PXL_20210524_110241447

 

 

LE FRUIT DE L’ESPRIT

 

1. Marcher par l’Esprit

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? (1 Cor. 6. 19).
Le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. (Gal. 5. 22 et 23).

Après l’ascension au ciel du Seigneur Jésus ressuscité, le Saint Esprit est venu habiter sur la terre dans chaque croyant : « Ayant cru (en Jésus), vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse » (Éph. 1. 13). L’Esprit Saint anime la vie du croyant et produit un fruit qui, par la grâce de Dieu, mûrit en lui.
Ce fruit est l’ensemble des vertus morales énumérées dans les versets 22 et 23 de Galates 5. Si le cœur du chrétien en est rempli, de telles vertus se manifestent dans sa vie et dans son comportement. C’est ce qui faisait dire à l’apôtre Paul, qui s’adressait aux croyants de la Galatie (province de la Turquie actuelle) : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 25).
Mais ces chrétiens, convaincus que le fruit de l’Esprit n’était pas suffisant, étaient portés à compléter leur christianisme en y ajoutant la pratique de rites pratiques prévus dans la loi de Moïse.
En agissant ainsi ils perdaient de vue ce qu’offre le vrai évangile : « marcher par l’Esprit » signifie que la force de refuser le mal et d’accomplir le bien leur était librement accordée ; et cela, nous pouvons, par la foi, le réaliser tous les jours.
De la même manière qu’un petit enfant apprend à marcher, ainsi nous, les chrétiens, nous devons apprendre à marcher par l’Esprit. Cette formation, qui dure toute la vie, fait croître le « fruit de l’Esprit », un fruit intérieur qui ne s’exprime pas à travers des actions d’éclat, mais plutôt sous la forme des vertus morales citées en Galates 5, telles que l’amour, la joie, la paix, la patience…
Dans les feuillets suivants, nous allons considérer les différents composants du « fruit de l’Esprit ».

2. L’amour

Si je parle dans les langues des hommes et des anges, mais que je n’aie pas l’amour, je suis comme un cuivre qui résonne ou comme une cymbale retentissante. Et si j’ai le don de prophétie, si je connais tous les mystères et possède toute la connaissance, si j’ai toute la foi de manière à transporter des montagnes, mais que je n’aie pas l’amour, je ne suis rien. Et même si je distribuais en aliments tous mes biens, et si je livrais mon corps pour être brûlé, mais que je n’aie pas l’amour, cela ne m’est d’aucun profit. (1 Cor. 13. 1 et 2).

Le premier aspect qui nous est présenté du fruit de l’Esprit est l’amour. Le mot grec utilisé ici est « agapé » ; il ne s’agit pas de l’amour passionnel que les Grecs appellent « eros », ni de celui, tendre et serein qu’ils nommaient « philéo », c’est-à-dire l’amour qui lie un mari et sa femme ou des parents à leurs enfants.
L’apôtre Paul utilise le terme « agapé » qui est l’amour qui donne, au lieu de prendre, l’amour qui veut le bien de l’autre. Cet amour ne dépend pas des mérites de l’autre, mais il se manifeste en toutes circonstances, et on le reçoit de Dieu. Il a été « versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rom. 5. 5) ; il est donc produit par l’Esprit. Nous pouvons sans doute témoigner que nos meilleurs souvenirs ont été marqués par cet amour, donné ou reçu. Souvenons-nous que le Seigneur Jésus résume les centaines de pages de la loi de Moïse en un seul mot : Aimer (lire Marc 12. 29 à 31). Et Il en montre la mesure parfaite et suprême quand Il sacrifie Sa propre vie pour sauver Ses ennemis.
Amis chrétiens, c’est l’Esprit Saint, et non pas le fait d’observer des lois, qui doit motiver nos actions et notre comportement ! La vie chrétienne ne se limite pas à une juste compréhension de la doctrine biblique, ni même à sa réalisation pratique. C’est une réalité cordiale et chaleureuse dans laquelle nous sommes totalement impliqués : notre intelligence, notre volonté, nos sentiments, et qui nous pousse à aimer « en action et en vérité » (1 Jean 3. 18). L’amour « se réjouit avec la vérité » (1 Cor. 13. 6).

3. La joie

Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint. (Rom. 15. 13).
La joie de l’Éternel est votre force. (Néh. 8. 10).

