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BERACA 6
Le ruisseau de Dieu est plein d’eau (Ps. 65. 9)

 

À de nombreuses reprises, dans les Saintes Écritures, nous trouvons la mention de l’eau. Sur le plan de la création, aucun être vivant ne reste en vie sans eau, que ce soit quant à nos corps ou celui des animaux, ou encore de chaque espèce de plante. Lorsque Dieu créa toutes choses, Il donna l’eau pour que les êtres vivants subsistent sur la terre. « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Sitôt après, l’eau est mentionnée : « l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux » (v. 2) ; ensuite apparaît la lumière : « Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut » (v. 3). « Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. Et Dieu appela l’étendue Cieux » (v. 6 à 8). « Et Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. Et Dieu vit que cela était bon » (v. 9 et 10). Sans l’eau et la lumière, pas de vie possible ! Si cela est vrai sur le plan physique, cela l’est sans équivoque sur le plan spirituel.
Sur le plan spirituel, la Parole vient en premier : « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu » (Jean 1. 1). « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (v. 4). « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (v. 14). Ainsi Dieu, par Jésus, est venu dans un corps d’homme pour dire, en parlant de celui qui croit en lui, « l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). Le doux psalmiste d’Israël, en son temps, a écrit : « Car par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » (Ps. 36. 9). Jésus a dit de Lui-même : « Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12). Lorsque Dieu « créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu » et le plaça dans un jardin de délices pour le cultiver. Adam et Ève étaient alors dans l’innocence, c’est-à-dire sans conscience de péché, puisqu’ils ne l’avaient pas connu ni commis jusqu’à qu’ils se laissent tenter par le serpent et tombent dans le péché.
– Ce qui suit est extrait d’une étude écrite par Samuel Prod’hom (1857-1933) : « Au milieu de ce merveilleux jardin, l’Éternel Dieu avait planté l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Adam était responsable d’obéir ; en le faisant, il pouvait manger de l’arbre de vie, et vivre à toujours. De ce jardin d’Éden sortait un fleuve qui se divisait en quatre rivières pour aller fertiliser la terre. Dieu donnait à cette première création des sources de bien-être matériel qui étaient le reflet de ce qu’Il établirait pour le bonheur des hommes sur la terre renouvelée (pendant le millénium) et, spirituellement, dans l’éternité. C’est en Christ que se trouve la source des bénédictions que Dieu avait devant Lui pour le bonheur éternel de l’homme. En Ézéchiel 47, nous voyons des eaux sortant de dessous le seuil de la maison de l’Éternel ; elles s’en vont en une double rivière vivifier ce qui se trouvait dans les eaux de la mort.
Des deux côtés de cette rivière croîtront, comme en Éden, « toutes sortes d’arbres dont on mange » (v. 12). Nous retrouvons, en Zacharie 14, lorsque le Seigneur vient avec tous les saints, que des eaux vives sortent aussi de Jérusalem, une moitié vers la mer Morte et l’autre vers la Méditerranée. Pour cela, la configuration du pays sera changée. Finalement, nous voyons, en Apocalypse 22. 1 et 2 : « Un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau. Au milieu de sa place et du fleuve, de part et d’autre, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations », comme en Ézéchiel 47. 12. Il s’agit, dans tous ces passages, des bénédictions millénaires sous le règne de Christ. Dans l’état éternel, il n’y a rien à guérir ni à assainir. Tout sera parfait et définitif. Le Seigneur sera le centre duquel jailliront les bénédictions éternelles sur ceux qu’Il aura rendu parfaits et glorifiés. Tout sera repos, paix, amour et lumière.
Quant à l’Éden terrestre, qu’en reste-t-il ? Les deux premiers fleuves n’existent probablement plus. Le Tigre (ou l’Hiddékel) et l’Euphrate existent encore, il semble que ce sont les mêmes, car d’immenses changements ont dû arriver lors du déluge. « Les choses qui se voient sont temporaires ; mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4. 18). Ce sont celles qui sont éternelles que Dieu avait en vue » (S.P.).
– Agar survit grâce à l’eau du puits de Lakhaï-roï (Gen. 16. 13). Là, elle a été en contact avec « le Dieu qui se révèle » et Isaac s’y abreuva pour habiter ensuite près du puits (24. 62 ; 25. 11). Le rocher, en Horeb, après avoir été frappé, laissa sortir les eaux en abondance pour le peuple de Dieu assoiffé dans le désert (Ex. 17. 6). Ce rocher, « était le Christ » (1 Cor. 10. 4). Christ a été « frappé de Dieu » (És. 53. 4) afin que nous ayons la vie éternelle (Jean 5. 24) ou « en abondance » (10. 10). Cette vie éternelle commence dès que l’on reconnaît son état de pécheur en acceptant par la foi et dans son cœur Jésus comme son Sauveur et Seigneur.
– Dieu fendit le rocher creux qui était à Lékhi, pour que Samson boive et ne meure pas – l’endroit porte le nom d’En-Hakkoré (la source de celui qui crie – Juges 15. 19). David, réfugié pour sa vie dans la caverne d’Adullam dit : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem ? … trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, … et l’apportèrent à David » (2 Sam. 23. 15 et 16). Dans les circonstances qui jalonnent notre court passage ici-bas, dirigeons nos âmes vers notre grand Dieu Sauveur ! Pour être gardés de murmurer comme les Israélites dans le désert, pour résister à l’ennemi comme les hommes forts de David et être en mesure de rapporter à notre Maître l’eau du puits de Bethléhem, c’est-à-dire l’amour que nous Lui devons.
Dans cette année qui s’ouvre devant nous, abreuvons-nous à la source intarissable de Sa glorieuse Parole pour pouvoir « marcher de force en force » (Ps. 84. 7). En assemblée, puisons au « fleuve dont les ruisseaux réjouissent la ville de Dieu » pour être édifiés ensemble par les secours de l’Esprit Saint agissant en nous et par nous à la gloire de Dieu (Ps. 46. 4).