OLYMPUS DIGITAL CAMERA

 

 

GLANER DANS LE CHAMP DE BOAZ

 

 

Ta grâce atteint, ô Seigneur, jusqu’aux cieux ;
Ta vérité s’élève jusqu’aux nues ;
De ton amour nos âmes confondues
Méditeront tes faits mystérieux.

Rassasiés des biens de ton amour,
Désaltérés au fleuve de ta grâce,
Fais-nous marcher en paix devant ta face,
En te servant humblement chaque jour.

Elle est en toi, la source du bonheur,
En toi qui seul es amour et lumière.
Que ton Esprit, sans cesse, ô notre Père !
Règle nos pas et garde notre cœur.

 

Chers frères et sœurs, chers amis, nous désirons lire ensemble la Parole de Dieu maintenant. Nous lisons, dans le livre de Ruth, le chapitre 2.

« Et Naomi avait un ami de son mari, homme puissant et riche, de la famille d’Élimélec, et son nom était Boaz. Et Ruth, la Moabite, dit à Naomi : Je te prie, j’irai aux champs, et je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce. Et elle lui dit : Va, ma fille. Et elle s’en alla, et entra, et glana dans un champ après les moissonneurs ; et il se rencontra fortuitement que c’était la portion de champ de Boaz, qui était de la famille d’Élimélec. Et voici, Boaz vint de Bethléhem ; et il dit aux moissonneurs : L’Éternel soit avec vous ! Et ils lui dirent : L’Éternel te bénisse ! Et Boaz dit à son serviteur qui était établi sur les moissonneurs : À qui est cette jeune femme ? Et le serviteur qui était établi sur les moissonneurs répondit et dit : C’est la jeune Moabite qui est revenue avec Naomi des champs de Moab ; et elle nous a dit : Permettez que je glane et que je ramasse entre les gerbes, après les moissonneurs. Et elle est venue, et est demeurée depuis le matin jusqu’à cette heure ; ce qu’elle a été assise dans la maison est peu de chose. Et Boaz dit à Ruth : Tu entends, n’est-ce pas, ma fille ? ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’en va pas non plus d’ici, mais tiens-toi ici auprès de mes jeunes filles. Aie les yeux sur le champ qu’on moissonne, et va après elles. N’ai-je pas commandé aux jeunes hommes de ne pas te toucher ? Et si tu as soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que puisent les jeunes hommes. Et elle tomba sur sa face, et se prosterna contre terre, et lui dit : Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux, que tu me reconnaisses, et je suis une étrangère ? Et Boaz répondit et lui dit : Tout ce que tu as fait pour ta belle-mère après la mort de ton mari, m’a été rapporté, et comment tu as quitté ton père et ta mère, et le pays de ta naissance, et tu es venue vers un peuple que tu ne connaissais pas auparavant. Que l’Éternel récompense ton œuvre, et que ton salaire soit entier de la part de l’Éternel, le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ! Et elle dit : Mon seigneur, que je trouve grâce à tes yeux ! car tu m’as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante, et pourtant je ne suis pas comme une de tes servantes. Et, au temps du repas, Boaz lui dit : Approche-toi ici, et mange du pain, et trempe ton morceau dans le vinaigre. Et elle s’assit à côté des moissonneurs, et il lui tendit du grain rôti ; et elle mangea, et fut rassasiée, et en laissa de reste. Et elle se leva pour glaner ; et Boaz commanda à ses jeunes hommes, disant : Qu’elle glane même entre les gerbes, et ne lui en faites pas de reproche ; et vous tirerez aussi pour elle quelques épis des poignées, et vous les laisserez ; et elle les glanera, et vous ne l’en reprendrez pas. Et elle glana dans le champ jusqu’au soir, et elle battit ce qu’elle avait glané, et il y eut environ un épha d’orge. Et elle le chargea sur elle, et vint à la ville ; et sa belle-mère vit ce qu’elle avait glané. Et elle sortit ce qu’elle avait laissé de reste après avoir été rassasiée, et le lui donna. Et sa belle-mère lui dit : Où as-tu glané aujourd’hui, et où as-tu travaillé ? Béni soit celui qui t’a reconnue ! Et elle raconta à sa belle-mère chez qui elle avait travaillé, et dit : Le nom de l’homme chez qui j’ai travaillé aujourd’hui est Boaz. Et Naomi dit à sa belle-fille : Béni soit-il de l’Éternel, qui n’a pas discontinué sa bonté envers les vivants et envers les morts ! Et Naomi lui dit : L’homme nous est proche parent, il est de ceux qui ont sur nous le droit de rachat. Et Ruth, la Moabite, dit : Même il m’a dit : Tiens-toi près de mes jeunes hommes jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute la moisson que j’ai. Et Naomi dit à Ruth, sa belle-fille : Il est bon, ma fille, que tu sortes avec ses jeunes filles, et qu’on ne te rencontre pas dans un autre champ. Et elle se tint auprès des jeunes filles de Boaz, pour glaner, jusqu’à ce que la moisson des orges et la moisson des froments fût achevée ; et elle habitait avec sa belle-mère ».

