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CHRIST À LA DROITE DE DIEU

 

Ta droite, ô Éternel ! s’est montrée magnifique en force ; ta droite, ô Éternel ! a écrasé l’ennemi. Ex. 15. 6.

Nous aimerions considérer quelques-uns des passages qui parlent de la place actuelle de Christ à la droite de Dieu. Il est digne de cette place d’honneur, de puissance et de privilège suprêmes, à cause de ce qu’Il est. Il est digne d’occuper cette place à cause de ce qu’Il a fait. Nous aimerions toutefois contempler en particulier, dans ces méditations, de quelle manière Il est là, pour nous, à la droite de Dieu. Cependant, il peut être utile de nous poser d’abord cette question : Que représente la droite de Dieu dans l’Écriture ?
Dans le verset ci-dessus, nous voyons clairement que cela parle de puissance. Les fils d’Israël venaient de passer au travers de la Mer Rouge, et de voir l’armée égyptienne morte sur le rivage. Autrement dit, la puissance de l’Éternel avait amené les Israélites sains et saufs à travers la mer, et avait mis en pièces leurs ennemis. Nous voyons ainsi que la droite parle de la puissance du Seigneur pour délivrer les Siens, et de Sa puissance pour vaincre tous Ses ennemis.
Un autre passage qui nous aide, c’est Gen. 48. 15 à 19, qui parle de Jacob bénissant les fils de Joseph. Jacob agissait là de la part de Dieu. Il pose sa main droite sur la tête d’Éphraïm pour lui donner la bénédiction de premier-né. La droite parle donc aussi de la puissance pour bénir.
Un troisième passage se trouve au Ps. 63. 8 : « Ta droite me soutient ». Le psalmiste parle là de la droite de l’Éternel comme de ce qui le soutient « dans une terre aride et altérée, sans eau » (v. 1). Ainsi, la main droite parle aussi de la puissance de Christ pour soutenir les Siens dans des endroits et des temps difficiles.
Par ces passages, nous commençons à voir comment le Seigneur Jésus est maintenant à la droite de Dieu pour nous. Pensée merveilleuse ! Il s’est abaissé autrefois pour aller à la croix du Calvaire pour nous. Il est maintenant exalté à la plus haute place au ciel, et Il y est pour nous !

Que ta main soit sur l’homme de ta droite, sur le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi. Ps. 80. 17.

La vie du Seigneur Jésus Christ, sa mort, sa résurrection, son ascension, et sa place actuelle dans la gloire était déjà révélé pleinement, dans l’Ancien Testament. Le verset ci-dessus est l’un de ceux qui, dans l’Ancien Testament, parlent de notre bien-aimé Seigneur assis à la droite de Dieu.
Le Ps. 80 passe en revue l’histoire des fils d’Israël – la vigne que l’Éternel avait sortie d’Égypte et plantée dans le pays de Canaan (v. 8). Leur condition de désolation est ensuite mise devant nos yeux. La vigne est « brûlée par le feu », « coupée » (v. 16). Quelle est la réponse – ou plutôt, Qui est la réponse ? L’homme à la droite de Dieu ! C’est peut-être à cette écriture que le Seigneur se référait quand Il était interrogé devant le concile juif, dans les évangiles, sur la question de savoir s’Il était le Fils de Dieu. Il répondit : « Désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu ». (Luc 22. 69).
Que signifie qu’Il est « le fils de l’homme que tu as fortifié pour toi » ? – Il est l’Homme glorieux qui réalisera tous les conseils de Dieu, que ce soit pour Israël ou pour l’Église.
Le monde, aujourd’hui, cherche un homme qui redresse les choses. Combien peu il se doute que Dieu a un tel Homme à Sa droite maintenant !
De la même manière que Joseph était l’homme que le Pharaon pouvait fortifier aux jours de la prospérité de la famine en Égypte, Dieu a l’Homme de Sa droite. Comme Joseph, Il a été rejeté à la fois par les Juifs et par les Gentils. Les uns et les autres devront bientôt se courber devant Lui et Le reconnaître comme Seigneur.
Mais qu’il est merveilleux que nous qui croyons en Lui, et qui constituons l’Église, le corps de Christ, nous sachions déjà maintenant qu’Il est là, à la droite de Dieu ! Le temps n’est pas encore venu pour son gouvernement public. Mais depuis cette place, à la droite de Dieu, Il dispense aux Siens la bénédiction que Dieu leur destine.

