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CORONA 68

Psaume 16

 

Dans Actes, ch. 2. 25 à 28 et 13. 35, nous voyons les apôtres, Pierre et Paul, citer ce psaume ; nous découvrons qu’il parle essentiellement de l’Homme Christ Jésus. Bien qu’Il soit Dieu, lI a pris un corps d’homme ; « le mystère de la piété est grand : — Dieu a été manifesté en chair (ou, dans un corps d’homme) » (1 Tim. 3. 16). Et comme Homme parfait, Il est notre modèle. Les versets 1 et 8 montrent Sa dépendance de Dieu : « Garde-moi… Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » ; et Sa confiance : « Je me confie en toi… parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé ». Lisons ce psaume messianique :
« Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi. Tu as dit à l’Éternel : Tu es le Seigneur, ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi. Tu as dit aux saints qui sont sur la terre, et aux excellents : En eux sont toutes mes délices. Les misères de ceux qui courent après un autre seront multipliées : je ne répandrai pas leurs libations de sang, et je ne prendrai pas leurs noms sur mes lèvres. L’Éternel est la portion de mon héritage et de ma coupe ; tu maintiens mon lot. Les cordeaux sont tombés pour moi en des lieux agréables ; oui, un bel héritage m’est échu. Je bénirai l’Éternel qui me donne conseil ; durant les nuits même mes reins m’enseignent. Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé. C’est pourquoi mon cœur se réjouit, et mon âme s’égaie ; même ma chair reposera en assurance. Car tu n’abandonneras pas mon âme au shéol, tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption. Tu me feras connaître le chemin de la vie ; ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ».
Le verset 2 montre l’abaissement du Seigneur : « Tu as dit à l’Éternel : Tu es le Seigneur » ; Jésus se place dans la position du fidèle repentant, bien qu’Il n’ait pas besoin de repentance. C’est dans cette perspective que, lorsqu’Il entre dans les eaux du Jourdain, Il dit à Jean qui ne voulait pas Le baptiser : « Laisse faire maintenant, car ainsi il nous est convenable d’accomplir toute justice » (Matt. 3. 15). Sur la terre Jésus était « le serviteur de l’Éternel » tenu par la main et gardé (És. 42. 1 et 6), et comme tel, Il dit à Ses disciples : « Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8. 29). Comme homme, la bonté du Serviteur ne s’élève pas jusqu’à son Maître qu’il reconnaît comme Seigneur : « ma bonté ne s’élève pas jusqu’à toi ». Jésus a répondu à un homme riche qui l’interpellait pour savoir comment faire pour hériter de la vie éternelle : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sinon un seul : Dieu » (Marc 10. 18). Il était venu « pour servir et pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre » (Marc 10. 45).
Le v. 3 exprime la joie que Jésus trouvait dans les croyants : « En eux sont toutes mes délices ». Comme David dans la caverne d’Adullam, recevant l’eau du puits de Bethléhem, puisée et rapportée au péril de la vie de trois de ses hommes forts, Jésus apprécia hautement le « nard pur et de grand prix » qui fut répandu sur Son corps par Marie, qui anticipait Sa mort (2 Sam. 23. 16 ; Jean 12. 3 à 7). En Proverbes 8. 30 notre Seigneur, présenté comme la sagesse, était les délices du Père, « toujours en joie devant lui », se « réjouissant en la partie habitable de sa terre, et (ses) délices étaient dans les fils des hommes ». Combien il est précieux de savoir que « les fils des hommes », tombés dans le piège de Satan, séparés éternellement du Dieu Saint, sont ramenés à Lui par la mort de Jésus, s’ils le veulent bien. Glorifier le Père et nous amener à Lui sont deux des mobiles qui ont amené notre Sauveur sur le bois maudit, Lui, qui « à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte » (Jean 17. 4 ; Héb. 2. 2).
Le verset 4 fait référence à un autre et cet autre est celui qui s’oppose à Christ. Le Seigneur en parle aux Juifs qui le persécutaient, en leur disant : « Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez » (Jean 5. 16 et 43 ; voir aussi 2 Thess. 2. 3 et 4). Cet autre est l’Antichrist, manipulé par Satan, qui fera que « les misères de ceux qui courent après » lui seront multipliées. Déjà aux jours de l’apôtre Jean, « il y a plusieurs antichrists… ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n’étaient pas des nôtres » (1 Jean 2. 18). Aujourd’hui plus que jamais, cet esprit mauvais agit dans ce monde. Notre Seigneur est à la veille de nous enlever vers Son trône, et ensuite « l’homme de péché, le fils de perdition, l’inique » (2 Thess 2. 3 et 8) sera révélé ; c’est cet autre que ceux qui ont rejeté Christ suivront pour leur malheur éternel.
Les versets 5 et 6 montrent la part des fidèles : le Seigneur est leur héritage ! Jamais cela ne leur sera enlevé : « tu maintiens mon lot, …oui, un bel héritage m’est échu ». Quel bonheur d’être des enfants de Dieu, « héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ », «d’un héritage incorruptible, sans souillure, inaltérable, conservé dans les cieux » (Rom. 8. 17 ; 1 Pier. 1. 4) ! Nous entrerons dans le ciel pour partager la gloire du Fils de l’Homme glorifié, et les fidèles d’Israël et des nations, qui auront survécu à la grande tribulation, hériteront de la bénédiction terrestre, avec des cœurs nouveaux sur une terre renouvelée. Les versets 8 à 11 nous décrivent tout ce qu’a été notre Seigneur dans ce monde : en communion constante avec son Père ; « toujours… devant moi » et « à ma droite » (v. 8). Il Se réjouissait et S’égayait dans cette communion au milieu d’un peuple rebelle qui allait Le mettre à mort. Malgré les circonstances, connaissant tout à l’avance comme étant Dieu, mais étant soumis à la souffrance comme homme, Il avait devant Lui la résurrection, « ce chemin de la vie ». En attendant Il faisait Ses délices du Père : « ta face est un rassasiement de joie » (v. 11). Au-delà de la résurrection, « dans le ciel », « il y a des plaisirs à ta droite pour toujours ». (v. 11 ; Héb. 9. 24). « L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égayera en toi avec chant de triomphe » (Soph. 3. 17). En suivant le chemin qu’Il nous a tracé, réjouissons-nous en Lui !