Cette portion de la Parole de Dieu, qui est devant nous ce soir, est pleine de fraîcheur. Nous apprécions de lire ce livre de Ruth, notamment en pensant au livre qui précède, qui est parmi les livres les plus sombres de l’Ancien Testament, le livre des Juges ; nous trouvons notamment dans les derniers chapitres, un tableau bien sombre. Quand nous arrivons au livre de Ruth, c’est très différent. Dieu nous a donné ce livre aussi pour notre encouragement et pour nous parler. Comme pour toutes les portions de la Parole, et donc de l’Ancien Testament, ce récit a différentes portées. On a donc d’une part l’histoire, qui est intéressante en soi et pleine d’instructions. et d’autre part un côté prophétique, que nous ne désirons pas présenter ce soir, mais qui est quand même important. Il nous parle de la restauration, notamment du peuple d’Israël, après tout ce qui a eu lieu dans son histoire, un peuple vraiment restauré dans son héritage et dans la bénédiction. Mais il y a aussi un côté pratique qui sera devant nous ce soir. Nous pouvons faire bien des applications en considérant Ruth comme une jeune croyante, et en voyant comment nous pouvons faire aussi des progrès spirituellement. Ce chapitre est plein d’instructions pour nous aussi sous ce point de vue.
Nous connaissons l’histoire. Je n’ai pas besoin de raconter, ce qui nous est dit au chapitre 1, quand Élimélec et sa famille se sont éloignés de Bethléhem pour aller au pays de Moab à cause d’une famine, et comment les deux fils d’Élimélec et Naomi se sont mariés là-bas avec des femmes moabites. Élimélec est décédé et ses fils aussi. Finalement c’est Naomi qui rentre dans le pays parce qu’elle a entendu dire que l’Éternel avait visité son peuple pour leur donner du pain. On voit que ses deux belles-filles, Orpa et Ruth, rejoignent Naomi, mais à la frontière, finalement, Orpa la quitte parce que Naomi le lui a conseillé. Mais Ruth s’est attachée à sa belle-mère, et ainsi elles arrivent des champs de Moab et le v. 22 du chapitre 1 nous dit: « elles vinrent à Bethléhem, au commencement de la moisson des orges » – un moment remarquable qui va aussi nous occuper encore un peu.
Le chapitre 2 que nous avons lu commence en nous parlant de Boaz. Dans l’Ancien Testament, Boaz est un très beau type du Seigneur Jésus. Nous désirons regarder cela d’un peu plus près, parce que la Personne du Seigneur Jésus est si glorieuse et notre Seigneur a tellement de gloires, qu’en effet bien des personnages sont nécessaires pour nous montrer les différents aspects des gloires du Seigneur Jésus. Ce qui est important, c’est de saisir ce que Dieu veut nous enseigner en rapport avec un personnage placé devant nous.
La Parole nous dit plusieurs choses sur Boaz. J’aimerais mentionner sept points qui peuvent nous aider à mieux discerner  le côté des gloires du Seigneur Jésus que nous montre Boaz. Tout d’abord son nom. Nous avons l’explication de son nom dans le 1er livre des Rois au chapitre 7 où nous avons la construction du temple. Devant le temple il y avait deux colonnes dont le nom est donné : l’une, c’est Jakin, et l’autre, Boaz – et Boaz, comme le dit la note, veut dire : en lui est la force. Donc nous pouvons dire en rapport avec son nom que déjà Boaz nous présente le Seigneur Jésus comme Celui en qui est la force, qui est en effet le vainqueur. C’est le premier point important.
Boaz vient de Bethléhem. Et là de nouveau il y a un parallèle parce que notre Seigneur est né à Bethléhem, la maison du pain. Le Seigneur Jésus n’est pas seulement né à Bethléhem mais, comme l’évangile selon Jean nous le dit, Il est le pain du ciel (Jean6. 51). Il est vraiment le pain descendu du ciel. Il est Dieu, Il est devenu homme, Il est venu ici-bas, Il est le pain du ciel, Celui qui est vraiment la nourriture pour Son peuple. Bien sûr, on peut voir cela dans l’histoire qui est devant nous en rapport avec les possessions qu’a Boaz, les champs qu’il a, etc. L’instruction qui nous est donnée est très liée à cela : nous nourrir de Lui, du Seigneur Jésus, qui est vraiment le pain du ciel, la nourriture pour le croyant – pour être sauvé d’une part, mais aussi notre nourriture journalière.
