PXL_20210216_081537568

 

CORONA 86

Parmi les choses précieuses (4)
Une maîtresse pierre de coin, élue, précieuse

 

« … si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon. Vous approchant de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse auprès de Dieu, vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés une maison spirituelle – un saint sacerdoce – pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ. Parce qu’on trouve dans l’Écriture : « Voici, je pose en Sion une maîtresse pierre d’angle, choisie, précieuse ; et celui qui croit en elle ne sera pas confus » (És. 28. 16). C’est donc pour vous qui croyez qu’elle a ce prix ; mais pour ceux qui ne croit pas, « la pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, celle-là est devenue la maîtresse pierre d’angle » (Ps. 118. 22), « une pierre d’achoppement et un rocher de chute » (És. 8. 14) ; ils heurtent contre la Parole, en désobéissants ; c’est à cela qu’ils ont été destinés. Mais vous, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (lire : 1 Pier. 2. 1 à 10).
Lorsqu’on aborde des passages qui nous parlent si intensément de Christ, il est bon de les lire en entier et d’établir le contexte dans lequel ils ont été écrits. L’apôtre Pierre s’adresse à ceux qui vivent en étrangers dans « la dispersion – du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l’Asie et de la Bithynie – » ; ils ont un arrière-plan juif parce que leur dispersion est due, d’une part au fait que des synagogues se trouvaient en diverses villes dans l’empire romain, et d’autre part nous savons que les premiers croyants à Jérusalem ont été très éprouvés. A la suite du martyre d’Étienne : « il y eut une grande persécution contre l’assemblée qui était à Jérusalem ; et tous furent dispersés dans les régions de la Judée et de la Samarie, sauf les apôtres » (Act. 8. 1). Les apôtres étant restés à Jérusalem, bien que « tous furent dispersés », l’assemblée locale a continué d’exister.
Une assemblée (église) locale est considérée comme telle en ce que deux ou trois sont assemblés au nom du Seigneur (voir Mat. 18. 20). Peu importait le nombre de croyants dans une ville, qu’il soit petit ou grand, tous faisaient partie du même corps, le corps de Christ. Alors que seuls les apôtres étaient restés à Jérusalem, on lit que Saul de Tarse, s’est rendu à Jérusalem « pour faire la connaissance de Céphas (Pierre) » et pour demeurer chez lui quinze jours. En cette occasion, il ne vit « aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur » (Gal. 1. 17 à 19). Saul, le persécuteur converti, était devenu par appel l’apôtre Paul. Il venait de passer trois ans en Arabie, et à Damas en Syrie. Suite à cette visite, au bout de quatorze ans, Paul monte « de nouveau à Jérusalem avec Barnabas…, et Tite » (Gal. 2. 1). Plus tard, il retourne dans cette ville pour y porter une aide matérielle, « pour les saints » (1 Cor. 16. 1), les « pauvres parmi les saints qui sont à Jérusalem » (Rom. 15. 25 et 26). C’était le fruit d’une collecte faite en Macédoine où se trouve la ville de Thessalonique, et en Achaïe, celle de Corinthe.
Ces indications démontrent que le témoignage des apôtres a porté du fruit et que l’assemblée à Jérusalem, jadis dispersée, a persisté pour s’agrandir en nombre d’âmes. Si au tout début, « le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui étaient sauvés » (Act. 2. 47), ce fut le cas par la suite comme ce l’est encore aujourd’hui. Ce que Dieu a commencé, Il l’achèvera !
L’Assemblée (l’Église) comprend tous les croyants nés de nouveau dans le monde entier. Une assemblée locale comprend tous les croyants d’une localité, ville ou village. Aujourd’hui, les enfants de Dieu sont divisés et suivent diverses dénominations ou écoles de pensées, mais en Christ, ils sont un seul corps. Lorsque le Seigneur enlèvera les saints (1 Thess. 4. 16 et 17), nous serons tous réunis sur la seule base du sang précieux de Christ versé pour notre rédemption.
Dans notre texte d’introduction, nous trouvons l’image d’une maison. Elle est spirituelle, elle a un fondement ; ce fondement est Jésus Christ présenté dans les Écritures comme « une pierre éprouvée, une précieuse pierre de coin, un sûr fondement » (És 28. 16). À Corinthe, Paul a posé le fondement : « qui est Jésus Christ » (1 Cor 3. 11). Cette maison est composée de « pierres vivantes », édifiées sur la précieuse pierre de fondement, pour être « une sainte sacrificature ». Nous, croyants, nés de nouveau, avons ce rôle d’adorateurs en offrant « des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ », en privé comme en assemblée ; des adorateurs que « le Père cherche » pour L’adorer « en esprit et en vérité » (Jean 4. 21 à 24). Non seulement nous adorons le Père mais nous Le glorifions sur la terre, quand nous annonçons « les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9).
Tout ce que Dieu s’est proposé repose sur Christ. L’Assemblée qu’Il « a acquise par le sang de son propre Fils » (Act. 20. 28), comme aussi la gloire de Son peuple Israël dans le règne de mille ans. L’Assemblée, qui n’est pas annoncée par les prophètes de l’Ancien Testament, est « le mystère caché de tout temps en Dieu ». Elle est aussi : « le mystère du Christ », un mystère « révélé à ses saints apôtres et prophètes par l’Esprit » et donné à connaître à l’apôtre Paul (voir Éph. 3. 2 à 10). Christ est le roc de fondement de cette Assemblée (Mat. 16. 18). Bientôt Il se la présentera comme Son épouse ; il en est aussi la tête : « chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » (Éph. 1. 22).
Un jour, le peuple d’Israël sera restauré et introduit dans le règne. Zacharie prophétise sur le Messie à venir. Là aussi Christ est présenté comme le fondement : « Car voici, la pierre que j’ai placée devant Joshua ; sur cette seule pierre, il y aura sept yeux ; voici, j’en graverai la gravure, dit l’Éternel des armées ; et j’ôterai l’iniquité de ce pays en un seul jour » (Zach. 3. 9 ; voir en plus : Apoc. 4. 2 à 5). L’Esprit de Christ en parle aussi comme de « la pierre du faîte » que Dieu fera sortir « avec des acclamations : Grâce, grâce sur elle ! » (Zach 4. 7). Notre Seigneur Jésus est « le premier et le dernier, et le vivant ». Il a été mort et voici qu’il nous dit : « je suis vivant aux siècles des siècles » (Apoc. 1. 18). Celui qui se confie en Lui, « pierre vivante, … précieuse auprès de Dieu », et « qui croit en elle ne sera point confus » (És. 28. 16). Gloire à Son nom !