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UN DIEU À NOTRE PORTÉE

 

« Le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu, ni ne peut voir – à lui honneur et force éternelle ! Amen ». 1 Tim. 6. 16.
« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître ». Jean 1. 18

Nous trouvons plusieurs versets de la Bible qui nous parlent de « la main de Dieu », ou de « sa voix », ou de « son visage ». Pourtant, Dieu n’a pas de corps, car « Dieu est esprit » (Jean 4. 24). Mais, par le moyen de ces images, Dieu veut se mettre à notre portée en s’adaptant à notre condition humaine. Nous vous proposons de considérer brièvement ce que Dieu veut nous enseigner par ces images.

1. La main de Dieu

« Lui dans la main duquel est l’âme de tout être vivant et l’esprit de toute chair d’homme ». Job 12. 10.
« En ta main je remets mon esprit ; tu m’as racheté, ô Éternel, Dieu de vérité ». Ps. 31. 5.

La main est l’instrument de l’action. Il est vrai que Dieu est esprit, mais Son action est concrète. Par exemple, Il a créé le monde et tout ce qu’il contient, y compris l’être humain. Depuis ce moment, Il ne cesse d’intervenir, d’une manière concrète, dans nos vies. En tant que Créateur, Il sait tout et Il agit. Le verset de Job 12 précise que Dieu tient notre vie dans Sa main.
La main est aussi un symbole de sécurité. Quand nous disons à quelqu’un qu’il est entre de bonnes mains, cela signifie qu’on peut faire confiance à la personne qui s’occupe de lui.
La réponse du croyant est la confiance. David a pu dire : « Mes temps sont en ta main… en ta main, je remets mon esprit » (Ps. 31. 15 et 5). Si nous mettons un objet de valeur entre les mains d’un ami, cela signifie que nous lui faisons confiance. David remet à Dieu bien plus qu’un objet, car il Lui confie sa propre vie, ses propres pensées, sa propre existence.
Cette confiance a brillé d’une manière extraordinaire en Jésus, quand Il était sur la terre. Avant de mourir sur la croix, Il a dit : « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46).

2. La voix de Dieu

« La voix de l’Éternel est sur les eaux… La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est magnifique. La voix de l’Éternel brise les cèdres… La voix de l’Éternel fait jaillir des sillons de feu. La voix de l’Éternel fait trembler le désert… La voix de l’Éternel fait faonner les biches et dépouille les forêts ; et dans son temple, tout dit : Gloire ! » Ps. 29. 3 à 9.

Le Psaume 29 est parfois appelé le Psaume des sept voix, parce qu’il est parlé à sept reprises de la voix de Dieu qui s’exprime à travers les eaux, le tonnerre, les éclairs, jusqu’au mystère de la naissance et de la chute des feuilles. Quelle puissance dans cette voix !
Mais cette voix peut aussi être « une voix douce, subtile », comme le murmure de la brise, comme lorsque Dieu s’est adressé au prophète Élie pour l’encourager et le guider (1 Rois 19. 12). Oui, Dieu nous parle, et Il le fait avec force ou avec douceur. D’une façon toute spéciale, Il a parlé pour montrer la valeur que Jésus avait pour Lui : « Et il y eut une voix venant des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir » (Marc 1. 11). Et une seconde fois : « Et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (Marc 9. 7).
La voix de Dieu a le pouvoir de vaincre notre résistance et de changer notre vie. Elle déploie, envers ceux qui se confient en Lui, cette puissance qui est si éclatante et manifeste dans la nature. Mais Sa voix est aussi douce et bienfaisante, elle nous console, nous instruit. Par elle, nous prenons conscience de la grandeur de Dieu et de Son amour pour nous.
Apprenons à reconnaître la voix de Dieu dans le déroulement de notre vie, dans nos tempêtes ou dans nos déserts, pour mieux nous confier en Ses promesses et nous incliner devant Lui avec reconnaissance et adoration. Quelle joie de savoir que bientôt, nous entendrons la voix du Fils de Dieu ! Cette voix résonnera du ciel pour rassembler tous ceux qu’Il a rachetés, qu’ils soient morts ou vivants, pour les emmener dans la maison de Son Père où ils habiteront pour l’éternité (1 Thess. 4. 16 et 17).

