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APPRENDRE DU SEIGNEUR JÉSUS : SA JOIE

 

Le thème de ce soir est la joie du Seigneur Jésus, et je m’en réjouis beaucoup. Mais laissez-moi d’abord vous poser une question : En tant que chrétien, avez-vous de la joie dans votre vie de foi ? Pouvez-vous dire avec conviction que vous vivez chaque jour avec une joie intérieure profonde dans votre cœur ? Pourquoi est-ce que je pose la question ? Parce que c’est exactement cela que Dieu veut vous offrir ! Dieu veut, non pas que vous ayez un peu de joie, mais que vous ayez une joie parfaite, chaque jour de votre vie ! Le Seigneur Jésus a connu cette joie, ici sur la terre lorsqu’Il a vécu ici-bas en tant qu’Homme, et c’est cette joie qu’Il aimerait partager avec vous. Et aujourd’hui, je voudrais parler de ce en quoi cette joie pouvait consister, et de la façon dont nous pouvons, nous aussi, profiter de cette joie, de façon très pratique, dans notre vie de foi.
Alors pour cela, commençons par lire un passage de l’évangile de Jean, au ch. 15. 9 : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète ». Le Seigneur Jésus a eu de la joie parce qu’Il jouissait de l’amour de Son Père. Il existe de toute éternité une relation entre le Père éternel et le Fils éternel, une relation d’amour. Le Seigneur Jésus est dans cette relation, et l’amour que Son Père a pour Lui, Il a pu en jouir chaque jour en toute conscience. Et c’est peut-être la plus grande chose qu’il y ait ici sur terre : une relation intacte, la jouissance d’une relation sans faille. Et cette relation qu’Il avait avec son Père céleste, le Seigneur Jésus l’a vécue et appréciée en parfaite connaissance, ici-bas sur la terre.
Nous lisons sept fois dans l’évangile de Jean que le Père aime le Fils, 7 fois, ce n’est pas par hasard, mais 7 fois, cela nous montre la plénitude de cet amour, cet amour divin, infiniment grand. Nous lisons sept fois ce témoignage dans le Nouveau Testament : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ». Et cela non sans raison, car Dieu veut nous montrer toujours à nouveau comme l’amour entre le Père et le Fils est grand et parfait. Il est le Fils de l’amour du Père. Nous lisons ceci dans Colossiens 1. 14 « le Fils de son amour ». Il est le bien-aimé, et il existe tellement d’expressions comme « le bien-aimé de son âme ». Toujours à nouveau, Dieu veut nous montrer combien cet amour est grand et unique, cet amour que le Père a pour le Fils de toute éternité.
Et c’est de cet amour-là que le Seigneur Jésus a joui ici-bas chaque jour. C’est cet amour qui Lui a procuré du repos. C’est cet amour qu’Il a vraiment pu apprécier dans Son cœur. C’est de cela que provenait Sa joie. Il en était heureux, on peut dire que c’était la source de Sa joie. Et cette joie, Il voudrait la partager avec nous ! Mais, comment cela ? Comment pouvons-nous le concevoir ? Nous trouvons un passage en 1 Tim. 1. 11, où Paul parle de « l’évangile de la gloire du Dieu bienheureux ». Dieu est le Dieu bienheureux ! Cela signifie que Dieu, parfaitement heureux, n’a besoin de personne pour être heureux, car Il est pleinement suffisant en Lui-même pour trouver Sa joie et Sa satisfaction ! Et pourtant, à travers l’évangile de la gloire, Il veut nous inclure dans Son bonheur et Sa joie ! Que c’est incroyablement grand : des personnes en route vers la perdition éternelle, haïssables, remplies de culpabilité, ce sont elles que Dieu veut prendre, pour les sauver, les justifier, les faire entrer dans Sa joie éternelle ! Cela aussi fait partie de l’évangile.
Mais comment Dieu a-t-il fait cela ? – Dieu a donné Son Fils, qui est mort sur la croix de Golgotha à la place de tous ceux qui croient en Lui. Et Dieu nous a pardonné nos péchés, nous a lavés, nous a rendus aptes, et nous sommes faits « enfants de Dieu ». Le Seigneur Jésus, au jour de Sa résurrection, a dit à Marie de Magdala : « Va vers mes frères et dis-leur : je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17). Il nous a fait entrer dans la même relation que Lui-même, en tant qu’Homme, avait avec Son Dieu et Père. C’est inconcevablement grand !
