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DOXOLOGIES DANS LE NOUVEAU TESTAMENT

 

« Eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge et ont vénéré et servi la créature plutôt que Celui qui l’a créée, lui qui est béni éternellement. Amen ! » Rom. 1. 25.

1) La puissance de Dieu en création.
Une doxologie est un terme théologique décrivant une louange exprimée ou un hymne à Dieu en relation avec un attribut ou une œuvre de Dieu. Le mot lui-même vient du grec : doxos = louange, honneur ou gloire – et logia : une parole ou une expression. Il est à noter que les doxologies se terminent par un Amen d’insistance. Dix-sept doxologies sont rapportées dans le Nouveau Testament.
En Romains 1, nous trouvons la première des quatre doxologies rapportées dans cette épître remarquable. Dans le premier chapitre, l’apôtre Paul parle des Gentils. Ils n’avaient pas la Loi ni les prophètes comme les avaient les Juifs (Rom. 3. 1 et 2) ; en fait, ils n’avaient pas de révélation directe de la part de Dieu. Cependant, ce que les nations avaient, c’était le témoignage de la puissance et de la gloire de Dieu comme étant le Créateur. En contemplant les merveilles de la création, ils auraient pu parvenir à la connaissance de Dieu, car Dieu Se manifeste en cela (ch. 1. 19). « Ce qu’on peut connaître de Dieu » comme Créateur était clairement vu et connu par l’humanité depuis la création du monde, à savoir « sa puissance éternelle et sa divinité » (v. 20). Dans leur conscience et dans leur intelligence, ils savaient que tout ce qui existe a été créé par le Dieu vivant, et non pas au hasard, matériellement, ex nihilo : à partir de rien. Cependant, ils devinrent ingrats et se détournèrent de Dieu ; ils adorèrent des images créées – l’essence de l’idolâtrie.
La vérité de la puissance et de la divinité éternelles de Dieu suscite de la louange dans le cœur de l’apôtre : Dieu est « béni éternellement. Amen ! »
Le premier jour de la semaine, en particulier, soyons conscients de cela, nous aussi, et rendons grâce pour la grandeur et la puissance de notre Dieu qui a créé et qui soutient toutes choses. Il n’est pas seulement notre Sauveur, mais aussi notre Créateur. Toute la gloire Lui revient !

« J’ai souhaité être anathème, séparé du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites … ils sont les pères, et c’est d’eux que, selon la chair, est issu le Christ, qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement. Amen ! » Rom. 9. 3 à 5.

2) Christ est Dieu.
Ce chapitre débute une nouvelle section de l’épître aux Romains, qui regarde à Israël quant à son passé, son présent et son avenir (ch. 9 à 11). Dans le verset ci-dessus, l’apôtre exprime son profond désir : que ses compatriotes se tournent vers Christ. Il reconnaît la place spéciale qu’a Israël dans la suite des dispensations de Dieu : ils avaient la Loi, les promesses, et encore davantage. Quant à la dispensation, ils étaient proches de Dieu, alors que les Gentils en étaient éloignés (Éph. 2. 13).
Mais la plus grande distinction qui sépare Israël de tous les autres, c’est que, par eux, Christ, humainement, est venu en chair dans ce monde. Et Christ est une Personne divine, Il est Dieu manifesté en chair ! Ce fait extraordinaire est le fondement sur lequel repose le christianisme.
Sans cette réalité précieuse, tous les autres côtés de la foi chrétienne s’effondrent en poussière. Christ est venu et Il est Jéhovah, l’Éternel des armées. L’Écriture proclame cette vérité comme étant un fil d’or tissé au travers de toute la Parole. Il est Celui qui, né d’une vierge, est « dès les jours d’éternité » (És. 7. 14 ; Mich. 5. 2). Il était la Parole avant qu’il y ait eu un commencement quelconque, et le fait pour Lui d’être égal à Dieu n’était pas un « objet à ravir » (Jean 1. 1 ; Phil. 2. 6). Il était le « Je suis » avant l’existence d’Abraham, et le Créateur, le Soutien de toutes choses par la Parole de Sa puissance (Col. 1. 16 et 17 ; cf. Héb. 1. 2 et 3).
Est-il étonnant que l’apôtre ne puisse pas s’empêcher – quand il mentionne le fait merveilleux de la descendance sur la terre de Christ selon la chair, et de Sa venue dans le monde – de s’exclamer que « Jésus Christ est Dieu béni éternellement ! » Il n’y a pas de vérité plus impressionnante et plus élevée dans tout l’univers. Adorons-Le !

« Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement. Amen ». Rom. 11. 36.