L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds. Ps. 110. 1.

Nous considérerons deux passages dans le Nouveau Testament où le verset ci-dessus est cité, qui nous aideront à en comprendre la signification. Tout d’abord, le Seigneur Jésus a cité ce verset pour demander aux pharisiens qui était leur Messie promis (Mat. 22. 41 à 46). Ils ont répondu, ce qui était exact, qu’Il était le fils de David, car le Seigneur Jésus, quand Il est né dans le monde, était de la descendance de David. Cependant ils n’ont pas pu répondre à la question suivante : comment David pouvait-il L’appeler Seigneur ? Car, pour répondre à cette question, il aurait fallu qu’ils reconnaissent que Christ n’était pas seulement un Homme, mais aussi Dieu. Qu’Il est grand, Dieu et Homme en une même Personne bénie !
Ce verset est également cité en Act. 2. 34 et 35 dans la prédication de Pierre le jour de la Pentecôte. Pierre met en contraste David avec le Seigneur Jésus. David était mort et avait été enseveli, et sa tombe était encore parmi eux ; mais Christ était ressuscité d’entre les morts. David n’était pas monté au ciel, mais Christ, Lui, y était monté, et Dieu l’avait fait asseoir à Sa droite, à cette place de puissance et de privilège suprêmes. Lorsque nous pensons combien Il a souffert pour nous, nous reconnaissons avec joie qu’Il est digne d’une telle place !
Remarquez qu’Il est assis là jusqu’à ce que Ses ennemis soient mis pour marchepied de Ses pieds. Il est là, attendant que la période actuelle de la grâce arrive à sa fin. C’est le temps de Sa patience (2 Thess. 3. 5). Ce n’est pas encore le jour de Son gouvernement public. Nous aussi, nous avons souvent besoin de patience, quand nous voyons la condition du monde et même celle de l’Église professante autour de nous. Nous attendons avec Lui, en même temps que nous L’attendons, Lui. Mais « Celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » (Héb. 10. 37).
Il viendra premièrement pour Son Église (1 Thess. 4. 16 à 18), et ensuite pour régner (Apoc. 19. 11).

Le Seigneur donc, après leur avoir parlé, fut élevé dans le ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils allèrent prêcher partout, le Seigneur coopérant avec eux. Marc 16. 19 et 20.

L’évangile de Marc présente le Seigneur Jésus comme le parfait Serviteur de l’Éternel. Cet évangile insiste sur l’œuvre du Seigneur pour Son Père, en Israël, et pour la bénédiction de la nation. Qu’il est merveilleux de voir ici Celui qui, autrefois, a amené l’univers à l’existence par l’œuvre de Ses mains, aller çà et là, faisant du bien, soulageant Ses créatures de la misère introduite par le péché dans ce monde. Comme Il l’a dit Lui-même, Il n’était pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner Sa vie en rançon pour un grand nombre. (Marc 10. 45). Sa vie terrestre, si remarquable et d’une telle valeur qu’elle ait été – et combien peu nous apprécions réellement ce que Sa vie ici-bas était pour le Père ! – Sa vie, cependant, ne pouvait pas nous sauver. Il fallait qu’une rançon soit payée, et elle ne pouvait l’être que par Sa mort.
Si nous nous plaçons à un autre point de vue, qu’il est solennel que, après trois ans et demi où Il avait fait du bien au milieu de Son peuple terrestre, leur réaction soit : « Crucifie-le » (Marc 15. 13 et 14) ! Il a été, comme Ésaïe l’avait solennellement prophétisé, « méprisé et délaissé des hommes » (És. 53. 3).
Le verset ci-dessus, cependant, nous dit que, si la terre a rejeté le Serviteur de l’Éternel, Dieu L’a reçu. L’homme s’en est débarrassé, mais Dieu L’a élevé, et Lui a donné cette place d’honneur à Sa droite. Mais remarquez ce qui est extrêmement précieux dans le verset suivant. Le Seigneur est vu en Marc comme Celui qui travaille ; depuis le ciel, Il continue à œuvrer maintenant, avec les Siens et par leur moyen. Prenez courage ! Quelque petite que soit l’œuvre que le Seigneur vous ait confiée, que ce soit donner un verre d’eau froide ou prêcher à une multitude, sachez que vous n’êtes pas seul dans votre service ; le Seigneur œuvre avec vous !

