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CORONA 76

Au sujet du millénium

 

Pour donner suite à une requête nous demandant de parler du millénium, nous devrons prendre le temps de mettre en perspective le siècle actuel et le siècle à venir. Nous le ferons sur deux ou trois parutions.
Le siècle actuel est présenté comme « le présent siècle mauvais » (Gal. 1. 4), dont « les jours sont mauvais » (Éph. 5. 16). Ce siècle, n’exprime pas cent ans comme sur notre calendrier, mais un espace de temps sur le calendrier de Dieu, car « un jour est devant le Seigneur comme mille ans, et mille ans comme un jour » (2 Pier. 3. 8). Il prendra fin par la destruction de la Babylone spirituelle (Apoc. 17 et 18), par le jugement de la bête et du faux prophète (Apoc. 19. 20).
Le siècle à venir est caractérisé par le repos pour Israël, les nations et la terre. Dans le présent siècle, Dieu retire, d’entre les nations, « un peuple pour son nom » (Act. 15. 14) ; c’est l’Église. Dans le siècle à venir, l’Église sera dans le ciel, unie à Christ, « femme de l’Agneau » (Apoc. 19. 9 et 21. 9).
Précisons que nous sommes présentement dans la dispensation de la grâce. Cette « grâce de Dieu qui apporte le salut », elle « est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement » (Tite 2. 11-12).
Le siècle caractérisé par la loi et les prophètes se termina par la mort et la résurrection de notre Seigneur. À la Pentecôte, le Saint Esprit est descendu du ciel pour unir, en un seul corps, « ceux qui devaient être sauvés » (Act. 2. 47 ; 10. 44 à 46). Ils sont tirés hors du judaïsme pour les Juifs ou de l’idolâtrie pour les gens des nations.
La nation d’Israël a rejeté le Seigneur, son Messie ! C’est leur chute ! Mais, « par leur chute, le salut parvient aux nations… Or, si leur chute est la richesse du monde, et leur amoindrissement, la richesse des nations, (une richesse spirituelle) combien plus le sera leur plénitude ! … Car si leur mise à l’écart est la réconciliation du monde, que sera leur réception, sinon la vie d’entre les morts » (voir : Rom. 11. 11 à 15). Ce dernier passage cité, démontre que la mise à l’écart de la nation d’Israël l’est pour un temps, et que cette mise à l’écart a été, et est encore aujourd’hui, la bénédiction des nations en ce qu’elles peuvent recevoir l’Évangile.
Voilà bientôt deux mille ans que le Seigneur bâtit « son assemblée » (Mat. 16. 18) ; le jour approche en lequel il la prendra auprès de Lui (Jean 14. 3 ; 1 Thess. 4. 17). Il se la présentera « à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable…, sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27).
L’apôtre Paul, conduit par l’Esprit Saint, écrit aux croyants de Rome : « … je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère… : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude (totalité) des nations soit entrée » (Rom. 11. 25). Ce passage montre que, lorsque le Seigneur aura complété son Église (son Assemblée), et qu’il l’aura introduite dans Sa gloire, Il rétablira Sa relation avec Israël ; d’où les mots : endurcissement partiel et plénitude.
Premièrement, Dieu agira en jugement envers le peuple d’Israël : « Et il arrivera dans tout le pays, dit l’Éternel, que deux parties y seront retranchées et expireront ; mais un tiers y demeurera de reste. Et le tiers, je l’amènerai dans le feu, et je les affinerai comme on affine l’argent, et je les éprouverai comme on éprouve l’or. Ils invoqueront mon nom, et moi, je leur répondrai ; je dirai : C’est ici mon peuple ; et lui, dira : L’Éternel est mon Dieu » (Zach. 13. 8 et 9). Nous savons que, au travers de la grande tribulation, Dieu sauvera, par l’évangile du royaume, un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants d’entre les Juifs et d’entre les nations (Lire : Mat. 24. 14 ; Apoc. 10. 8 à 11 ; Apoc. 11. 3 ; Apoc. 7).
Secondement, Dieu agira en justice : « Et il arrivera, après cela, que je répandrai mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront… et aussi sur les serviteurs et sur les servantes, en ces jours-là, je répandrai mon Esprit. — le soleil sera changé en ténèbres… avant que vienne le grand et terrible jour de l’Éternel. Et il arrivera que, quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé. Car sur la montagne de Sion il y aura délivrance, et à Jérusalem, comme l’Éternel l’a dit, et pour les réchappés que l’Éternel appellera » (Joël 2. 28 à 32). Oui ! Dieu les sauvera et montrera Sa justice en « justifiant celui qui est de la foi de Jésus » (Rom. 3. 26 et 30).
En parlant à l’avance de Christ, Ésaïe a écrit : « À l’accroissement de son empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l’établir et le soutenir en jugement et en justice, dès maintenant et à toujours. La jalousie de l’Éternel des armées fera cela » (És. 9. 7). Nous savons aussi que Satan, à la fin de la grande tribulation, sera lié et enfermé dans l’abîme pour mille ans (Apoc. 20. 2). Il n’aura plus d’influence sur les hommes.
Troisièmement, Dieu agira en grâce : « Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, et criez-lui que son temps de détresse est accompli, que son iniquité est acquittée » (És. 40. 1 et 2). « Car l’Éternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre ; et l’étranger se joindra à eux, et sera ajouté à la maison de Jacob » (És. 14. 1).
– « Exulte, et réjouis-toi, fille de Sion ! car voici, je viens et je demeurerai au milieu de toi, dit l’Éternel. Et beaucoup de nations se joindront à l’Éternel en ce jour-là, et elles me seront pour peuple, et je demeurerai au milieu de toi ; et tu sauras que l’Éternel des armées m’a envoyé à toi. Et l’Éternel possédera Juda comme sa part sur la terre sainte, et il choisira encore Jérusalem » (Zach. 2. 10 à 12). Jérusalem sera reconnue par le monde entier : « Et les fils de tes oppresseurs viendront se courber devant toi, et tous ceux qui t’ont méprisée se prosterneront à la plante de tes pieds, et t’appelleront la ville de l’Éternel » (És. 60. 14). L’influence d’Israël s’étendra au monde entier : « Dorénavant Jacob prendra racine, Israël fleurira et poussera, et remplira de fruits la face du monde » (És. 27. 6). Quelle perspective ! Aujourd’hui, l’Église attend son Époux, ce moment est pour tout croyant : « la bienheureuse espérance » (Tite 2. 13). Dans un prochain message, Dieu voulant, nous continuerons ce sujet.