à servir ? Dis-lui donc qu’elle m’aide » (v. 40).
Le prophète Élie dans une phase de découragement avait déclaré : « je suis resté moi seul » (1 Rois 19. 14). Dieu doit alors lui révéler que sept mille hommes en Israël n’avaient pas fléchi le genou devant Baal, se préservant de toute idolâtrie.
Que le Seigneur nous garde de penser que nous sommes seuls à Le servir ! Il y a tous ceux qui, bien connus de Lui, l’invoquent d’un cœur pur, poursuivant la justice, la foi, l’amour, la paix.
« Et Jésus, lui répondant, dit : Marthe, Marthe, tu es en souci et tu te tourmentes de beaucoup de choses, mais il n’est besoin que d’une seule ; et Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée » (v. 41 et 42).
Sortant de sa place, Marthe se permet d’adresser une plainte au Seigneur au sujet de sa sœur pour qu’Il partage son souci. Dans un esprit de grâce Jésus adresse une répréhension à Marthe, en l’appelant deux fois par son prénom, ce qui met en relief une intention de l’Esprit quant au contenu du message.
Beaucoup de choses occupaient le cœur de Marthe, y produisant du souci et du tourment, un état d’inquiétude et de peine, tandis qu’une seule chose était nécessaire quand le Maître s’introduisait dans ce foyer comme un ami de la famille. Le choix de Marie était le meilleur : assise aux pieds de Jésus pour capter dans son cœur toutes Ses paroles.
Pensons au choix de Ruth, la Moabite, s’adressant à Naomi : « Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » (1. 16) ; à celui de Moïse : « choisissant plutôt d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, que de jouir pour un temps des délices du péché, estimant l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte » (Héb. 11. 25 et 26).
« Qui est l’homme qui craint l’Éternel ? Il lui enseignera le chemin qu’il doit choisir » (Ps. 25. 12). Sur le point de quitter le peuple, Josué lui adresse un appel pressant : « Choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir… Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (24. 15). Il avait pris pour lui-même une inébranlable décision de cœur, et cela n’est possible que pour ceux qui ont choisi la vie (Deut. 30. 19).
Marie avait choisi la bonne part, selon l’estimation du Seigneur, la seule qui importe pour la foi. En réalité, nous ne pouvons bien servir un tel Maître que si nous nous sommes assis à Ses pieds, en toute humilité et soumission pour écouter Sa Parole ; car pour tout service utile, nous avons à être pénétrés dans nos cœurs de la pensée de Christ.
Plus tard, dans la scène de Jean 12, Marthe sert. Elle exerce, sans fausse note, le don de grâce reçu du Seigneur pour le profit de chacun. Celui qui est le plus près de Christ est celui qui le servira le mieux, et sans cette proximité on ne peut le servir. Le Psalmiste pouvait déclarer : « Ma part, ô Éternel, je l’ai dit, c’est de garder tes paroles » (Ps. 119. 57).
Désirons-nous, chers jeunes lecteurs, faire le choix de la bonne part, comme Marie ? N’en sous-estimons pas l’importance, car les conséquences sont pour l’éternité.
Jésus dénonce les formes religieuses (Luc 11. 37 à 54).
Comme Jésus parlait encore, un pharisien lui demande de dîner chez lui. À l’étonnement de son hôte, Jésus se met à table sans se laver les mains, contrairement à la tradition des anciens rappelée en Marc 7. 2 à 6.
L’observance de ces prescriptions cérémonielles donnait à ces pharisiens une apparence de sainteté, alors que Dieu doit déclarer : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi » (Mat. 15. 8 ; Marc 7. 6).
C’est l’occasion pour le Seigneur de prononcer un jugement solennel sur ces conducteurs d’Israël qui se contentaient des formes d’une religion sans vie. Aussi dénonce-t-il cette hypocrisie : « Pour vous, pharisiens, vous nettoyez le dehors de la coupe et du plat, mais au-dedans vous êtes pleins de rapine et de méchanceté. Insensés ! celui qui a fait le dehors, n’a-t-il pas fait le dedans aussi ? Mais donnez l’aumône de ce que vous avez ; et voici, toutes choses vous seront nettes » (v. 39 à 41).
