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Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut. 2 Cor. 6. 2.
Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche. És. 55. 6.

 

DISCERNER LES TEMPS

 

Quand le temps de la venue du Messie est arrivé, les Juifs n’ont pas su le discerner. Seules quelques personnes, peu nombreuses, ont compris que le temps de l’accomplissement des promesses de Dieu était arrivé. Le peuple, dans son ensemble, n’était pas prêt à L’accueillir, pas même après la prédication de Jean le baptiseur, dont la mission était de préparer le chemin du Messie dans les cœurs et dans les consciences. Ce qui leur « apporterait la paix » était caché à leurs yeux. Dieu avait visité Son peuple, et ils ne l’ont pas compris. Comme le Seigneur le dira lorsqu’il pleurera sur Jérusalem : « Si tu avais connu… ce qui t’apporterait la paix… tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée » – visitée en grâce par le Messie (Luc 19. 42 et 44).
Les gens observaient les nuages et savaient prévoir qu’il allait pleuvoir ; ils voyaient souffler le sirocco et prédisaient la chaleur. Si le ciel était rouge au coucher du soleil, ils disaient : Il fera beau : ils savaient discerner l’aspect du temps, mais pas « les signes des temps » (Mat. 16. 2 et 3). Et le Seigneur devra leur dire : « Hypocrites ! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel, et comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ? (Luc 12. 56).
Dans la Bible, il est parlé des hommes de la tribu d’Issacar « qui savaient discerner les temps » et qui, grâce à ce discernement, pouvaient conseiller le peuple afin qu’il sache « ce que devait faire Israël » (1 Chron. 12. 32).
« Il y a une saison pour tout, et il y a un temps pour toute affaire sous les cieux », écrivait Salomon dans l’Écclésiaste, et « le cœur du sage connaît le temps et le jugement » car il est bien conscient que « pour toute chose il y a un temps et un jugement » (Éccl. 3. 1 ; 8. 5 et 6). Il faut discerner ce temps pour savoir comment agir. Si nous parlons lorsque c’est le moment de parler, une parole « dite en son temps » sera comme « des pommes d’or incrustées d’argent » (Prov. 25. 11). Mais si nous parlons alors que nous devrions nous taire, cela ne produira aucun résultat heureux.
Le sage nous dit aussi qu’il y a « un temps de naître, et un temps de mourir » (Éccl. 3. 2) ; il y a donc un temps où l’on est âgé et où l’on doit accepter cette condition. Beaucoup de personnes ne se résignent pas à l’avancement des années et, quoique âgées, se comportent comme des jeunes, parlent avec le langage des jeunes, devenant pathétiques et même ridicules. Elles ont oublié que toute chose a son temps !
En parlant de Timothée, un serviteur du Seigneur, l’apôtre Paul écrit : « Dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15). Timothée avait été instruit dans les Saintes Écritures, et élevé dès sa petite enfance dans la crainte de Dieu. Sa mère et sa grand-mère, femmes d’une foi sincère (1. 5), avaient su discerner le temps ; elles avaient compris que si les choses de Dieu n’étaient pas enseignées dès l’enfance, il serait beaucoup plus difficile pour leur fils et petit-fils d’arriver à la foi. L’enfance est vraiment le temps dans lequel il faut agir et attacher à la Personne du Seigneur leur cœur encore sensible et réceptif.
Beaucoup de parents estiment qu’ils peuvent attendre que leurs enfants aient atteint l’adolescence pour commencer leur éducation chrétienne, dans l’idée que les petits enfants ne peuvent pas comprendre les choses de Dieu. Ils ne savent pas discerner les temps ! Ils laissent passer les meilleures années, et il sera ensuite très difficile de retrouver et de récupérer les occasions perdues.
Comme dans toutes les époques, aujourd’hui encore Dieu appelle tout homme, toute femme, que ce soit par le moyen de la prédication de croyants ou par l’une des mille autres façons que Lui seul connaît et dont Il peut user. Dieu propose à tous la repentance et la foi, Il offre le pardon à quiconque est attentif à Son message, se repent et croit. Pour tous ceux qui entendent l’appel de Dieu, c’est maintenant le moment décisif, le jour dans lequel Dieu les « visite » (1 Pier. 2. 12), le temps où la grâce leur est offerte : occasion unique et solennelle, qui ne se renouvellera peut-être plus.
Mais combien savent discerner ce jour ? « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2), avons-nous lu. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après « Il buon seme » octobre 2022