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CORONA 85

Parmi les choses précieuses (3)

 

Le prix de nos âmes : le sang précieux de Christ

Dans le précédent message, nous avons vu que l’épreuve de notre foi est, pour Dieu, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt (1 Pier. 1. 7). Dieu est glorifié par Ses enfants quand ils traversent en vainqueurs les épreuves. Tout ce que Job possédait fut livré à Satan, et malgré cela, il resta ferme dans sa foi. Satan s’était opposé à Dieu à l’égard de Job comme il le fait encore aujourd’hui, en accusant « nos frères, devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc. 12. 10). Concernant Job, l’Éternel avait dit à Satan : «Voici, tout ce qu’il a est en ta main, seulement tu n’étendras pas ta main sur lui » (Job 1. 12). Job fut éprouvé au-delà de ce que nous pourrions penser être supportable mais « en tout cela Job ne pécha pas, et n’attribua rien à Dieu qui fût inconvenable » (1. 22). Au terme de cette intense épreuve, l’Éternel dit à Éliphaz, le Thémanite : « Ma colère s’est enflammée contre toi et contre tes deux compagnons, car vous n’avez pas parlé de moi comme il convient, comme mon serviteur Job » (42. 7). Qu’il est donc précieux de lire ce que l’apôtre Jacques, sous la conduite de l’Esprit Saint, a écrit : « Voici, nous disons bienheureux ceux qui endurent l’épreuve avec patience. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin accordée par le Seigneur, – que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).
Job appartenait à Dieu, et Satan ne pouvait, en aucun cas, l’arracher de Sa main ! Notre Seigneur Jésus a proclamé avec force devant les pharisiens : « Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ; moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père ». – « Moi, je suis le bon berger, … et je laisse ma vie pour les brebis ». (Jean 10. 27 à 29 et v. 15). Tel est le prix de notre âme : la vie de notre grand Berger, et pour Dieu, le don du Fils unique.
Dix-neuf siècles avant l’entrée de notre Seigneur dans Son ministère public, une image impressionnante était donnée : « Et il arriva,… que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham ! Et il dit : Me voici. Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai » (Gen. 22. 2). C’est en cette même montagne, qu’une croix, un jour, fut dressée pour y crucifier Jésus, notre Sauveur ! Les descendants d’Adam, et nous en faisons partie, ont « tous péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu (ou en sont privés) », mais s’ils se reconnaissent pécheurs, ils sont « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3. 23 à 25).
Le salut de nos âmes dépend entièrement de Dieu ! N’est-il pas écrit : « Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon, car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais » ? (Ps. 49. 7 et 8).
Une telle constatation étant faite, il ne reste à l’homme qu’une seule chose à faire : accepter le verdict de Dieu et se tourner vers le Sauveur, pour Le suivre. C’est ce que l’apôtre Pierre doit transmettre comme message : « C’est pourquoi, ayant ceint les reins de votre entendement, étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ. Comme des enfants d’obéissance, ne vous conformez pas à vos convoitises d’autrefois quand vous étiez dans l’ignorance ; mais, comme celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, parce qu’il est écrit : « Soyez saints, car moi je suis saint » (Lév. 19. 2). Et si vous invoquez comme Père celui qui, sans acception de personnes (partialité), juge selon l’œuvre de chacun, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre séjour sur la terre, sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite qui vous avait été enseignée par vos pères – non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire » (1 Pier. 1. 13 à 21).
De ce dernier texte découle : 1) d’où nous sommes tirés ; 2) le moyen par lequel nous sommes sauvés ; 3) la conduite du croyant ; 4) le terme de la course, qui est lié à la « révélation de Jésus Christ ».
1) Dieu nous tire hors du monde et de ces « convoitises » en lesquelles nous avons marché pendant notre « ignorance » (v. 14). Ce thème est démontré aussi par Paul quand il écrit aux Éphésiens : « vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés (vous y avez marché autrefois, selon la façon de vivre de ce monde, selon le chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance ;… accomplissant les volontés de la chair et des pensées :… par nature des enfants de colère, comme aussi les autres) » (Éph. 2. 1 à 3).
2) « Rachetés… par le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19). Aucun or, aucun argent ne pouvait satisfaire la justice de Dieu au sujet de nos péchés ; apporter quoi que ce soit, serait vouloir accéder à Dieu par nos œuvres. Malheureusement, d’innombrables foules, trompées par Satan, font beaucoup de sacrifices, sous diverses formes, espérant un meilleur avenir après leur mort. Le prix payé pour sauver notre âme a été le sang précieux de Christ versé à Golgotha !
3) Le croyant est appelé à marcher dans la sainteté pratique : « soyez saints dans toute votre conduite ». Une grande différence existe entre l’ancienne façon de vivre et celle de faire la volonté de Dieu en marchant « comme des enfants d’obéissance ». Nous avons « un modèle », Christ, qui nous demande de suivre « ses traces ». Lorsque nous paraîtrons devant Dieu, Il jugera « selon l’œuvre de chacun », non pour le salut, qui est acquis, mais pour les récompenses (Luc 19. 15 à 26), et « une entrée dans le royaume éternel… richement donnée » (2 Pier. 1. 11).
4) Le terme de la course : « Espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus Christ ». Christ a « été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père » (Rom. 6. 4) ; « Christ est assis à la droite de Dieu » (Col. 3. 1) ; Dieu « lui a donné la gloire » (1 Pier. 1. 21). Bientôt Il se lèvera pour venir à notre rencontre et nous prendre auprès de Lui. Ensuite, il apparaîtra dans Sa gloire, et nous avec lui ! Chère espérance, grande consolation !