L’homme substitue des lavages et des rites visibles, dont la chair peut se glorifier, à la pureté du cœur et à l’amour de Dieu et du prochain.
Il est vain de prétendre cacher l’intérieur à Dieu, notre Créateur, par des apparences trompeuses. Le cœur de l’homme doit être tout d’abord purifié (Act. 15. 9, 11 ; 1 Jean 1. 7) pour que se réalise une marche pure et digne du Seigneur.
Tout était pur pour ceux qui manifestaient un amour vrai tout en exerçant la charité. Ce qui souille devant Dieu c’est le péché, la désobéissance aux lois divines.
Toutes choses seront nettes pour ceux qui, étant purifiés, pratiquent le bien. Ayons à faire avec Dieu pour tout ce qui est intérieur, et ce qui est extérieur découlera de l’état du cœur. Jésus seul peut purifier un cœur par la foi en Son sang ; puis, à travers le jugement de soi-même, la marche pourra être en accord avec la pureté de cœur.
Le Seigneur prononce trois malheurs pour dénoncer l’hypocrisie des pharisiens (v. 42 à 44). Ils payaient la dîme sur certaines plantes, d’un coût dérisoire, et ils négligeaient le jugement (c’est-à-dire le discernement de ce qui est juste dans les rapports avec Dieu et avec le prochain) et l’amour de Dieu, source de toutes les vertus.
Ainsi ces pharisiens recherchaient leur propre gloire en occupant les premiers sièges dans les synagogues, et en désirant les salutations dans les places publiques. Les hommes, s’arrêtant aux apparences, pouvaient les considérer comme des saints, alors que Jésus les compare à des sépulcres sur lesquels on marche sans se rendre compte que l’intérieur est plein de corruption.
À l’écoute des paroles de Jésus aux pharisiens, un docteur de la loi lui dit : « Maître, en disant ces choses tu nous dis aussi des injures » (v. 45). Cette intervention incite le Seigneur à déclarer le véritable état de ces docteurs chargés d’enseigner la loi au peuple.
Il est relativement aisé d’exposer les Écritures en exigeant des auditeurs qu’ils se conforment à leur enseignement. Mais ce qui marque davantage celui qui entend une prédication, c’est lorsqu’il constate que l’enseignement est vécu par celui qui le présente.
Mais le Seigneur prononce un premier malheur sur ces docteurs qui chargeaient les hommes de fardeaux difficiles à porter, qu’ils ne touchaient pas d’un seul de leurs doigts.
Ensuite Jésus reproche à ces docteurs de bâtir les tombeaux des prophètes que leurs pères avaient tués. Ils semblaient honorer ainsi ces prophètes, alors qu’ils auraient dû recevoir leur témoignage et accueillir Celui qu’ils avaient annoncé. Et comme ils ne l’avaient pas fait, ils s’associaient à ceux qui les avaient mis à mort.
Le Seigneur leur annonce qu’ils seraient eux-mêmes mis à l’épreuve : « La sagesse de Dieu a dit : Je leur enverrai des prophètes et des apôtres, et ils en tueront et en chasseront par des persécutions : afin que le sang de tous les prophètes qui a été versé depuis la fondation du monde soit redemandé à cette génération » (v. 49 et 50).
Dieu leur envoya des apôtres et des prophètes avec les disciples que le Seigneur a laissés après Son départ. Ils en tuèrent plusieurs dont le premier fut Étienne. Dans Son discours, il montre quel accueil ils avaient réservé à ceux qui avaient annoncé la venue de Christ (Act. 7).
Si les premiers meurtriers d’un juste s’étaient repentis, reconnaissant leur culpabilité, ainsi que les générations suivantes, Dieu leur aurait pardonné. Mais si les descendants marchent dans la mauvaise voie de leurs pères, au terme de la patience de Dieu, le juste jugement fondra sur eux.
Et ce jugement sera d’autant plus terrible sur les dernières générations qu’elles n’ont tiré aucune leçon des expériences de celles qui les auront précédées.
Enfin le Seigneur adresse un troisième malheur à ces docteurs de la loi qui, par orgueil, enlevaient la clef de la connaissance au lieu de croire et de pratiquer ce qu’ils enseignaient : « Vous n’êtes pas entrés vous-mêmes, et vous avez empêché ceux qui entraient » (v. 52).
