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CORONA 66
Le psaume 2

 

Les psaumes messianiques – ou : qui parlent du Messie, font connaître Celui par qui tout fut créé et qui s’abaisserait en prenant un corps d’homme. Dans ces psaumes, l’Esprit Saint, appelé aussi l’Esprit de Christ, Le présente comme le Fils, l’Oint ou le Roi. Ils expriment Sa place au-dessus des anges, Son abaissement, Ses souffrances « et les gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11). Rejeté par les hommes qu’Il venait délivrer, Il endura la croix, sous le jugement de Dieu, pour sauver de la mort éternelle tous ceux qui avaient placé leur espérance en Lui et quiconque croirait en Lui. Jésus ressuscité, apparaissant à Ses disciples, leur dit : « Telles sont les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous : il fallait que soit accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes » (Luc 24. 44 et 45). Le Seigneur Jésus n’est pas physiquement avec nous mais, comme promis, « le Consolateur, l’Esprit Saint », que le Père a envoyé en Son nom, Lui, nous enseigne toutes choses. Il glorifie le Seigneur et prend de ce qui est à Lui pour nous l’annoncer (voir Jean 14. 26 ; 16. 14). Les apôtres ont « complété la parole de Dieu » (Col. 1. 25) et l’Esprit Saint, selon la place que nous Lui laissons dans notre cœur, l’applique à nos consciences et à nos cœurs pour notre joie.
Le psaume 2 débute par une déclaration impressionnante : « Pourquoi s’agitent les nations, et les peuples méditent-ils la vanité ? Les rois de la terre se lèvent, et les princes consultent ensemble contre l’Éternel et contre son Oint » (v. 1 et 2). Nous retrouvons ce texte dans la bouche des apôtres lorsque Pierre et Jean furent relâchés par les chefs du peuple : « Les rois de la terre se sont trouvés là et les chefs se sont assemblés, contre le Seigneur et contre son Christ. Oui en vérité, se sont assemblés dans cette ville, contre ton saint serviteur Jésus que tu as oint, aussi bien Hérode que Ponce Pilate, avec les nations et les tribus d’Israël » (Act. 4. 26).
Les hommes se sont opposés à Dieu, ils ont « renié le Saint et le Juste… et mis à mort le Prince de la vie » (Act. 3. 14 et 15). Pour ceux qui ne se sont pas repentis de leurs péchés, le jour vient en lequel Dieu exécutera cette prophétie : « Rompons leurs liens, et jetons loin de nous leurs cordes ! Celui qui habite dans les cieux se rira d’eux, le Seigneur s’en moquera. Alors il leur parlera dans sa colère, et, dans sa fureur, il les épouvantera » (Ps. 2. 3 à 5). Ils se cacheront dans les cavernes et dans les rochers des montagnes ; et ils diront « aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et tenez-nous cachés de devant la face de Celui qui est assis sur le trône et de la colère de l’Agneau » (Apoc. 6. 15 à 17).
Que Satan se soit mis en travers du chemin de notre Seigneur pour entraver Sa marche, que les chefs religieux aient voulu Le tuer, rien ne L’a arrêté dans l’accomplissement de la rédemption et rien ne changera à la volonté de Dieu quant à Sa gloire exprimée dans le Fils : « Et moi, j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté. Je raconterai le décret : l’Éternel m’a dit : Tu es mon Fils ; aujourd’hui, je t’ai engendré » (Ps. 2. 6 et 7). Premièrement nous trouvons les conseils de Dieu : « j’ai oint mon roi sur Sion, la montagne de ma sainteté » et ensuite Son Fils entre sur la scène de ce monde ; … et l’ange dit à Marie : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1. 35). La présence du Fils dans le monde est la réalisation  de « la promesse qui a été faite aux pères » (Act. 13. 32), comme il est aussi écrit : « … un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix » (És. 9. 6).
Nous savons que l’Éternel a ôté à Israël la première place que ce peuple occupait au milieu des nations, pour la donner à Nébucadnetsar, roi de Babylone (Jér. 27. 6 à 8 ; 2 Rois 25). Par l’ange Gabriel, le prophète Daniel est instruit sur le déroulement des choses qui concernent son peuple. Dès cette rencontre, le temps est compté pour Israël jusqu’à l’apparition du Messie : « pour rétablir et rebâtir Jérusalem, jusqu’au Messie, le prince, il y a sept semaines et soixante-deux semaines ; la place et le fossé seront rebâtis, et cela en des temps de trouble. Et après les soixante-deux semaines, le Messie sera retranché et n’aura rien » (Dan. 9. 21 à 26). Ce sont des semaines d’années et si l’on fait le calcul, nous arrivons exactement à la mort du Seigneur. Dès Son ascension au ciel, une grande parenthèse de temps s’ouvre. Jésus était venu en humilité et en grâce, il a été rejeté mais il apparaîtra une seconde fois en gloire. Entre ces deux venues, Dieu visite « les nations pour en tirer un peuple pour son nom » (Act. 15. 14). Ce peuple, c’est l’Église, que le Seigneur va bientôt Se présenter à Lui-même, glorieuse, sans tache ni ride, mais « sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27). Soixante-neuf semaines d’années se sont écoulées depuis que Daniel a entendu la parole, jusqu’à la mort de Jésus. Il reste une semaine, elle correspond à l’heure de l’épreuve et à la grande tribulation (Mat. 24. 21 et 22 ; Apoc. 3. 10 ; 7. 14 ; 11. 3 ; 12. 14 ; 13. 5), mais l’Église sera enlevée avant (1 Thess. 4. 14 à 17).
Revenons au psaume 2 : « Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage, et, pour ta possession, les bouts de la terre ; tu les briseras avec un sceptre de fer ; comme un vase de potier tu les mettras en pièces » (v. 8 et 9 et Apoc. 2. 26 et 27). Le jour est proche en lequel notre Seigneur établira Son règne de justice et de paix. Pour cela, Il devra premièrement juger tout le mal qui est sur la terre, jeter dans l’étang de feu la bête et le faux prophète qui est l’Antichrist, et enfermer Satan dans l’abîme, pour mille ans (Apoc. 19. 20 à 20. 3). De plein droit, comme Fils de l’homme, notre Seigneur Jésus Christ recevra le royaume (Dan. 7. 13 et 14).
« Et maintenant, ô rois, soyez intelligents ; vous, juges de la terre, recevez instruction : servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement ; baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère s’embrasera tant soit peu » (Ps. 2. 10 à 12). Les rois sont exhortés à se soumettre avant que le jugement n’arrive sur la terre. Le psaume se termine par : « Bienheureux tous ceux qui se confient en lui ! ». Le jour est proche, réjouissons-nous dans l’espérance de Son retour, aimons Son apparition (2 Tim. 4. 8) !