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LA CRÉATION

 

Genèse 1. 1 : « Au commencement… »

La première page de la Bible nous raconte la création de l’univers. Six jours de travail et un jour de repos, dix paroles divines : une merveilleuse histoire qui nous est contée en douze paragraphes. Une lecture spirituelle de ce texte sacré nous fait découvrir en filigrane tout le plan de Dieu révélé par le Nouveau Testament sous les traits de la nouvelle création en Christ.
La Bible est en réalité « un livre qui commence au point où le passé touche à l’éternité, et qui nous conduit au but où l’avenir se perd dans l’éternité selon Dieu… » (J.N.D. « Introduction »).
Le premier paragraphe est un en-tête, un titre pour le Saint Livre : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ». L’origine de l’univers est en Dieu. Nous Lui appartenons de plein droit, car Il est l’Auteur de tout ce qui existe. « En lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes » (Act. 17. 24 à 28). Il est Dieu, le Père, « de qui tout procède et par qui tout subsiste » (Héb. 2. 10), le « seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous » (Éph. 4. 6).
Les mondes ont été formés par la Parole de Dieu (Héb. 11. 3) et l’artisan de la création est la Sagesse personnifiée (Prov. 8. 25 et 26) : Le Fils de Dieu. « Tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant tout, et tout subsiste par lui… afin qu’en tout, il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 17 et 18). Puisse-t-il en être ainsi pour chacun de nous. Remettons notre vie au Créateur Tout-puissant, « car notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre » (Ps. 124. 8).

Genèse 1. 2 : « La terre… désolation et vide »

Le deuxième paragraphe de la Bible est plein de mystère. A ce stade, tout sur la terre n’est que néant et ténèbres : un abîme sans vie. Pourtant, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et opère.
Si nos regards se tournent vers la terre, nous n’y rencontrons que le vide et la désolation. La matière, sans Dieu, est néant, et telle est notre vie, loin de Dieu : un chaos ! Là sont les ténèbres qui couvrent un abîme de malheur. Mais si nous levons les yeux vers l’infini des cieux, au-dessus des nuages, si nous recherchons la présence de Dieu, nous comprenons par la foi que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jac. 1. 17), du Dieu qui, au commencement « créa les cieux et la terre ». Au-dessus de cette surface d’eaux, qui est l’image de la fragilité et du néant de la condition humaine, règne la providence du Dieu Tout-puissant.
L’Esprit de Dieu demeure au-dessus de nos circonstances. Quiconque saisit cela par la foi, découvre la vraie sagesse, la puissance et l’amour de Dieu : « Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment… » (Lire 1 Cor. 2. 6 à 16 ; Phil. 2. 13 ; 1 Cor. 12. 4 à 6), ce qu’Il nous révèle par « Son Esprit qui sonde toutes choses » (1 Cor. 2. 10). Le croyant, renouvelé dans son être intérieur, est en mesure de découvrir les choses profondes de Dieu, les réalités éternelles de l’univers… « Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux » (Ps. 8. 1 ; Héb. 13. 20 et 21).
Souvenons-nous que, laissés à nous-mêmes, séparés de Lui, nous ne pouvons rien faire, ni accomplir la moindre œuvre utile et bonne. C’est Dieu qui, par l’action de Son Esprit en nous, nous instruit, nous forme pour Lui, et nous garde. Rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 39).