Joie et paix : ce sont deux aspects du fruit de l’Esprit Saint, qui embellissent la vie du chrétien et sont porteurs d’espérance. C’est quelque chose de rare dans notre monde, qui est si souvent amer et tourmenté… Évidemment, la joie, comme toute autre émotion, peut provenir d’une bonne ou d’une mauvaise source. Si la cause en est mauvaise, Jacques nous dit : « Que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse » (4. 9). Mais le plus souvent, dans la Bible, la joie est positive, signe d’une étroite communion avec Dieu (Act. 8. 39).
Certains chrétiens ont tendance à penser que la joie n’est pas très importante dans la vie chrétienne. Toutefois, dans cette liste, elle est le second aspect du fruit de l’Esprit. Certainement, dans les circonstances difficiles de la vie, il peut sembler impossible de se réjouir. L’Esprit Saint, cependant, est pour chaque chrétien un intercesseur et un consolateur ; Il fait pénétrer la joie là même où règne la tristesse (Act. 16. 22 à 25), un peu comme les rayons du soleil s’infiltrent dans le brouillard d’une journée d’hiver. C’est ce dont ont témoigné de nombreux chrétiens emprisonnés à cause de leur foi. Ils ont connu les difficultés, les souffrances, mais aussi une joie intérieure profonde, « la joie de l’Esprit Saint » (1 Thess. 1. 6).
L’un d’entre eux, Watchman Nee, mort en cellule après vingt années d’emprisonnement, ayant choisi de demeurer fidèle à Christ au prix de sa vie, écrivait peu avant de mourir : Bien que je sois malade, la joie demeure toujours dans mon cœur.
Chers amis chrétiens, ne nous laissons pas enlever la joie que Dieu nous a donnée. Elle peut amener ceux qui nous entourent à se tourner vers Celui qui en est la source : Jésus Lui-même, qui la renouvelle en nous par l’action de son Saint Esprit.

4. La paix

Retire-toi du mal, et fais le bien ; cherche la paix, et poursuis-la. (Ps. 34. 14).
Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. (1 Cor. 14. 33).
Réjouissez-vous, perfectionnez-vous, soyez encouragés, ayez un même sentiment, vivez en paix : et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. (2 Cor. 13. 11).

Souvent, dans la Bible, il est parlé de la paix en relation avec la conscience ou le cœur du croyant.
– La paix de la conscience est liée à la certitude que Dieu nous a pardonné.
– La paix du cœur résulte de la confiance en Son amour et en Sa sagesse.
Ce fruit de l’Esprit inclut l’une et l’autre : la paix nous remplit, nous donnant la conviction de nous trouver là où Dieu nous veut, c’est-à-dire près de Lui. En conséquence, il se peut que nous traversions des moments de trouble, de peur, d’insécurité, tout en demeurant confiants et tranquilles. En même temps, la paix est reçue comme un don de l’Esprit et comme le résultat d’un engagement actif : « Cherche la paix et poursuis-la ».
La paix que donne l’Esprit Saint n’est jamais limitée à elle-même, ni froide ou indifférente. L’Esprit de Dieu nous conduit à nous ouvrir aux autres et à les aimer, nous libérant de notre nature égocentrique. Dieu est le Dieu de paix, et Il parle et agit dans la paix afin que l’ordre revienne là où il y a trouble ou agitation.
« Bienheureux ceux qui procurent la paix, car c’est eux qui seront appelés fils de Dieu » (Mat. 5. 9). Mais, pour que nous soyons de dignes ouvriers de paix, il faut que notre propre âme soit en paix. « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4, 6 et 7).

5. La patience

Ce qui est dans la bonne terre, ce sont tous ceux qui, après avoir entendu la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et portent du fruit avec patience. (Luc 8. 15).

La patience, un autre aspect du fruit de l’Esprit, est la première qualité de l’amour citée dans le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens : « L’amour se montre patient » (v. 4).
Dans le texte original, le mot traduit par « patience » signifie non pas tellement savoir attendre, mais plutôt supporter les situations et les personnes difficiles. Mais attention ! Être patient ne signifie pas fermer les yeux devant les mauvais traitements et les agressions.
La patience n’est pas de la faiblesse, mais elle est plutôt la force tranquille qui continue à espérer en vue du bien. Si nous attendons quelque chose en tremblant intérieurement, nous ne sommes pas animés de la véritable patience, celle qui permet de vaincre la frustration, l’irritation et le découragement devant l’apparente stérilité de nos efforts.
La patience de l’Esprit Saint nous permet de mûrir, nous enseignant à laisser l’Esprit agir en nous, au moment et de la manière qui conviennent.
La patience nous apprend à maintenir fermement la confiance dans l’attente du fruit à venir. C’est ainsi qu’elle « aura son œuvre parfaite » (Jac. 1. 4).
Faisons nôtre l’exhortation que l’apôtre Paul adressait aux croyants de l’assemblée grecque de Colosses : Marchez « … d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu ; étant pleinement fortifiés, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et toute persévérance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière » (Col. 1. 10 et 11).
Il n’y a pas de tristesse dans la patience, et elle n’est pas une lourde charge : elle nous incite à semer sans nous lasser, parfois dans la souffrance, mais toujours en comptant sur le Seigneur, le chef de la moisson.
« Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin accordée par le Seigneur – que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

6. La bienveillance

Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière (car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité), éprouvant ce qui est agréable au Seigneur (Éph. 5. 8).

