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CORONA 53

 La consécration de la sacrificature d’Aaron (Ex. 29)

 

 

À la lecture de ce chapitre, nous voyons qu’Aaron est lavé pour être ensuite oint de l’huile de l’onction dont on trouve la description au chapitre 30. 22 à 25. Le lavage d’eau faisait qu’Aaron devenait en type, ce que Christ est en Lui-même, c’est-à-dire saint. Aaron, malgré ce lavage, demeurait faillible et pécheur, tandis qu’en notre Seigneur, « il n’y a pas de péché » (1 Jean 3. 5). Aaron était oint d’huile, qui représente le Saint-Esprit. C’était une anticipation de Jésus, Dieu manifesté en chair, qui comme nous le lisons, « après avoir été baptisé, remonta aussitôt de l’eau ; et voici, les cieux lui furent ouverts, et il (Jean) vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe, et venir sur lui (Jésus) » (Mat. 3. 16). C’était longtemps avant que Son sang soit versé à Golgotha ; voilà certainement la raison pour laquelle Aaron ne reçoit pas d’application de sang sur lui avant d’être oint (Ex. 29. 7).
Par la suite, le taureau du sacrifice pour le péché est égorgé ; son sang, qui est placé sur les cornes de l’autel, et versé au pied de l’autel, représente la mort de Christ pour « l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9. 26). C’est seulement sur la base de l’œuvre expiatoire que la sacrificature peut subsister devant Dieu. À part la graisse et les rognons brûlés sur l’autel, tout le reste du taureau était brûlé hors du camp : « c’est pourquoi aussi Jésus, afin de sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte » (Héb. 13. 12).
Sous son aspect terrestre, Aaron, pécheur et mortel, est associé à ses fils pour être lavés (Ex. 29. 4). Après avoir été oint, il pose avec eux les mains sur la tête du bélier qui est offert en holocauste (v. 16), ensuite, ensemble, ils s’identifient avec le bélier de consécration. Du sang de ce dernier était appliqué sur l’oreille droite, le pouce de la main droite, et le gros orteil du pied droit d’Aaron et de ses fils. Ils sont purifiés pour obéir (l’oreille), pour accomplir des actes justes (le pouce de la main droite) et pour marcher à la gloire de Dieu (le pouce du pied droit).
Il est merveilleux de mettre en parallèle ce que notre Seigneur Jésus a été comme Homme tout en étant Dieu, avec ce que les rachetés doivent être dans ce monde. Contemplons ce que le Seigneur Jésus a été comme le Fils de l’homme dépendant :

L’oreille : Son écoute, dans une dépendance exprimée par la voix prophétique : « Le Seigneur l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et moi je n’ai pas été rebelle, je ne me suis pas retiré en arrière. J’ai donné mon dos à ceux qui frappaient » (És. 50. 4 à 6).

Le pouce de la main droite : dans Ses actions, quand Il dit : « En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils lui aussi le fait pareillement » (Jean 5. 19).

Le gros orteil du pied droit témoigne de Sa marche : « Jésus… comment Dieu l’a oint de l’Esprit Saint et de puissance, lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien, et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38).

Et nous ses rachetés, concernant l’oreille : écoutons-nous sa voix, selon que son Père a rendu témoignage en disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (Marc 9. 7, Luc 9. 35) ? Nous qui, « ayant entendu la parole de la vérité, l’évangile de notre salut », avons cru (Éph. 1. 13).
Et le pouce de la main droite : Sommes-nous prêts pour aimer, non seulement dans notre dire « mais en action et en vérité » (1 Jean 3. 18) ? – disposés, pour accomplir « les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » (Éph. 2. 10) ?
Et le pouce de l’orteil du pied droit : Sommes-nous disposés à « marcher comme lui (Christ) a marché » (1 Jean 2. 6) ? Pour cela, il faut connaître et écouter Sa voix (Jean 10. 4, 16).

Les fils d’Aaron étaient premièrement lavés (v. 4) ; ensuite aspergés de sang (v. 20) et finalement aspergés d’huile (v. 21). Il en est de même spirituellement pour quiconque croit :
– 1) Il entend la Parole, dont l’eau est l’image ; elle manifeste l’état de pécheur dans lequel se trouve son âme.
– 2) Il comprend et accepte que le sang de Christ, versé à la croix, lave ses péchés.

-3) Il « est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24) ; Dieu le scelle du Saint-Esprit (Éph. 1. 13) ; Dieu « nous a donné de son Esprit » (1 Jean 4. 13) et « L’Esprit lui-même rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom. 8. 16).

Lors de cette consécration, tous les sacrifices étaient offerts : le sacrifice pour le péché, l’holocauste de bonne odeur, le bélier de consécration qui avait le caractère du sacrifice de prospérités, accompagné de l’offrande de gâteau. Les sept premiers chapitres du Lévitique nous en parlent abondamment. Résumons-les :
1) Le sacrifice pour le péché : « Christ a été fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor. 5. 21) ;
2) L’holocauste : Christ « obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8) ;
3) L’offrande de gâteau : Christ, sans péché, marchant en perfection sur la terre et éprouvé jusqu’à la mort ;
4) Le sacrifice de paix (ici de consécration) : la communion avec Dieu, le Dieu de paix.

Aaron et ses fils ont mangé du bélier de consécration, image de notre communion avec un Christ qui a été mort mais qui est vivant. Le bélier ne pouvait revenir à la vie, Christ oui ! C’est une différence fondamentale. Si nous discernons en type, dans les sacrifices, la Personne de Christ, nous Le voyons aussi en Aaron, chef de la sacrificature. C’était une sacrificature qui se transmettait, puisque Aaron était mortel, mais Christ possède la sacrificature qui ne se transmet pas (Héb. 7. 24). Seuls les sacrificateurs pouvaient se nourrir de la poitrine et de l’épaule droite (Lév. 7. 31 et 32). C’est à nous, rachetés par le sang précieux de Christ pour être « rois et sacrificateurs », de nous nourrir des affections (la poitrine) et de la puissance de Christ en résurrection (l’épaule). Avant que les sacrifices ordonnés par Dieu à Moïse soient établis, que les sacrificateurs soient consacrés, en d’autres mots : avant que la rédemption soit accomplie, Dieu ne pouvait habiter avec les hommes, mais dès que la gloire eut sanctifié le tabernacle, Dieu dit : « Et ils sauront que moi, l’Éternel, je suis leur Dieu, qui les ai fait sortir du pays d’Égypte, pour habiter au milieu d’eux » (Ex. 29. 43 à 46 et 40. 34).