Genèse 1. 3

Le troisième paragraphe de la Bible est un nouveau commencement : Dieu parle pour la première fois, et c’est pour introduire la lumière, source de vie. Elle est un type de « la vraie lumière …celle qui… illumine tout homme ! » (Jean 1. 4 et 9). David aussi l’avait compris : « Par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière ! » (Ps. 36. 9). « L’Éternel est Dieu, et il nous a donné la lumière » (Ps. 118. 27).
Le premier jour de la création, le jour « Un » (selon l’original) est l’étape fondamentale où Dieu pourvoit à la source de la vie pour tout l’univers et pour l’homme. La nature nous enseigne que, sans la lumière, aucune vie ne peut se développer, aucune végétation, aucun être vivant. Dès l’aube du premier jour, le Fils de Dieu, Verbe divin, est présenté : Il est la lumière du monde, et qui le suit ne marche plus dans les ténèbres, mais il a la lumière de la vie (Jean 8. 12).
« Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ! » Il en fut au premier jour comme au jour de l’incarnation de Jésus Christ. Dieu pose Son regard sur Son Fils bien-aimé et dit : « En toi j’ai trouvé mon plaisir » (Luc 3. 22). Et tout ce que Dieu voit dans Son Fils est bon et parfait. Aussi les croyants sont-ils associés à Lui, et exhortés à marcher, comme Lui, dans la lumière et dans l’amour. Ils sont devenus de bien-aimés enfants de Dieu, participants de Sa nature sainte et revêtus des caractères mêmes du Seigneur Jésus sur la terre (1 Jean 1. 7 et 4. 17 ; Éph. 5. 8 et 9).
Au premier jour déjà, Dieu sépare la lumière d’avec les ténèbres. « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5).
Préférons-nous les ténèbres à la lumière, parce que nos œuvres sont mauvaises, ou appartenons-nous au cercle bienheureux des fils de la lumière et des fils du jour ? «Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière » (2 Cor. 4. 6 ; 1 Thess. 5. 5 ; Jean 3. 19 ; Jean 12. 36).

Genèse 1. 6 à 8 : « Dieu appela l’étendue Cieux… »

Au quatrième paragraphe de la Genèse, au second jour de la Création, Dieu fit l’étendue pour séparer les eaux de la terre d’avec les eaux qui sont en-haut, et Dieu appela l’étendue Cieux. Avant de donner un nom à la terre (au troisième jour), Dieu désigne d’abord ce qui est au-dessus d’elle, et l’appelle « Cieux ».
Ésaïe posera cette question : « Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, et réglé les cieux avec l’empan, et mesuré dans un boisseau la poussière de la terre ? » (És. 40. 12). Puis : « Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses…? Il les appelle toutes par nom » (És. 40. 26). Levons nos regards vers l’immensité des cieux : « Les cieux racontent la gloire de Dieu et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains ! » (Ps. 19. 1). Oui, tout ce qui est du ciel nous parle de Dieu, de l’infini de Son amour et de Sa sainteté, et de notre Sauveur ressuscité (1 Cor. 15. 47 et 48), élevé, assis à la droite de Dieu. Dès lors notre patrie et toutes nos bénédictions sont dans les cieux en Christ. Et, « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).
Les eaux d’en-haut et les eaux d’en-bas nous parlent aussi des pensées de Dieu et de celles de l’homme. Dieu dit : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 9). Mais aussi : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, sa bonté est grande envers ceux qui le craignent » (Ps. 103. 11). Nos cœurs, tournés vers Dieu, ne devraient-ils pas refléter Ses pensées et Son amour, comme un lac tranquille reflète le ciel en un jour sans nuages ? Les yeux remplis de la beauté du ciel, occupons notre vie des choses d’En-haut ! Demeurons, comme Daniel, par la prière, dans la communion du Dieu des cieux, qui révèle les secrets, et donne la sagesse (Daniel 2. 19, 20 et 28 ; Phil. 3. 20).

Genèse 1. 9-13 : « L’herbe, la plante, l’arbre… »