Après s’être repentis et avoir cru à l’évangile, ils auraient dû, comme Jean le baptiseur, amener les âmes qu’ils instruisaient au Seigneur. Avec quelle tristesse le Seigneur a dû prononcer ces malheurs ; mais selon le propre témoignage des pharisiens, Il était vrai et ne s’embarrassait de personne, ne regardant pas à l’apparence des hommes (Mat. 22. 16). Il reste pour Ses disciples le parfait Modèle.
Gardons-nous de toute fausseté en nous contentant d’un simple formalisme religieux que Jésus condamnait chez les pharisiens. Savez-vous que l’esclave infidèle sera coupé en deux et aura sa part avec les hypocrites ? (Mat. 24. 51).
Malheureusement les scribes et les pharisiens rejettent les avertissements du Seigneur et Lui tendent des pièges, Le provoquant à parler, pour L’embarrasser et Le trouver en défaut. C’est bien notre tendance naturelle de prendre en faute ceux dont nous n’acceptons pas les reproches.
Mais si nous recevons les réprimandes qui nous sont adressées, nous pouvons, avec l’aide du Seigneur, juger ce qui Le déshonore, et nous attacher à faire le bien selon Sa volonté.
Le levain des pharisiens et l’avarice (Luc 12. 1 à 21 ; Mat. 10. 26 à 33 ; Marc 13. 11).
Ayant en vue le témoignage que Ses disciples auraient à rendre après Son départ, Jésus les avertit avant tout, malgré la présence d’une nombreuse foule : « Tenez-vous en garde contre le levain des pharisiens qui est l’hypocrisie ». Ce mal qui pousse l’homme à simuler ce qu’il n’est pas en réalité, à dissimuler ses mauvaises actions par d’autres apparemment bonnes, ce mal agit perfidement pour se développer en ceux qui sont en contact avec lui.
Quant aux pharisiens, ils voulaient paraître plus religieux qu’ils ne l’étaient. De même qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière (Gal. 5. 9), l’hypocrisie contamine et pénètre les pensées, les paroles et les actions de celui qui en est atteint.
En quoi ce mal est-il un danger pour les disciples ? C’est que cette tendance est propre à notre nature humaine. Or Dieu veut la vérité dans l’homme intérieur, Il nous donne un cœur pur par la foi dans le sang de Christ, et Il attend que notre conduite manifeste que nous vivons en communion avec Lui.
En outre, ceux qui suivent un Seigneur aujourd’hui méprisé peuvent avoir honte de révéler aux yeux du monde leur relation avec Lui. Aussi Jésus encourage-t-Il ceux qu’Il appelle Ses amis à ne pas craindre de Le confesser devant les hommes, quelles que soient les conséquences : les terribles persécutions que connaîtraient les disciples au début de l’ère chrétienne ! Aussi avec une grâce incomparable, Jésus les prépare à affronter ces moments éprouvants avec la hardiesse de la foi, tout en fixant leurs pensées sur les soins de leur Père.
Dieu, qui se préoccupe d’un passereau insignifiant, ne veillerait-il pas avec tendresse sur Ses enfants éprouvés ? Enfin, toute la sollicitude de Dieu envers Ses enfants ressort de cette expression saisissante : « Les cheveux même de votre tête sont tous comptés. Ne craignez donc pas : vous valez mieux que beaucoup de passereau » (v. 6 et 7).
Les rachetés acquis au prix du sang de Christ ont une si grande valeur pour Dieu qu’Il ne cesse de les entourer de Ses soins fidèles. Ils n’ont rien à craindre, si ce n’est de craindre Dieu.
Puis le Seigneur déclare : « Quiconque m’aura confessé devant les hommes, le fils de l’homme le confessera aussi devant les anges de Dieu ; mais celui qui m’aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu » (v. 8 et 9).
Évoquant l’opposition que rencontreraient les disciples après Son départ, Jésus leur dit qu’il sera pardonné à celui qui parlera contre le fils de l’homme, ce qui était le cas des Juifs qui le rejetaient lorsqu’Il était parmi eux. Mais il ne sera pas pardonné à celui qui rejettera le témoignage du Saint Esprit relatif à Jésus ressuscité, annoncé par le ministère des disciples. Ceci eut lieu lors du jugement des Juifs comme nation après le martyre d’Étienne.
