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CHRIST, LE CHEF DE L’ASSEMBLÉE

 

C’est un grand privilège de considérer la Personne du Seigneur Jésus dans la Parole et de voir qu’Il est le chef de l’assemblée, la Tête de l’assemblée. Dans l’épître aux Éphésiens, chapitre 1er v. 20, nous lisons : «… dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts ; et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de tout pouvoir, et autorité, et puissance, et domination, et de tout nom qui se nomme, non seulement dans ce siècle, mais aussi dans celui qui est à venir ; et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ; (v. 20 à 23). Il est donc le Chef sur toutes choses à l’assemblée. Dans la note « chef » veut dire « tête ». Dans Éph. 4. 15 il est dit : « que, gardant la vérité dans l’amour, nous croissions en tout jusqu’à lui qui est le chef [la tête], le Christ, de qui tout le corps, bien ajusté et lié ensemble par chaque jointure qui le soutient, produit, selon l’opération de chaque partie dans sa mesure, la croissance de ce corps pour être lui-même édifié en amour » (v. 15 et 16). Et dans le chapitre 5. 22 et 23 : « Femmes, soyez soumises à votre propre mari comme au Seigneur ; parce que le mari est le chef de la femme, comme aussi le Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps ». Dans la note il est dit le chef de l’assemblée, autrement dit la Tête de l’assemblée.

Dans l’épître aux Colossiens (ch.1. 17 à 19), « Et lui [Jésus Christ] est avant tout, et tout subsiste par lui ; et il est le chef du corps [dans la note : la tête], de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter ». Au chapitre 2. 19 il est dit : « ne tenant pas ferme le chef [la tête], de qui tout le corps, alimenté et bien uni ensemble par des jointures et des ligaments s’accroît de l’accroissement de Dieu ». Notez bien cette expression : « tenir ferme le chef ». Dans la Parole de Dieu, Jésus Christ est présenté comme Seigneur. Il est le Sauveur et le Seigneur.
Ce terme de Sauveur est principalement lié à l’aspect personnel. Il est le Sauveur individuel de chaque racheté, et il est le Seigneur de chaque racheté individuellement. Mais le Seigneur nous est aussi présenté comme Chef. Il est le Chef sur tout à l’assemblée, il est le Chef – ou la tête – de l’assemblée, et là nous trouvons plutôt un aspect collectif. Il est Celui qui est au-dessus des rachetés qui se rassemblent autour de Lui. Dans les deux cas, que ce soit l’autorité du Seigneur reconnue personnellement dans ma vie individuelle, ou dans le groupe de chrétiens, de rachetés, qui se réunissent autour de lui, il est question d’autorité, de pouvoir, qui est donné au Seigneur Jésus, qui Lui appartient, d’ailleurs. Et dans les deux cas il est question d’amour, de Son amour à Lui pour nous, et notre amour pour Lui.
En effet il est Seigneur sur ma vie personnellement. Je l’ai accepté pour mon Sauveur, je suis heureux de me soumettre à Lui, de me soumettre à l’autorité de Celui qui a aimé mon âme d’un tel amour qu’Il est allé jusqu’à donner Sa vie en sacrifice sur la croix pour moi. D’ailleurs, dans la 2ème épître aux Corinthiens, au chapitre 5 il nous est dit : « En effet l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons discerné ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » (v. 14 et 15).
Dans ma vie personnelle, en tant que racheté du Seigneur, objet de la grâce excellente du Seigneur Jésus qui L’a poussé jusqu’à donner Sa vie en sacrifice sur la croix, Il est non seulement mon Sauveur et mon Seigneur, mais Il est aussi le Chef, la tête de l’assemblée au niveau collectif. Il est le Christ. Il est Celui qui a aimé l’assemblée et qui s’est livré lui-même pour elle. Dans Éph. 5 il nous est dit de Son assemblée : « il la nourrit et la chérit » (v. 29). En Matt. 16 quand le Seigneur mentionne pour la première fois Son assemblée, Il dit : « je bâtirai mon assemblée » (v. 18). Lorsque le Seigneur se présente à Saul de Tarse sur le chemin de Damas, lorsqu’Il l’arrête sur le chemin, Il lui dit : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? » (v. 4).
L’assemblée est Son corps à Lui, formé de tous les rachetés qui sont au bénéfice du sang de Christ à la croix. Il a payé le prix pour chacun d’entre nous. Et tous Ses rachetés forment un seul corps dont le Seigneur est la tête. Il est aujourd’hui la Tête glorifiée dans le ciel, la tête qui porte cette couronne d’or fin, à la droite de la Majesté.