L’ordre dans les étapes de la Création correspond aux pensées de Dieu : le premier jour et la première parole sont pour la lumière, le Fils, source de toute vie ; le deuxième jour et la deuxième parole disposent l’étendue des cieux, lieu de toutes les bénédictions spirituelles en Christ. Au troisième jour, Dieu parle deux fois : une première fois pour faire apparaître la terre sèche, puis une deuxième fois pour que la terre produise l’herbe, la plante et l’arbre.
La bonne terre, terre nourricière, ne représente-t-elle pas l’humanité de Jésus-Christ ? (Comparer Mat. 13. 8) « D’elle sort le pain » ? (Job 28. 5 ; Éph. 1. 3).
L’herbe nous fait penser aux verts pâturages du Psaume 23. Dieu pourvoit à la nourriture du troupeau. Il donne à Son peuple, qu’Il appelle « le peuple de sa pâture et les brebis de sa main » (Ps. 95. 7 et 100. 3), un aliment fortifiant et complet.
La plante, portant sa semence selon son espèce, évoque une nourriture plus consistante encore, et abondante, multipliée, grâce au grain de blé qui, tombant en terre, s’il meurt, porte beaucoup de fruit (Jean 12. 24).
Enfin l’arbre préfigure le vrai cep, dont le Père est le cultivateur, et dont nous sommes les sarments, nourris de sa sève. La vigne, l’olivier, le figuier, le grenadier, dans la Bible, sont autant d’exemples d’arbres utiles dont la récolte est pour le Maître ! (Jean 15. 1 et suivants).
La source de toute force est en Christ, et notre nourriture, c’est Sa personne et Sa vie (Col. 3. 1 à 4, Jean 6. 55 à 59). Il est, Lui, cet Homme nouveau et parfait, ce bon arbre que l’on reconnaît à son fruit. Liés à Lui par un lien vital, nous pouvons traverser avec profit toutes les épreuves de notre vie terrestre. Le Père prend soin de nous « émonder » pour que nous portions plus de fruit. Le divin cultivateur fait ainsi prospérer et croître l’édifice vivant, le corps de Christ (Éph. 4. 15 et 16).

Genèse 1. 14 à 19 : « Des luminaires dans l’étendue des cieux »

Les trois premiers jours de la création nous parlent de Christ seul : Lumière du monde, Présence dans les cieux, Pain de vie descendu du ciel. Il en résulte une grande abondance de nourriture, de fruits, de plantes et de semences de toutes sortes, qui permettront à tous les êtres vivants de se nourrir et de multiplier (Gen. 1. 29). Mais auparavant, au quatrième jour, Dieu parle une cinquième fois pour placer des luminaires dans l’étendue des cieux.
Ces astres célestes, le soleil, la lune et les étoiles, mettent à exécution la première pensée de Dieu, sa première parole. Ils diffusent la lumière originelle selon Son décret, qui était de faire luire la vie et de séparer la lumière d’avec les ténèbres. Ils marquent le temps, les saisons, les jours, les années, et administrent l’énergie que Dieu met à la disposition de Sa création. Ils dominent sur le jour et sur la nuit, par l’autorité que Dieu leur confie.
Comme Jean Baptiste, ils ne sont pas eux-mêmes la lumière, mais ils rendent témoignage à « la vraie lumière qui, venant dans le monde, éclaire tout homme » (Jean 1. 9). Les anges, ces êtres spirituels invisibles, serviteurs du Tout-Puissant, reflètent la gloire de Dieu. Ne sont-ils pas définis dans l’Écriture comme des « esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut » ? (Héb. 1. 14) L’ordre parfait de la première création nous enseigne aussi à mieux comprendre le rôle de tous ceux qui exercent une autorité légitime de la part de Dieu, « conducteurs » et « bergers », qui veillent sur nos âmes (Héb. 13. 17 et 1 Pier 5.1 à 4). Nous avons à les estimer très haut en amour (1 Thess. 5. 12 et 13). Les premiers, les apôtres, sont appelés « administrateurs des mystères de Dieu » (1 Cor. 4. 1 et 2).
Ainsi, tous les serviteurs de Dieu reçoivent énergie et lumière de la part de Celui qui en est la source, et dont ils reconnaissent l’autorité et la prééminence absolue (Col. 1. 16 et Éph. 1. 20 et 21). Et chaque croyant, à sa place, est responsable de briller dans la nuit, comme un luminaire dans un monde de ténèbres (Phil. 2. 15).