3) La profondeur de la sagesse de Dieu.
Cette doxologie-ci est la conclusion d’une section importante de l’épître, qui traite du plan des dispensations de Dieu pour Israël. Ce ch. 11 répond aux questions : – Si Dieu appelle maintenant les Gentils pour le salut, qu’arrive-t-il alors de toutes les promesses particulières qu’Il a faites à la nation d’Israël ? En a-t-Il fini avec eux en tant que nation ? Les a-t-Il rejetés pour toujours ? Paul répond à ces questions  par un « Absolument pas ! » catégorique (ch. 11. 1).
Le fait principal que l’apôtre fait ressortir dans cette section de l’épître, c’est la souveraineté de Dieu. La chute présente d’Israël a eu pour résultat que les richesses de l’Évangile sont offertes aux Gentils (ch. 11. 11 et 12). Mais si l’échec d’Israël a amené une telle bénédiction aux nations, combien plus le fera sa plénitude ! Si l’état présent de réjection d’Israël a apporté la réconciliation au monde des Gentils, « que sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts ? » (ch. 11. 15). Leur conversion nationale au cours de la grande tribulation aura pour résultat la vie d’entre les morts pour le monde – le réveil et la restauration du monde entier des nations pendant la période du royaume, le Millénium ! L’état présent d’Israël, d’aveuglement moral, est un acte de la justice souveraine de Dieu, mais il n’est pas définitif ; à la fin « tout Israël sera sauvé » (ch. 11. 25).
Les voies de Dieu sont insondables et indiscernables. Qui a été Son conseiller ? (ch. 11. 33 à 35). Nous discutons quelquefois des voies de Dieu et de Ses interventions souveraines. Des théologies choquantes ont été inventées pour expliquer et cacher les contradictions apparentes entre la responsabilité de l’homme et la souveraineté de Dieu. Mais au lieu d’essayer de tout expliquer, ne devrions-nous pas plutôt, comme Paul, nous incliner devant Dieu ? Pensons à Sa souveraineté et à Sa sagesse, et adorons-Le ! « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui la gloire éternellement ! Amen ».

« Or à Celui qui est puissant pour vous affermir selon mon évangile et la prédication de Jésus Christ, selon la révélation du mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels (mais il a été manifesté maintenant et, par des Écrits prophétiques, il a été donné à connaître à toutes les nations)… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, à lui la gloire éternellement ! Amen ». Rom. 16. 25 à 27.

4) Le mystère rendu manifeste.
Nous passons souvent rapidement sur ces doxologies, spécialement sur celles qui terminent une épître, en les considérant peut-être simplement comme une belle conclusion à une longue lettre. Ou bien, comme dans le cas du verset ci-dessus, les expressions de Paul peuvent nous apparaître étranges et difficiles à comprendre (2 Pier. 3. 15 et 16). Mais il a plu au Saint Esprit de nous les consigner. Si nous prenons du temps et que nous dépendons de Son aide, nous y découvrirons beaucoup de choses précieuses pour notre âme.
L’apôtre Paul place ici devant nous le « mystère ». Un mystère, dans le sens de ce mot dans le Nouveau Testament, est quelque chose qui avait été précédemment caché et incompréhensible à l’intelligence humaine, mais qui est maintenant révélé aux enfants de Dieu. Ce mystère, c’était que les croyants juifs et ceux des nations deviendraient membres d’un « seul corps », un « nouvel homme », chose qui n’avait pas existé auparavant. (Éph. 2. 15 et 16). Cela était caché aux prophètes de l’Ancien Testament, mais était maintenant révélé aux prophètes du Nouveau testament (Éph. 3. 5 à 9). Que les Gentils seraient sauvés n’était pas un fait caché – les prophètes en parlaient – mais ils ne concevaient pas une assemblée composée de Juifs et de gens des nations. Il faut préciser ici que les « écrits prophétiques » dans notre texte ne sont pas les anciens prophètes, mais les Écrits du Nouveau Testament.
Ce fait n’est pas une chose de peu d’importance ; c’est quelque chose de beaucoup plus grand que le seul salut ou une place au ciel ! Nous sommes « membres de Christ », et liés, spirituellement, avec tous les croyants, où qu’ils soient. Le désir de Dieu, c’est que nous soyons établis dans l’évangile mais aussi dans le mystère qu’Il a révélé. Aujourd’hui, donnons gloire à « Dieu qui seul est sage », et adorons-Le !

« Notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Gal. 1. 4 et 5.