3. Les yeux de Dieu

« Les yeux de l’Éternel regardent vers les justes et ses oreilles sont ouvertes à leur cri ». Ps. 34. 15
« Les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui ». 2 Chr. 16. 9

La Bible parle souvent des yeux ou du regard de Dieu. Dieu regarde tous les hommes avec amour car Il les aime tous. Mais Il a un regard particulier sur les justes, c’est-à-dire ceux qui ont été justifiés par la foi en la valeur du sang de Jésus. Le regard de Dieu est un regard attentif et miséricordieux, un peu comme celui d’un père qui ne quitte pas des yeux ses jeunes enfants. Nous ne regardons pas toujours vers Lui, mais le Seigneur ne cesse pas de nous regarder. Rien ne soutient davantage notre patience, comme d’être convaincus que Dieu nous regarde, a dit Jean Calvin. Avoir conscience de ce regard est sanctifiant et encourageant.
– Un regard sanctifiant : si nous nous comportons mal, nous pouvons faire illusion aux autres et nous tromper nous-mêmes, mais Dieu connaît tout, même ce que nous voudrions cacher et qui est au plus profond de notre être intime… Mais, bien qu’Il connaisse tous nos péchés cachés, Il nous aime ! Quand nous prenons conscience de l’amour et de la grâce de Dieu, nous pouvons nous placer sans crainte sous Son regard, pour reconnaître et abandonner ce qui n’est pas selon Sa volonté.
– Un regard encourageant : quelque grandes que puissent être les difficultés et les angoisses que nous pouvons connaître, nous pouvons être certains que Dieu les voit et qu’Il agira pour notre bien. En voyant Son peuple opprimé, Dieu dit : « J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte… je suis descendu pour le délivrer » (Ex. 3. 7 et 8).
Les Évangiles nous parlent du regard de Jésus sur Pierre, quand celui-ci a renié son Seigneur pour la troisième fois (Luc. 22. 61). Ce regard plein d’amour a aidé Pierre à ne pas tomber dans le désespoir à cause de la faute si grave qu’il avait commise, et l’a ramené à Jésus.

4. L’oreille de Dieu

« Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Ismaël, car l’Éternel a entendu ton affliction ». Gen. 16. 11.
« Tu as entendu ma voix ; ne cache point ton oreille à mon soupir, à mon cri ». Lam. 3. 56.

Dieu écoute les prières que nous Lui adressons et Il y répond, « si nous demandons quelque chose selon sa volonté » (1 Jean 5. 14). Il entend nos soupirs, nos cris de peur et de désespoir, comme aussi nos manifestations de joie.
Dans la Bible, la première fois où il nous est dit que Dieu a entendu, c’est au sujet d’Agar, la servante qui fuyait sa maîtresse, Saraï, la femme d’Abram : « l’Éternel a entendu ton affliction ». Cette femme est enceinte et l’Ange lui annonce qu’elle aura un fils qu’elle appellera Ismaël, nom qui signifie : « Dieu entend ». La présence de cet enfant rappellera quotidiennement à Agar que Dieu l’a entendue et lui a répondu.
Plus tard, dans une situation désespérée, lorsqu’elle abandonne son fils sous un arbrisseau pour ne pas le voir mourir, Agar entend à nouveau ce puissant encouragement : « Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est » (Gen. 21. 17). Dieu a entendu les cris de cet enfant et a répondu à sa mère, lui indiquant un puits d’eau pour lui donner à boire.
Nous aussi, nous devons être convaincus que Dieu nous écoute. Tournons-nous vers Lui par la prière, ne serait-ce que par un soupir. « En toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).
N’oublions pas de remercier et de louer notre Dieu, parce qu’Il en est digne et que cela Lui est agréable.

5. Les ailes de Dieu

« … Le Dieu… sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ». Ruth 2. 12.
« Je vous ai portés sur des ailes d’aigle, et vous ai amenés à moi ». Ex. 19. 4.

La Bible donne le récit d’une femme qui s’est réfugiée « sous les ailes » de Dieu. Il s’agit de Ruth, une jeune veuve moabite qui a quitté son pays natal pour accompagner Naomi, sa belle-mère, dans le pays d’Israël. Ruth n’y est pas venue pour y trouver un refuge, mais parce qu’elle voulait que le Dieu de Naomi soit aussi son Dieu. Elle est venue se réfugier sous les « ailes » de Dieu, ces ailes qui sont une image de sa présence et de sa protection.
Augustin d’Hippone, connu sous le nom de Saint Augustin, a dit : Veux-tu un conseil ? Si tu veux fuir, fuis vers Dieu ! Fuis vers Lui, confesse-toi à Lui, ne te cache pas de Lui. Tu ne peux pas te cacher devant Lui, mais tu peux Lui confesser tes fautes.
Quand nous sommes en proie aux difficultés, à la tentation, aux convoitises, fuyons vers Dieu, approchons-nous de Lui par la prière. Confessons-Lui nos fautes, réfugions-nous sous Ses ailes, et nous serons émerveillés de Sa grâce.
Le verset d’Exode 19 nous rappelle que Dieu a pris soin de Son peuple pour le faire sortir d’Égypte, comme s’Il l’avait porté sur des ailes. Quand les aiglons apprennent à voler, leurs parents les aident en planant juste au-dessous d’eux pour les rassurer. Dieu est toujours près de nous pour nous enseigner, nous porter et nous soutenir dans nos progrès spirituels.
La poule aussi rassemble sa couvée sous ses ailes pour la protéger des prédateurs (Luc 13. 34). Quelle belle image de l’amour et des soins de Dieu envers ses enfants ! Être portés, être à l’abri… quelle bénédiction !