Nous lisons aussi qu’il est de la famille d’Élimélec. J’aimerais lier tout de suite cela avec le fait qu’il venait de Bethléhem. J’ai déjà fait allusion au fait que le Seigneur Jésus est devenu homme, mais Il est vraiment devenu notre prochain. Nous connaissons bien la parabole du bon Samaritain. La question est posée par celui à qui le Seigneur parle : « Et qui est mon prochain ? » (Luc 10. 29). Et le Seigneur parle du bon Samaritain, de Celui qui est venu jusqu’à nous, qui nous a vus dans notre misère pour intervenir en grâce en notre faveur. Le Seigneur Jésus est devenu homme, l’Homme venu du ciel. Et comme nous le dit l’épître aux Hébreux : « Puis donc que les enfants ont eu part au sang et à la chair, lui aussi semblablement y a participé » (2. 14). Dans ce sens Il est de la famille d’Élimélec. Il est devenu homme. Comme nous le lisons plus tard dans l’épître aux Hébreux, Il est devenu homme, comme nous à part le péché.
Le verset 1er nous dit encore autre chose de Boaz – et je souligne cela : il est un « homme puissant et riche ». Cela rejoint la pensée que j’ai mentionnée tout à l’heure : en lui est la force. Il est puissant et il est riche. En rapport avec cela et avec le commencement de la moisson des orges placé devant nous, cela nous fait penser au fait que le Seigneur Jésus est devenu homme, qu’Il a donné Sa vie sur la croix et qu’Il est ressuscité. Ici nous avons le Seigneur devant nous comme Celui qui a vaincu la mort, qui est ressuscité. Ainsi Boaz nous parle du Seigneur Jésus. J’aimerais lire un verset dans le psaume 80 : « Que ta main [c’est le psalmiste qui parle à Dieu] soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi » (v. 17).
Ce beau verset nous montre vraiment ce que Boaz nous dit du Seigneur Jésus. Il est l’homme de la droite de Dieu, Il est Celui que Dieu a fortifié pour Lui-même. En Lui est la force, Il a vaincu la mort, Il est ressuscité, Il est à la droite de Dieu maintenant.
Ainsi donc nous voyons le Seigneur Jésus, et Boaz comme type du Seigneur Jésus. Dans le Nouveau Testament, dans l’évangile de Matthieu, au chapitre 28, nous lisons au v. 18 : « Jésus, s’approchant, leur parla, disant : Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre ». Il a donc toute autorité. Cela le Seigneur le dit étant ressuscité. Ce que la Parole nous dit en rapport avec le Seigneur, figuré dans Boaz est vraiment remarquable : un homme puissant et riche. Pour appliquer cela au Seigneur, j’aimerais lire dans l’épître aux Éphésiens un verset qui nous parle des « richesses insondables du Christ » (3. 8) – cela aussi en rapport avec la place que le Seigneur Jésus a maintenant à la droite de Dieu.
En Éphésiens 3 il est souligné en rapport avec les dispensations de la grâce où l’assemblée est formée sur la terre et où le Seigneur est placé devant nous comme Celui en qui sont les richesses insondables que nous trouvons dans Sa Personne. C’est vraiment quelque chose d’encourageant pour nous d’être ainsi occupés du Seigneur Jésus, des richesses insondables, de la grandeur de Sa personne, de Ses multiples gloires que la Parole place devant nous.
J’aimerais encore mentionner deux aspects que nous trouvons dans ce chapitre 2. C’est d’une part que Boaz – et notamment à partir du v. 4 – est vraiment le seigneur de la moisson, une expression que l’évangile de Matthieu, au chapitre 9 emploie aussi pour le Seigneur Jésus, qui pousse Ses ouvriers dans Sa moisson (v. 38). Ici nous voyons qu’il est vraiment le seigneur de la moisson. Le champ lui appartient. Il y a la personne – et nous allons revenir à cela – qui est établie sur les moissonneurs et il y a tous ces ouvriers qui sont là.
Et finalement, et c’est plus tard dans ce chapitre, nous avons vu cela seulement au v. 20, un septième aspect que j’aimerais souligner. Nous lisons à la fin du v. 20 que Boaz est aussi celui qui a le droit de rachat.