5) Christ s’est donné Lui-même pour nos péchés.
Cette doxologie est quelque chose d’unique, non pas quant à son contenu, mais quant à sa position dans cette épître ; elle fait partie de l’introduction de Paul dans sa lettre aux Galates. Il mentionne d’abord que son autorité comme apôtre n’avait pas son origine dans l’homme, mais lui venait de Dieu le Père et de Jésus Christ (v. 1). Il rappelle ensuite que Christ est mort pour nos péchés. Alors vient la doxologie « … à qui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».
Le sens et la raison de cela sont compréhensibles quand nous le voyons dans le contexte de ce qui arrivait aux saints en Galatie. Ils avaient été influencés par de faux docteurs qui leur enseignaient qu’ils devaient observer la Loi de Moïse. L’apôtre Paul, à juste titre, nomme cela une attaque contre les fondements du christianisme, qui est un régime de grâce et non de loi (Jean 1. 17 ; Rom. 6. 14). Il est frappant de comparer la position de Paul vis-à-vis des Galates avec son attitude envers les saints de Corinthe. A Corinthe il y avait tous les genres de désordre dans l’assemblée, et même de l’immoralité. Alors que Paul, dans certaines occasions, leur adresse de sévères reproches, cependant en même temps il exprime beaucoup d’affection pour eux. Mais l’erreur doctrinale en Galatie était l’objet de froids reproches et d’anathème au début même de l’épître (Gal. 1. 6 à 9). Quelquefois nous sommes choqués par de l’immoralité chez des chrétiens, mais sommes indifférents quant à leurs fausses doctrines. La position de l’apôtre se montre opposée à cela.
Le Seigneur Jésus « s’est donné Lui-même pour nos péchés afin de nous retirer du présent siècle mauvais ». Le salut n’est pas reçu par la Loi mais par la merveilleuse grâce de Dieu en Christ. Nous devons rendre grâce sans cesse pour cela. C’est le fondement sur lequel nous nous tenons. Gloire soit à Dieu « aux siècles des siècles ! Amen ! »

« Or, à Celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen ». Éph. 3. 20 et 21.

6) La puissance qui opère en nous.
Avez-vous déjà imaginé quelque chose de vraiment grand, que Dieu pourrait faire pour vous ?
Eh bien, quoi que ce soit ou que cela puisse être, Dieu a en réserve pour vous quelque chose qui sera infiniment plus grand et au-dessus de tout ce que nous pouvons imaginer ou concevoir.
Cette doxologie est la conclusion d’une longue parenthèse qui commence au v. 2, et se trouve entre deux mentions que fait l’apôtre Paul de lui-même comme étant prisonnier (cf. ch. 3. 1. et 4. 1). Ce passage entre parenthèses révèle le mystère extraordinaire de Christ et de l’Assemblée, qui était inconnu des prophètes, mais qui est maintenant révélé par le ministère de Paul (ch. 3. 3 à 9). Nous sommes membres d’une nouvelle entité, le corps de Christ, qui n’a rien à faire avec des distinctions géographiques, ethniques ou religieuses – cela dépasse quoi que ce soit qui ait jamais été imaginé ou prophétisé par qui que ce soit.
Et non seulement cela, mais il y a une « puissance qui opère en nous ». Cette puissance a agi envers nous quand Christ est mort et a été ressuscité à la droite de Dieu (ch. 1. 19). Et actuellement cette puissance agit en nous. Comment cela se peut-il, alors que je ne ressens rien ? En fait, il peut y avoir des jours pleins d’anxiété, de découragement, de dépression, et de nombreux sentiments contraires. Où se trouve alors la puissance ? – Ce n’est pas du tout une question de sensations, mais le fait que Dieu le Saint Esprit habite en nous, une puissance nous donnant la connaissance de cette nouvelle position qui est la nôtre comme étant une réalité présente (Éph. 2. 22). L’apôtre adore Dieu à la pensée de cette puissance accordée à des pécheurs, et de ses implications pour leur avenir : « à lui gloire… pour toutes les générations du siècle des siècles. Amen ! ». Nous n’avons cependant pas à attendre d’être au ciel pour cela : nous pouvons commencer dès maintenant à rendre gloire à Dieu.

« Mon Dieu comblera tous vos besoins selon ses richesses en gloire dans le Christ Jésus. Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Phil. 4. 19 et 20.