Pour leur éviter tout souci lorsque les disciples auraient à rendre témoignage, le Seigneur les rassure en leur disant que le Saint Esprit leur enseignerait ce qu’ils auraient à dire.
Voici quelqu’un de la foule venant interpeller le Seigneur au sujet du partage de l’héritage avec son frère. Tout en refusant d’agir à ce moment-là comme Juge en Israël, le Seigneur va montrer que seule est importante la position de l’âme immortelle devant Dieu.
Il s’attaque à la racine du mal : l’avarice. « C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent » (1 Tim. 6. 10). « Voyez, et gardez-vous de toute avarice ; car encore que quelqu’un soit riche, sa vie n’est pas dans ses biens » (v. 15). « Car que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme ? » (Mat. 16. 26)
La parabole du riche, et de ses greniers devenus exigus, symbolise cette avidité insatiable d’amasser toujours plus des biens périssables. Accumuler, calculer, établir des projets, il n’en finit pas de raisonner. Aux yeux des hommes il paraissait avisé, prévoyant, mais aux yeux de Dieu c’est un insensé qui se complaît dans son égoïsme.
Il oubliait qu’il dépendait de Dieu pour le rapport des terres et que ses biens, dont il n’était que l’administrateur, appartenaient avant tout à son Créateur. De plus, quant à ses plans d’avenir Dieu n’avait-il pas Son mot à dire ? (Jac. 4. 13 à 16).
Ses biens constituaient son idole, et il n’incluait pas dans ses calculs les droits et la souveraineté de Dieu, les besoins de son prochain et l’éventualité de la mort. Suprême imprévoyance, il négligeait totalement ce qu’il avait de plus précieux : son âme impérissable.
Il pensait lui accorder du bien-être en accumulant des biens matériels pour en jouir égoïstement, pendant les quelques années de sa vie terrestre. Mais son âme est redemandée par Dieu le jour même où il a formulé ses projets. Il a tout perdu, y compris son âme. Et le Seigneur conclut : « Il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et qui n’est pas riche quant à Dieu » (v. 21).
Ils sont toujours nombreux aujourd’hui, ces insensés, insouciants quant au sort éternel de leur âme. Ils oublient que, lors de la création de l’homme, Dieu souffla dans ses narines une respiration de vie, et que l’homme devint une âme vivante, c’est-à-dire immortelle (Gen. 2. 7).
Ainsi à la mort, le corps est confié à la terre dans l’attente de la résurrection, et l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné (Éccl. 12. 7). L’homme reste responsable vis-à-vis de son Créateur, ce qui entraîne des conséquences éternelles.
L’homme ayant failli à sa responsabilité par la chute, Dieu, dans Sa bonté, lui accorde un certain temps lors de son passage dans ce monde pour qu’il accepte à travers la repentance, le don de sa grâce : la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur (Rom. 6. 23). Cette vie est dans Son Fils : « Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 12).
As-tu choisi la vie ?
La confiance en Dieu (Mat. 6. 25 à 34 ; Luc 12. 22 à 32).
Si les richesses détournent facilement le cœur des enfants de Dieu, il peut en être de même des soucis de la vie quotidienne. Le Seigneur, qui connaît les tendances de nos cœurs craintifs, avertit Ses disciples : « Ne soyez pas en souci pour la vie, de ce que vous mangerez ; ni pour le corps, de quoi vous serez vêtus : la vie est plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement » (Luc 12. 22 et 23).
Loin de recommander la paresse et l’insouciance à l’égard de la vie présente, Il souligne toute l’importance de la confiance en Dieu pour bannir toute crainte quant à l’avenir. Ainsi le cœur n’est pas détourné de ce qui est prioritaire : la recherche du royaume de Dieu et de Sa justice.
En réalité la vraie prévoyance, c’est de mettre toute sa confiance en Dieu, sachant que Lui s’occupera de nos besoins quotidiens. Lisons ce que David déclare au sujet du juste au Psaume 37. 25. Il y a lieu d’ailleurs de bien distinguer entre les soucis et la prévoyance telle que l’Écriture la recommande en Proverbes 6. 6 à 8 et 30. 25.