L’expression employée en hébreu a vraiment le sens de rédempteur. Le Seigneur Jésus est aussi notre Rédempteur, Il nous a rachetés, Il a le droit de rachat, une gloire du Seigneur Jésus que nous trouvons dans ce chapitre, dans ce livre de Ruth en rapport avec Boaz, et notamment le chapitre 4 y revient beaucoup – le chapitre 3 déjà et encore plus le chapitre 4 – sur ce côté du rachat et tout ce qui est impliqué en cela. C’est vraiment la traduction du mot : il est le rédempteur. Dans le livre du prophète Ésaïe nous lisons souvent cela. Je lis juste un des nombreux versets : « Notre rédempteur, son nom est l’Éternel des armées, le Saint d’Israël » (47. 4). Et ainsi dans le livre d’Ésaïe, l’Éternel est présenté comme rédempteur de Son peuple. Il a le droit de rachat, Il peut rétablir cette relation avec Son peuple et Il peut donner à Son peuple de nouveau son héritage et vaincre aussi ses ennemis. Donc c’est un sujet très riche.
Au début de cette méditation, je voulais souligner ces différents aspects de Boaz que la Parole nous montre, et combien ils nous parlent du Seigneur Jésus, de Sa personne, de la puissance qu’Il a, et de l’autorité qu’Il a et comme Il est vraiment la source de toute bénédiction. Ainsi nous trouvons dans ce livre que la bénédiction vient de Boaz. Ruth est là , elle est l’heureuse bénéficiaire de ces bénédictions que Boaz a à sa disposition et il les lui donne librement.
Le verset 2 introduit Ruth. Dans ce livre sept fois, Ruth est appelée la Moabite ou il est dit qu’elle vient de Moab. Donc la Parole ne cache pas son origine. Elle n’avait pas de droits, absolument pas. La loi était très claire. Deutéronome 23 dit clairement que les Moabites n’avaient pas une possibilité de jouir, de profiter des bénédictions que Dieu avait promises à Son peuple. Cela, c’est son origine. Elle n’a pas oublié cela. Nous allons voir dans la suite du chapitre qu’elle est la Moabite qui n’a pas mérité la grâce. Mais ce que nous voyons ici, dont nous parle la fin du v. 2, c’est qu’elle est à la recherche de la grâce. C’est tellement beau. Dans le cantique que nous avons lu au début, la grâce atteint jusqu’aux cieux. Les richesses de la grâce nous sont montrées aussi dans ce livre. On voit que Ruth est à la recherche de la grâce.
Elle parle trois fois de cela dans ce chapitre : au v 2, elle cherche la grâce, au v. 10, elle dit : « Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux ? » et de nouveau au v. 13 : « que je trouve grâce à tes yeux ! » : une âme, une personne à la recherche de la grâce.
Ce verset 2 introduit donc Ruth, et nous lisons qu’elle dit à sa belle-mère : « Je te prie, j’irai aux champs, et je glanerai parmi les épis, à la suite de celui aux yeux duquel je trouverai grâce ». Elle prend l’initiative ici. C’est tellement beau qu’elle ait ce désir de glaner, elle a ce désir de glaner parmi les épis. Peut-être que sa belle-mère Naomi lui avait parlé des provisions que Dieu avait données à Son peuple.
J’aimerais lire deux versets dans le Lévitique qui nous disent cela, qui nous montrent ces provisions de Dieu pour son peuple. « Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson » (19. 9). Et au chapitre 23 : « Et quand vous ferez la moisson de votre terre, tu n’achèveras pas de moissonner les coins de ton champ, et tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson ; tu les laisseras pour le pauvre et pour l’étranger » (v. 22).
C’est cela qui est exactement arrivé : elle était étrangère et ainsi Dieu avait donné ces provisions dans sa Parole. Il semble que ce qu’elle fait dans ce chapitre se base sur ce que Dieu avait dit dans sa Parole. Mais son zèle est tellement beau et tellement important en même temps, parce qu’il y a la grâce de Dieu, la grâce qui nous a sauvés – et nous sommes sauvés par la grâce, nous n’avons rien ajouté à notre salut, et pourtant il faut maintenant croître dans la foi, il faut de l’énergie spirituelle. Cela, nous le voyons illustré d’une manière remarquable dans cette histoire de Ruth.