Si toi tu es le Christ, dis-le-nous. Il leur dit : – Si je vous le dis, vous ne le croirez pas ; et si je vous interroge, vous ne me répondrez pas, ni ne me laisserez partir. Mais désormais le Fils de l’homme sera assis à la droite de la puissance de Dieu. Luc 22. 67 à 69.

Nous avons vu que le Seigneur Jésus, dans l’évangile de Marc, est considéré comme le parfait Serviteur de l’Éternel. Dans l’évangile de Luc, Il est présenté comme l’Homme saint, sans péché, l’Homme réellement selon le cœur de Dieu – tout en demeurant le Fils éternel de Dieu.
Le « Fils de l’homme » est un nom que le Seigneur a employé fréquemment en rapport avec Lui-même. Combien nous sommes reconnaissants pour Son affirmation : « Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10) !
Le terme « Fils de l’homme » met l’accent sur Sa réelle humanité. Il a aussi un caractère prophétique. Le Ps. 8 nous dit que le Fils de l’homme gouvernera sur toutes les œuvres des mains de Dieu. Dans Dan. 7, il nous est dit que le Fils de l’homme recevra plus tard « la domination, et l’honneur, et la royauté, pour que tous les peuples, les peuplades et les langues, le servissent » (v. 14). C’est le conseil du Père que, ce que le Fils a créé comme étant Dieu, Il le gouverne comme Homme.
Dans le passage ci-dessus, nous voyons notre bien-aimé Seigneur amené devant les chefs d’Israël. Ils Lui demandent s’Il est le Christ. Sa vie, Ses miracles, Son enseignement prouvaient à tous ceux qui avaient la foi qu’Il était véritablement le Christ. Mais le Seigneur connaissait leurs cœurs. Leur question n’était pas franche, ils cherchaient au contraire une raison pour L’accuser. Tout comme Saül avait essayé de tuer David, le roi oint par Dieu dans l’Ancien Testament, ces gouverneurs voulaient mettre à mort l’Oint de Dieu, le Fils de l’homme destiné à dominer sur tous.
Le Seigneur leur dit que, bien qu’ils ne veuillent pas Le laisser s’en aller, dès lors Il serait assis à la droite de la puissance de Dieu ! Ils pourraient Le rejeter de la terre, mais ce serait seulement afin qu’Il puisse prendre la place de la puissance suprême au ciel !

Mais lui (Étienne), étant plein de l’Esprit Saint et fixant les yeux vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu. Act. 7. 55 et 56.

