GAGNER DES ÂMES ET LA BIBLE JETÉE PAR LA FENÊTRE

dsc01549

 

GAGNER DES ÂMES ET LA BIBLE JETÉE PAR LA FENÊTRE

« Connaissant donc combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes… »
2 Cor. 5. 11

« Car l’amour du Christ nous étreint »
2 Cor. 5. 14

Le chapitre 5 de la deuxième épître aux Corinthiens nous apprend que l’apôtre Paul était poussé à prêcher l’Evangile pour deux motifs :

L’un était : « Connaissant combien le Seigneur doit être craint, nous persuadons les hommes… » Penser à la réalité solennelle, terrible, du jugement à venir, le pressait d’aller au-devant des hommes, pour les « persuader ». Est-ce que nous-mêmes nous sentons la portée de ce fait si sérieux, que tant d’âmes périssent autour de nous, et se trouvent, pour ainsi dire, sur le bord d’une éternité de perdition ?

Mais un autre motif agissait aussi pour l’apôtre. Il dit : « L’amour du Christ nous étreint ». Cet amour avait lui comme un rayon de soleil dans le cœur de Paul, et avait produit une révolution dans toute sa vie, toutes ses pensées. Il avait changé Saul de Tarse, l’acharné persécuteur de l’Église, en un serviteur fervent de Dieu, l’apôtre Paul.

Quel changement apporte ainsi l’amour du Christ ! Il peut adoucir le cœur le plus dur et briser la volonté la plus obstinée. Et sa connaissance peut donner la force et le courage nécessaires pour le faire connaître à d’autres.

Seigneur, remplis le cœur des tiens de la joie et du bonheur de ton amour, tellement qu’ils ne puissent faire autrement que dire, avec des cœurs débordants, l’histoire de ta merveilleuse grâce, à ceux qui, autour d’eux, sont encore dans leurs péchés et périssent ! …

« Éternel ! Ta parole est établie à toujours dans les cieux » (Ps. 119. 89).

« Par devers toi est la source de la vie » (Ps. 36. 9).

Une troupe de soldats en permission parcourait les couloirs d’un train, en faisant plaisanterie sur plaisanterie et cherchant quelque farce à faire pour divertir les voyageurs. Dans un compartiment, une jeune recrue lisait tranquillement sa Bible.
« Que lis-tu là ? dit un des joyeux compagnons. Oh ! Seulement ce livre ennuyeux ? Il n’est bon qu’à prendre le chemin de la fenêtre. » Quelques secondes plus tard, la Bible gisait sur les voies.

Le jeune soldat, si attristé qu’il fût, garda le silence, priant intérieurement son Maître, Celui qui a dit : « Je suis débonnaire et humble de cœur ».

Or, peu de jours après, notre jeune ami reçut par la poste un paquet qui contenait sa Bible, accompagnée d’une lettre. Un cheminot travaillant sur la voie avait trouvé le volume et, comme il portait l’adresse de son possesseur, il avait pu l’envoyer. Mais bien plus encore, Dieu lui avait parlé par ce moyen. Cet homme avait en effet vécu jusque-là dans la crainte, à cause de ses péchés que sa conscience lui reprochait. La lecture des Saintes Écritures lui avait fait connaître le Sauveur.

Le jeune soldat comprit alors pourquoi il avait dû être privé de sa Bible pendant quelques jours.

Le diable avait subi une nouvelle défaite.

Heureux quand je t’écoute, et que cette Parole
Qui dit : « Soit la lumière ! », et la lumière fut,
S’abaisse jusqu’à moi, m’instruit et me console.
Et me dit : « C’est ici, le chemin du salut ».

D’après le Salut de Dieu 1989