Nous pouvons bien comprendre que le Père aime le Fils, parce que le Seigneur Jésus est tellement parfait et tellement unique, mais nous lisons en Jean ch. 17. 23, que le Père nous aime du même amour qu’il aime le Fils ! Comment cela est-il possible ? C’est parce que nous sommes dans le Christ Jésus, parce que c’est notre position devant Dieu, parce que nous sommes enveloppés, pour ainsi dire, dans la perfection, dans la gloire du Seigneur Jésus. Sa position est notre position devant Dieu, et Dieu peut donc maintenant nous aimer du même amour dont Il aime son Fils. C’est tellement grand ! Nous devons simplement laisser cela agir en nous et en jouir, pour pouvoir dire en toute conscience : « Je suis accepté, je suis aimé ! Dieu m’aime tel que je suis, sans que je ne le mérite, parce que je suis en Jésus-Christ » ; c’est vraiment merveilleux !
Dieu nous a donné la vie éternelle. La vie éternelle est caractérisée par le fait que nous pouvons connaître le Père et le Fils, que nous sommes rendus capables d’être en communion avec les Personnes divines. Nous n’en sommes peut-être pas conscients, mais c’est quelque chose que Dieu nous a donné au travers du don de la vie éternelle, et Dieu nous a aussi donné le Saint-Esprit. Le Seigneur Jésus est retourné dans la gloire en tant qu’Homme, et de là, Il a envoyé le Saint-Esprit sur la terre. L’Esprit Saint nous pousse à jouir de la vie éternelle et il en résulte une joie intérieure profonde. C’est la volonté de Dieu pour nous, c’est le désir de Dieu pour nous, que nous vivions cette relation, cette communion, que nous jouissions de cette communion !
L’apôtre Jean avait cela aussi très à cœur. Nous lisons en 1 Jean 1. 3 : « ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous aussi vous ayez communion avec nous : or notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. Et cela, nous vous l’écrivons afin que votre joie soit complète ». C’est la volonté de Dieu pour nous, non pas simplement un peu de joie, mais une joie parfaite dans la jouissance de la communion et de la relation que nous avons avec le Père et avec le Fils. C’est cela, la joie chrétienne. Profitez-vous de cela ? Dieu veut vous inviter à nouveau à en jouir consciemment, à le saisir et à le réaliser par la foi, à vous reposer réellement là-dessus.
Cependant, tout cela est aussi lié à une condition, que nous avons également lue dans le ch. 15 de Jean. Là, le Seigneur Jésus nous dit qu’Il a gardé les commandements de Son Père et qu’il est demeuré dans Son amour, et il nous dit : vous devez faire de même, vous devez garder mes commandements. Si vous le faites, alors vous resterez dans mon amour, alors vous resterez dans la conscience et la jouissance de mon amour. Cela n’est possible que si nous sommes obéissants. Cela n’est possible que lorsque nous sommes prêts à nous placer réellement sous la volonté de Dieu et à la faire.
Dans la première épître de Jean, ch. 2. 15, il est dit : « si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui ». Nous ne pouvons pas avoir les deux. Lorsque nous commençons à nous occuper du monde et des choses du monde, et à flirter avec elles, cela a automatiquement pour conséquence que nous ne pouvons plus nous réjouir de l’amour de Dieu, que nous n’avons pas consciemment l’amour du Père devant nous, et que nous n’y trouvons plus un réel épanouissement. Si nous voulons avoir cela, nous devons être obéissants, nous devons vraiment être prêts à faire la volonté de Dieu. Le Seigneur Jésus a dit cela en Jean ch. 14. 21 : « Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; or celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui ». Oui, cela nous montre que la jouissance de l’amour dépend de notre obéissance. Dieu nous aime inconditionnellement, mais si nous voulons en profiter, si nous voulons en être conscients et nous en réjouir vraiment, alors cela ne peut se faire que lorsque nous sommes obéissants. Sinon, la jouissance de l’amour n’est pas possible. Et c’est pour cette raison que beaucoup de chrétiens ne sont peut-être pas très heureux, qu’ils n’ont pas la joie dans le cœur, parce qu’ils n’essaient pas d’être obéissants, de faire la volonté de Dieu, de s’attacher à vivre pieusement, mais cherchent plutôt à trouver quelque chose dans le monde. Mais cela n’arrivera jamais. Prenez courage ! Abandonnez-vous à la volonté de Dieu ! Apprenez l’obéissance et vous pourrez alors à nouveau goûter cette joie en toute conscience. C’est la volonté de Dieu pour vous. Il veut que votre joie soit complète, comme l’était celle du Seigneur Jésus ici, sur la terre.