7) Il est répondu à tous nos besoins.
L’épître aux Philippiens est le livre de la véritable expérience chrétienne. C’est le fait de suivre un Christ connu qui est dans la gloire, et d’avancer à Sa rencontre, en faisant l’expérience, tout au long du chemin de la vie chrétienne ici-bas, de privations et d’abondance, de hauts et de bas, d’épreuves et de victoires.
L’apôtre Paul connaissait toutes ces choses, de sa propre expérience comme serviteur et missionnaire dévoué de Christ. Les chrétiens de Philippe et de Thessalonique, qui vivaient dans la pauvreté en Macédoine, avaient envoyé à Paul un don pour le soutenir dans son ministère (2 Cor. 8. 2 à 4). En fait cette épître est réellement la lettre de remerciements de Paul pour le don reçu, mais Paul étant Paul, il exprime beaucoup plus qu’un simple merci. Il avait appris à être content quel que soit son état, qu’il soit dans l’abondance ou les privations – la puissance de Dieu le fortifierait (Phil. 4. 12 et 13). C’est pourquoi il pouvait dire aux pauvres Philippiens : « Mon Dieu comblera tous vos besoins », parce qu’il avait appris cela par sa propre expérience. Il ne leur disait pas quelque chose qu’il n’ait pas lui-même expérimenté ; de la même manière, Dieu répondrait abondamment à leurs besoins (v. 19).
C’est ce qui rend si intéressante ici la doxologie de Paul. Tout de suite après la pensée que Dieu pourvoirait « selon ses richesses en gloire », il doit rendre grâce pour cela. Mais cette fois, il ne donne pas, comme auparavant, gloire à « mon Dieu », mais plutôt à « notre Dieu ». Lui, comme ses chers Philippiens, recevaient les grâces de Dieu pour leurs besoins quotidiens. Hudson Taylor a dit une fois : [L’œuvre de Dieu, accomplie selon la pensée de Dieu, ne manquera jamais des provisions de Dieu]. Dieu n’a-t-Il pas répondu à tous nos besoins, temporaux et spirituels ? N’a-t-Il pas abondé en grâce envers nous en sauvant notre âme ? Donnons gloire et honneur à notre Père. Amen !

« Or, qu’au Roi des siècles, l’incorruptible, invisible, seul Dieu, soient honneur et gloire aux siècles des siècles. Amen ». 1 Tim. 1. 17.

8) Le salut des pécheurs.
L’apôtre Paul écrit à Timothée, son enfant dans la foi, pour l’encourager dans son ministère. Au tout début de sa lettre, l’apôtre met fortement en contraste, et en termes clairs, le légalisme et la grâce souveraine de Dieu. (ch. 1. 7 et 8). Cette question était un sujet de première importance au début de l’Église, comme nous le voyons en Act. 15 et dans de nombreuses épîtres de Paul – en particulier en 2 Corinthiens, Galates et Colossiens. En fait, cela a été à l’ordre du jour tout au long de l’histoire de l’Église et jusqu’à maintenant. Paul n’aurait pas pu être plus clair dans son enseignement : le salut, comme la sanctification, nous viennent par la grâce et non par la Loi. Certains admettent que le salut n’est pas par la Loi, mais disent que nous sommes sous la loi morale pour notre marche – mais même pour cela, Paul dit que « le péché ne dominera pas sur vous, parce que vous n’êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce » (Rom. 6. 14).
Paul se sert de son propre cas comme exemple : bien qu’il ait été très religieux et sans reproche quant aux aspects extérieurs de la Loi, il avait pourtant été un persécuteur et un meurtrier des chrétiens – le premier des pécheurs (1 Tim. 1. 15 ; Phil. 3. 6). Mais Dieu, dans Sa grâce et Sa miséricorde merveilleuses, l’avait appelé par Christ au moment précis où il était en train de pourchasser les chrétiens ! Il affirme de plus que sa conversion était un exemple pour d’autres (ch. 1. 16) : si Dieu avait pu le sauver, lui Paul, Il était capable de sauver qui que ce soit !
Cela pousse l’apôtre à s’exclamer dans une doxologie enflammée, qui magnifie la grandeur de Dieu dans Ses attributs. Il est le Roi des siècles, incorruptible (sans risques possibles de péché ou de déclin), invisible (personne n’a jamais vu Dieu, mais le Fils L’a fait connaître (Jean 1. 18), le seul Dieu (il n’y en a pas d’autre et il ne peut pas y en avoir d’autre). Quel Dieu ! Quel Sauveur plein de grâce !

« Le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir – à lui honneur et force éternelle ! Amen ». 1 Tim. 6. 15 et 16.