La cinquième caractéristique du fruit de l’Esprit est la bienveillance. Elle est liée à la bonté, car elle est une disposition d’esprit qui amène à accomplir des actes de bonté.
Être bienveillant lorsqu’on est confronté à quelqu’un d’autre signifie, selon l’étymologie du terme, lui vouloir du bien, sans préjugés. La bienveillance est l’opposé de la jalousie ou du ressentiment, c’est une bonne disposition d’esprit envers les autres, elle est faite d’indulgence et de compréhension. Une pensée bienveillante est sans préjudice, elle est libératoire. La bienveillance est rendue visible par des actions généreuses, faites avec bonté ; mais elle se manifeste aussi dans la façon de parler, par des paroles pleines de bonté, de sincérité et de miséricorde.
Il peut exister cependant un côté négatif de la bienveillance, quand elle devient condescendante devant le mal ou, pire encore, manipulatrice. La vraie bienveillance chrétienne laisse à l’autre sa liberté ; elle prend acte des différences de caractère, d’éducation, de culture, mais elle l’accueille comme une personne aimée de Dieu, témoignant ainsi d’un Dieu qui ne s’impose pas mais qui est venu pour nous sauver.
Pour exercer la bienveillance, il est nécessaire de s’intéresser à notre prochain. En outre, nous devons toujours nous souvenir que la bienveillance n’est pas le résultat de nos efforts, mais l’action de l’Esprit de Dieu qui agit dans notre cœur.
« [Celui qui a] l’œil bienveillant sera béni, car il donne de son pain au pauvre » (Prov. 22. 9).

7. La bonté

Ce qui attire dans un homme, c’est sa bonté. (Prov. 19. 22).
Vous êtes vous-mêmes pleins de bonté. (Rom. 15. 14).

La sixième caractéristique du fruit de l’Esprit est la bonté. La bonté est comme la signature de Dieu, la garantie qu’Il est présent « Nul n’est bon, sinon un seul, Dieu » (Luc 18. 19). D’ailleurs, l’Ancien Testament parle très souvent de la bonté de Dieu. David peut dire : « Ta bonté est meilleure que la vie » (Ps. 63. 3). Pour lui, la bonté de Dieu avait plus de valeur que sa vie même ! A son tour, David a voulu donner une preuve de grande bonté, d’une « bonté de Dieu » – par amour pour Dieu – envers le fils de Jonathan, son ami, en l’invitant à manger à sa table tous les jours (2 Sam. 9).
La bonté, dans toute sa dimension, trouve sa source en Dieu : « rends admirable ta bonté » (Ps. 17. 7). Elle est liée à la grâce et pousse l’homme pécheur à la repentance (Rom. 2. 4). C’est dans la mesure où nous goûtons la bonté de Dieu que nous pouvons, à notre tour, la montrer autour de nous.
Nous sommes exhortés à manifester la bonté sans aucun sentiment de supériorité, à être de simples « canaux » par lesquels se diffuse la bonté du Seigneur, une bonté active, qui s’approche de l’autre, se met à son service et, si nécessaire, pardonne. Si le caractère de bonté était plus souvent présent dans notre vie, nous serions plus attentifs aux autres ; dans les situations parfois difficiles qu’ils traversent, nous les aiderions à porter leur charge. « Ne sois pas surmonté par le mal, mais surmonte le mal par le bien », écrivait l’apôtre Paul (Rom. 12. 21). C’est là le signe indéniable de la bonté comme composant du fruit de l’Esprit, une bonté qui, en face de l’hostilité, du mépris, des échecs, révèle le cœur de Dieu.

8. La fidélité

Confie-toi en l’Éternel et pratique le bien ; habite le pays et repais-toi de fidélité, et fais tes délices de l’Éternel : et il te donnera les demandes de ton cœur. (Ps. 37. 3).
Nombre d’hommes proclament chacun sa bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? (Prov. 20. 6).

La septième qualité du fruit de l’Esprit est la fidélité. Dans la Bible, il est dit plusieurs fois que Dieu est fidèle (1 Cor. 1. 9, par exemple), c’est-à-dire qu’Il est vérité, qu’Il tient Ses promesses et qu’Il accomplit ce qu’Il dit. Nous pouvons donc avoir confiance en Lui et nous appuyer sur Sa Parole et, à notre tour, être fidèles à nos engagements, à la parole donnée, fidèles dans nos relations, fidèles administrateurs de tout ce que Dieu nous a confié (1 Cor. 4. 2).
Cette fidélité se joint à la foi, à la confiance en Dieu, parce que nous n’avons pas de force en nous-mêmes. D’ailleurs, le mot traduit par le terme « fidélité » contient les deux pensées : fidélité et foi. C’est parce que Dieu est fidèle que nous pouvons nous appuyer sur Lui en toute confiance et avoir foi en Lui ; et cette confiance nous donne la force d’être fidèle.
Mais on peut aussi être fidèle à des choses qui ne sont pas bonnes. En tant que chrétiens, qu’est-ce que la fidélité est pour nous ? Fait-elle partie du fruit de l’Esprit, ou est-elle seulement l’attachement à notre éducation, aux traditions, au respect de la société, à des liens d’amitié nuisibles ? C’est à Jésus que nous devons être fidèles. Il y aura alors une confiance totale en Son amour. Il en résultera une bonne conscience, source de paix et de sérénité et, avec le témoignage, fruit lui aussi de l’Esprit, qui démontre notre lien de communion avec le Sauveur.

