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CORONA 75

Un trésor au milieu des Psaumes 68 et 118

 

Ces deux psaumes possèdent l’un et l’autre un passage clé, un trésor particulier, et ce trésor apparaît au milieu de la description des bontés de l’Éternel et de Ses voies en jugement envers Son peuple Israël. Le psaume 68 décrit ce que l’Éternel a fait pour Son peuple en le sortant de l’esclavage de l’Égypte : « Ô Dieu ! quand tu sortis devant ton peuple » (v. 7) et en le conduisant pour prendre possession du pays promis : « Quand le Tout-puissant y dispersa des rois » (v. 14).
Au cœur de ce psaume, nous trouvons la montagne de Dieu, celle qu’il a désirée pour y habiter. « Oui, l’Éternel y demeurera pour toujours » (v. 16). Pour que cela devienne une réalité, pour que Jérusalem soit restaurée, il fallait la mort de Christ, Sa résurrection et Sa glorification. « Tu es monté en haut, tu as emmené captive la captivité ; tu as reçu des dons dans l’homme, et même pour les rebelles, afin que Jah, Dieu, ait une demeure » (v. 18).
Lorsque ce passage est cité par l’apôtre Paul écrivant aux Éphésiens, il établit clairement que les dons spirituels donnés à l’Église (ou l’Assemblée) ont leur source en un Christ glorifié, mais la deuxième partie du passage n’est pas citée, comme nous lisons seulement : « C’est pourquoi il dit : – « Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a fait des dons aux hommes » (Éph. 4. 8). Nous savons, en examinant les Écritures, que l’Église n’apparaît dans aucune des prophéties de l’Ancien Testament. Elle est présentée par Paul comme « le mystère tenu caché dès les siècles et dès les générations » (Col. 1. 26 ; Éph. 3. 9). Ce qui revient à dire que les rebelles mentionnés au verset 18 sont ceux qui reviendront de cœur à l’Éternel après l’enlèvement de l’Église, en lesquels l’Esprit Saint agira quand Dieu répandra sur eux : « un esprit de grâce et de supplications » ; et quand « ils regarderont vers moi, celui qu’ils auront percé » (Zach. 12. 10) ; « ils regarderont vers celui qu’ils ont percé » (Jean 19. 37).
Il faut rappeler que le Seigneur, « étant monté en haut », a donné des dons à « l’assemblée qui est son corps » (Éph. 1. 23). Si les apôtres et les prophètes en ont posé le fondement (Éph. 2. 20 ; 1 Cor. 3. 10), si leur ministère subsiste par les épîtres du Nouveau Testament, les dons d’évangéliste, de pasteur et de docteur, existeront jusqu’à l’enlèvement. Présentement, Dieu habite par son Esprit dans les croyants « nés de nouveau », Il habite aussi dans l’Église (1 Cor. 6. 19). Dès que l’Église sera recueillie dans la gloire, le Seigneur fera aussi Sa demeure dans le cœur des « rebelles » car il est ainsi écrit : « je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai au-dedans de vous un esprit nouveau » (Éz. 36. 26) ; et « j’ôterai l’iniquité de ce pays en un seul jour » (Zach. 3. 9). Le psaume 68 continue avec la restauration d’Israël, Son peuple : « Le Seigneur a dit : Je ramènerai les miens de Basan, je les ramènerai des profondeurs de la mer » (v. 22) ; ce qui peut signifier : du milieu des nations. Ils diront, en connaissance de cause : « Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble de ses dons, le Dieu qui nous sauve » (v. 19). La louange suit toujours la délivrance, et cette louange émanera aussi des nations : « Royaumes de la terre, chantez à Dieu, chantez les louanges du Seigneur » ( 32). Dans les cieux et sur la terre, la louange sera universelle !…
Le psaume 118 commence par la recommandation au peuple d’Israël et à la maison d’Aaron de célébrer l’Éternel parce qu’ils ont été délivrés ; dans la détresse ils l’ont invoqué et Il leur a répondu (v. 5). Ils sont conscients qu’ils étaient en danger de mort et le fidèle dit : « l’Éternel m’a été en secours. Jah a été ma force et mon cantique, et il a été mon salut » (v.13 et 14). « Je ne mourrai pas, mais je vivrai, et je raconterai les œuvres de Jah » (v. 17). La conscience que le Seigneur a usé d’une discipline évidente, mais calculée, est bien présente : « Jah m’a sévèrement châtié, mais il ne m’a pas livré à la mort » (v. 18).
« Ouvrez-moi les portes de la justice ; j’y entrerai, je célébrerai Jah. C’est ici la porte de l’Éternel, les justes y entreront. Je te célébrerai, car tu m’as répondu, et tu as été mon salut » (v. 19 à 21). Qu’il est bon de prendre conscience que le pécheur repentant est justifié gratuitement par la grâce de Dieu, « par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3. 24 et 25). Les enfants de Dieu sont revêtus de la robe de la justice, des vêtements du salut (És. 61. 10), et c’est un grand sujet de joie ! Ceux qui croiront, après l’enlèvement de l’Église, entreront dans le millénium en vertu du sang de Christ : « ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » (Apoc. 7. 14).
Quand l’apôtre Pierre écrit sur la vocation des croyants, il reprend le passage clé du psaume 118 : « La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle. Ceci a été de par l’Éternel : c’est une chose merveilleuse devant nos yeux. C’est ici le jour que l’Éternel a fait ; égayons-nous et réjouissons-nous en lui ! » (Ps. 118. 22). Ésaïe en avait déjà parlé : « C’est pourquoi ainsi dit le Seigneur, l’Éternel : Voici, je pose comme fondement, en Sion, une pierre, une pierre éprouvée, une précieuse pierre de coin, un sûr fondement : celui qui se fie à elle ne se hâtera pas » (És. 28. 16).
Le fondement de l’Église est Jésus Christ (1 Cor. 3. 11), la « précieuse pierre » sur laquelle repose « une sainte sacrificature » ; cette « maison spirituelle », est une « pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse auprès de Dieu », fondée sur Jésus Christ ! Nous aussi, comme des pierres vivantes, sommes « édifiés en une maison spirituelle,… pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). Confronté par des hommes religieux, notre Seigneur Jésus leur dit : « N’avez-vous jamais lu dans les Écritures : « La pierre que ceux qui bâtissaient ont rejetée, c’est elle qui est devenue la pierre maîtresse de l’angle ; elle est de la part du Seigneur, elle est merveilleuse devant nos yeux » ? (Mat. 21. 42).
En attendant d’adorer notre Seigneur dans le ciel, les croyants, nés « de Dieu » (Jean 1. 13), ont un précieux service d’adorateurs sur la terre. Ils l’exercent dans leur quotidien, ou lorsqu’ils sont assemblés « pour rompre le pain » en mémoire de Lui. Il est le fondement de l’Église qui sera la nouvelle Jérusalem, « l’épouse, la femme de l’Agneau » (Apoc. 21. 9). Il sera la fondation de la Jérusalem terrestre, vers laquelle toutes les nations, dans le millénium, monteront d’année en année pour louer le Seigneur et « célébrer la fête des tabernacles ». (Ps. 87. 1 ; Zach. 14. 16).