Dieu s’occupe de toutes Ses créatures et en particulier de celles qui paraissent les plus insignifiantes. « Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’ont pas de cellier ni de grenier ; et Dieu les nourrit : combien valez-vous mieux que les oiseaux ! » (Luc 12. 24 ; Job 39. 3 ; Ps. 147. 9)
Un oiseau n’a pas de souci pour sa subsistance ; chaque jour il découvre ce que Dieu lui a préparé. Pourquoi un croyant serait-il en souci lorsqu’il connaît l’amour de Dieu ?
Que de petits témoins de la bonté incomparable de Dieu remplissent Sa création ! Sachons les observer avec attention pour que soit entretenue dans nos cœurs une confiance inébranlable en Celui qui est notre Père.
Remarquons aussi l’inutilité des soucis, car souvent nous ne pouvons rien changer à une situation donnée. « Et qui d’entre vous, par le souci qu’il se donne, peut ajouter une coudée à sa taille ? Si donc vous ne pouvez pas même ce qui est très petit, pourquoi êtes-vous en souci du reste ? » (Luc 12. 25 et 26)
L’important n’est pas d’avoir une grande ou une petite taille, mais c’est la vie que Dieu entretient par la nourriture qu’Il fournit aussi bien à l’homme qu’à la bête (Ps. 104. 27 et 28 ; 145. 16).
Puis le Seigneur invite Ses disciples à considérer « les lis, comment ils croissent : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que même Salomon, dans toute sa gloire, n’était pas vêtu comme l’un d’eux ».
Jésus voudrait que Ses disciples n’aient pas plus de souci que les lis si magnifiquement parés par leur Créateur. « Et si Dieu revêt ainsi l’herbe qui est aujourd’hui au champ et qui demain est jetée dans le four, combien plus vous vêtira-t-il, gens de petite foi ! »
Les lis peuvent être fauchés en un instant, et cependant Dieu s’occupe d’eux. Combien plus prendra-t-Il soin de ceux qui ont été rachetés par le sang précieux de Christ ! (Rom. 8. 32)
Pierre nous donne le secret pour ne pas être assaillis par des inquiétudes : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il a soin de vous » (5. 7). Et Paul exhorte ses chers Philippiens : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces » (Phil. 4. 6).
Cependant, quand les disciples redoutent un naufrage sur une mer tourmentée, le Seigneur est obligé de leur dire : « Pourquoi êtes-vous craintifs, gens de petite foi ? » (Mat. 8. 26)
Nous devons reconnaître que dans certaines circonstances nous nous comportons comme les disciples. « Ne recherchez pas ce que vous mangerez ou ce que vous boirez, et n’en soyez pas en peine ; car les nations du monde recherchent toutes ces choses, et votre Père sait que vous avez besoin de ces choses ; mais recherchez son royaume, et ces choses vous seront données par-dessus » (Luc 12. 29 à 31).
Les nations du monde n’ont pas de relation avec Dieu et ne Le connaissent pas comme Père ; c’est pourquoi leur cœur est absorbé par les soucis de la terre. Mais ceux qui connaissent le Père ont le privilège de se confier en Lui, recherchant tout ce qui a trait à Son royaume, cette sphère où les droits de Dieu sont reconnus.
« Le royaume de Dieu n’est pas manger et boire, mais justice, et paix, et joie dans l’Esprit Saint ». (Rom. 14. 17). Quel contraste avec le monde qui a rejeté Jésus et Son royaume !
Le souci n’est pas nécessaire, car Dieu promet de pourvoir aux besoins de celui qui a choisi la bonne priorité : le royaume de Dieu et Sa justice (Mat. 6. 33). C’est pourquoi le Seigneur répète trois fois : « Ne soyez pas en souci » (Mat. 6. 25, 31 et 34). « Dieu ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité… bienheureux l’homme qui se confie en toi » (Ps. 84. 11 et 12).
La confiance en Dieu est le seul remède contre les inquiétudes du cœur auxquelles l’homme est souvent enclin. Comme ces enseignements sont nécessaires pour vous aussi, soit à l’école, soit dans vos relations avec vos camarades ou vos frères et sœurs !
Sans négliger le travail et les obligations de la vie quotidienne, puissions-nous rechercher premièrement le royaume de Dieu et Sa justice !
D’après La Bonne Nouvelle 1991