Le Seigneur Jésus est le propriétaire de l’assemblée, Il en est la tête, Il est la tête du corps. Elle lui est chère, elle se soumet à Lui, non pas par contrainte, mais par amour. Le fait que Jésus Christ est la tête du corps, la tête de l’assemblée, implique aussi trois aspects fondamentaux. Le premier, c’est qu’il existe une connexion essentielle, fondamentale, entre la tête et le corps. Il y a un attachement vital entre la tête et le corps. Le corps, sans la tête, ne va nulle part. Le corps sans la tête n’a pas de vie. Il y a nécessairement ce lien direct entre le corps et la tête, un lien intime. Le tout forme une unité.
Ensuite, c’est la tête qui dirige le corps. C’est le deuxième aspect. L’autorité vient de la tête. C’est elle qui prend les directives, c’est elle qui prend les décisions, et le corps, simplement, exécute tout naturellement ce que la tête dicte. Un corps qui ne répondrait pas au désir de la tête serait un corps tout à fait malade – c’est même une maladie grave. Il faut qu’il en soit ainsi également dans les questions spirituelles du rassemblement, de l’assemblée en général quant à Christ. Il est la tête, Il est celui qui dirige, qui prend les décisions,
Il est Celui à qui nous nous soumettons tout simplement et tout naturellement. C’est aussi la tête qui reçoit l’honneur, ce n’est pas le corps : c’est la tête qui a reçu la couronne d’or fin, c’est Jésus Christ qui est couronné d’or fin pour la gloire éternelle. Et déjà maintenant nous pouvons Le voir, nous tous ses rachetés qui sommes unis ensemble pour former le corps du Seigneur. Par l’Esprit qui nous a été donné, nous pouvons déjà voir le Seigneur Jésus comme étant la Tête du corps, glorifié dans le ciel, couronné d’or fin.
Un troisième aspect, c’est que la tête prend soin du corps. La tête prend toujours des décisions pour le bien-être du corps. S’il en était autrement, ce serait également une maladie grave. Il n’en est pas ainsi de Christ. Il est la tête du corps, Il est attaché à Son corps, Il aime Son église, Il a donné Sa vie pour elle. « Ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, [Il] les aima jusqu’à la fin » (Jean 13. 1). L’amour de Christ ne change pas, il est invariable. Christ aime Son assemblée. Elle est le chef-d’œuvre de Son œuvre de grâce.
En tant que Tête du corps, le Seigneur Jésus prend soin de Son assemblée, Il prend soin de Son propre corps, et il nous est dit en Éph. 5 qu’Il nourrit Son assemblée, qu’Il chérit Son assemblée. Et je rappelle ce que le Seigneur a dit à Saul de Tarse sur le chemin quand Il l’a arrêté sur le chemin de Damas : « Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? »
Ce sont trois aspects très importants, je les répète. La tête est connectée au corps, il y a un attachement vital et essentiel entre la tête et le corps, sans quoi il n’est pas possible que le corps fonctionne, il serait sans vie. Le deuxième aspect, c’est que c’est la tête qui dirige, c’est la tête qui prend les décisions, et le corps, tout simplement, exécute en harmonie avec la tête. C’est la tête qui reçoit l’honneur de toute action, de toute chose qui est accomplie par le corps. Et le troisième aspect, c’est que c’est la tête qui prend soin du corps, qui prend les décisions, des décisions qui sont bonnes et utiles pour le corps. Et la nourriture arrive toujours dans le corps par la tête, et au travers de la tête, de la bouche, les aliments entrent jusque dans le corps pour les bienfaits du corps, de tous les organes et de toutes les parties du corps.

Donc c’est Christ qui doit avoir la prééminence dans l’Assemblée, c’est-à-dire la première place, de manière inconditionnelle. Relisons ce passage dans le 1er chapitre de Colossiens : « [le Fils]… en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés. Lui qui est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création ; et c’est par lui que tout a été créé : ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, le visible et l’invisible, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités ; tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant toute, et tout subsiste par lui. Et il est le chef [la tête] du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place ; car, en lui, toute la plénitude s’est plu à habiter » (v. 14 à 19). Il est la Tête du corps, Il a la prééminence sur le corps tout entier, et aussi sur les représentations du corps que nous sommes lorsque nous sommes réunis en assemblée locale autour de Lui comme un échantillon du corps tout entier.