J’aimerais lire un verset dans la 2e épître de Pierre qui nous montre aussi cela, qui est si important. Les versets 3 et 4 du chapitre 1er nous parlent de la puissance divine et de la grâce de Dieu envers nous, ce qu’Il nous a donné afin que nous puissions participer à la nature divine, mais après, au v. 5 : « pour cette même raison aussi, y apportant tout empressement ». J’aimerais souligner cela : apporter tout empressement. C’est ce que Dieu désire de nous. Il aimerait voir cette diligence, cette énergie spirituelle qui doit se manifester en nous. Et la suite de 2 Pierre 1 donne quelques détails. Je vais revenir là-dessus.
Mais nous voyons que ce qui est important, c’est l’énergie spirituelle pour ainsi croître dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Nous savons bien que la 2e épître de Pierre se termine avec ce verset : « Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ ». Pour croître dans la grâce et la connaissance, il faut l’énergie spirituelle et cela nous le voyons avec Ruth. Le chapitre 1er déjà montre la foi qu’elle avait. Les versets 16 et 17 sont un témoignage remarquable de la foi de Ruth, quand elle dit à sa belle-mère : « Où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Là, où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée. Ainsi me fasse l’Éternel, et ainsi il y ajoute, si la mort seule ne me sépare de toi ! » Ce septuple témoignage de Ruth démontre clairement la foi qu’elle avait. Elle ne savait pas du tout ce qui allait arriver. L’énergie spirituelle de Ruth, son zèle, sont soulignés dans ces versets qui sont si encourageants pour nous. Ainsi c’est ce qui est nécessaire aussi pour grandir spirituellement. Que le Seigneur nous aide et nous encourage en rapport avec cela !
A partir du v. 4 nous avons un premier entretien, un dialogue, tout d’abord entre Boaz et ses moissonneurs, et notamment celui qui est établi sur les moissonneurs. Cette personne-là qui est établie sur les moissonneurs est un beau type du Saint Esprit. Donc juste pour expliquer brièvement ce que nous avons dit : Boaz est celui qui est le seigneur de la moisson. Nous le voyons comme celui qui a des ouvriers. Il a aussi une personne qui est établie sur les moissonneurs, qui nous parle de l’Esprit Saint, qui est Celui qui conduit ceux que le Seigneur emploie comme Ses ouvriers dans Sa moisson, dans Son œuvre. On voit que c’est comme un dialogue entre les Personnes divines qui est illustré ici dans cet entretien entre Boaz et celui qui est établi sur les moissonneurs. C’est très touchant. On voit que dans ces entretiens il parle de la jeune Moabite. Son zèle, effectivement, attire l’attention des personnes et nous pouvons dire en figure, des Personnes divines en rapport avec ce que Ruth a fait. Son humilité ressort clairement au v. 7, mais aussi son zèle. Il est beau de voir qu’un tel témoignage puisse être rendu ainsi.
J’aimerais encore souligner un point ici, parce que le v. 5 nous donne la question de Boaz au sujet de Ruth. Il dit : « À qui est cette jeune femme ? ». C’est intéressant, n’est-ce pas. Il ne dit pas : Qui est cette jeune femme ? mais « À qui est cette jeune femme ? » Je ne le dis pas pour aller trop loin en rapport avec les relations qu’elle pourrait avoir avec un autre homme ou pas. J’aimerais juste souligner cela : ce qui est important pour nous : – A qui sommes-nous ? Est-ce que chacun aussi ce soir qui écoute le message peut dire : Je suis au Seigneur ? Il est mon Seigneur. A qui est-ce que j’appartiens ? Ou comme l’apôtre Paul le disait quand il était dans le bateau, qui a plus tard fait naufrage en Actes 27, il parle du Dieu « à qui je suis et que je sers » (v. 23). C’est pour nous quelque chose de bien important de pouvoir dire cela : Je suis au Seigneur, il est à moi. Que nous jouissions vraiment de cette relation !