A la fin du ch. 6 des Actes, nous trouvons Étienne amené devant les membres du concile juif. Ils ont l’intention de le juger, mais en fait, les rôles sont inversés. Rempli du Saint Esprit, Étienne, au chapitre 7, élève une accusation contre eux, leur reprochant de résister toujours à l’Esprit Saint et, maintenant, de rejeter le Juste, de la même manière que leurs pères ont rejeté Joseph et Moïse.
Ces paroles sont tellement puissantes et irréfutables que tout ce que peuvent faire les gouverneurs, dans leur furie, c’est de traîner Étienne hors de la ville pour le lapider.
On a souvent fait la remarque que cette réaction des gouverneurs est réellement l’accomplissement de la parabole du Seigneur Jésus en Luc 19, où Il dit que les concitoyens de cet homme noble lui enverraient un message, disant : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (v. 14).
Le calme d’Étienne, dans cette scène, est tout à fait remarquable. Quel est son secret ? Il avait les yeux fixés sur une autre scène complètement en dehors de ce monde. Il avait commencé son discours devant le concile en parlant du Dieu de gloire, et maintenant il voit Jésus debout à la droite de Dieu !
Pourquoi le Seigneur, ici, se tient-Il debout à la droite de Dieu ? Nous savons qu’Il est assis quand il est question de l’œuvre de la rédemption (Héb. 10). Ici, cela peut indiquer qu’Il était prêt à revenir pour bénir Son peuple terrestre, Israël, s’ils avaient bien voulu Le recevoir comme le Christ exalté (Act. 3. 19 à 21). Mais se pourrait-il aussi qu’Il ait été debout, prêt à recevoir auprès de Lui Étienne, qui allait souffrir le martyre ? Étienne, comme son Maître, était rejeté par la terre, mais allait être reçu par le ciel. Ce n’était pas des anges qui allaient le recevoir, mais notre bien-aimé Seigneur Lui-même pour qu’il soit « Absent du corps et présent avec le Seigneur » (cf. 2 Cor. 5. 8).

Qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous ! Rom. 8. 34.

Le chapitre 8 de l’épitre aux Romains est un chapitre magnifique. Comme on l’a souvent remarqué, il commence par aucune condamnation, et se termine par aucune séparation de l’amour de Dieu. Dans la dernière partie du chapitre, nous trouvons aussi l’expression « pour nous » répétée trois fois.
En premier lieu, il nous est dit que Dieu est pour nous (v. 31). Et s’Il est pour nous, qui, ou quelle chose peut être contre nous ?
Deuxièmement, nous lisons qu’Il a livré Son Fils pour nous (v. 32). Au ch. 4. 25 nous trouvons qu’Il a été livré pour nos fautes. Ici, c’est pour nous. Et si Dieu a donné Son Fils, comment ne nous donnera-t-Il pas aussi toutes choses avec Lui ?
Troisièmement, nous voyons que Christ, à la droite de Dieu, intercède pour nous (v. 34).
Dans une note de triomphe, après avoir contemplé le dessein de Dieu pour les siens, décrit aux v. 28 à 30, il est posé une série de questions. Qui pourrait intenter une accusation contre les élus de Dieu, ou les condamner ? – Personne, est-il sous-entendu, car Christ, qui a porté nos péchés, qui a supporté notre condamnation, n’est pas seulement ressuscité des morts, mais Il est assis à la place de pouvoir et d’administration suprêmes, à la droite de Dieu. Et dans une telle place de puissance, il n’oublie pas les siens. Le propos de Dieu est assuré. Tous les siens seront glorifiés et porteront l’image de son Fils bien-aimé (v. 29 et 30). Mais dans le chemin, il y a des dangers, connus ou inconnus, dont certains sont énumérés à la fin du chapitre. Quelle est notre ressource à travers les dangers ? – Christ, à la droite de Dieu, qui intercède pour nous ! Quel chapitre merveilleux ! Le dessein de Dieu pour nous, l’Esprit, en nous, intercédant pour nous (v. 26), et Christ, à la droite de Dieu, intercédant lui aussi. Comme nous sommes en sécurité ! Chrétien tremblant et craintif, prends courage : notre Dieu est assurément pour nous !

Quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, celle qu’il a déployée dans le Christ en le ressuscitant d’entre les morts ; et il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes… et l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée. Éph. 1. 19, 20 et 22.

