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COMMENTAIRE SUR LE PSAUME 23

1. Connaissez-vous le Psaume 23 ?

L’Éternel est mon berger. Ps. 23. 1.
(Jésus dit : ) Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens. Jean 10. 14.

Il y a quelques années, un visiteur dit, en s’approchant du stand de la Bible, à la foire du livre de Prague : – Je suis un athée convaincu ! Je ne connais pas la Bible. L’exposant lui répondit alors : – Vous ne connaissez pas le psaume 23 ? Et, à sa grande surprise, il entendit le visiteur lui réciter tout le psaume de mémoire.
Cet homme connaissait bien le texte, mais pouvait-il vraiment dire que l’Éternel était son Berger ? – Non, car il se proclamait athée. Parler du Seigneur présuppose que l’on croit en Dieu, en Celui qui est au-dessus de toute chose. Dire « l’Éternel est mon berger » signifie déclarer que je connais le Seigneur Jésus comme Celui qui m’a sauvé, qui me nourrit, qui me fortifie, qui me protège…
David, l’auteur du psaume, était un berger, et il savait qu’une brebis est attachée à son berger, qu’elle demeure sous sa protection, qu’elle le suit partout et que, si elle reste près de lui, elle n’a aucune inquiétude. David expérimentait la même relation avec son Dieu et l’exprime par cette belle image.
Maintenant, celui que David appelle « l’Éternel » est pour nous le Seigneur Jésus Christ, Celui qui est vivant, le « grand Pasteur des brebis » (Héb. 13. 20), le bon Berger qui connaît tous ceux qui se confient en Lui (Jean 10. 14) et l’invoquent par la prière.
Ce psaume 23 est l’un des textes les plus connus de la Bible et d’innombrables croyants ont trouvé consolation et encouragement en le lisant.

2. Je ne manque de rien

Je ne manquerai de rien. Ps. 23. 1.
(Jésus a dit à ses disciples : ) Quand je vous ai envoyés sans bourse, sans sac et sans sandales, avez-vous manqué de quelque chose ? Ils dirent : De rien. Luc 22. 35.

Hervé était en train de ranger sa chambre d’étudiant, à la périphérie du sud de Paris. Sa sœur aînée lui avait fait cadeau d’un tableau avec ce verset : « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». Mais au moment de l’accrocher au mur, Hervé a hésité quelques instants, puis il a reposé le tableau dans l’armoire ; il ne se sentait pas en mesure d’affirmer « je ne manquerai de rien ». Il pouvait dire « l’Éternel est mon berger », mais il ne pouvait pas ajouter ce qui suit.
Quelques mois plus tard, Hervé a appris à mieux connaître le Seigneur ; il a ressorti le tableau caché dans l’armoire pour l’accrocher bien en vue. Depuis lors de nombreuses années se sont écoulées et ce verset lui est devenu toujours plus précieux.
Nous pouvons tous faire une liste des choses qui nous manquent : l’un n’a pas de conjoint, un autre n’a pas d’enfants, un troisième n’a que peu de moyens pour vivre, et ainsi de suite… toutefois, plein de confiance, le croyant sait par la foi que rien ne lui manquera et qu’il ne sera pas déçu, parce que le Seigneur est fidèle.
Par Ses soins et Sa présence elle-même, le Seigneur sait répondre aux besoins, même les plus profonds, des Siens. Et ils peuvent dire : « L’Éternel nous a secourus jusqu’ici » (1 Sam. 7. 12), avec la certitude qu’il en sera ainsi jusqu’à la fin de leur vie sur la terre : « Jusqu’à votre vieillesse, je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai » (És. 46. 4).
Le croyant peut connaître des situations tristes et pénibles, mais il n’oublie jamais avec quelle fidélité son bon Berger l’a aidé. Même si l’avenir est incertain, il se remet entre les mains de son Seigneur et il n’a pas peur du lendemain.

3. Des pâturages verdoyants et des eaux paisibles

Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles. Ps. 23. 2.
(Jésus dit : ) Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. Jean 4. 14.