Genèse 1. 20 à 23 : « Les premiers êtres vivants »

A l’aube du cinquième jour, au septième paragraphe de la Bible, tout est prêt pour la naissance de la vie sur la terre. Dieu a tout disposé selon Sa sagesse et Sa puissance, dans le ciel et sur la terre, pour la bénédiction des êtres vivants. Alors, Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux ». Quelle explosion de vie !
« Et Dieu créa… tout être vivant qui se meut… Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, disant (septième parole) : Fructifiez, et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que l’oiseau multiplie sur la terre » (v. 21 et 22). La bénédiction de Dieu sur la première création nous parle, en image, de celle, plus excellente encore, que le Seigneur a communiquée à Ses disciples au jour de Son ascension dans le ciel : « Levant les mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » (Luc 24. 50 à 53). Les disciples, dès lors, Lui rendent hommage et s’en retournent à Jérusalem avec une grande joie. Ils sont destinés, eux aussi, à fructifier et à multiplier dans l’œuvre du Seigneur, à louer et bénir Dieu, à Le servir sur la terre, et à s’élever comme l’oiseau, à tire-d’aile, vers l’étendue des cieux.
Les rachetés du Seigneur, à leur tour, prennent conscience que c’est Dieu qui, dans Sa puissance et Son amour, leur donne la vie, et « le mouvement et l’être » (Lire Act. 17. 26 à 28), qu’en Christ ressuscité et glorifié dans le ciel, ils possèdent une vie nouvelle. « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5. 11 ; lire aussi 2 Cor. 5. 15). Le mystère de la nouvelle création leur est révélé : « Christ en vous l’espérance de la gloire » et, par le ministère de la Parole de Dieu, ils sont présentés à Dieu « parfaits en Christ » (Col. 1. 27 et 28).

Genèse 1. 24 et 25 : « Que la terre produise des êtres vivants »

C’est au huitième paragraphe du récit de la création, le sixième jour, que naissent tous les autres animaux, « selon leur espèce ». Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants… Et il fut ainsi ». Et Dieu voit que cela est bon. Quelle belle image de la multitude des croyants, sauvés et placés sur le terrain neuf et fertile de la résurrection de Christ ! Le Seigneur Jésus a déclaré, au jour de Son humanité : « Comme le Père réveille les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre ceux qu’il veut… Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même » (Jean 5. 21 et 26).
Nous comprenons que la terre de la première création, au troisième comme au sixième jour, est une image de la sainte humanité du Seigneur Jésus. Par Sa résurrection, Il a démontré la puissance d’une vie impérissable (Héb. 7. 16). Il avait le pouvoir de donner Sa vie et de la reprendre, et de la communiquer aussi à tous ceux qui croient (Jean 10. 10 et 17 et 18 ; Jean 14. 19 ; Rom. 5. 10).
C’est Lui « qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile » (2 Tim. 1. 10). La mort fut introduite dans la première création par la désobéissance, le péché du premier homme, Adam. Mais la vie éternelle est acquise à tous les hommes qui se repentent et acceptent le don de la grâce de Dieu. Leurs noms sont écrits dans le livre de vie. Ils sont, au sens spirituel, ressuscités et vivifiés avec le Christ. Ils trouvent en Jésus, ce second Adam, l’Homme venu du ciel, parfaitement obéissant, leur Sauveur et leur Modèle.
« Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). « Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14. 19). Notre Sauveur nous en a donné la certitude, oui, nous sommes «… sauvés par sa vie »

Genèse 1. 26 et 27 : « A l’image de Dieu »