Que la puissance est grande, qui a ressuscité Christ d’entre les morts et L’a placé à la droite de Dieu ! Remarquez que, en tant que l’Homme exalté, assis à la droite de Dieu, il est donné à Christ d’être la Tête. Il est Chef sur toutes choses, mais Héb. 2. 8 nous dit que Sa domination universelle, bien que déjà réelle, ne se voit pas encore publiquement. Mais Christ est aussi la Tête de Son Église. Si Sa domination universelle n’est pas encore vue et reconnue par ce monde, nous avons le privilège, comme étant Ses rachetés, de reconnaître Son autorité et de nous y soumettre lorsque nous nous rassemblons. Nous n’avons pas besoin d’une autorité terrestre, que ce soit un individu ou un groupe d’individus, parce que nous avons un Chef dans le ciel qui suffit pour nous nourrir, nous diriger, et avoir l’autorité sur nous quand nous nous rassemblons.
Joseph nous donne de cela une illustration utile. Il « fournit de pain son père et ses frères, et toute la maison de son père » (Gen. 47. 12). De la même manière, notre Joseph est capable de nous nourrir. Joseph était capable de donner des ordres pour sauver tout le pays d’Égypte, et aussi pour diriger ses frères (Gen. 45. 17 à 24). Christ est également capable de nous diriger dans ce que nous devons faire, et quand nous devons le faire, lorsque nous nous rassemblons. Enfin, nous voyons que tout le pays d’Égypte était sous le gouvernement de Joseph (ch. 41. 44). Le Seigneur doit également être Celui qui dirige nos réunions. Sa volonté doit être faite. En nous soumettant à Lui, nous trouverons qu’il y a de la bénédiction pour nous, Son peuple bien-aimé.

Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre. Col. 3. 1 et 2.

On a souvent fait ce récit concernant deux paysans. L’un avait des sillons tout droits dans son champ. Chez l’autre, les sillons étaient très tortueux. Ce dernier demanda à l’autre : – Comment fais-tu pour avoir des sillons aussi droits ? La réponse : – Je repère un objet à l’autre bout du champ, sur lequel je fixe mon regard, et je laboure simplement en direction de cet objet. Au sens spirituel, cela est vrai pour nous croyants. Si nous désirons prospérer au point de vue spirituel, et avoir des « sentiers droits » dans notre vie, nous devons avoir devant nous un objet fixe – et pour nous, c’est Christ à la droite de Dieu.
« Ce qui est en haut » est en contraste avec « ce qui est sur la terre ». Il y a sur la terre des choses légitimes et même de bonnes choses, telles que les relations naturelles du mariage, de la famille et du travail, telles qu’elles sont décrites plus loin dans le chapitre (v. 18 à 22). Mais pour que nous ayons de la bénédiction dans ces choses, elles ne peuvent pas, si bonnes qu’elles soient, être notre objet. Notre objet doit être Christ et « ce qui est en haut ». Si Christ est notre objet, nous serons capables de répondre correctement à nos responsabilités dans ces choses.
Qu’est-ce que cela signifie, chercher ce qui est en haut ? – Cela comprend la lecture de la Bible et la prière quotidiennes.  Cela signifie lire la Bible en cherchant à apprendre toujours davantage sur notre Sauveur et Seigneur. Cela inclut également de méditer sur ce que nous avons lu. « Bienheureux l’homme qui… médite dans sa loi jour et nuit » (Ps. 1. 2). Puissions-nous rechercher toujours plus les choses qui sont en haut !

Dieu nous a parlé dans le Fils… Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, il soutient tout par la parole de sa puissance. Ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Héb. 1. 2 et 3.

Dans l’épître aux Hébreux, il est parlé cinq fois de Christ comme étant à la droite de Dieu. Nous considérerons ces passages avec l’aide du Seigneur.
Au début du ch. 1er, sept gloires de Christ nous sont décrites brièvement dans les trois premiers versets :

1) Il est établi héritier de tout ;
2) Il est le créateur : Il a fait les mondes ;
3) Il est le resplendissement de la gloire de Dieu ;
4) Il est l’empreinte de ce que Dieu est ;
5) Il soutient tout par la parole de sa puissance ;
6) Il a fait par lui-même la purification des péchés ;
7) Il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux.