9) Le Souverain béni.
La première épître de Paul à Timothée s’ouvre sur une doxologie, et se termine par une autre, et dans chacune d’elles Paul célèbre les attributs de Dieu (ch. 1. 17 ; 6. 15 et 16). Toutefois, dans ce ch. 6, la doxologie n’est pas en relation avec la grâce de Dieu comme au ch. 1, mais elle apparaît dans la lumière d’un appel solennel à l’ « homme de Dieu » (ch. 6. 11).
Paul engage Timothée – et ainsi quiconque aspire à être un homme de Dieu – à poursuivre une vie de sainteté et à combattre « le bon combat de la foi » (ch. 6. 12). Il devait faire une « belle confession » devant les hommes (ch. 6. 12). Nous devons tous être des témoins pour Christ d’une manière ou d’une autre, mais certains sont appelés à rendre un témoignage public devant des hommes – Paul exhortait Timothée dans ce cas précis. Il présente le Seigneur Jésus comme un modèle de cela quand Il a fait Sa belle confession devant Pilate ; Christ est toujours notre modèle dans le service et le témoignage. L’apôtre exhortait Timothée à remplir cette charge de manière irréprochable jusqu’à l’apparition de Christ (ch. 6. 14). Il n’est pas fait allusion ici à l’enlèvement, mais à la venue de Christ en gloire ; Son apparition manifestera nos œuvres et nos récompenses. Aucun homme ne peut voir Dieu, qui demeure dans « la lumière inaccessible », mais le Seigneur Jésus Christ manifestera les gloires de Dieu à l’univers, à Son apparition, « au temps propre », ce qui signifie que cela arrivera en un temps déterminé par Dieu. Christ est le « bienheureux Souverain », le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Il a été ressuscité d’entre les morts et manifestera les gloires du Dieu invisible. A Lui soient « honneur et force éternelle ! Amen ». Le monde viendra bientôt sous le gouvernement de ce Souverain plein de bonté et de gloire ! Jusque-là, adorons-Le et honorons-Le !

« Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste. A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen ». 2 Tim. 4. 18.

10) Conservés pour le ciel.
Vous faites-vous quelquefois du souci quant à ce qui est d’arriver au ciel, ou du moins craignez-vous de faire une chute grave avant d’y atteindre ? – Les chrétiens véritables, bien sûr, ne doivent pas avoir de l’anxiété à cet égard ; mais pour certains, leur assurance semble être vacillante. C’est particulièrement le cas quand ils sont occupés de toutes les choses qui seraient susceptibles de les faire trébucher : le monde, la chair, et les ruses du diable. Si vous avez vécu cette expérience, la méditation de ce jour est pour vous. La doxologie de Paul, ici, exalte la grâce protectrice de Dieu en face des difficultés.
De ce que l’apôtre Paul disait à Timothée : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste », certains en ont déduit que Paul voulait dire que le Seigneur empêcherait qu’il souffre et qu’il meure pour Christ. Mais ce n’est pas juste. Paul était certain que son martyre était proche : « Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le temps de mon départ est arrivé… j’ai achevé la course » (ch. 4. 6). Ce qui préoccupait Paul, c’est que le Seigneur puisse l’aider et le fortifier, de peur que quoi que ce soit ne trouble son témoignage, ou que, étant sous la pression, il renie le Seigneur. Le Seigneur l’avait déjà fortifié et délivré « de la gueule du lion » (ch. 4. 17) dans une occasion récente. Non, il n’avait pas de doutes quelconques. Paul était persuadé que le Seigneur « avait la puissance de garder ce (qu’il) lui avait confié jusqu’à ce jour-là » (ch. 1. 12). Il se tiendrait debout devant Néron et ferait une bonne déclaration de foi, la « belle confession » (1 Tim. 6. 12). . Le royaume céleste est à la porte ; Christ se tient à nos côtés comme Il l’a fait pour Paul : « Le Seigneur s’est tenu près de moi » (ch. 4. 16 et 17). « A lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen ».

« Que le Dieu de paix – qui a ramené d’entre les morts le grand Pasteur des brebis, dans la puissance du sang de l’alliance éternelle, notre Seigneur Jésus – vous rende accomplis en toute bonne œuvre pour faire sa volonté, produisant en vous ce qui est agréable devant Lui, par Jésus Christ. A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ». Héb. 13. 20 et 21.

