POÉSIES CHRÉTIENNES

Chers amis, aujourd’hui je vous transmets des poésies chrétiennes trouvées par-ci, par-là, collectées depuis mon adolescence, en espérant qu’elles vous feront du bien à l’âme. Avec mon affection et mon respect, Marco.

TA VOLONTÉ SOIT FAITE

Père, pendant qu’au loin ton enfant doit rester

Dans ce triste désert, fais que je me soumette,

Et que j’apprenne à dire et même à répéter :

Ta volonté soit faite.

Si triste soit mon lot, si rude le chemin,

Fais-moi rester tranquille en ta sûre retraite,

Répétant en silence, ô Dieu, ce mot divin :

Ta volonté soit faite !

Quoi donc ! Si je soupire et gémis en mon cœur,

Portant souvent tout seul ma blessure secrète,

Ne redirai-je pas, soumis en ma douleur :

Ta volonté soit faite ?

Et si tu trouvais bon de me reprendre un jour

Le plus cher des trésors que ton amour me prête,

Puissé-je, tout meurtri, te le rendre à mon tour :

Ta volonté soit faite !

Que mon cœur défaillant s’appuie alors sur toi,

Sur ton suprême amour, ta grâce toujours prête,

Et tiens fixé là-haut, le regard de ma foi :

Ta volonté soit faite !

Ah ! soumets donc et change, ô Dieu, ma volonté,

La liant à la tienne, agréable et parfaite,

Et brise tout obstacle à dire en vérité :

Ta volonté soit faite !

LE REPOS

Il est un doux repos, dans l’insondable grâce

Qui fut manifestée en toi, divin Sauveur,

Et tout cœur travaillé, toute âme triste et lasse

Goûte, en venant à toi, l’ineffable bonheur.

Quel repos, ô Seigneur, dans ton amour si tendre

Qui nous a précédés au sentier de la foi !

Tu connais notre peine et tu peux la comprendre,

Tout en nous réservant une place avec toi.

Quel repos nous trouvons, même dans la souffrance,

À penser que pour nous a souffert ton amour !

Tu demeures des tiens l’entière délivrance.

Tu consoles leur cœur, ici-bas, chaque jour.

Quel repos quand, prenant sur nous ton joug facile,

Nous discernons, Seigneur, ta sainte volonté !

En paix nous apprenons, avec un cœur docile,

De toi la patience et la fidélité.

Dans le chemin étroit, que tu suivis par grâce,

Puissions-nous humblement marcher, Seigneur Jésus.

Il mène au plein repos, à l’éternelle place

Où tes pas t’ont conduit, où la douleur n’est plus.

J. N. Darby

C’EST L’ÉTERNEL… QUI RASSASIE DE BIENS TA VIEILLESSE (Ps. 103. 5)

Ainsi l’hiver a beau blanchir ma tête,

Il est encor un soleil qui projette,

Et sur nos fronts dessiner ses sillons,

Quand vient le soir, ses bienveillants rayons.

C’est ce flambeau divin dont les nuées

Ne peuvent pas obscurcir la clarté ;

C’est cet amour divin dont les années

Semblent encor redoubler la bonté.

Poursuivons donc hardiment la carrière

Sans trop compter le nombre de nos pas,

Fixant toujours nos yeux sur la lumière

De ce soleil qui ne se couche pas.

MA GRÂCE TE SUFFIT

Ma grâce te suffit quand l’avenir est sombre

Et qu’un épais brouillard enveloppe ton cœur.

Par sa douce clarté elle dissipe l’ombre

Qui te voilait le ciel, et te rend le bonheur.

Ma grâce te suffit quand le grand adversaire,

De mon cœur, de ma main, voudrait te détacher.

Pour toi je l’ai vaincu sur la croix du Calvaire,

Près de moi reste en paix, dans ma grâce caché.

Ma grâce te suffit pour cheminer sans crainte

À travers le désert où tu dois voyager.

Fermement attaché à ma Parole sainte,

Tu trouveras en moi ton fidèle Berger.

Ma grâce te suffit quand tes forces déclinent,

Que les infirmités font leur apparition.

Lève les yeux en haut, vers les clartés divines,

Ma grâce te suffit… ; bientôt c’est la Maison.

Ma grâce te suffit pour attendre l’aurore

Du grand jour où je vais rassembler mes élus,

Pour veiller, pour prier et pour chanter encore.

Ma grâce te suffit pour atteindre le but.

SA GRÂCE ME SUFFIT

Dieu voit ma vie entière,

Il a ses plans d’amour.

Sur moi, sur ma carrière

Il veille chaque jour.

Je ne sais rien d’avance,

Mais il me conduira.

En toutes circonstances

Sa grâce suffira.

Voyez, dit l’évangile,

L’oiseau, le lis des champs.

Leur vie est bien fragile,

Dieu y veille pourtant.

Puisque sa Providence

Les garde et les nourrit,

J’ai pleine confiance,

Sa grâce me suffit.

Puisque, doux privilège,

Ma vie est dans sa main,

Pourquoi m’inquièterais-je

Encore du lendemain ?

À chaque jour sa peine,

C’est Jésus qui l’a dit,

La chose est bien certaine :

Sa grâce me suffit.

« Le Seigneur…m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité » (2 Cor. 12. 9).

« Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine… la grâce de Dieu… est avec moi » (1 Cor. 15. 10).

Avril 2026