A partir du v. 8 nous avons un autre dialogue devant nous, c’est entre Boaz et Ruth. Ce dialogue continue jusqu’au v. 13. Il est aussi remarquable. Deux fois dans ce dialogue nous voyons que Boaz parle, et deux fois c’est Ruth qui parle. Boaz, quand il parle pour la première fois, dit trois choses : « Tu entends, n’est-ce pas, ma fille ? ne va pas glaner dans un autre champ, et ne t’en va pas non plus d’ici, mais tiens-toi ici auprès de mes jeunes filles ». Tout d’abord il encourage Ruth à rester là où elle est, où elle a commencé de travailler, à ne pas s’éloigner, à ne pas aller dans un autre champ. C’est une part bien importante aussi pour nous, aussi comme jeunes croyants, si nous désirons croître spirituellement, de rester près du Seigneur Jésus. Près de Lui nous sommes bien gardés et là nous pouvons vraiment grandir dans la foi. Dans le Cantique des cantiques – je mentionne en passant que la bien-aimée s’exprime au chapitre 1, elle pose la question : « Dis-moi, toi qu’aime mon âme, où tu pais ton troupeau, où tu le fais reposer à midi ; car pourquoi serais-je comme une femme voilée auprès des troupeaux de tes compagnons ? » (v. 7) Il y a des compagnons aussi, il y avait aussi d’autres champs à Bethléhem. Mais il y a un champ qui est le champ de Boaz et c’est là qu’elle devait rester.
Cela nous parle vraiment de l’endroit où les droits du Seigneur sont reconnus, où Il est vraiment le Seigneur de la moisson. C’est l’endroit où nous pouvons croître spirituellement. Et ainsi nous voyons que Boaz encourage Ruth à rester là. Ensuite il dit : « Aie les yeux sur le champ qu’on moissonne ». Elle doit donc rester là et suivre le travail qui est là devant elle.
C’est aussi un point pratique peut-être : rester occupé avec le champ qui est moissonné si nous appliquons cela à la Parole de Dieu, à l’étude de la Parole de Dieu. Étudier, lire la Parole de Dieu d’une manière systématique, avec ordre, est toujours quelque chose qui nous aide à bien comprendre les pensées de Dieu pour croître dans la foi.
Si nous sautons à gauche et à droite, cela peut nous empêcher de grandir vraiment comme Dieu le désire.
Et troisièmement il dit : « si tu as soif, tu iras aux vases, et tu boiras de ce que puisent les jeunes hommes ». On voit que Boaz peut répondre à tous les besoins que peut avoir Ruth.
Quand tu as soif : il y a une source de rafraîchissement et de nouveau l’eau pour nous, c’est la Parole de Dieu. La Parole de Dieu est là pour nous rafraîchir, également pour nous purifier. C’est aussi le but de l’eau. Ainsi nous pouvons nous encourager à lire la Parole de Dieu, à la méditer. Nous sommes ainsi rafraîchis et la Parole peut avoir toute sa puissance purifiante sur nous. Il a tous ses vases disponibles en attente de la Parole.
Au v. 10 nous voyons que maintenant c’est Ruth qui parle.
Elle dit : « Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux ». Elle est consciente qu’elle est l’objet de la grâce et elle parle de cela. C’est intéressant de voir comment Boaz lui répond au v. 11. Il évoque ce qu’elle a fait.
Il y a donc d’une part la grâce, et d’autre part nous voyons ce qu’elle a fait. Ce qu’elle a fait nous est dit dans ces versets 11 et 12 où de nouveau Boaz parle et il dit : « tu as quitté ton père et ta mère ». On voit qu’il y a une foi en Ruth, similaire à la foi d’Abraham qui a également quitté Ur, même si son père est allé avec lui jusqu’à Charan.
La Parole nous parle de cela, de cette manière d’Abraham aussi : quitter sa parenté pour aller dans un pays que Dieu lui avait promis, mais qu’il ne connaissait pas. Ruth aussi a laissé derrière, elle a quitté (v. 11) et elle est venue vers un peuple qu’elle ne connaissait pas auparavant.
Ensuite au v. 12 nous lisons aussi qu’elle n’est pas seulement venue vers un peuple, mais elle est venue vers le Dieu de ce peuple, « le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ! » Cette belle expression que Boaz emploie nous fait penser à ce que nous lisons souvent dans les Psaumes.
Je lis seulement un verset dans le psaume 36 : « Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu ! Aussi les fils des hommes se réfugient sous l’ombre de tes ailes » (v. 7) – « l’ombre de tes ailes », l’ombre ici des ailes de Dieu où elle s’est abritée.