La joie, on la trouve dans la communion, et Jésus était en communion avec Son Père. Dans le psaume 16, le Seigneur dit, au v. 11 : « ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » : à ta droite, tout près de toi. Cela signifie que, devant la face de Dieu, lorsque nous venons en présence de Dieu (et nous le faisons lorsque nous prions, lorsque nous restons consciemment dans Sa présence en esprit), alors c’est un endroit où nous pouvons avoir de la joie, parce que la présence du Dieu bienheureux nous donne de la joie. Le Seigneur Jésus, en tant qu’Homme, a toujours pu jouir de cela à chaque instant et le réaliser pleinement. Pensons aux moments de prière si nombreux qui sont mentionnés. Il était sans cesse, de manière ininterrompue, en prière, dans ces moments où Il pouvait apprécier la présence de Dieu, la communion avec Son Père. Et cela, nous le pouvons, nous aussi ! Nous aussi, nous pouvons vraiment nous reposer dans la prière et nous tenir simplement devant Dieu. Pouvoir dire, en le réalisant vraiment : « Père, je suis avec toi maintenant. Je veux juste rester avec toi et être avec toi » et profiter de la communion avec les Personnes divines. C’est le souhait de Dieu et la volonté de Dieu pour nous.
Le Seigneur Jésus éprouvait de la joie à faire la volonté de Dieu. Lisons encore un autre verset à ce sujet, au Psaume 40. 8 :« C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles ». Pour le Seigneur Jésus, ce n’était pas un fardeau ou une charge de faire la volonté de Dieu, mais c’était ce qu’Il avait dans Son cœur, c’était ce qui Le réjouissait. Il a dit, en Jean ch. 4. 34 : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». Oui, faire la volonté de Dieu, c’était Sa nourriture, c’était ce qui Lui procurait de la satisfaction. Parce qu’Il était en plein accord avec Dieu Son Père, c’était une joie pour Lui de faire la volonté de Son Père. Qu’en est-il de nous ? Nous aussi, nous avons la nature divine. Nous avons reçu cette vie nouvelle, et cette vie nouvelle que nous possédons trouve sa joie à faire la volonté de Dieu. En fait, c’est cela qui devrait être notre situation normale : nous réjouir de faire la volonté de Dieu, de marcher en plein accord avec lui. Cela devrait nous procurer de la joie ! C’était le cas pour le Seigneur Jésus.
Nous trouvons aussi ce dont le Seigneur Jésus a pu se réjouir ici-bas sur la terre, en Luc 15, où Il donne cette parabole, qu’il explique ; Il dit au v. 4 : « Quel est l’homme parmi vous qui, s’il a cent brebis et en a perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? Quand il l’a trouvée, il la met sur ses épaules, tout joyeux ; puis, de retour à la maison, il assemble les amis et les voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis, celle qui était perdue. Je vous dis, qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance ». Le Seigneur Jésus est le Bon Berger, et chaque fois qu’une âme a été sauvée lorsqu’Il était ici-bas sur terre, Il a éprouvé une joie profonde. Pensons à Zachée, pensons aux lépreux qui ont été guéris et à beaucoup d’autres qui ont été sauvés. Le Seigneur Jésus avait chaque fois de la joie dans le cœur. Même lorsqu’Il a été cloué sur la croix de Golgotha, alors que le brigand qui avait été crucifié avec Lui s’est converti à la dernière minute, le Seigneur Jésus a éprouvé cette joie en pensant à tous ceux qui allaient venir à la vie éternelle et au salut.
