
Suite, sur Moïse : L’heure de la délivrance est enfin arrivée ; le Pharaon atterré par la mort de son fils et des premiers-nés en Égypte ordonne aux fils d’Israël de quitter son pays. « Et les Égyptiens pressaient le peuple, pour le renvoyer du pays en hâte ; car ils disaient : Nous sommes tous morts. Et le peuple prit sa pâte avant qu’elle fût levée, ayant leurs huches liées dans leurs vêtements sur leurs épaules. Et les fils d’Israël firent selon la parole de Moïse, et demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements » (Ex. 12. 33 à 35).
« Et il arriva, quand le Pharaon laissa aller le peuple, que Dieu ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, qui est pourtant proche ; car Dieu dit : de peur que le peuple ne se repente lorsqu’ils verront la guerre, et qu’ils ne retournent en Égypte » (Ex. 13. 17). Quelle sollicitude ! Que les compassions de notre Dieu étaient grandes à l’endroit de Son peuple Israël : « Il le conduisit çà et là ; il prit soin de lui, il le garda comme la prunelle de son œil » ; « Il les prit par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte » (Deut. 32. 10 ; Jér. 31. 32). Cette même sollicitude est pour nous maintenant : « …le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable » (1 Pier. 5. 10).
« Et l’Éternel allait devant eux, de jour dans une colonne de nuée pour les conduire par le chemin, et de nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit : la colonne de nuée ne se retira point, le jour, ni la colonne de feu, la nuit, de devant le peuple » (v. 21 et 22).
Israël, certainement, pensait en avoir fini avec ses ennemis, les Égyptiens. Or les voilà qui, emportés par une énergie d’erreur, se ressaisissent et engagent la poursuite contre le peuple d’Israël. Ce dernier semble pris au piège. Devant : la mer Rouge ; derrière : le Pharaon, ses chars, ses capitaines. Ah ! quel effroi, quel cri de détresse ! Mais le peuple doit apprendre qu’il n’existe pas de difficulté trop grande pour l’Éternel. Au contraire, plus l’épreuve est intense, plus Dieu a l’occasion de faire connaître et admirer Sa puissance.
Quelle leçon aussi pour nous ! Quand une difficulté survient, une épreuve qui paraît sans issue, comment réagissons-nous ? Trop souvent par de l’inquiétude ou de l’agitation. Mais que dit Moïse à Israël ? Il commence par les rassurer : « Ne craignez point… », « l’Éternel combattra pour vous… ». Finalement, il leur donne des instructions simples, mais que nous trouvons parfois bien difficiles à suivre : « Tenez-vous là… demeurez tranquilles » (Ex. 14. 13 et 14). Demeurer tranquille signifie à la fois ne rien faire et garder son esprit de toute agitation. Ce combat ne concernait pas le peuple ; il était entre l’Éternel et les Égyptiens. Celui qui avait mis Son peuple à l’abri de l’ange destructeur, n’était-il pas à plus forte raison capable de le délivrer de la main des hommes ? » (J.K.)
Nous sentons souvent notre petitesse devant l’épreuve. Où était passée la joie de la délivrance du joug du Pharaon, pour les fils d’Israël, quand ils arrivaient devant la Mer Rouge ? Évaporée ! ils se mettent à crier à Moïse : « Est-ce parce qu’il n’y avait pas de sépulcres en Égypte, que tu nous as emmenés pour mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait, de nous avoir fait sortir d’Égypte ? » (v. 11). Et pourtant ils emportaient avec eux de grands biens et personne ne manquait à l’appel, ils étaient tous là !
Malgré les murmures, Dieu agit : « Et l’Ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit, et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; et elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël ; et elle fut pour les uns une nuée et des ténèbres, et pour les autres elle éclairait la nuit ; et l’un n’approcha pas de l’autre de toute la nuit. Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel… mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ; et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche » (v. 19 à 22).
Dans cette situation, Moïse démontre une grande foi, mais cette foi est un don de Dieu ! « Par la foi, il quitta l’Égypte, sans craindre la colère du roi ; car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible » ; c’est une foi personnelle. Nous remarquons aussi que Moïse est identifié avec le peuple parce qu’on lit : « par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche » (Héb. 11. 27 à 29). L’attitude de Moïse fait qu’il est dit à l’endroit d’un peuple émotif et rebelle : « par la foi, ils traversèrent la mer ».
« Et l’Éternel délivra en ce jour-là Israël de la main des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. Et Israël vit la grande puissance que l’Éternel avait déployée contre les Égyptiens ; et le peuple craignit l’Éternel, et ils crurent à l’Éternel, et à Moïse son serviteur » (Ex. 14. 30 et 31).
« Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant : Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait. Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu, et je lui préparerai une habitation, — le Dieu de mon père, et je l’exalterai » (Ex. 15. 1 et 2).
Comme est précieux le cantique de la délivrance ! Le chant de la victoire !
Il va être rappelé dans un psaume : « Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours » ; l’Éternel qui a frappé l’Égypte en ses premiers-nés… et a fait sortir Israël du milieu d’eux… à main forte et à bras étendu… qui a divisé en deux la mer Rouge… et a fait passer Israël au milieu d’elle… et a précipité le Pharaon et son armée dans la mer Rouge, car sa bonté demeure à toujours » (voir Ps. 136. 1 et 10 à 15).
Lorsque le résidu d’Israël, dans un jour encore à venir, sera délivré de l’oppression des nations qui s’élèvent contre son peuple, il chantera le cantique annoncé par le prophète Ésaïe : « Et tu diras en ce jour-là : Je te célébrerai, Éternel, car tu étais en colère contre moi, et ta colère s’est détournée, et tu m’as consolé. Voici, Dieu est mon salut ; j’aurai confiance, et je ne craindrai pas ; car Jah, Jéhovah, est ma force et mon cantique, et il a été mon salut » (És. 12. 1 et 2). Et nous chrétiens, disciples du Seigneur Jésus, nous pouvons dire : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6). Oui, nous rendons « grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière, qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1. 12 et 13).
En demandant au Seigneur qu’Il nous garde fidèle, jusqu’à Son retour, nous chantons aussi : « — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen » (Jude 25).
Et il prit soin d’eux dans le désert, comme une mère, environ quarante ans (Act. 13. 18).