On trouve là la bonté de Dieu, la grâce de Dieu. Ruth est bien consciente de cela. Dans sa réponse au v. 13 elle dit : « Mon seigneur, que je trouve grâce à tes yeux ! » A la recherche de la grâce, elle trouve la grâce. On voit que Boaz aussi évoque cela et Ruth ajoute : « tu as parlé au cœur de ta servante ». Combien c’est précieux de voir derrière Boaz le Seigneur Jésus qui désire aussi parler à nos cœurs par Sa Parole.
Ainsi Dieu le fera aussi avec Son peuple terrestre. J’aimerais lire un verset dans le livre du prophète Osée au chapitre 2 : « C’est pourquoi, voici, moi, je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur » (v. 14). C’est ce que Dieu va faire pour Son peuple pour le restaurer. Et ici on voit Ruth qui exprime cela : « tu as parlé au cœur de ta servante ». Le Seigneur désire parler à nos cœurs par sa Parole comme ici Boaz le fait pour Ruth. Cela termine cet entretien si touchant entre Boaz et Ruth.
Nous voyons qu’elle cherche la grâce et il y a une abondance de grâce disponible. Ici nous avons vu déjà qu’elle a quitté son peuple, qu’elle est venue vers un peuple qu’elle ne connaissait pas, vers le Dieu de ce peuple. On voit que la grâce a encore plus en réserve.
Et le récit continue au v. 14 : nous voyons là qu’il y a le temps du repas et nous lisons que Boaz dit : « Approche-toi ici ».
On a l’impression que Ruth réalise : je ne mérite rien, et qu’elle entend la voix de Boaz : « Approche-toi ici », viens à ma table.
Nous pensons immédiatement aussi à Mephibosheth, également un homme objet de la grâce illustrée en David. Il l’amène là où est l’Éternel, pour venir à Jérusalem et pour venir à la table de David. Mephibosheth en 2 Samuel 9, s’exprime d’une manière similaire à cette de Ruth : – Pourquoi ai-je trouvé grâce à tes yeux ? ( voir v 8). Il est aussi touché dans son cœur par cette grâce immense. Le Seigneur est Celui qui est plein de grâce comme Boaz ici, comme David plus tard, dans ces paroles : « Approche-toi ici », viens à ma table. Quelle invitation !
Combien est touchant le désir du Seigneur d’avoir communion avec nous, et cela encore aujourd’hui, à la fin du temps de la grâce !
Le Seigneur a ce désir que nous Le cherchions, que nous soupirions après la communion avec Lui, d’être à table avec Lui et Lui, Il désire nous donner. Il donne ici du grain rôti et d’autres choses mentionnées dans le verset 14, quelque chose qui vient directement de lui.
J’aimerais lire en rapport avec la fin du temps de la grâce la lettre écrite à Laodicée où nous lisons : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20) donc cette communion avec le Seigneur dont nous pouvons jouir encore aujourd’hui. Quelle grâce immense !
Ainsi nous trouvons cela ici. Que le Seigneur nous aide à prendre le temps de nous asseoir ! Ce n’est pas d’un fast-food que le Seigneur désire nous nourrir : Assieds-toi et mange.
Ainsi il donne en abondance puisqu’elle « fut rassasiée, et en laissa de reste ». Et ensuite elle apporte de ce reste à sa belle-mère. Combien c’est beau !
Ensuite, elle continue de glaner nous dit le v. 15, et on voit qu’il y a aussi des choses qui maintenant sont expressément laissées pour elle. Elle peut même prendre directement des gerbes : « vous tirerez aussi pour elle quelques épis des poignées ».
Cela sera laissé pour elle. Que c’est beau quand nous lisons la Parole de Dieu qu’il y ait ces paroles que le Seigneur a laissées exprès pour une âme qui avait besoin juste de ces paroles-là.
Un exemple : quand le Seigneur Jésus est ressuscité, Il est apparu aux femmes qui étaient venues au tombeau et leur a dit : « Dites à ses disciples et à Pierre » que je suis ressuscité. Pierre avait besoin d’entendre cela, et plus tard le Seigneur Jésus lui est apparu. Il a auparavant une parole, à propos, pour lui.
Ainsi quand nous lisons la Parole nous pouvons trouver cela, que le Seigneur a, pour ainsi dire, laissé pour nous, pour nous parler, répondre à nos besoins juste au moment opportun.
Elle glane jusqu’au soir nous dit le v. 17 et après nous lisons qu’elle a battu ce qu’elle avait glané. Là une autre leçon que nous connaissons bien mais que j’aimerais souligner : c’est une chose d’écouter la Parole de Dieu comme nous le faisons ce soir, mais il n’est pas seulement nécessaire de glaner, il faut aussi battre afin que ce que nous avons glané donne de la nourriture pour nos âmes. Il faut méditer vraiment la Parole.