Et nous pouvons nous poser à nouveau la question : est-ce quelque chose qui nous procure une réelle joie lorsque des personnes sont sauvées ? Est-ce quelque chose que nous recherchons, est-ce que nous nous efforçons de gagner des personnes pour le ciel, pour qu’il y ait de la joie dans le ciel ? Cela devrait nous motiver vraiment à gagner des personnes pour l’éternité, parce qu’alors il y aura de la joie au ciel, et c’est quelque chose de tellement grand !
Nous lisons en Matthieu ch. 13. 44, que le Seigneur Jésus s’est encore réjoui d’une autre chose : « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme après l’avoir trouvé, a caché ; et de joie qu’il en a, il vend tout ce qu’il a et achète ce champ ». Nous voyons ici que le Seigneur Jésus a de la joie dans les croyants, dans ceux qui appartiennent à l’Église, qui constituent Son Épouse. C’est comme un trésor dans un champ, comme le monde autour de nous qui représente ce champ, et nous qui constituons le trésor dans ce monde. Et le Seigneur Jésus se réjouit à cause de nous, se réjouit pour chaque croyant, pour tous ceux qui L’ont accepté et qui vivent maintenant pour Lui, qui sont membres de Son corps et constituent Son épouse. Mais là encore se pose la question : cela nous rend-il également heureux ? nous réjouissons-nous à cause de nos frères et sœurs ? Nous réjouissons-nous parce que nous savons qu’ils sont précieux aux yeux de Dieu, qu’ils sont des bien-aimés de Dieu ?
Cela peut aussi être un grand encouragement à nous aimer les uns les autres, de pouvoir réaliser que cette personne est aimée exactement autant que moi, cette personne est acceptée exactement comme je le suis moi-même. Et nous devrions avoir de la joie lorsque nous nous voyons entre frères et sœurs, lorsque nous savons être avec quelqu’un qui appartient à la famille de Dieu autant que nous. Il appartient à l’Église, l’Épouse du Seigneur Jésus, autant que moi. L’unité entre tous les croyants, c’est aussi quelque chose qui devrait nous réjouir en considérant le fait qu’il y a là une perle ; aux yeux de Dieu il en est ainsi, même si malheureusement cela n’est plus du tout visible dans la pratique. Et c’est ce qui a aussi apporté de la joie au Seigneur Jésus. Il avait devant les yeux cette perle précieuse unique, dont Il pouvait se réjouir.
Le Seigneur Jésus s’est réjoui de ce que la grâce de Dieu a accompli dans les personnes. Il y a beaucoup d’exemples de cela, et chaque fois que Dieu a fait un travail dans une personne, quand Dieu a conduit une personne à faire quelque chose qui était selon Sa volonté, le Seigneur Jésus s’en est réjoui. Pensons à la Samaritaine au puits de Jacob. Le Seigneur Jésus s’est réjoui lorsqu’elle est venue au salut, Il s’est réjoui lorsqu’elle est devenue elle-même un évangéliste qui a pu parler de Lui aux autres. Pensons aussi à Marie de Béthanie, cette femme qui était prête au bon moment à consacrer presque une année entière de salaire, pour oindre le Seigneur Jésus en vue de Ses funérailles. Elle avait du discernement spirituel, et nous pouvons être sûrs que le Seigneur Jésus a éprouvé une joie profonde dans Son cœur de voir cette femme préparée, prête au sacrifice et pleine de discernement spirituel.
Je pense aussi à la veuve, dans Luc 21. 2 – Marc 12. 41 et 42 le Seigneur Jésus s’assied en face de ce coffre du trésor et Il regarde les riches déposer de l’argent. Puis arrive cette veuve qui n’a seulement que deux pièces de monnaie, et le Seigneur voit qu’elle est prête à jeter les deux pièces dans ce coffre au trésor, et certainement le Seigneur a eu de la joie dans le cœur, en voyant l’engagement de cette femme.
Le Seigneur Jésus s’est réjoui lorsque les gens ont montré de la foi. Il y a ce centurion qui a dit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole, et mon serviteur sera guéri Mat. 8. 8) ». Le Seigneur Jésus s’en est étonné et a dit : « Je n’ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi », et il y a répondu. Nous pouvons être sûrs qu’Il s’est réjoui de cette requête et de cette foi.