11) Le grand pasteur.
Ce passage est en fait une prière qui se termine par une doxologie. La prière s’adresse à Dieu, et la doxologie est dirigée vers le Seigneur Jésus Lui-même. Cela indique qu’Il est une Personne divine, égal au Père, car aucun simple mortel ne peut ni ne doit recevoir de l’adoration, mais Dieu seul. Ce n’est pas seulement une prière et une doxologie, c’est aussi l’une des grandes bénédictions de la Bible à la fin de cette merveilleuse épître.
C’est là la seule référence directe à la résurrection de Christ dans l’épître aux Hébreux, qui généralement, insiste sur l’exaltation de Christ à la droite de Dieu. C’est « le Dieu de paix » qui a ressuscité Christ d’entre les morts – tellement différent des dieux des païens, remuants, capricieux et batailleurs. La paix était le mot réconfortant adressé aux disciples craintifs le jour de la résurrection (Jean 20. 19 et 26). Le Seigneur est le Grand Berger, de même que le Bon Berger et le Souverain Pasteur. Il est mort pour nous, Il vit pour nous, et Il va revenir pour nous (Jean 10. 11 ; 1 Pier. 5. 4).
Le sang de l’alliance éternelle est à la base de tout, la « nouvelle alliance en mon sang » qui est versé pour nous (Luc 22. 20 ; cf. Éz. 37. 26). Le but de la prière, ici, c’est que le Seigneur œuvre en nous pour faire Sa volonté ; que ce soit notre prière quotidienne pour nous et pour ceux que nous aimons ! C’est une prière à laquelle le Seigneur répondra – Il a déjà prévu nos œuvres, et c’est Sa puissance qui les accomplira (Éph. 2. 10 ; Phil. 2. 13). Croyons en Lui et faisons-Lui confiance : « A lui soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen ».

« Si quelqu’un parle, qu’il le fasse comme oracle de Dieu ; si quelqu’un sert, qu’il serve comme par la force que Dieu fournit, afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ». 1 Pier. 4. 11.

12) Oracles de Dieu.
Cette doxologie apparaît en relation avec le sujet du ministère dans l’assemblée ; c’est une des rares fois où l’apôtre Pierre s’exprime sur des questions pratiques de l’assemblée. C’est l’apôtre Paul qui donne le plus de directives sur ce sujet, comme nous pouvons le voir en 1 Cor. 12 à 14. Bien que certains groupements chrétiens aient abusé de ces chapitres, d’autres sont allés dans l’autre extrême et ont pratiquement supprimé ces chapitres de leur Bible, et les ont remplacés par un système clérical d’un seul homme – il est nécessaire que nous évitions ces deux erreurs.
Bien que les affirmations de Pierre sur le sujet, ici, soient brèves et moins détaillées que celles de Paul, elles ne sont pas moins claires – elles sont en fait très claires. Il n’est pas question ici de faire semblant d’avoir des dons miraculeux, mais de manière tout aussi importante, le système clérical est entièrement exclu aussi. Quand les premiers chrétiens se rassemblaient, la règle était : « si quelqu’un parle… », ce qui signifie qu’il y avait de la liberté pour tous les frères, à la seule condition que ce soit « comme oracles de Dieu ». Cela veut dire qu’ils devaient être conscients de parler comme étant la bouche de Dieu, ce qui est une pensée solennelle : « Prends garde à ton pied, quand tu vas dans la maison de Dieu, et approche-toi pour entendre, plutôt que pour donner le sacrifice des sots… Ne te presse point de ta bouche… que tes paroles soient peu nombreuses » (Éccl. 5. 1 et 2). La question ici, c’est de se confier en Dieu, et dans la direction du Saint Esprit et la capacité qu’Il donne. Attendons-nous à Lui pour l’adoration et le ministère « afin qu’en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus Christ, à qui sont la gloire et la puissance, aux siècles des siècles ! Amen ».

« Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable. A lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ». 1 Pier. 5. 10 et 11.

13) Le Dieu de toute grâce.
Simon Pierre était revenu de loin : après avoir été un disciple défaillant, il a été l’un des principaux apôtres. Le Seigneur avait prédit la chute de Pierre et sa restauration en disant « Quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 32). Pierre, naturellement, vécut ce qui avait été prédit, et la grâce est une note dominante pour lui dans cette épître.
Dans le verset ci-dessus, nous pouvons voir la relation écrite de la manière dont l’apôtre fait usage de l’expérience faite dans sa propre vie pour fortifier ses frères, en priant pour eux et en les remettant au « Dieu de toute grâce ». Si quelqu’un a connu la grâce de Dieu en Christ, c’est bien Simon Pierre ! Pour lui, Dieu était « le Dieu de toute grâce » ! Quel titre merveilleux et combien vrai ! Oui, Il est « le Dieu de toute consolation », « le Dieu de patience », « le Dieu d’espérance », « le Dieu de paix », et « le Dieu de gloire ». (cf. 2 Cor. 1. 3 ; Rom. 15. 5, 13 et 33 ; Act. 7. 2) – mais par-dessus tout Il est le « Dieu de toute grâce ».
Pierre englobe beaucoup de choses dans cette affirmation, et il la termine par une doxologie. Oui, le Dieu de toute grâce nous a appelés à la gloire éternelle par le Christ Jésus ! La grâce a un but en vue. Dans l’intervalle, il se peut que nous connaissions des souffrances avant la gloire – ce qui a été le chemin de Christ Lui-même (Luc 24. 26) – mais Dieu emploie ces souffrances pour nous établir, nous fortifier, nous affermir spirituellement. Elles ne sont pas dignes d’être comparées avec la gloire à venir (Rom. 8. 18).
Ce Dieu de grâce est digne de toutes nos louanges. Il nous a sauvés quand nous étions Ses ennemis. Il a envoyé Son Fils bien-aimé pour payer notre rançon, et Christ a enduré d’indicibles souffrances pour cela. Et quand nous nous sommes écartés, en tant que croyants, Il nous a restaurés par la même grâce. Adorons-Le : « A lui la gloire et la puissance aux siècles des siècles ! Amen ».

« Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ». 2 Pier. 3. 18.

14) Notre Seigneur et Sauveur.
Les deux épîtres de l’apôtre Pierre se terminent par une doxologie. Elles sont toutes deux centrées sur le sujet de la grâce. C’était quelque chose que Pierre connaissait personnellement, puisqu’il avait connu, non seulement la grâce du Seigneur en salut, mais aussi Sa grâce en restauration. La seconde épître a été écrite alors que l’apôtre Pierre avait en vue sa mort prochaine comme martyr. (2 Pier. 1. 13 à 15). Cela lui donne un caractère solennel  : c’est un avertissement devant la proximité de l’apostasie des derniers jours, et également quant au danger de l’influence toujours présente des faux prophètes.
Un autre point intéressant, c’est que Pierre mentionne l’expérience qu’il avait faite de voir le Seigneur transfiguré sur la « sainte montagne ». Il avait été témoin oculaire de la majesté de Christ (ch. 1. 16 à 18). Le Seigneur Jésus lui avait commandé de ne parler à personne de cet évènement jusqu’à ce qu’Il soit ressuscité d’entre les morts (Mat. 17. 9). Maintenant Pierre écrivait à ce sujet avant de connaître le martyre. Quand il avait été sur la montagne, il avait entendu Moïse et Élie parlant avec Christ de « sa mort qu’il allait accomplir à Jérusalem » (Luc 9. 30 et 31). Et quelle mort c’était ! – La crucifixion romaine avec son ignominie, et la colère de Dieu venant sur Lui pour le péché – nos péchés (2 Cor. 5. 21) !
Lorsque Pierre termine son épître, il pense à la croissance spirituelle des croyants, de la même manière qu’il le faisait au début de l’épître (cf. ch. 1. 2 à 11). Nous avons besoin d’apprécier la connaissance de la grâce qui nous a sauvés, et de croître en elle. Cela seul produira du fruit dans notre vie. Cette grâce devrait nous occuper constamment, non pas seulement le jour du Seigneur, mais chaque jour. Il en sera ainsi durant toute l’éternité. « A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen ».

« Or, à celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse – au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen ». Jude 24 et 25.

15) Capable de nous garder.
Le thème principal de l’épître de Jude, c’est l’apostasie des derniers jours. Jude remonte au tout début de cette apostasie, quand elle s’est introduite (v. 4), et va jusqu’à son jugement à la venue du Seigneur avec tous Ses saints (v. 14). L’apôtre Paul parlait de la même manière quand il écrivait, que « le mystère d’iniquité opère déjà » de son temps, et qu’il aboutirait à la manifestation de « l’inique », nommé aussi « l’homme de péché », qui sera détruit à l’apparition de Christ (2 Thess. 2. 3 à 8). C’est certainement là un tableau sombre, mais c’est aussi encourageant, par la pensée que l’iniquité a une limite.
Tant que le croyant se trouvera dans une scène qui prend cette direction – une direction annoncée par le Seigneur Jésus Lui-même, et par Ses apôtres – il sera toujours plus mis à l’épreuve pour se tenir debout pour Christ. Des épreuves surviendront sûrement, qui pourront coûter un poste de travail, ou bien les églises chrétiennes pourront être inquiétées de manières qui n’ont pas eu lieu dans le passé.
Il y a de nombreux pièges pour le chrétien, et si nous ne sommes pas vigilants ou que nous soyons insouciants, nous pouvons trébucher. Il ne fait pas de doute que c’est pour cela que Jude termine son épître comme il le fait : en recommandant les croyants à Dieu, qui est puissant pour les garder de broncher (cf. Héb. 7. 25). Il peut. Nous serons dans la gloire, dans la présence de la joie : notre joie et la Sienne, dans ce jour-là.
En vérité, c’est notre privilège de nous réjouir dans notre Dieu maintenant, de manière ouverte, le Jour du Seigneur. Louons-Le : « au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tous les siècles, et maintenant, et pour tout siècle ! Amen ».