Au neuvième paragraphe de la Bible la neuvième parole de Dieu nous concerne tous personnellement : elle nous déclare notre vraie origine et notre vocation. « Et Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent…» Dieu, le Père, le Fils, et le Saint Esprit, expriment d’un commun accord la volonté de créer l’homme, dans le seul but qu’il reflète l’image de la Divinité dans la création. Dieu attend de l’homme qu’il manifeste Son amour et Sa lumière, qu’il Lui ressemble en bonté et en sainteté, et qu’il exerce de Sa part la domination pour le bien universel. Quel glorieux propos, quel chef-d’œuvre de la création de Dieu !
Nous sommes bien conscients qu’aucun homme ne fut jamais capable d’accomplir une telle mission, sinon un seul, l’Homme Christ Jésus. Il est « l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Col. 1. 15). Il vint pour nous libérer de l’esclavage de la mort, pour nous révéler l’amour de notre Père dans le ciel. « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place…» (Jean 14. 2 ; Éph. 5. 23 à 27 et 1. 23). Telle est la promesse de notre Maître ! Il veut nous ouvrir l’intelligence et le cœur, pour que nous comprenions, par la foi, qui nous sommes réellement. Comme l’enfant prodigue repentant, tout homme est appelé à retrouver le chemin de la maison de son Père. Il y est attendu les bras ouverts (Luc 15. 11 à 24 ; comparez És. 42. 5 à 9).
Le Nouveau Testament nous dévoile le but final du Créateur : « Vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage… que nous sommes enfants de Dieu… héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui » (Rom. 8. 15 à 17).
Le texte de la Genèse insiste une nouvelle fois : « Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle » Aucun doute n’est possible. La pensée de Dieu est la perfection et se réalise toujours. Son désir est que Son image soit reflétée pour l’éternité, et il s’accomplit dans l’union de Christ et de l’Église plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

Genèse 1. 28 à 30 : « Et Dieu les bénit… »

La dixième parole de la création est, comme la septième, une parole de bénédiction et elle est pour tous les hommes : « Et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ». La volonté de Dieu s’exprime, en priorité, pour que l’homme créé à son image porte beaucoup de fruits et en remplisse la terre. «Fructifiez » signifie à la fois produire du fruit en nombre et en qualité, mais aussi croître en connaissance et en amour. La volonté de Dieu pour nous aujourd’hui, c’est que nous croissions dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il veut que nous demeurions dans Son amour et que nous portions beaucoup de fruits (2 Pier. 3. 18 ; Jean 15. 4 à 9). Notre vie doit être remplie du « fruit de l’Esprit, qui est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22).
Dieu avait tout donné à l’homme, les plantes, les arbres et les animaux, pour que toutes choses servent un même but : produire une abondance de fruits et une plénitude de bénédictions. Les versets 28 à 30 forment donc un tout qui se termine par ces mots bienfaisants : « Et il fut ainsi ». La terre, plus tard, par la faute des hommes, fut maudite. La famille humaine perdit le bénéfice de la dixième parole de la création, mais Dieu se choisit une nouvelle famille, celle de la foi : A Noé, à Abraham, puis à Aaron et à ses fils pour le peuple d’Israël, Dieu renouvelle la même promesse et Sa bénédiction. Puis il est dit de Sion, ville du sanctuaire, où des frères habitent bien unis ensemble : « C’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité » (Gen. 9. 1 ; És. 51. 2 ; Nomb. 6. 22 à 27 ; Ps. 133. 3). Enfin, Dieu révèle à l’apôtre Paul la condition de la délivrance finale, le mystère de Sa volonté : Tout doit être à jamais soumis à la domination de l’Homme Véritable, Christ, notre chef (Rom. 8. 21 ; Éph. 1. 9, 10 et 22 ; 1 Cor. 15. 25 à 28).
nous révèle donc la source et le secret de la bénédiction de l’homme : « Et Dieu dit: Voici je vous ai donné.. ». Oui l’homme reçoit tout de Dieu, gratuitement, sans qu’il ait rien mérité. Dieu nous donne en Jésus le salut et la vie en abondance. Sachons apprécier le Don de Dieu, le recevoir dans notre cœur et vivre de ce que Dieu nous donne : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (Éph. 2. 8 ; Jean 4. 10 ; 2 Cor. 9. 15 ; 2 Pier. 1. 3)

Genèse 1. 31 : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait… »