Il est le premier-né d’entre les morts. C’est Lui que même la mort n’a pas pu retenir. Il est Celui qui est plus fort que la mort. Il est au-dessus de tout. Toute la plénitude s’est plu à habiter en Lui. Voilà les raisons pour Lui donner la prééminence, Lui donner la première place. Au début du chapitre 2 il est dit : « Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous et pour ceux qui sont à Laodicée et pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu en personne, afin que leurs cœurs soient réconfortés, pour que, unis ensemble dans l’amour, ils parviennent à toutes les richesses de la pleine certitude d’intelligence, à la connaissance du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. Or je dis cela, pour que personne ne vous abuse par des discours séduisants ; car même si que je suis absent de corps, toutefois je suis avec vous en esprit, et je me réjouis de voir votre bon ordre, et la fermeté de votre foi en Christ » (v. 1 à 5).
Ici l’apôtre Paul parle de Laodicée. Nous en dirons quelque chose ensuite. « Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous ». Il y a un combat chez l’apôtre Paul pour ceux qui sont à Colosses et pour ceux qui sont à Laodicée. Il dit qu’il faut rester unis ensemble dans l’amour. On a parlé de cet amour. C’est le lien essentiel entre la tête et le corps. Il est question d’amour, et si tous sont personnellement liés à la Tête, Jésus Christ, Celui qui nous aime, Celui dont l’amour est extrême, alors il y aura cet amour entre nous, il y aura ce lien d’amour entre les différents membres du corps.
Mais si, chacun individuellement nous ne tenons pas ferme le Chef, que va-t-il arriver ? Ah ! tout va s’effilocher. Nous allons perdre cette unité. Cette unité ne peut exister qu’autour du Chef, de Celui qui est au centre. Il n’est pas seulement au centre, mais il est Celui qui est au-dessus de nous.
Là, il nous est parlé aussi de la pleine certitude d’intelligence, de la connaissance du mystère de Dieu dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. La connaissance se trouve en Christ. Il parle ici de la connaissance de Christ, cette connaissance dont l’apôtre Paul parle aux Philippiens : « à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur » (3. 8). Voilà la connaissance que chacun de nous devons rechercher Nous pouvons chercher des connaissances dans ce monde, elles seront diverses, mais ces connaissances, nous ne les partagerons pas. Mon frère aura telle connaissance des choses du monde, j’en aurai d’autres et nous n’allons pas nous entendre, je n’arriverai pas à comprendre de quoi il me parle, de cette connaissance ici dans le monde, et il ne va pas comprendre celle que moi j’ai acquise dans le monde.
Mais ce qui compte dans l’assemblée, ce ne sont pas ces connaissances que nous obtenons dans le monde, c’est la connaissance qui est commune à tous les membres, à tous les rachetés, par L’Esprit Saint : la connaissance du Seigneur Jésus. Dans cette connaissance, dans ce mystère de Dieu, il y a des trésors de sagesse et de connaissance. C’est bien cette sagesse-là que nous devons rechercher, c’est ce trésor-là que nous devons rechercher, et il se trouve à notre disposition dans la Tête, dans Celui qui est à notre tête. Au v. 4 : « je dis cela, pour que personne ne vous abuse par des discours séduisants » (Col. 2. 4).  Qu’est-ce que ces discours séduisants ? – On en entend sans arrêt dans le monde.
Les trésors de la connaissance de Dieu et de la sagesse sont mis en opposition avec ces discours séduisants. Les discours séduisants sont des argumentations logiques, humaines, persuasives. On peut persuader facilement quelqu’un d’inconnu, d’un point de vue humain, on peut le persuader par une logique implacable, aussi par crainte, en semant la peur, en donnant des arguments qui font peur et qui sont logiques selon les éléments du monde. Ce sont des raisonnements humains. Mais il faut faire attention à cela.
Ce qui nous unit autour de Christ, et à Christ, ce ne sont pas ces choses-là qui sont selon les éléments du monde. Ne nous laissons pas abuser, ne nous laissons pas effrayer par toute sorte de connaissances qui ne viennent pas de la Parole de Dieu et qui peuvent nous déstabiliser. Bien sûr, il faut du sens commun dans la vie du chrétien, mais la logique humaine, par définition, peut nous amener très loin de la pensée du Seigneur Jésus, de la pensée que la Tête veut nous communiquer.
