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CORONA 67

 Psaume 8

 

« Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux !
Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as fondé ta force (ta louange), à cause de tes adversaires, afin de réduire au silence l’ennemi et le vengeur.
Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées :
Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ?
Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur ;
Tu l’as fait dominer sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds :
Les brebis et les bœufs, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs,
L’oiseau des cieux, et les poissons de la mer, ce qui passe par les sentiers des mers.
Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! »

Ce psaume messianique de neuf versets exprime une communion entre les fidèles et l’Éternel. Ce sera aussi la part du résidu d’Israël que Dieu suscitera au « temps de la fin », expression utilisée à cinq reprises dans le livre du prophète Daniel. Le psalmiste inspiré commence et termine le psaume par la louange. Cette louange anticipe le règne millénaire : « ton nom est magnifique par toute la terre » (v. 1 et 9). Présentement, « la création…, assujettie à la vanité… soupire et est en travail » (Rom. 8. 19 à 22) ; elle attend la révélation des fils de Dieu, c’est-à-dire : Christ accompagné des siens (voir : Zach. 14. 5 ; 2 Thess. 1. 10). Alors seulement « la terre sera pleine de la connaissance de l’Éternel, comme les eaux couvrent le fond de la mer » (És. 11. 9). Oui, son nom sera vraiment grand et magnifique par toute la terre !

En face du tabernacle dans le désert et du temple à Jérusalem, Moïse et Salomon rendent témoignage à la grandeur de Dieu : « Voici, à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux, et les cieux des cieux, la terre et tout ce qui est en elle » (Deut. 10. 14). « Mais Dieu habitera-t-il vraiment sur la terre ? Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie ! » (1 Rois 8. 27). David, le doux psalmiste d’Israël, chantait : « tu as mis ta majesté au-dessus des cieux ! ». Le prophète Ésaïe a vu « le Seigneur assis sur un trône haut et élevé » (És. 6. 1) et l’apôtre inspiré a écrit : « … le Fils… s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 3). La foi seule peut discerner la grandeur de Dieu ! Pour cela il faut être en relation avec notre Dieu Créateur et Sauveur ; de même, « si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu ; … si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3. 3 à 5).
Le verset 2 du psaume 8 nous montre que le Seigneur va être glorifié par la bouche des petits enfants. Lorsque Jésus approchait de Jérusalem, monté sur un ânon, « toute la multitude des disciples, remplie de joie, se mit à louer Dieu à haute voix pour tous les miracles qu’ils avaient vus » (Luc 19. 37). Aux pharisiens qui le rejetaient et se croyaient supérieurs aux disciples, Jésus leur dit : « Je vous dis que si eux se taisent, les pierres crieront » (v. 40). Ainsi « Dieu a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes » (1 Cor. 1. 27).
En contemplant la voûte étoilée, nous nous rendons compte de la grandeur de Dieu et nous répétons avec le psalmiste : « Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui » et : « célébrez l’Éternel qui, dans notre bas état, s’est souvenu de nous, car sa bonté demeure à toujours » (Ps. 136. 23). Dans son amour, Dieu a envoyé Son Fils dans le monde, « afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 17). À plusieurs reprises, Jésus se nomme : « le fils de l’homme », alors le psaume continue : « … et le fils de l’homme, que tu le visites ». Ce Fils est notre Seigneur qui est entré dans la mort pour quiconque croit et que Dieu a ressuscité « d’entre les morts » pour notre justification (Rom. 4. 25). C’est en ce sens qu’il a été visité : « le Dieu de paix… a ramené d’entre les morts le grand Pasteur des brebis » (Héb. 13. 20).
Par la foi, les croyants voient Jésus « qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la souffrance de la mort, couronné de gloire et d’honneur » (Ps. 8. 5 ; Héb. 2. 9). « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés…, nous a vivifiés ensemble avec le Christ, … nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (Éph. 2. 4 à 6). La glorieuse position que Jésus occupe dans le ciel est aussi celle des croyants de la dispensation de la grâce. Ils sont : « l’assemblée de Dieu, qu’il a acquise par le sang de son propre Fils » (Act. 20. 28). Aujourd’hui, elle est sur la terre, et demain, dans la gloire du ciel, elle paraîtra comme épouse de Christ ; quelle vision !

En résumé, le psaume 8 présente Christ :
Dans le passé comme Créateur : « les cieux sont l’ouvrage de tes doigts » (v. 3). « C’est par lui que tout a été créé, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, … tout a été créé par lui et pour lui » (Col. 1. 16).
Dans Son abaissement : « Tu l’as fait de peu inférieur aux anges » (v. 5). « Étant trouvé quand à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8).
Dans le présent : « couronné de gloire et d’honneur » (v. 5).
Dans l’avenir : « tu as mis toutes choses sous ses pieds » (v. 6). « Et il dominera d’une mer à l’autre mer, et depuis le fleuve jusqu’aux bouts de la terre » (Ps. 72. 8). « Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! »