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CORONA 89

 Les résultats de la mort de Christ

 

La Pâque, vécue par les fils d’Israël en Égypte, les mettait à l’abri du jugement qui allait tomber sur le Pharaon et son pays. Le sang d’un agneau, mis sur les poteaux et le linteau de la porte, préservait chaque famille du destructeur. Pour nous, cela correspond à croire que Jésus-Christ, le véritable Agneau de Dieu, a donné sa vie, que son sang a été versé pour nous délivrer d’un jugement combien plus grand, c’est-à-dire : la mort éternelle. La chair de l’agneau devait être rôtie au feu avant d’être mangée « car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18). Pour les croyants, se nourrir de l’Agneau, c’est prendre conscience de toute la grandeur de Celui qui sacrifia Sa vie pour eux. Dans le Nouveau Testament, l’Esprit Saint mentionne à sept reprises que Christ a dû souffrir une fois ou « une fois pour toutes » en ce qui concerne le ou les péchés. Comme il est édifiant de méditer cette vérité ! De là découle la sécurité éternelle de notre salut, ce qui donne à l’apôtre inspiré le droit d’écrire : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1). L’agneau était mangé « avec des pains sans levain, et des herbes amères » (Ex. 12. 8). Les pains sans levain montrent que notre communion avec le Seigneur se vit en l’absence de pensées charnelles ; les herbes amères rappellent que nous étions pécheurs et que c’est à cause de nous que Christ, l’Agneau de Dieu, a été immolé. L’ensemble de ce repas, c’est-à-dire : l’agneau, les pains sans levain et les herbes amères, forme le contexte et donne la valeur du thème de notre adoration : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

La délivrance de la mer Rouge nous enseigne que nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs : Satan et le monde. Satan est, jusqu’à ce qu’il soit enfermé « dans l’abîme », « le dieu de ce siècle », « le chef de ce monde » (Apoc. 20. 3 ; 2 Cor. 4. 4 ; Jean 12. 31). Pour le peuple d’Israël, échapper au Pharaon et à l’esclavage, sous le fouet de ses exacteurs, était une délivrance inespérée. Ensuite, la Mer Rouge apparaît devant eux comme l’annonce d’une mort certaine. Sans l’intervention de Dieu, cette mer était un obstacle infranchissable. Sous l’ordre de l’Éternel, Moïse étend son bâton sur la mer et les eaux se divisent pour laisser passer le peuple. Le prophète Ésaïe le rappellera plus tard : « N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme ? qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » (És. 51. 10). Le peuple élu passe, les puissances adverses entrent à leur suite et sont anéanties par la mer qui reprend sa force en engloutissant le Pharaon et ses armées. Sur le rivage de la délivrance, « les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant : Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait. Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu » (Ex. 15. 1 et 2). Délivré du monde et de sa tyrannie, les israélites entrevoient déjà le pays promis.

Rachetés pour servir : « vous m’appartiendrez en propre d’entre tous les peuples ; car toute la terre est à moi ; et vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 5 et 6). Telle était la volonté de Dieu pour ce peuple, qui connut un beau début en remplissant cette fonction, dans le tabernacle, par ses sacrificateurs. Malheureusement, les fils d’Israël se sont tournés vers les idoles. « … ils péchèrent encore, … Dieu consuma leurs jours par la vanité, et leurs années par la frayeur. S’il les tuait, alors ils le recherchaient, et ils se retournaient, et cherchaient Dieu dès le matin ; et ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais… leur cœur n’était pas ferme envers lui » (Ps. 78. 32 à 37). Concernant les chrétiens, au cours des âges, on constate le même déroulement : très vite le christianisme a introduit un rituel s’inspirant du judaïsme, ensuite les fêtes destinées aux idoles ont été christianisées comme la Toussaint du 1er novembre (fête des morts ou des martyrs) et Noël (fête de Mithra, divinité perse de la lumière). L’empereur Constantin décida en l’an 354 qu’il fallait fêter la naissance du Sauveur le 25 décembre pour ainsi modifier la fête païenne ; nous devrions plutôt dire : paganiser le christianisme. Quel contraste entre les fêtes dites chrétiennes (où tout est devenu commercial) et la nuit en laquelle Jésus fut livré ! Dans « une grande chambre garnie », Il mange une dernière Pâque avec Ses disciples en leur disant : « … je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et distribuez-le entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu » (Luc 22. 16 à 18). Jésus leur tend la coupe liée à la tradition juive en faisant référence au jour à venir, où il apparaîtra sur la Montagne des Oliviers près de Jérusalem, « venant sur les nuées du ciel, avec beaucoup de puissance et de gloire » (Mat. 24. 30). Le Seigneur étant rejeté, l’ordre du culte juif va être changé ! Ensuite, Il donne à Ses disciples un mémorial : « Puis ayant pris un pain, ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22. 19 et 20). Dès la descente du Saint Esprit, aucune fête ne sera mentionnée sinon la Cène du Seigneur (1 Cor. 5. 8). « Dieu a commencé à visiter les nations pour en tirer un peuple pour son nom », « Juifs et Grecs » sont sauvés pour former une sainte sacrificature (Act. 15. 14 ; 1 Cor. 1. 24 ; 1 Pier. 2. 5). Ceux qui croient au Seigneur sont appelés par Lui Ses frères, ils portent le titre d’enfants de Dieu (Jean 20. 17 ; Jean 1. 12), ils sont ambassadeurs pour Christ (2 Cor. 5. 20). Aujourd’hui comme aux premiers jours de l’ère chrétienne, les croyants, pour être fidèles au Seigneur et à Sa Parole, ne s’associent pas au monde, même religieux, pour fêter des fêtes liées à l’idolâtrie. Ils se soumettent aux autorités établies par Dieu mais n’interviennent pas dans la politique de ce monde qui a rejeté et crucifié leur Maître. Arrachés à l’emprise de Satan comme Israël à celle du Pharaon, ils représentent et servent Celui qui les a achetés, pour Dieu, par Son sang. Oui, digne est l’Agneau qui a été immolé de recevoir toute notre adoration !