Dans le sud d’Israël s’étendent de vastes étendues arides, quasiment désertes. David, qui avait été berger, savait bien ce que c’était que de conduire le troupeau à un endroit dans lequel les brebis pourraient se reposer et se rafraîchir. Quand il évoque les « verts pâturages », cela nous fait penser à un endroit accueillant, au milieu d’un monde troublé et hostile.
Quelle est la signification de ces images, pour nous qui connaissons le Seigneur ? C’est le Seigneur Jésus Lui-même qui est la nourriture de notre âme, « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6. 51). Il a « les paroles de la vie éternelle », paroles « qui sont esprit et sont vie » (Jean 6. 68, 63), et qui répondent à notre soif spirituelle. Le Seigneur veut rassasier notre âme et nous donner du repos. Il nous dit souvent ce qu’Il disait à Ses disciples fatigués : « Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » (Marc 6. 31).
Quand goûtons-nous véritablement ce repos ? – Dans les moments d’intimité et de communion, seuls avec Lui, en lisant Sa Parole, dans la prière et l’adoration.
Mais une brebis se repose aussi avec le troupeau dont elle fait partie. Ainsi, le Seigneur amène les Siens à se retrouver lors de réunions chrétiennes, pour Le louer, pour chanter des cantiques, pour écouter Sa Parole.
Ce sont là des moments heureux qui restaurent et réconfortent l’âme.

4. Des sentiers de justice

Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice, à cause de son nom. Ps. 23. 3.
Quand il l’a trouvée (la brebis perdue), il la met sur ses épaules, tout joyeux. Luc 15. 5.

Qu’elle est belle, l’image d’un berger qui porte une brebis sur ses épaules ! Nos enfants aiment beaucoup la regarder dans un livre illustré qui leur parle du Seigneur Jésus comme le bon Berger.
Le berger ne s’occupe pas seulement de nourrir le troupeau, mais il prodigue aussi les soins nécessaires aux brebis malades ou blessées ; puis il les conduit dans de bons chemins.
« Il restaure mon âme ». Nous pouvons nous aussi affirmer, comme l’apôtre Pierre : « Il prend soin de vous » (1 Pier. 5. 7). Comme le berger porte sa brebis, le Seigneur Jésus nous porte sur Ses épaules et sur Son cœur. Il nous aime tels que nous sommes, mais Il veut nous faire faire des progrès dans la vie spirituelle. Il le fera jusqu’à la fin, jusqu’au moment où nous serons dans le ciel avec Lui. « Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre l’amènera à son terme jusqu’au jour de Jésus Christ » (Phil. 1. 6).
« Il me conduit dans des sentiers de justice ». Le Seigneur nous guide dans le chemin de Sa volonté, loin du mal, dans « le chemin de la paix » (Luc 1. 79). Il trace Lui-même ce chemin, qui n’est pas un « chemin spacieux », mais une « porte étroite », un « chemin resserré », parfois même difficile… (Mat. 7. 13 et 14). Mais qu’importe, quand c’est le Berger qui nous conduit ?
Le Seigneur nous pousse à faire ce qui est juste aux yeux de Dieu, ce que Dieu peut approuver. Il le fait afin que notre conduite ne déshonore pas le nom de Christ que nous portons, nous croyants, mais qu’elle soit la démonstration d’une vie qui L’honore comme Il en est digne.

5. Tu es avec moi

Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent. Ps. 23. 4.
(Jésus dit : ) Je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis. Jean 10. 11.

Dans ce beau Psaume, David a parlé de verts pâturages et d’eaux paisibles, puis de sentiers à suivre. Il évoque maintenant la « vallée de l’ombre de la mort », c’est-à-dire ces moments sans lumière dans lesquels nous nous sentons en danger, nous avons peur et nous éprouvons le besoin d’une présence protectrice.
Quand nous sommes frappés par un deuil ou une grave maladie, ou quand la mort projette son ombre angoissante sur nous, nous avons besoin de sentir la proximité du Seigneur. Et Il est là, toujours présent. C’est pourquoi, même dans les moments les plus difficiles, nous pouvons dire avec confiance : « Je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi » !
L’apôtre Paul a été emprisonné à Jérusalem, puis il a dû comparaître devant l’empereur à Rome. Eh bien ! même dans ces deux circonstances, il a fait l’expérience de la proximité du Seigneur. Le Seigneur est venu tout près de Paul et lui a dit : « Aie bon courage » ; « le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (Act. 23. 11 ; 2 Tim. 4. 17). Le Seigneur est fidèle et Il est toujours présent. Quelle pensée rassurante !
Mais il y a aussi d’autres choses qui nous consolent et nous donnent de l’assurance : Son bâton et Sa houlette, deux instruments caractéristiques du berger. Le bâton sert à protéger les brebis, la houlette les rassemble. Ce ne sont pas des instruments quelconques, mais ceux de « mon Berger ». Le Seigneur est là pour nous conduire, pour nous ramener dans le bon chemin, pour nous instruire avec une tendre sollicitude. Nous ne sommes pas laissés seuls avec nous-mêmes. Notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ nous a aimés et nous aime toujours, Il prend soin de nous (Héb. 12. 6 à 8). Ne l’oublions jamais !

