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CORONA 87

Quand Dieu ouvre

 

«  Joseph prit le corps (de Jésus), l’enveloppa d’un linceul net et le mit dans son  tombeau neuf qu’il avait taillé dans le roc ;  puis il roula une grande pierre contre la porte du tombeau et s’en alla.  Mais Marie de Magdala et l’autre Marie étaient là, assises en face du tombeau. Le lendemain, jour qui suit la Préparation, les principaux sacrificateurs et les pharisiens s’assemblèrent auprès de Pilate et dirent : Seigneur, nous nous sommes souvenus que cet imposteur a dit , quand il était encore vivant: Après trois jours, je ressuscite. Ordonne donc que le tombeau soit gardé sûrement  jusqu’au troisième jour ; de peur que ses disciples ne viennent  le dérober et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts ; et cette dernière imposture sera pire que la première. Pilate leur répliqua : Vous avez une garde ; allez prendre des mesures de sûreté comme vous l’entendez. Alors ils allèrent rendre le tombeau sûr , en scellant la pierre et en y mettant la garde » (Mat. 27. 59 à 66).
Pour les principaux sacrificateurs, les pharisiens et Pilate, le gouverneur romain, il était impossible de sortir du tombeau. Une pierre imposante, scellée d’un sceau, et des gardiens en fermaient l’accès. Ils ignoraient, consciemment ou inconsciemment, que Celui qu’ils estimaient être un séducteur, était le Fils de Dieu. Le roi David avait pourtant écrit à ce sujet : « Notre Dieu est un Dieu de salut ; et c’est à l’Éternel, le Seigneur, de faire sortir de la mort » (Ps. 68. 20).
« Or, sur le tard, le jour du sabbat, au crépuscule du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le tombeau. Et voici, il se fit un grand tremblement de terre ; un ange du Seigneur, descendu du ciel, s’approcha et roula la pierre et s’assit sur elle. Son aspect était comme un éclair, et son vêtement blanc comme la neige » (Mat. 28. 1 à 3).
Le Messie rejeté, qui avait ressuscité le fils de la veuve de Naïn et Lazare, et fait tant d’autres miracles, étant Dieu, pouvait, de Lui-même, se lever d’entre les morts. Il apparaît très clairement que Jésus est sorti du tombeau avant que la pierre soit roulée. Elle a été roulée par un ange pour que les disciples constatent que le tombeau était vide. Jésus avait dit : « Je laisse ma vie afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre » (Jean 10. 17 et 18).
L’homme Christ Jésus a laissé Sa vie pour nous sauver de la mort éternelle, Il est ressuscité pour que tous ceux qui croient en Lui soient trouvés justes devant Dieu. « Il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel » (Héb. 5. 9). Dans le chapitre 24 de l’évangile selon Luc, nous trouvons sept choses ouvertes :

1) Au v. 2, c’est le tombeau qui est ouvert, puisque trouvé vide par « Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques, et Salomé » (voir : Marc 16. 1). Marie de Magdala ne comprend pas la signification de ce tombeau vide, elle pense qu’on a enlevé le corps de Jésus.
Deux anges vêtus de blanc lui disent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur dit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis ». Ensuite, un homme s’approche d’elle, et lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit : Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai. Jésus lui dit : Marie ! » (Jean 20. 15). Quelle révélation, quel réconfort ! Jésus est ressuscité !
2) Au v. 27, ce sont les Écritures qu’un voyageur partage avec d’autres voyageurs. Plus tard ils diront : « Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en le chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les Écritures ? » (v. 32).
3) Au v. 31, les yeux de deux disciples, auxquels Jésus s’était joint pour faire un bout de chemin, vont s’ouvrir. Arrivés dans leur maison, s’étant mis à table, ils reconnaissent le Maître qu’ils avaient vu tant de fois bénir son Père avant de rompre le pain (voir : Marc 6. 41).
4) Au v. 45, l’intelligence de plusieurs est ouverte pour entendre et comprendre les Écritures. En ce moment-là, l’Esprit Saint n’était pas encore, parce que Jésus n’était pas glorifié. Dès la descente du Saint Esprit, pour les disciples, la compréhension des Écritures devient tout autre. Quand le ministre des finances de la reine d’Éthiopie lit le livre du prophète Ésaïe, Philippe l’évangéliste, qui est monté sur son char, doit lui dire : « Comprends-tu ce que tu lis ? » (Act. 8. 30). Sans la nouvelle naissance, sans être scellé du Saint Esprit, l’homme ne peut entrer dans les choses qui concernent Dieu. Dès que cet homme discerne que « l’agneau mené à la boucherie » représente Jésus qui venait d’être crucifié et qui avait été ressuscité, il saisit le salut et, éclairé par l’Esprit Saint, il demande à être baptisé.
5) Au v. 50, les mains du Seigneur, levées vers le ciel, sont comme ouvertes pour bénir les onze disciples qui L’avaient suivi ; elles restent ouvertes pour accueillir quiconque croit.
6) Au v. 51, le ciel s’ouvre pour recevoir Jésus ; quelle merveille ! Celui qui « a été fait péché » « est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel, étant salué par Dieu souverain sacrificateur » (2 Cor. 5. 21 ; Héb. 5. 9). Ce Sauveur que l’homme a couronné d’épines reçoit une « couronne d’or fin » (Ps. 21. 3).
7) Au v. 53, ce sont les bouches des disciples qui s’ouvrent pour louer et bénir Dieu. Les larmes sur les joues de ceux et celles qui pleuraient la mort de Jésus ont été essuyées. Son élévation dans la gloire apporte une joie dans le cœur des disciples qui louent, bénissent et glorifient Dieu. Que nos bouches s’ouvrent, chaque jour, pour Le louer et pour partager le grand salut qui est en Jésus Christ. N’a-t-il pas mis devant nous « une porte ouverte que personne ne peut fermer » ? N’est-il pas « celui qui ouvre et personne ne fermera, qui ferme et personne n’ouvrira ? » (Apoc. 3. 8 et 7). Qu’Il soit celui qui règne dans notre cœur jusqu’au jour où le ciel s’ouvrira pour qu’Il vienne à notre rencontre. Il s’ouvrira encore lorsqu’il apparaîtra avec nous en gloire ! « Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux même qui l’ont percé ; … Oui, amen ! « (Apoc. 1. 7).