Le paragraphe le plus court du chapitre de la création est le onzième. Il en est la conclusion brève et merveilleuse. Sept fois, (versets 4, 10, 13, 18, 21, 25 et 31) dans ce chapitre, le regard de Dieu s’est posé sur Sa création avec amour et approbation. La première fois, on le comprend aisément, « Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne». La lumière, c’est Christ, c’est le caractère même de la nature divine qui est source de vie. Elle est parfaitement bonne. La septième fois, après avoir créé et béni l’homme sur la terre, « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon ». Le texte original emploie un terme particulier qui pourrait être traduit par « un bien intense ». Que désigne donc ce bien excellent ? – Mieux encore que la création de l’homme, c’est la promesse de la venue du Fils de l’homme pour accomplir la volonté de Dieu qui est ainsi qualifiée. Dieu pourra du ciel Le reconnaître en ces termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le » (Mat. 17. 5). L’œuvre de notre Créateur est tout entière l’expression de Son immense bonté. Elle préfigure le Grand Œuvre de la nouvelle création en Christ, par lequel tout est amené définitivement à la perfection pour l’Éternité (Éph. 4. 13 ; Héb. 10. 14).
Quand Jésus marchait au milieu des hommes, quels bienfaits en sont résultés pour tous ceux qui venaient à Lui ! Ceux-ci pouvaient s’écrier « il fait toutes choses bien ! » (Marc 7. 37 ; Act. 10. 38). La puissance et la bonté de Dieu ont été présentes et visibles dans toute Sa vie. Il allait de village en village et de lieu en lieu, n’accomplissant que le bien, guérissant les malades et sauvant les pécheurs. Oui, un « bien intense » s’accomplissait par Sa seule présence et par Son travail. Puis Son chemin l’a conduit jusqu’à la croix du Calvaire et, au-delà de la mort, par le miracle de Sa résurrection, Dieu a couronné Son œuvre en démontrant « quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, qu’il a déployée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts… » (Éph. 1. 19 et 20).
Et maintenant, ce « bien intense » trouve sa véritable réalisation en ce que toutes choses sont assujetties à Christ et qu’Il est donné à l’Église pour être « chef sur toutes choses » (Éph. 1. 22 et 23).

Genèse 2. 1 à 3 : Le septième jour

Le douzième paragraphe de la Création conclut : « Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit… Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ». Comment ne pas penser aux paroles de Jésus, s’adressant à Son Père : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’avais donnée à faire ! » et à ces mots prononcés sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 17. 4 et 19. 30). Si Dieu bénit le septième jour, qui marque l’achèvement de Son œuvre en création, combien plus bénira-t-Il les résultats éternels de l’œuvre de la rédemption : la nouvelle création en Christ, qu’annoncent et illustrent déjà les douze premiers paragraphes de la Genèse.
« Dieu se reposa au septième jour de toute son œuvre… » L’Israélite devait imiter Dieu Lui-même en observant le sabbat : « Six jours tu travailleras et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l’Éternel, ton Dieu : Tu ne feras aucune œuvre » (Deut. 5. 12 à 15). Ce passage du livre du Deutéronome souligne l’importance du sabbat pour deux raisons : le sabbat est un jour entièrement voué à Dieu et à célébrer Son œuvre de Créateur des cieux et de la terre, mais il est aussi lié à la délivrance de l’esclavage en Égypte, car seul un peuple libre peut entrer dans le repos de Dieu.
De même pour les chrétiens, le premier jour de la semaine commémore à la fois l’avènement de la Nouvelle Création (la résurrection de Christ), et la Rédemption. Toute la vie chrétienne, libérée de l’esclavage du péché, peut dès lors être caractérisée par la participation du croyant au repos de Dieu, dont l’amour et la justice ont été pleinement magnifiés en Christ, dans Sa vie, dans Sa mort et dans Sa résurrection. « Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là » dit l’auteur de l’Épître aux Hébreux (Héb. 4. 3 à 11). C’est la source du vrai repos du cœur et de la conscience, dont parle Jésus : « Venez à moi… et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).
Puissions-nous donc, chaque dimanche, mais aussi chaque jour de notre vie, répondre à l’injonction du psalmiste : « Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face ; Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites ». (Ps. 105. 5).

D’après la Bonne Nouvelle 1995