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CORONA 65

Le Dieu de mon salut

 

Ils sont descendus dans les entrailles de la terre pour en extraire l’or, l’argent ou les métaux précieux ; ils ont gravi les hautes montagnes de roc dur pour en rapporter des blocs de cristal, aux facettes étincelantes, mais en tout cela les hommes n’ont pas trouvé la sagesse. Telle fut la méditation de Job exposée au chapitre 28 de son livre inspiré.
« La sagesse, où la trouvera-t-on ? et où est le lieu de l’intelligence ? Aucun mortel n’en connaît le prix, et elle ne se trouve pas sur la terre des vivants. L’abîme dit : Elle n’est pas en moi ; et la mer dit : Elle n’est pas chez moi. Elle ne s’échange pas contre de l’or pur, et l’argent ne se pèse pas pour l’acheter. On ne la met pas dans la balance avec l’or d’Ophir, avec l’onyx précieux et le saphir » (Job 28. 12 à 16).
On trouve un bloc de cristal à sept facettes dans la Parole de Dieu, qui contient « toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col. 2. 3).

Ce bloc de cristal s’intitule : « le Dieu de mon salut ».

La première et la dernière mention « du Dieu de mon salut », projettent des éclats de louange semblables aux éclats de lumière qui émanent d’un bloc de cristal sous les rayons du soleil. Ils sont produits par la délivrance de grandes épreuves que Dieu employa et emploiera encore en discipline sur Son peuple, afin de l’amener à s’attendre et à n’honorer personne d’autre que Dieu seul. Les quatre premières mentions du « Dieu de mon salut » sont écrites par le roi David, la cinquième par Héman, l’Ezrakhite, un sage aux jours du roi Salomon (1 Rois 4. 31), la sixième par le prophète Michée, et la septième par le prophète Habakuk.

1) « L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté » (Ps. 18. 46). Ce psaume a été composé par « David, qui adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül » (en-tête du psaume). Nous trouvons ce cantique au chapitre 22 du second livre de Samuel. S’il est pénible de considérer certaines circonstances vécues par les saints, il est réjouissant de voir les délivrances : « Les vagues de la mort m’ont environné… les filets de la mort m’ont surpris : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai appelé mon Dieu, et, de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est parvenu à ses oreilles… ; il me fit sortir au large, il me délivra, parce qu’il prenait son plaisir en moi » (v. 1 à 7, 20). Entre l’anticipation de la mort et la délivrance, il y a eu le cri, et Dieu qui a entendu. « Cet affligé a crié ; et l’Éternel l’a entendu, et l’a sauvé de toutes ses détresses » (Ps. 34. 6). Sachons crier à Lui !

2) « Fais-moi marcher dans ta vérité, et enseigne-moi, car tu es le Dieu de mon salut ; c’est à toi que je m’attends tout le jour » (Ps. 25. 5). Le contexte prophétique de ce psaume, comme le premier livre, nous amène au temps de l’oppression que subira le résidu d’Israël dans son pays après l’enlèvement de l’Église. Ce psaume 25 expose la confession des péchés passés, le rappel de la bonté et de la miséricorde de Dieu et la confiance du fidèle en ce que Dieu lui donnera la capacité de marcher dans un chemin droit « de gratuité et de vérité » (v. 10).

3) « Ne me cache pas ta face, ne repousse point ton serviteur avec colère. Tu as été mon secours ; ne me délaisse pas, et ne m’abandonne pas, ô Dieu de mon salut ! » (Ps. 27. 9). Le psalmiste débute par : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie » (v. 1). Mais il pense qu’il pourrait être abandonné. Il arrive si souvent, qu’étant en pleine confiance nous soyons, tout d’un coup, ébranlé par les circonstances. Si Dieu nous a sauvés de la mort éternelle, Il nous délivrera des doutes et des attaques de l’ennemi.

4) « Délivre-moi de la coulpe du sang, ô Dieu, Dieu de mon salut ! Ma langue chantera hautement ta justice » (Ps. 51. 14). Ce psaume est écrit par un homme humilié devant Dieu à cause de son péché d’adultère : « contre toi seul j’ai péché » (v. 4). « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). David confesse et il est restauré, car Dieu « ne méprisera pas un cœur brisé et humilié » (Ps. 51. 17).

5) « Éternel, Dieu de mon salut ! j’ai crié de jour et de nuit devant toi » (Ps. 88. 1). Ce psaume d’instruction décrit les détresses de l’âme devant la colère de Dieu (v. 16) – celles qui seront la part des fidèles d’Israël qui traverseront les tribulations des derniers jours avant l’apparition du Messie pour leur délivrance. Dans ce psaume, nous trouvons aussi la détresse de notre Seigneur qui, durant les jours de Sa chair, a « offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort » (Héb. 5. 7).

6) « Mais moi, je regarderai vers l’Éternel, je m’attendrai au Dieu de mon salut ; mon Dieu m’écoutera » (Mich. 7. 7). Quand tout est devenu sombre dans le pays, quand la corruption s’est installée, que la confiance est perdue, « que le fils flétrit le père, la fille s’élève contre sa mère, la belle-fille contre sa belle-mère ; que les ennemis d’un homme sont les gens de sa maison » (v. 6), le prophète dirige ses regards vers le Dieu de son salut.

7) « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut » (Hab. 3. 18). Habakuk, cent ans après Michée, fait le même constat et après avoir annoncé le jugement et prononcé cinq malheurs, il s’accroche à son Dieu : « le juste vivra par sa foi » (Hab. 2. 4). Il termine sa prophétie dans une ardente prière remplie d’espérance : « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut ». Dans le même esprit, le roi David, quatre siècles plus tôt, a loué L’Éternel qui est vivant, disant : « que mon Rocher soit béni ! Et que le Dieu de mon salut soit exalté ». Ce Dieu est aussi notre Dieu ! Il a sauvé notre âme pour l’éternité ! Au travers des circonstances Il nous délivre et nous délivrera encore !