Nous désirons insister particulièrement sur les deux dernières de ces sept gloires.
Il nous a purifiés de nos péchés. Qui pouvait faire cela ? Le Ps. 49 nous dit que « un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon (v. 7). Mais Dieu soit béni de ce que « ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu » (Luc 18. 27). « Grâces à Dieu pour son don inexprimable » (2 Cor. 9. 15). Seul le Fils qui, par Sa sagesse et Sa puissance propres, a créé les cieux et la terre sur laquelle nous vivons, pouvait être le Sauveur. Parce qu’Il est Dieu, Il pouvait répondre à toutes les justes exigences de Dieu. Parce qu’Il est Homme, Son œuvre a de la valeur pour nous.
Ensuite, après nous avoir purifiés de nos péchés, Christ s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux. Combien sont grandes la dignité et la gloire de la Personne de Christ, qui lui ont permis de s’asseoir là ! Cela nous montre aussi que son œuvre est complète et a été acceptée par Dieu. Celui qui nous a purifiés de nos péchés est maintenant assis à la place de l’honneur et du pouvoir suprêmes dans l’univers. Puissions-nous L’adorer !

Pour les anges, il déclare… Mais pour le Fils : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles. » … Et auquel des anges a-t-il jamais dit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » ? Héb. 1. 7, 8 et 13.

Le premier chapitre de l’épître aux Hébreux présente Christ comme le Fils de Dieu, et souligne qu’Il est Dieu et Fils éternel. Le chapitre 2 présente Christ comme le Fils de l’homme et insiste sur le fait que, en toutes choses, Il est devenu comme Ses frères (Héb. 2. 17 ; 4. 15) – bien entendu, à l’exception du péché. Il est Dieu et Homme en une seule Personne – un grand mystère, mais le fondement de notre foi.
L’un des thèmes de l’épître aux Hébreux, c’est la supériorité de Christ et de Son œuvre sur tout ce qu’on trouve dans les temps de l’Ancien Testament. L’une des expressions caractéristiques de cette épître est « plus grand ». Christ est plus grand que les anges (ch. 1 et 2), plus grand que Moïse (ch. 3), plus grand que Josué (ch. 3 et 4). La sacrificature de Christ est plus grande que celle d’Aaron (ch. 5 à 7), et son sacrifice est plus grand que les sacrifices de l’Ancien Testament (ch. 9 et 10).
Remarquez le contraste présenté dans les v. 7 et 8 du ch. 1. Dieu parle des anges en disant qu’ils sont des esprits – de Ses serviteurs, qu’ils sont une flamme de feu. Autrement dit, ils sont des créatures faites pour servir Dieu (v. 14). Mais quelle différence avec ce qui est dit du Fils, au verset 8 : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles ». La Parole s’adresse ici au Fils comme étant Dieu – c’est l’un des passages qui affirme absolument la déité de notre Seigneur Jésus Christ. Il est Dieu, égal au Père et au Saint-Esprit.
Au v. 13, nous voyons que Dieu n’a jamais invité aucun des anges à s’asseoir à Sa droite. Cette place de privilège, de pouvoir et d’administration est réservée au Fils de Dieu. Il a souffert. Il est mort. Il est exalté là jusqu’à ce jour de Sa gloire où Ses ennemis seront mis pour marchepied de Ses pieds !

Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la Majesté dans les cieux. Héb. 8. 1.