6. Une table préparée et une joie complète

Tu dresses devant moi une table, en la présence de mes ennemis ; tu as oint ma tête d’huile, ma coupe est comble. Ps. 23. 5.
Notre communion est avec le Père et avec son fils Jésus Christ. Et cela, nous vous l’écrivons afin que votre joie soit complète. 1 Jean 1. 3 et 4.

C’est bientôt la fin du voyage… David vient de parler d’une sombre vallée qu’il a traversée avec son berger. Il mentionne maintenant la présence d’ennemis, mais il le fait avec des accents de triomphe. Les ennemis sont réduits au silence car, « devant leurs yeux » (version Italienne), Dieu invite les Siens à un banquet et leur offre une joie pleine et entière.
David s’adresse plus maintenant vers le Seigneur comme à un berger, mais comme à un ami qui prend soin de lui : « Tu dresses devant moi une table ». Le Seigneur donne la « nourriture » adaptée aux besoins de l’âme et du corps, et Il le fait « dans la présence », ou « en face » des ennemis. Sa bonté se manifeste d’une manière encore plus sensible et attentionnée envers nous lorsque nous devons affronter des situations difficiles : moqueries, opposition, persécution… Nos ennemis sont témoins de Ses soins quand nous disons, pleins de confiance : « Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas : que me fera l’homme ? » (Héb. 13. 6).
Tu « as oint ma tête d’huile ». En Israël, seuls les rois recevaient « l’onction », signe de consécration pour un service particulier. C’est le Seigneur Lui-même qui verse cette huile, c’est Lui qui veut « consacrer », mettre à part pour Lui, faire de nous Ses témoins.
Ainsi David peut dire : « Ma coupe déborde », car rien ne peut être ajouté à son bonheur. C’est l’image d’un croyant, pleinement heureux dans la présence de son Seigneur, rempli de reconnaissance et de louange. Ce bonheur est le prélude à ce que chaque croyant connaîtra bientôt dans le ciel.

7. Dans la maison du Père

Oui, la bonté et la gratuité me suivront tous les jours de ma vie, et mon habitation sera dans la maison de l’Eternel pour de longs jours. Ps. 23. 6.

(Jésus a dit : ) Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. (Jean 14. 2 et 3).

Les sentiers escarpés, la vallée obscure, les ennemis…de tout cela, David n’en parle plus. Il regarde maintenant en avant avec confiance, et il a une double certitude : c’est que la bonté de son Berger l’accompagnera toujours et que, à la fin, il habitera dans Sa maison – pour nous « la maison du Père » ! S’il regarde en arrière, le croyant ne peut que constater avec quel amour Dieu l’a conduit, et il peut affirmer qu’il sera, encore et toujours, entouré de cet amour.
Comment peut-il le savoir ? Parce que le Seigneur Jésus a promis d’être avec lui jusqu’à la fin, tous les jours de sa vie (Phil. 1. 6 ; Mat. 28. 20). Il l’aidera et veillera sur lui pendant tout le voyage, jusqu’au but final !
Quel est ce but ? Certainement, David regardait vers le ciel, vers la demeure de Dieu qui l’accueillerait. Pour nous qui connaissons Dieu comme notre Père, Sa maison, c’est le ciel. C’est là que le Seigneur Jésus a préparé un lieu dans lequel nous serons avec Lui pour l’éternité. Nous serons avec Celui qui aura été notre Berger sur la terre, et nous trouverons un repos parfait et éternel.
David parle ailleurs de « la beauté de l’Éternel dans son temple » (Ps. 27. 4 ; 63. 2 ; 65. 4). Il ne se lasse jamais de cette contemplation. Le Seigneur Jésus veut que nous aussi, par la foi, nous voyions Sa gloire dans la maison de Son Père où Il est déjà.
« Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire » (Jean 17. 24).

D’après « Il buon seme » septembre-octobre 2021