Ou encore, lorsque Pierre a vu son Seigneur marcher sur l’eau, et que ce désir s’est élevé dans le cœur de Pierre : « Je veux m’approcher de mon Seigneur » ; et alors il demande « Seigneur, si c’est toi, commande-moi d’aller vers toi sur les eaux (Mat. 14. 28) », le Seigneur Jésus a certainement dit avec une grande joie : « Viens ». Il s’est réjoui d’un homme qui était prêt à marcher sur l’eau pour s’approcher de Lui. Oui, le Seigneur Jésus s’est réjoui chaque fois qu’Il a vu ce que la grâce de Dieu avait fait dans le cœur des hommes. Et c’est encore le cas aujourd’hui.
Mais posons-nous la question : Est-ce la même chose pour nous, lorsque nous voyons ce que la grâce de Dieu opère dans le cœur de nos frères et sœurs dans la foi ? Nous en réjouissons-nous alors, ou bien est-ce que nous éprouvons de l’envie ou d’autres choses du même genre ? Cela ne devrait pas être le cas. Nous devrions nous réjouir de ce que Dieu produit dans les personnes. Nous devrions avoir les yeux ouverts pour voir cela, nous ne devrions pas nous comparer les uns aux autres en quelque manière que ce soit, mais nous devrions toujours avoir de la joie lorsque nous voyons Dieu faire un travail dans une personne, Dieu utiliser une personne, la grâce de Dieu arriver à son but dans une personne. Nous devrions nous en réjouir, c’est un vrai motif de joie. C’est ainsi que Dieu veut que nous agissions.
Le Seigneur Jésus a eu de la joie dans la Parole de Dieu. Je voudrais vous lire un exemple tiré du psaume 119. 162. « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui a trouvé un grand butin », dit le psalmiste. Il se réjouit de la Parole de Dieu comme d’un grand butin, comme de quelque chose de précieux, quelque chose de spécial. Et c’était cette joie que le Seigneur Jésus avait dans le cœur. « Ta loi est au-dedans de mes entrailles », c’était quelque chose qui le caractérisait, la Parole de Dieu intériorisée. On le voit dans le désert quand Il est tenté par Satan : là, le Seigneur Jésus a cité la Parole de Dieu. La Parole de Dieu sortait spontanément de son cœur et Il la présentait au peuple.
Le Seigneur Jésus est comme cet homme du Psaume 1. Il s’agit là en fait d’un homme qui nous parle prophétiquement du Seigneur Jésus : c’était l’attitude intérieure que le Seigneur Jésus a eue sur la terre. Il est dit : « Bienheureux l’homme… », puis au v. 2, « qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! ». Le Seigneur Jésus réalisait déjà cela dans le temple à l’âge de douze ans, alors qu’Il était encore un enfant. Il était là et s’occupait de la Parole de Dieu, Il posait des questions, Il écoutait, Il étudiait. C’était quelque chose qui lui procurait de la joie. C’était, pour ainsi dire, de la nourriture pour Son âme. Et qu’en est-t-il de nous ? Apprécions-nous vraiment la Parole de Dieu ? Est-ce que, lire la Parole de Dieu est quelque chose qui nous procure une réelle satisfaction ? C’était le cas pour Jérémie, dans ce verset de Jérémie 15. 16 : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur ». Nous aussi, nous devrions recevoir la Parole de Dieu, si unique et si grande, et nous réjouir dans les pensées de Dieu, être en communion avec ce que Dieu nous dit dans Sa Parole.
Le Seigneur Jésus avait une joie céleste dans le cœur. Cela signifie qu’Il regardait vers l’avenir. Dans le ch. 12 des Hébreux, au v. 2, il est dit qu’Il a enduré la croix à cause de la joie qui était devant Lui. Il connaissait la joie qui l’attendait lorsque la croix serait derrière Lui, II savait exactement ce qui allait Lui arriver, et c’est à cause de cette joie qu’Il a enduré la croix. Ce qui L’attendait là-haut, après la croix, c’est ce vers quoi Ses yeux étaient tournés. Si l’on pense au peuple d’Israël, il y aura un jour (Salomon en parle dans le Cantique des Cantiques ch. 3. 11), le jour de la joie de son cœur, c’est le jour où le Seigneur Jésus sera de nouveau uni à Son peuple terrestre Israël, quand ils se réuniront, lorsqu’Il régnera là comme le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs. Ce sera un jour de joie pour Lui. Il est parti en pleurant, Il rentrera chez Lui en se réjouissant et Il récoltera la moisson, et cela précisément en rapport avec Son peuple terrestre, Israël.