9. La douceur

Je vous exhorte par la douceur et la bonté du Christ. (2 Cor. 10. 1).
(Jésus dit : ) Je suis débonnaire (doux) et humble de cœur. (Mat. 11. 29).

Le huitième aspect du fruit de l’Esprit est la douceur, un caractère que nous montrons malheureusement trop rarement : elle exclut les grossièretés, les duretés, les aspérités qui témoignent d’un sentiment d’assurance et de supériorité en celui qui les exprime.
Jésus a dit de Lui-même : « Je suis doux », et Il a manifesté ce caractère qui vient au-devant des besoins des autres avec mansuétude et douceur. De plus, par amour pour nous, « opprimé et affligé… Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7).
Dans le Nouveau Testament, la douceur est souvent associée à l’humilité, à la patience, ainsi qu’au fait de ne pas insister sur ses propres droits. « Je vous exhorte… à marcher d’une manière digne de l’appel dont vous avez été appelés, avec toute humilité et douceur, avec patience… » écrit l’apôtre Paul aux croyants d’Éphèse (Éph. 4. 1 et 2 ; Phil. 3. 5). On ne peut pas être doux si on est orgueilleux !
En tant que chrétiens, nous devrions montrer des preuves de douceur même lorsque nous occupons une position d’autorité, que ce soit dans l’environnement familial, dans les relations professionnelles, ou dans les réunions chrétiennes. Nous devrions agir ainsi lorsque nous témoignons de notre foi devant des personnes qui sont encore loin de Dieu. Les traiter avec suffisance ne serait pas une manifestation de douceur (1 Pier. 3. 15 et 16), mais au contraire une déplorable manifestation d’orgueil. La Bible nous exhorte à redresser « dans un esprit de douceur » ceux qui se sont laissés surprendre par quelque faute (Gal. 6. 1). Nous pouvons être des aides pour eux en contribuant à relever ou à maintenir vive la flamme de la foi. La Bible nous exhorte à manifester cette caractéristique du fruit de l’Esprit : « Que votre douceur soit connue de tous les hommes » (Phil. 4. 5).

10. La maîtrise de soi

L’homme qui ne gouverne pas son esprit est une ville en ruine, sans murailles. (Prov. 25. 28).
Joignez à votre foi, la vertu ; à la vertu, la connaissance ; à la connaissance, la maîtrise de soi ; à la maîtrise de soi, la patience… (2 Pier.1. 5 et 6).

Les premiers aspects du fruit de l’Esprit – amour, joie, paix – orientent nos pensées vers Dieu. La patience, la bienveillance, la bonté, la douceur et la fidélité, par contre, sont plus en relation avec notre prochain. La maîtrise de soi est une force intérieure, produite par l’Esprit Saint, qui nous permet de vivre avec sagesse et modération. Nous avons besoin de cette énergie spirituelle donnée de Dieu pour être « sages quant au bien et sans compromis avec le mal » (Rom. 16. 19).
La maîtrise de soi est utile au croyant à tout moment de sa vie pour qu’il ne tombe jamais dans des excès, que ce soit dans la nourriture et la boisson, ou dans les plaisirs en général. Mais c’est aussi cette force qui permet de ne pas céder à tout ce qui pourrait déshonorer son témoignage de croyant : certains aspects de la personnalité, des penchants difficiles à contrôler… Dans la vie quotidienne, la maîtrise de soi, fruit de la vie nouvelle qu’il a reçue du Seigneur, lui permettra d’éviter de nombreux pièges de péché.
La maîtrise de soi aide aussi à trouver la vraie harmonie selon Dieu entre les attentes du corps et celles de l’âme. – Voulez-vous que votre corps obéisse à votre esprit ? Alors laissez votre esprit obéir à Dieu, disait Saint Augustin. Une saine maîtrise de soi permet de rester soumis à l’autorité de Christ dans tous les domaines de la vie chrétienne. Elle encadre et protège la vie du croyant ; ce n’est pas une loi que l’on s’impose : « Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 25).

D’après « Il buon seme » avril-juillet 2021