6. Les bras de Dieu

« Ah ! Seigneur Éternel ! voici, tu as fait les cieux et la terre par ta grande puissance et par ton bras étendu ; aucune chose n’est trop difficile pour toi ». Jér. 32. 17.
« Le Dieu d’ancienneté est [ta] demeure, et au-dessous [de toi] sont les bras éternels ». Deut. 33. 27.

Les bras de Dieu évoquent Sa puissance et Sa protection.
Sa puissance s’est manifestée par la force déployée dans la création du monde ; et cette même puissance du Dieu d’éternité continue à se manifester dans le maintien et le soutien de l’univers. Que peut craindre un enfant de Dieu, lorsqu’il sait que cette puissance est à sa disposition chaque jour ? Il est dans les bras de Dieu : il n’y a pas d’endroit plus sûr !
Avez-vous déjà fait l’expérience d’un trou d’air pendant un voyage en avion ? Tout est tranquille et, soudain, l’avion entre sans une zone de turbulence. Il perd immédiatement de l’altitude et ce moment semble durer des heures… Imaginez alors que, sous la carlingue les « bras éternels » de Dieu soient grand ouverts, prêts à vous recueillir si besoin est. Ne seriez-vous pas pleinement rassurés ? Dieu vous protège en toutes circonstances. Ses bras sont toujours prêts à vous soutenir, à vous relever et à vous porter. Comme nous le lisons dans le verset de Deutéronome 33 : « Le Dieu d’ancienneté est [ta] demeure, et au-dessous [de toi] sont les bras éternels ».
Le roi David a demandé à Dieu : « Et aussi, jusqu’à la vieillesse et aux cheveux blancs, ô Dieu ! ne m’abandonne pas, jusqu’à ce que j’annonce ton bras à [cette] génération, ta puissance à tous ceux qui viendront » (Ps. 71. 18). Il est bon qu’une génération encourage la suivante à se placer sous la protection de notre Dieu, qui est grand et puissant !

7. La face de Dieu

« Lève sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! » Ps. 4. 6.
« Je chercherai ta face, ô Éternel ! » Ps. 27. 8.
« Ta face est un rassasiement de joie ». Ps. 16. 11.

La face de Dieu est souvent mentionnée dans l’Ancien Testament, particulièrement dans l’histoire de Moïse. Dieu avait choisi Moïse pour libérer Son peuple de l’esclavage de l’Égypte, pour leur transmettre la Loi du Sinaï, et les conduire vers la terre promise. Moïse vivait près de Dieu, en intime relation avec Lui : « Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami » (Ex. 33. 11). Parce qu’il connaissait une telle communion personnelle avec Dieu, Moïse a pu mener à bien la mission qui lui avait été confiée.
Quand nous aimons quelqu’un, nous désirons voir son visage. David priait ainsi : « Je chercherai ta face, ô Éternel ! » : une expression d’amour vrai, qui dénote un profond désir de communiquer avec Dieu. La face de Dieu est souvent tournée vers l’homme. C’est le Père qui se manifeste dans ce monde à travers Son Fils, Jésus Christ, selon Ses propres paroles : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9).
Le verset du Psaume 4 associe la lumière à la présence divine qui illumine tout croyant, mettant à nu toutes pensées, actions et intentions.
« Chercher la face de Dieu » est un impératif contenu dans Son message de grâce : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Act. 16. 31). C’est ainsi que nous passerons des ténèbres à la lumière. « Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres » (1 Jean 1. 7). Nous sommes donc invités à vivre dans la vérité et dans la joie de la présence de Dieu, pour refléter quelque chose de cette lumière autour de nous, comme il en avait été de Moïse lorsque la peau de son visage rayonnait après qu’il ait parlé avec Dieu (Ex. 34. 29 à 35).

D’après « Il buon seme » novembre-décembre 2022