Le danger, à Colosses c’était la logique humaine, et le remède, c’était la prééminence de Jésus Christ et de Son amour. Il faut que la connaissance que nous partageons entre nous avec foi, sans la remettre en question, ce soit la connaissance qui nous vient directement de Dieu au travers des Écritures, et par l’Esprit Saint qui nous révèle les gloires de Christ. C’est donner la première place à Christ, c’est Lui obéir, non pas seulement chacun de nous, mais tous ensemble, nous soumettre à l’autorité bienfaisante de notre Maître. Cette soumission à la Tête de l’assemblée, c’est un lien vital, et c’est un lien d’amour. Et alors nous serons tous unis ensemble.
D’où viennent les pensées, d’où viennent les directives, d’où viennent les instructions, pour prendre les décisions ensemble en assemblée quant au rassemblement, quant à ce qu’il faut faire, quant au corps ? – De la Tête uniquement, concrètement, de la pensée du Seigneur Jésus révélée dans la Parole de Dieu.
La façon dont nous devons agir et les décisions que nous devons prendre dans l’assemblée au nom du Seigneur ne peuvent pas être dictées par le monde, par les pensées du monde, par la logique du monde, par les stratagèmes du monde. Les pensées personnelles n’ont rien à faire dans les décisions d’assemblée. C’est la Tête, c’est la pensée du Seigneur qui doit être mise en évidence, c’est la pensée du Seigneur qui doit nous guider, et non pas autre chose.
En Apoc. 3 il nous est parlé également de Laodicée. « A l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Commencement de la création de Dieu : Je connais tes œuvres, je sais que tu n’es ni froid ni bouillant » (v. 14 et 15).
Voilà une expression qui nous parle, et qui caractérise une approche intellectuelle des choses de Dieu, une approche analytique, intellectuelle, sans y investir son cœur, sans y voir vraiment le Seigneur au travers de tout, et alors l’indifférence s’installe, la tiédeur. Et cette expression : « ça ne me fait ni chaud ni froid », c’est vrai qu’on est parfois comme cela, et c’est dommage.
C’est l’indifférence, ou bien nous n’allons pas jusqu’au fond des choses pour le Seigneur. Lui, il est allé jusqu’au bout, Il est allé jusqu’à la croix, Il est passé par le jardin de Gethsémané, Il est passé par ce tribunal inique, Il est passé par ce Golgotha et Il a été abandonné de Dieu durant les trois heures de ténèbres. Il est allé jusqu’au bout pour nous, et nous, souvent, nous nous refroidissons, nous ne sommes pas vraiment froids, mais nous ne sommes pas chauds non plus, nous ne sommes pas bouillants pour le Seigneur, nous sommes tièdes.
Si nous pensons être riches, comme il est dit ici : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que tu ne sais pas que toi tu es le malheureux et misérable, pauvre, aveugle et nu » (v. 17).
Parfois nous ne nous rendons pas compte. Nous croyons que nous avons des acquis, et pourtant nous sommes malheureux parce que nous ne voyons plus le Seigneur Jésus comme étant le Centre de notre vie, le Centre de notre rassemblement, Celui qui est au-dessus de tout, notre Tête. Si nous ne Le voyons plus comme cela, nous sommes malheureux, misérables, pauvres, parce que sans le Seigneur Jésus concrètement, dans la vie de tous les jours et dans la vie du rassemblement, nous sommes pauvres, et si nous ne Le voyons plus nous sommes devenus aveugles, nous sommes nus, dépouillés, comme il est dit en Col. 2 : faites attention de ne pas vous laisser dépouiller, vous laisser abuser par toutes sortes de philosophies selon les enseignements et les éléments du monde.
Le monde va nous abreuver, va déverser sur nous toute sorte de considérations, d’informations, de renseignements qui peuvent détourner nos regards de Christ, détourner nos esprits de Lui, et nous occuper de toute sorte d’autres choses, mais pas de Lui. Il n’y a pas de bonheur, il n’y a pas de richesse, il n’y a pas de clairvoyance si le Seigneur Jésus n’est pas le Centre, s’il n’est pas véritablement la Tête de notre vie, de notre rassemblement. Si nous pensons que nous sommes riches, est-ce que le Seigneur Jésus tient toujours la première place ?
Ici il est dit : – Non. Il se tient plutôt à la porte et Il frappe pour entrer. Si nous pensons que nous sommes riches, est-ce que vraiment nous le sommes ? Si nous pensons avoir tout compris et savoir comment agir dans l’assemblée sur la base des informations, des connaissances que nous apprenons dans le monde, ou dont le monde veut nous convaincre, nous avons été dépouillés et nous ne sommes pas riches, nous sommes pauvres, nous sommes devenus indépendants de la Tête. C’est très important.