« A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ». Apoc. 1. 5 et 6.

16) Celui qui nous aime et qui nous a lavés.
L’Apocalypse est un livre rempli de détails prophétiques, mais ce n’est pas ce qui est son sujet. Son sujet, c’est Jésus Christ révélé comme étant de droit l’héritier et le gouverneur de toutes choses. Le rouleau scellé de sept sceaux sera placé, par Dieu le Père, dans les mains de l’Agneau (Apoc. 5. 1 à 7 ; cf. Ps. 2. 8 et 9). Ce rouleau contient la révélation du propos et du conseil de Dieu relativement à la terre – ce qui révèle l’Héritier de droit qui a un titre sur toutes choses. Des jugements sont inclus dans le rouleau, parce que la terre doit être purifiée de l’iniquité avant que le royaume glorieux ne soit révélé (Apoc. 6. 1 à 17 ; cf. Mat. 13. 41 à 43).
Dans le passage ci-dessus, avant que les évènements annoncés dans le livre ne soient développés, nous voyons l’Église décrite comme un royaume de sacrificateurs – et ils ne gardent pas le silence. Les évènements qui sont sur le point d’être révélés ne les impliquent pas exactement eux-mêmes ; ils concernent plutôt Israël et les nations de la terre. Cependant, les sacrificateurs ne peuvent pas se retenir de rendre honneur à leur Seigneur. C’est comme un grand général qui marche dans un défilé de parade, et dont l’épouse et les enfants s’exclament fièrement : – C’est mon mari ! C’est mon père ! De même l’Église peut dire : – Cette Personne royale est Celui qui est mort pour nous ! Nous disons : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ».  Quelques versions de la Bible traduisent par erreur le mot qui parle d’amour ici, au passé – celui qui nous a aimés. Mais c’est un fait réellement présent et permanent. « Celui qui nous aime ». Il est vrai qu’Il m’a aimé, et qu’Il a aimé l’Assemblée (Gal. 2. 20 ; Éph. 5. 25), mais il est également vrai et béni qu’Il nous aime continuellement. Il « nous a lavés » par Son sang précieux ! Comme étant un royaume de sacrificateurs, nous n’avons pas à attendre le ciel pour Le louer : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et qui a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen ».

« Tous les anges se tenaient autour du trône,  des Anciens et des quatre Vivants ; et ils tombèrent sur leurs faces devant le trône et rendirent hommage à Dieu, en disant : Amen ! La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ». Apoc. 7. 11 et 12.

17) Adorer Dieu et l’Agneau.
C’est ici la dernière doxologie de la Bible. C’est la réponse à la vision d’« une grande foule que personne ne pouvait dénombrer, de toute nation et toutes tribus, peuples et langues ». Ces innombrables personnes, vêtues de longues robes blanches, se tenaient devant le trône et devant l’Agneau, disant : « Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau ». Nous apprenons plus loin qu’elles avaient été sauvées lors de la grande tribulation avec toutes ses horreurs et ses souffrances. L’Église aura été enlevée auparavant – nous la voyons représentée par les Anciens autour du trône. Dieu est encore un Dieu Sauveur, même dans les temps les plus sombres de l’apostasie, alors qu’Il juge les humains dans le monde pour leurs iniquités !
Ce fait est tellement extraordinaire qu’il motive les Anges et les anciens – qui représentent les croyants enlevés au ciel – à s’exclamer dans une doxologie d’adoration, qui commence et se termine par un « Amen ! » Ils magnifient et glorifient Dieu pour Sa sagesse, Son pouvoir, et Sa puissance. Ils adorent Dieu : Dieu cherche des adorateurs hors de la grande multitude d’humains pécheurs, tombés (Jean 4. 23). Cela n’est-il pas merveilleux à nos yeux ? Les anges, ici, adorent, mais ce n’est pas à cause de leur propre salut – car ils ne sont pas les objets de la grâce de Dieu (1 Pier. 1. 12), mais servent pour le salut d’hommes pécheurs. Que ce soit les croyants de l’Ancien Testament, ceux qui composent l’Église actuellement, ou ceux des nations, sauvés hors de la grande tribulation dans l’avenir, ces adorateurs ont tous quelque chose en commun. Tous avaient été des hommes perdus, pécheurs, et ils ont tous été lavés dans le sang de l’Agneau.
« La bénédiction, et la gloire, et la sagesse, et l’action de grâces, et l’honneur, et la puissance, et la force, à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ».

 

D’après The Lord is near Mai 2021
B. Reynolds