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CORONA 94

Le repos de Dieu et notre repos

 

« … les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant » (Gen. 2. 1 à 3). En contemplant la création nous sommes émerveillés. Un matin de printemps, bercés par le chant des oiseaux, nous pouvons admirer la nature en éveil, au lever du soleil. Les arbres, comme morts en hiver, se revêtent de leur feuillage et lorsque l’astre du jour descend à l’horizon pour laisser place à une nuit sans nuage, c’est la voûte étoilée qui nous offre un spectacle grandiose. Les galaxies se dévoilent à l’infini, la lune et les étoiles offrent leur lumière, différente mais bien réelle. « Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles. Et Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre, et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres » (Gen. 1. 16 à 18). Oui, véritablement, Dieu existe ! Et Il est grand en puissance !
« Tout a été créé par lui et pour lui ». Il a créé « le visible et l’invisible, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités » (Col. 1. 17). L’invisible fait référence aux anges, qui sont des esprits administrateurs au service de Dieu. Quand tout a été en place, « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très-bon » (Gen. 1. 31). Alors Dieu se reposa et mit à part le septième jour. Par la suite, Il a donné à Moïse une ordonnance pour Son peuple, composé des douze tribus issues des fils d’Israël (Jacob) : « Six jours on travaillera ; et le septième jour est un sabbat de repos, une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre : c’est un sabbat consacré à l’Éternel dans toutes vos habitations » (Lév. 23. 3). Ce septième jour était, d’une part, un jour de repos pour chacun, et d’autre part, un temps de réflexion pour une communion avec Dieu.
D’où vient que le travail est pénible et fatigant ? Il est une conséquence de la désobéissance de l’homme, quand Dieu dut dire à Adam : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant : Tu n’en mangeras pas, — maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen. 3. 16 à 19). Adam et Ève furent chassés du jardin d’Éden. La communion avec leur Créateur était interrompue. Dès lors, Dieu, qui est riche en miséricorde, a reçu en grâce tous ceux qui se sont approchés de Lui sur la base d’un sacrifice. Abel, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, par la foi, bâtirent un autel et y offrirent du menu ou du gros bétail. Le peuple d’Israël fut racheté de la servitude de l’Égypte sur la base d’un agneau immolé, dont le sang avait été placé sur les linteaux et les montants des portes de leurs habitations. Avant la chute de l’homme, il y a eu la rébellion de Satan et des anges qui l’ont suivi, c’est-à-dire : les démons. Satan a entraîné l’homme dans la désobéissance. Ainsi, dans un certain sens, nous concluons que Dieu a dû reprendre Son travail. Une guerre se livre dans les lieux célestes. Pour s’en convaincre il faut lire : Job 1. 6 à 10 ; Ézéchiel 28. 13 à 19 ; Ésaïe 14. 12 à 14 ; Daniel 10. 13 ; Apocalypse 12. 7 à 11 et Éphésiens 6. 12. Ce dernier passage concerne tous les enfants de Dieu. À cause de la faute d’Adam, la création a été assujettie à la vanité (Rom. 8. 20) ; « elle soupire et est en travail » (v. 22), elle « attend… la révélation des fils de Dieu (v. 19). Cette révélation aura lieu lorsque Christ apparaîtra en gloire et nous avec Lui. Ce sera après l’enlèvement de l’Église, après les jugements qui vont venir sur la terre habitée tout entière. Lorsque notre Seigneur est venu en grâce, Il a dit ces paroles touchantes : « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi aussi je travaille » (Jean 5. 17) ; « le Fils de l’homme n’a pas de lieu où reposer sa tête » (Luc 9. 58). Il était venu pour faire la volonté de Dieu (Ps. 40. 7 ; Héb. 10. 9). « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10). Notre Seigneur, comme Homme tout en étant Dieu, a été confronté à Satan, le diable, qui L’a tenté pendant quarante jours. Il est sorti victorieux de ce combat, pour ensuite délivrer ou guérir « tous ceux que le diable avait asservis » (Act. 10. 38). L’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire, Il l’a terminée en s’offrant Lui-même sur le bois maudit de la croix. Après être entré dans la forteresse de l’ennemi, la mort, Christ en est sorti vainqueur et a rendu impuissant celui qui en avait le pouvoir (Héb. 2. 14). C’est le premier jour de la semaine que le Seigneur ressuscité apparaît à Ses disciples. Plus tard, ce jour sera appelé : « le jour du Seigneur » ou « journée dominicale » (Apoc. 1. 10). L’apôtre Paul, en voyage, s’arrête pour sept jours en Troade. Il y retrouve plusieurs compagnons d’œuvre et « le premier jour de la semaine », ils sont assemblés pour la fraction du pain (Act. 20. 7).
Si les fils d’Israël, placés sous la loi, devaient garder le sabbat, c’est en des jours de sabbat que le Seigneur se déplace pour enseigner et guérir, ce que les Juifs lui reprochent. Dans tous les enseignements donnés par le Seigneur à Ses apôtres et gardés par écrit pour nous, aucune mention ne nous autorise à garder le sabbat. Si les chrétiens ont honoré et sanctifié le premier jour de la semaine, tout aussi longtemps qu’il a été respecté, cela a été en bénédiction. Les fils d’Israël n’ont pas respecté la Loi. Au cours des années, ils se sont détournés de l’Éternel et de nombreux passages de l’Ancien Testament en rendent témoignage. La Loi ne donnait aucune force pour l’accomplir. Les nations dites chrétiennes, elles aussi, ont laissé de côté le premier jour de la semaine pour en faire un jour d’activités, de détente ou et de commerce.
En contraste, sans être sous un joug de loi, le disciple de Christ aime sanctifier le dimanche pour rendre culte à Dieu et se souvenir de la mort du Seigneur. Il cherche plutôt un travail qui lui en offre la possibilité. Son repos est un repos d’âme, ses péchés sont pardonnés ! Il aime être aux pieds du Seigneur pour écouter Sa Parole, mais il est conscient que chaque jour, jusqu’au retour de son divin Maître, il est appelé à Le servir tout en se reposant sur Lui.