Notre richesse est en Christ. Notre véritable connaissance des choses de Dieu, c’est cela qui nous enrichit et c’est cela qui nous aide à avancer dans le chemin ensemble, pour prendre les bonnes décisions.
Souvent les hommes demandent à être dirigés par un homme ou par un groupe d’hommes. C’est très courant. Nous avons tous cela au fond de nous-mêmes. C’est plus facile, cela paraît plus facile, cela paraît plus clair, mais attention, ce n’est pas le chemin que Dieu désire pour nous, ni individuellement, ni en assemblée. Dans l’Ancien Testament, Israël a voulu un roi. Ils ont voulu se conformer à ce qu’ils voyaient autour d’eux parmi les nations. Il y avait des rois et ils ont demandé un roi, et ils ont reçu Saül pour roi. Dieu dit au prophète : « ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux » (1 Sam. 8. 7).
Aussi le Seigneur Jésus, dans le Nouveau Testament, dit : « Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez » (Jean 5. 43). Nous avons cette tendance, et il faut faire attention qu’elle ne se manifeste pas parmi nous dans les rassemblements au nom du Seigneur Jésus. Pourquoi chercher à être dirigés par des hommes, parfois même par des incrédules, alors que nous avons parmi nous, au milieu de nous, le Seigneur Jésus Christ ? Pourquoi ? Bien souvent cela paraît plus facile, cela paraît logique. Voilà quelqu’un qui se présente  en donnant des arguments clairs et établis, ils ont du sens au niveau humain. Et alors nous disons : voilà la marche à suivre. Nous allons l’appliquer dans l’assemblée. Bien sûr, il y a le sens commun, mais attention encore une fois à la logique humaine.
Ce qu’il faut appliquer dans l’assemblée, c’est la pensée du Seigneur, la pensée qui nous vient de la Parole de Dieu, ce qui sied à la sainteté, ce qui ne retire rien à l’autorité du Seigneur Jésus pour sur Son assemblée. Elle lui appartient en propre, elle n’appartient pas au monde.
L’assemblée, « ecclésia », est retirée hors du monde, appelée hors du monde. Il ne faut donc pas se conformer aux pensées du monde, même si nous vivons encore dans le monde. Il y a le bon sens, mais attention à la logique purement humaine, qui peut nous emmener loin du Seigneur Jésus. Alors je le répète : pourquoi chercher à être dirigé par les hommes, même parfois par des incrédules, dans le rassemblement, alors que nous avons parmi nous Celui qui est au-dessus de tous, notre Seigneur Jésus Christ, dont il nous est dit : « en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement » (Col. 2. 9).
Nous relisons au v. 3 : « dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance ». Nous ne manquons de rien si le Seigneur est au milieu de nous. Si le Seigneur est au-dessus de nous, nous ne manquerons jamais de connaissance. Elle n’est pas en nous. Il faut nous tourner vers Lui. Mais si nous nous penchons et que nous nous appuyons sur des arguments humains, sur une logique purement humaine, alors nous risquons de perdre de vue le Seigneur Jésus et nous perdons aussi l’exercice, la dépendance de la Tête, nous perdons aussi la dépendance et l’exercice de l’Esprit qui veut nous diriger dans toute la vérité. Dans le Seigneur Jésus, en Lui, est la véritable connaissance. Dans l’évangile de Luc il est dit : Jésus Christ est « la clé de la connaissance » (11. 52).
Nous relisons maintenant, en Colossiens 1 : « il est le chef [la tête] du corps, de l’assemblée, lui qui est le commencement, le Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » (v. 18).
Donnons-Lui toujours la première place – un autre passage au v. 16 : « car c’est par lui que tout a été créé… tout a été créé par lui et pour lui ». C’est pour Lui que nous avançons ensemble en assemblée, c’est pour Lui, pas pour chacun d’entre nous, mais pour Lui.
Et nous lisons aussi en Colossiens 1. 15 : Lui « est l’image du Dieu invisible ». Il est l’image du Dieu invisible, Dieu lui-même fait Homme, Celui qui est venu à nous. Alors, sachant cela, pourquoi voudrions-nous nous appuyer sur autre chose que sur ce que Dieu a donné à l’assemblée – et Dieu a donné Jésus Christ pour être Chef, pour être Tête sur toutes choses à l’assemblée. La seule Tête, le seul lien vital que nous ayons dans l’assemblée, c’est Christ.

 

D’après edification.bible mai 2021