Considérons le fait que nous avons « un tel souverain sacrificateur ». Cette expression se trouve en Héb. 7. 26, et elle est répétée dans le verset ci-dessus. Quel genre de sacrificateur avons-nous ? En décrivant les types de l’Ancien Testament, l’épître aux Hébreux nous montre qu’il y a au moins autant de contrastes que de similitudes entre les vérités chrétiennes et ce qu’on trouvait dans l’Ancien Testament.
1. La sacrificature d’Aaron et de ses fils était continuellement interrompue par la mort. Notre grand Souverain Sacrificateur est mort une fois, et vit maintenant dans la puissance d’une vie impérissable. En conséquence, Sa sacrificature ne change pas et ne peut pas se transmettre. Il n’y aura jamais un temps où Il ne soit pas disponible pour nous dans nos besoins, ou bien où nous devrions chercher un autre sacrificateur.
2. Parce que la sacrificature de notre Seigneur ne se termine pas par la mort, Il est capable de nous porter au cours de la traversée complète du désert. Aaron est mort dans le désert, et il n’a pas pu, en tant que grand sacrificateur, amener les Israélites dans le pays promis. Mais notre grand sacrificateur « peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui ». Pourquoi cela ? – Parce qu’« il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux ». Il intercède continuellement pour nous au travers de nos circonstances variées et ne le cessera pas, aussi longtemps que nous sommes dans le monde. Il nous portera jusqu’au ciel.
3. Le caractère de notre grand sacrificateur est absolument unique. Aaron et ses fils étaient des pécheurs et avaient besoin d’apporter des sacrifices pour le péché pour eux-mêmes aussi bien que pour le peuple (Héb. 7. 26 et 27). Christ est saint, exempt de tout mal, sans souillure. Il n’a eu besoin d’apporter un sacrifice que pour le peuple, ce qu’Il a fait quand Il s’est offert Lui-même !
Puissions-nous nous réjouir de ce que nous avons un tel Souverain sacrificateur, Jésus, le Fils de Dieu (Héb. 4. 14) !

Mais celui-ci (Christ), ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis à perpétuité à la droite de Dieu, attendant désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour marchepied de ses pieds ». Héb. 10. 12 et 13.

On a souvent fait la remarque que, dans les instructions divines, il n’était pas prévu, ni dans le tabernacle ni dans le temple, de sièges pour que les sacrificateurs s’asseyent et se reposent. La raison de cela, c’est que leur œuvre n’était jamais terminée : ils offraient « souvent les mêmes sacrifices qui ne peuvent jamais ôter les péchés » (Héb. 10. 11).
Quel contraste béni nous est présenté dans le verset ci-dessus : « mais celui-ci ». Qui est-il ? – Le Fils de Dieu béni éternellement, Dieu Lui-même qui est devenu Homme. Pourquoi est-Il devenu Homme ? Il y a sans doute de nombreuses raisons à cela, mais notre verset nous dit que c’est afin qu’Il puisse offrir « un seul sacrifice pour les péchés ». Quel contraste avec les sacrificateurs en Israël ! De nombreux sacrifices en face d’un seul sacrifice définitif !
Après s’être offert Lui-même, étant le seul sacrifice réellement acceptable par Dieu pour régler les péchés de tous ceux qui croient en Lui, Christ s’est assis. Cela nous montre clairement que Son œuvre d’offrande de sacrifices est complète. Mais Christ ne s’est pas assis sur la terre. Il s’est assis à la droite de Dieu. Dieu a accepté Son œuvre.
Mais remarquez que Christ s’est assis à perpétuité. Cette expression s’applique au fait de s’asseoir. Le mot grec implique la pensée que c’est sans interruption. Si nous nous asseyons après une longue journée de travail, il se peut que nous pensions soudain que nous avons oublié de faire quelque chose, et que nous devions nous relever. Par contre, notre Seigneur béni n’aura jamais à Se relever en rapport avec le péché ou avec nos péchés. Il a accompli complètement cette œuvre pour la gloire de Dieu et pour notre bénédiction éternelle. Lorsqu’Il Se lèvera de Son trône, ce sera pour sa seconde venue – d’abord pour rassembler les siens vers Lui-même, ensuite pour revenir et régner lorsque ses ennemis seront mis comme marchepied pour ses pieds. Viens, Seigneur !

Nous aussi… courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement, lui qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu… Considérez celui qui a enduré. Héb. 12. 1 à 3.

