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CORONA 72

Psaume 69

 

Ce psaume du roi David montre les souffrances qu’il a endurées en étant haï par son beau-père et poursuivi « comme une perdrix dans les montagnes » (1 Sam. 26. 20). Nous pouvons aussi nous représenter la douleur de ce roi d’Israël quand, vieilli et fatigué, il est obligé de quitter Jérusalem sous la menace de son fils Absalom et de ceux qui conspiraient avec lui (2 Sam. 15). Nous voyons un peu cela dans le verset 4 du psaume 69 : « Ceux qui me haïssent sans cause sont plus nombreux que les cheveux de ma tête ; ceux qui voudraient me perdre, qui sont à tort mes ennemis, sont puissants ». En approfondissant notre méditation, nous comprenons que David a écrit sur un plus grand que lui. L’Esprit de Christ dirigeant sa plume a annoncé, mille ans à l’avance, ce que notre Seigneur a enduré de la part des hommes qu’Il venait sauver. Si plusieurs versets trouvent leur réalisation lors de la crucifixion du Seigneur Jésus, d’autres versets décrivent les souffrances qui seront la part des fidèles persécutés à la suite de leur Maître, plus particulièrement sous la main de l’Antichrist pendant la grande tribulation.
David avait enduré la poursuite constante de Saül au début de sa vie publique – et, à la fin de ses jours, l’exil à cause de son fils. Les fidèles de tous les temps ont connu les mêmes douleurs qui sont engendrées par le péché. De Caïn à l’Antichrist, d’Abel aux deux témoins qui seront mis à mort à Jérusalem « la grande ville, … là où leur Seigneur a été crucifié » (Apoc. 11. 8), le meurtre a existé et existera. Avant de quitter Ses disciples, qui L’avaient aimé et suivi, Jésus s’adresse à eux : « Souvenez-vous de la parole que moi je vous ai dite : L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15. 20).
Jérémie, quatre siècles après David et six siècles avant notre Seigneur Jésus, a certainement dû dire : « Je suis enfoncé dans une boue profonde » (Ps. 69. 2) : des hommes violents l’avaient pris et jeté dans une fosse qui était dans la cour de la prison ; « et Jérémie enfonça dans la boue » (Jér. 38. 6). Notre Seigneur Jésus-Christ, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29) a été confronté à la boue des ténèbres morales, dans laquelle étaient plongés les hommes à cause du péché. Aujourd’hui, le croyant sait que ses péchés sont ôtés parce que le sang de Jésus a été versé à Golgotha. Un jour, selon les Écritures, le péché disparaîtra. En effet, « les cieux passeront avec un bruit strident, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » (2 Pier. 3. 10). Dans le nouveau ciel et la nouvelle terre, la mort, conséquence du péché, ne sera plus. La justice habitera la nouvelle terre et Dieu habitera avec les hommes (voir : 2 Pier. 3. 13 ; Apoc. 21. 1 à 5).
Le verset 26 est la clé pour désigner le psaume 69 comme l’un de ceux qui nous présentent le Messie, un Messie souffrant et humilié : « Car ils persécutent celui que toi tu as frappé ». Le prophète Ésaïe a utilisé les mêmes expressions : « nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités, le châtiment de notre paix a été sur lui » (És. 53. 4 et 5).
Comme notre Seigneur a connu le rejet : « Il vint chez lui ; et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1. 11). Le psaume 69 dit : « Je suis devenu un étranger à mes frères, et un inconnu aux fils de ma mère » (v. 8) ; l’évangile précise : « ses frères non plus ne croyaient pas en lui » (Jean 7. 5).
La prophétie annonce : « Le zèle de ta maison m’a dévoré, et les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi » (Ps. 69. 9) ; de Jésus, les Juifs disaient : « Il a un démon, et il est fou ; pourquoi l’écoutez-vous ? » (Jean 10. 20). Le verset 6 du psaume 69 nous montre le Seigneur entrant en compassion avec tous ceux qui le recherchent : « Que ceux qui s’attendent à toi ne soient pas rendus honteux à cause de moi, Seigneur, Éternel des armées ! Que ceux qui te cherchent ne soient pas rendus confus à cause de moi, ô Dieu d’Israël ! ». Comme Fils de l’homme, Jésus reçoit l’exaucement de cette prière, par la résurrection : Jésus vint, et se tint au milieu des Siens « Il leur dit : Paix à vous ! Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 19 et 20).
Le psaume continue : « Toi, tu connais mon opprobre, et ma honte, et ma confusion : tous mes adversaires sont devant toi. L’opprobre m’a brisé le cœur, et je suis accablé ; et j’ai attendu que quelqu’un eût compassion de moi, mais il n’y a eu personne, … et des consolateurs, mais je n’en ai pas trouvé. Ils ont mis du fiel dans ma nourriture, et, dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre » (Ps. 69. 19 à 21). Lorsque les soldats sont venus pour saisir Jésus, au sortir du jardin de Gethsémané, il est dit de Ses disciples : « tous l’abandonnèrent et s’enfuirent » (Marc 14. 50). – « Près de la croix de Jésus » seules trois femmes et le disciple que Jésus aimait sont présents. Le monde religieux était venu voir cette scène de supplice et de honte, des soldats aussi, certainement en grand nombre ; l’homme naturel aime à se nourrir de l’horreur, mais où étaient passés ceux qui auraient dû consoler le Messie rejeté et souffrant ? – « Ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel » ; « l’un d’entre eux courut, prit une éponge, la remplit de vinaigre, la mit au bout d’un roseau et lui donna à boire » (Mat. 27. 34 et 48). Comme Jésus a souffert ! Mais les coups reçus par les hommes ne peuvent se comparer avec l’abandon de Dieu que le Sauveur a connu à cause de nos péchés qu’il avait pris sur Lui : « mes fautes ne te sont pas cachées » ; « Il a porté le péché de plusieurs » (Ps. 69. 5 ; És. 53. 12) et pourtant Jésus était, est, et sera éternellement sans péché.
La réponse de Dieu est magnifique : non seulement Jésus sort de la mort pour être « couronné de gloire et d’honneur » mais Il délivre tous ceux qui ont cru et croiront en Lui (Héb. 2. 9, 14 et 15). Il les amène dans la sphère de la louange, Il en fait des adorateurs unis à Lui : « Je louerai le nom de Dieu dans un cantique, et je le magnifierai par ma louange ; et cela plaira plus à l’Éternel qu’un taureau, un bœuf qui a des cornes et l’ongle divisé. Les débonnaires le verront, ils se réjouiront ; vous qui cherchez Dieu, votre cœur vivra » (Ps. 69. 30 à 32). Et la louange devient universelle : « les cieux et la terre le loueront, les mers et tout ce qui se meut en elles » (v. 34). Oui ! « Nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 11).