L’autre exemple dans le langage de l’Ancien Testament en rapport avec la nourriture du peuple, ils devaient manger des animaux qui ruminaient. Donc ruminer c’est quelque chose de semblable à battre le blé, qui ainsi devient la nourriture pour l’âme.
Dans le Nouveau Testament nous lisons en Actes 17, en rapport avec les Béréens qu’ils examinaient «chaque jour les écritures pour voir si les choses étaient ainsi » (v. 11). Examiner : c’est une certaine énergie qui est dépensée, afin que la Parole reste avec nous et afin que la Parole puisse vraiment nourrir nos âmes.
Alors elle a beaucoup glané. Nous lisons ici que c’était un épha, à peu près 24 litres. Elle avait donc glané une bonne quantité et elle l’a apportée dans la ville.
A partir du v. 19 on a un autre dialogue, et c’est entre Naomi et Ruth. Sa belle-mère pose des questions à Ruth et tout d’abord : « Où as-tu glané aujourd’hui, et où as-tu travaillé ? » Elle a vu ce que Ruth a apporté et on voit cela au v. 18. Elle a donné à sa belle-mère de ce qu’elle a reçu de la table de Boaz. Déjà Naomi pouvait aussi manger, elle voit évidemment que Ruth était l’objet de la grâce, et elle aimerait savoir où elle a travaillé.
On voit que Ruth répond, au v. 19 : « Le nom de l’homme chez qui j’ai travaillé aujourd’hui est Boaz ». On remarque, simplement en lisant le texte, que quand Naomi entend le nom de Boaz, son état change.
A la fin du chapitre 1 elle avait dit : « Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara » (v. 20) parce que je suis remplie d’amertume. Et cette amertume était là à la fin du chapitre 1er.
Mais ici, à la fin du chapitre 2, quand elle entend le nom de Boaz, on voit une lumière, on voit que les choses changent pour elle, et qu’elle dit : « Béni soit-il de l’Éternel, qui n’a pas discontinué sa bonté envers les vivants et envers les morts ! » (v. 20) Les vivants, bien sûr, Ruth et Naomi elle-même et les morts, c’est Elimélec, et Makhlon qui était le mari de Ruth.
On voit déjà là qu’elle regarde plus loin, et elle exprime cela aussi à la fin du v. 20, parce qu’elle évoque qu’il est proche parent et qu’il est de ceux qui ont sur nous le droit de rachat. Elle a donc vraiment ici cette espérance de ce que Boaz peut faire parce qu’il a le droit de rachat.
Le verset 19 évoque ce que Boaz a déjà fait, selon ce que Ruth a raconté, et le verset 21 évoque ce qu’il est : il est celui qui a le droit de rachat, et la fin du verset évoque ce qu’il a promis.
On voit que Boaz a dit à Ruth : « Tiens-toi près de mes jeunes hommes jusqu’à ce qu’ils aient achevé toute la moisson que j’ai ». C’est la promesse qu’elle peut rester, qu’elle peut glaner jusqu’à la fin. Ces richesses de la grâce qui nous est montrée sont vraiment merveilleuses et sont disponibles avec Boaz. Et ainsi on voit qu’elle aussi reste, et elle a glané à la moisson des orges et à la moisson du froment.
Un chapitre bien touchant, un chapitre qui parle à nos cœurs, un chapitre qui nous montre tout d’abord la gloire du Seigneur Jésus en figure en Boaz, qui nous montre aussi le zèle que Ruth avait pour croître et un encouragement pour nous aussi pour lire, pour être occupés de la Parole de Dieu pour grandir, pour croître dans la connaissance de la grâce et de la Personne du Seigneur Jésus, cela jusqu’au moment où Il vient.
Quel moment ce sera quand nous verrons le Seigneur Jésus, notre Rédempteur ! Déjà maintenant nous pouvons Le connaître en étant occupés de Lui, de Sa Parole, en vivant en communion avec Lui.
Mais quel moment quand nous serons avec Lui pour Le voir comme Il est !

De toi nous approcher est toute notre envie,
O saint Emmanuel !
Ton amour est pour nous la source de la vie,
Car il est éternel.

Gloire à toi, Rédempteur ! ta charité fidèle
Ne peut se démentir ;
Tu nous as recueillis à l’abri de ton aile,

 

D’après edification.bible juin 2021