Dans ce verset, la vie chrétienne est comparée à une course. Dans cette course, nous avons un Objet et un Exemple devant nous dans la Personne du Seigneur Jésus. Il est « le Chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement ». Qu’est-ce qui caractérisait Son sentier ici-bas ? Nous aimerions méditer sur deux de ces qualités mentionnées dans ce passage.
Tout d’abord, remarquez qu’il y avait de la joie devant Lui. Quelle était cette joie ? – La joie de faire la volonté de Son Père, dans un monde où tous les autres humains la méprisaient et choisissaient de faire leur propre volonté. « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 8). Il y avait aussi la joie de connaître les résultats de Son œuvre : « Il verra du fruit du travail de son âme et sera satisfait » (És. 53. 11). Il y avait encore une autre joie pour Lui, celle d’anticiper le moment où, ayant accompli l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire, Il retournerait au ciel, dans la présence de Son Père. « Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » (Ps. 16. 11).
En second lieu, nous lisons que le Seigneur « a enduré la croix ». Le mot original signifie « demeurer sous », ou « supporter (l’épreuve) avec courage, autrement dit, ne pas renoncer, quelles que puissent être la pression ou les difficultés. Le sentier de la foi, pour vous et pour moi, est plein de pièges, de difficultés, et d’épreuves. A cause de cela, il viendra des temps, dans chacune de nos vies, où nous serons tentés d’abandonner. Que faire dans de tels moments ? – « Considérez celui qui a enduré ». Il a rencontré et enduré des pressions et des épreuves au-delà de ce qu’aucun d’entre nous ne pourrait jamais connaître. Et Il a enduré, dans une parfaite confiance en Son Père. Il peut alors, depuis Sa place actuelle à la droite de Dieu, nous fortifier aussi pour endurer. Regardez à Lui !

Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés… Jésus Christ, qui est à la droite de Dieu (étant allé au ciel), anges, autorités et puissances lui étant soumis. 1 Pier. 3. 18 et 22.

Dans sa première épître, l’apôtre Pierre nous dit qu’il y aura des souffrances dans la vie chrétienne. De la souffrance par des épreuves, des souffrances pour la justice, des souffrances par fidélité envers Dieu, des souffrances pour avoir bien agi. Il est remarquable de penser que, lorsque Christ était dans ce monde, Il a souffert de la même manière. Cependant, Il a aussi souffert une fois pour les péchés. Ses souffrances en notre faveur L’ont amené jusque dans la mort, mais Il est ressuscité des morts. Dans le verset ci-dessus, il nous est dit que, non seulement Il est ressuscité, mais qu’Il est monté triomphalement au ciel, et qu’Il est à la droite de Dieu.
Que pouvons-nous apprendre de cela ? – L’une des leçons, c’est que, déjà maintenant, Il est l’administrateur de Dieu. Il est à la place du pouvoir et de l’autorité suprême. Nous nous réjouissons en pensant au jour où, en public et ouvertement, Il sera vu comme étant le Seigneur de tous – lorsque, de même que le Pharaon l’avait dit de Joseph, sans Lui nul ne lèvera la main ni le pied (cf. Gen. 41. 44). Alors, tout genou se ploiera, et toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur.
Il nous est dit toutefois, pour notre encouragement, que déjà maintenant, toutes les autorités établies dans la création, depuis les anges et au-dessous d’eux, sont assujetties à Christ. Quelle affirmation !
Nous pourrions alors demander : – Pourquoi les rachetés souffrent-ils ? – N’est-ce pas parce que c’est encore le jour de la grâce, où l’évangile du salut est annoncé jusqu’au bout de la terre ? Lorsque Christ commencera à intervenir ouvertement dans ce monde, ce sera en jugement sans appel sur tous ceux qui L’ont refusé. Que c’est solennel ! Et ainsi Christ attend avec patience.
Cependant, même aujourd’hui, puissions-nous être encouragés en sachant qu’aucune souffrance ne peut toucher les rachetés du Seigneur sans qu’Il le permette. Il se peut que nous ne comprenions pas le pourquoi, mais nous devons nous soumettre à Sa manière d’agir, sachant que tout est soumis à Celui qui nous aime.

 

D’après The Lord is near 2020
K. Quartel