Mais ce n’est pas tout, nous savons que nous serons un jour avec le Seigneur Jésus dans la Maison du Père. Nous, Son épouse, Son assemblée, qu’Il a aimée et pour laquelle II s’est livré, et ce sera pour Lui une joie indicible de nous avoir avec Lui dans la Maison du Père, d’avoir Son épouse à Ses côtés pour l’éternité. Et c’est quelque chose qui Le rendait heureux, quelque chose qui Le réjouissait quand Il était encore ici-bas sur la terre, quand Il regardait par-delà la croix, ayant cette joie devant les yeux.
En Luc, ch. 15, nous trouvons l’histoire du fils prodigue. C’est une parabole très importante. Quand le fils prodigue rentre à la maison, le père court à sa rencontre, il le prend dans ses bras, l’embrasse, lui met un anneau à la main et des sandales aux pieds, il lui donne les plus beaux vêtements ; puis on lit qu’ils étaient heureux et il est dit ensuite, au v. 24 : « car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé » ; puis il est dit qu’ils ont commencé à se réjouir. C’est une image qui nous montre ce qui nous attend dans la maison du Père, dans cette demeure éternelle de Dieu : la joie éternelle, en communion avec le Père et le Fils, la joie éternelle de jouir de la relation avec les Personnes divines. C’est à cela que Dieu veut nous conduire.
En Matthieu 25, le Seigneur Jésus a raconté la parabole des talents, en expliquant que nous devons être fidèles ici-bas avec ce que nous avons reçu. Nous lisons que, lorsqu’il est question de récompense, il est parlé d’entrer dans la joie de notre maître, la joie qu’il connaît maintenant comme un homme glorifié dans le ciel, et à laquelle nous allons participer. Et ce moment est très proche, il se rapproche de plus en plus. C’est à cela que le Seigneur veut nous conduire, ce Dieu bienheureux veut que nous jouissions de Son bonheur, de Sa béatitude, de Sa joie, que nous soyons en communion avec Lui à cet égard. Quelqu’un a dit un jour : si nous essayons de nous rendre heureux, alors nous finirons par être malheureux, mais lorsque nous essayons de plaire à Dieu et de vivre pour Lui, alors se produit quelque chose de très étrange : soudain nous devenons nous-mêmes heureux et c’est quelque chose qui nous procure un plein accomplissement, qui nous donne une vraie joie, parce que c’est ce en quoi la nouvelle vie que Dieu nous a donnée se réjouit.
Le Seigneur Jésus nous a dit que nous devrions avoir Sa joie en nous, que nous devrions jouir de Sa joie – la joie qu’Il avait en tant qu’Homme ici-bas sur la terre. Et nous ne pouvons le faire que si nous vivons en gardant à l’esprit l’amour de Dieu et en en jouissant ; et si nous vivons par la vie nouvelle qu’Il nous a donnée, alors nous nous réjouirons aussi des choses dont Il a joui ici-bas sur terre. Dieu veut avoir des enfants heureux, qui ont une joie profonde dans le cœur. Bien sûr, il y a des choses qui nous rendent tristes, mais Paul écrit, dans la deuxième épître aux Corinthiens ch. 6. 10 : « comme attristés, mais toujours joyeux ». Cela parait paradoxal, mais c’est pourtant possible. On peut être triste à cause des circonstances qui nous entourent, et le Seigneur Jésus l’a été également, et pourtant Il était l’homme le plus heureux qui ait jamais vécu sur terre. Pourquoi cela ? – Parce qu’Il jouissait de l’amour de Son père comme personne d’autre n’a pu le réaliser. Et cela procure une vraie joie, une vraie satisfaction et un vrai épanouissement, et c’est ce que je vous souhaite.

 

D’après aus Glauben leben (Vivre par la foi)