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CORONA 96

Un chemin de trois jours pour nous donner du repos

 

Lorsque Moïse, sur la montagne, recevait la loi et les ordonnances concernant le culte que le peuple d’Israël devrait rendre à son Dieu, ce même peuple, avec Aaron, se détournait pour faire et adorer une idole. Sur les hauteurs du mont Sinaï, l’Éternel en informe Son serviteur Moïse par ces paroles : « Va, descends ; car ton peuple, que tu as fait monter du pays d’Égypte, s’est corrompu,… et maintenant, laisse-moi faire, afin que ma colère s’embrase contre eux, et que je les consume ; et je ferai de toi une grande nation » (Ex. 32. 7 à 10). Moïse, conscient du péché dans lequel le peuple était tombé, se place en intercesseur entre le Dieu saint et le peuple coupable. « Et l’Éternel se repentit du mal qu’il avait dit qu’il ferait à son peuple » (v. 14). Arrivé au bas de la montagne, Moïse brise les tables sur lesquelles était écrite la loi qui condamnait à mort ce pauvre peuple désobéissant.
Si l’Éternel ne détruit pas tous les Israélites, toutefois un jugement s’exerce et trois mille d’entre eux meurent. Ensuite, la présence de l’Éternel sera en dehors du camp. « Moïse prit une tente, et la tendit pour lui hors du camp, loin du camp, et il l’appela la tente d’assignation (de rencontre) ; et il arriva que tous ceux qui cherchaient l’Éternel sortirent vers la tente d’assignation qui était hors du camp » (Ex. 33. 7).
« Et Moïse dit à l’Éternel : Regarde, tu me dis : Fais monter ce peuple ; et tu ne m’as pas fait connaître celui que tu enverras avec moi ; et tu as dit : Je te connais par nom, et tu as aussi trouvé grâce à mes yeux. Et maintenant, je te prie, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, fais-moi connaître, je te prie, ton chemin, et je te connaîtrai, afin que je trouve grâce à tes yeux ; et considère que cette nation est ton peuple. Et l’Éternel dit : Ma face ira, et je te donnerai du repos » (Ex. 33. 12 à 14). Moïse retourna sur la montagne pour recevoir de nouvelles tables. Dès son retour, l’arche de l’alliance se fera avec tout ce qui concerne le tabernacle. Arrive le moment du départ vers la terre promise : « Et ils partirent de la montagne de l’Éternel, le chemin de trois jours ; et l’arche de l’alliance de l’Éternel alla devant eux, le chemin de trois jours, pour leur chercher un lieu de repos » (Nomb. 10. 33). Qu’il est précieux de méditer sur ce que représente l’arche ! Elle est une image de Christ.
1) Faite de bois de sittim, un bois qui ne pourrit pas, représentant la parfaite humanité de Christ en qui il n’y a pas de péché (1 Jean 3. 5).
2) Recouverte d’or, témoignant de Sa divinité : « Je suis sorti d’auprès du Père, et je suis venu dans le monde » (Jean 16. 28).
3) En laquelle se trouvent les tables de la loi : « J’ai dit : Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 7 et 8). L’arche partit en avant « le chemin de trois jours ». Notre Seigneur parla aussi d’un tel chemin. À des pharisiens annonçant qu’Hérode voulait le tuer, Jésus répond : « Allez, dites à ce renard : Voici, je chasse des démons et j’accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour pour moi tout s’achève. Cependant il faut que je continue à marcher aujourd’hui et demain et le jour suivant, car il ne se peut qu’un prophète périsse hors de Jérusalem » (Luc 13. 32 et 33). Quel chemin ! Quelle grâce déployée ! Jésus avait devant lui la croix, sa honte et ses douleurs. À cause de la joie qui était devant Lui, Il allait Son chemin endurant « la contradiction des pécheurs contre lui-même », passant « de lieu en lieu, faisant du bien, et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Héb. 12. 3 ; Act. 10. 38).
Face à l’incrédulité et même à la haine sournoise des scribes et des pharisiens, Jésus leur répond : « Car, comme Jonas fut dans le ventre du cétacé trois jours et trois nuits, ainsi le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre » (Mat. 12. 40 ; 16. 4). Ensuite, « prenant à lui les douze, il leur dit : Voici, nous montons à Jérusalem, et tout ce qui est écrit par les prophètes concernant le Fils de l’homme sera accompli : car il sera livré aux nations ; on se moquera de lui, et on l’injuriera, et on crachera sur lui ; et après qu’ils l’auront fouetté, ils le mettront à mort ; et le troisième jour il ressuscitera » (Luc 18. 31 à 33).
Notre Seigneur devait passer par la mort à cause de la question du péché et de nos péchés. Il en parle à Ses disciples : « j’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien je suis étreint jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » (Luc 12. 50). C’était un baptême de feu, c’est-à-dire de jugement. Jésus devait connaître la mort de la croix. Le terrible combat en Gethsémané, quand, prosterné, Il suppliait Son Père, et l’abandon de Dieu qu’Il dût subir pendant les trois heures de ténèbres, sont le prix qu’Il a payé pour nous amener à Dieu. À Golgotha, « Jésus, criant à haute voix, dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit. Ayant dit cela, il expira (Luc 23. 46). Le bon Berger donnait « sa vie pour les brebis » (Jean 10. 11). Le troisième jour, le Dieu de paix « a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis » (Héb. 13. 20) ; « Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père » (Rom. 6. 4). Quel repos désormais pour les disciples, quand Jésus ressuscité apparaît au milieu d’eux avec ces mots de consolation : « Paix à vous ! » (Jean 20 v. 19). Quel repos pour nous de savoir que nos péchés sont pardonnés ! Ils ne reviendront jamais en compte devant Dieu, car « autant l’orient est loin de l’occident, autant il a éloigné de nous nos transgressions » (Ps. 103. 12). En attendant le retour de notre bien-aimé Sauveur, armons-nous « de cette même pensée, que celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché » (1 Pier. 4. 1). Christ n’a pas seulement souffert la mort de la croix, mais Il a souffert, dans son corps et dans son âme, en étant Homme au milieu des hommes. Combien d’injustices Il a subies de la part des pécheurs ! Il est un modèle pour nous afin que nous suivions Ses traces (1 Pier. 2. 21). Christ n’a plus rien à faire avec le péché, et notre nouvelle nature non plus ! Nous avons « été affranchis (libérés) du péché », pour être asservis à la justice (Rom. 6. 18), dans le but de produire des œuvres justes à la gloire de Dieu ! Sachons apprécier ce repos de l’âme en attendant d’entrer dans le repos éternel !