
1. Je vous donne ma paix
« Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » Jean 14. 27.
Le jour avant sa crucifixion, Jésus passe ses derniers moments d’intimité avec ses disciples. Il les prépare à son départ proche et les console avec tendresse. Lors de ces adieux, Jésus prononce des paroles qui sont devenues précieuses aux chrétiens de tous les temps.
« Je vous laisse la paix » : Jésus anticipe les résultats de son œuvre à la croix. Les fautes de ceux qui croient en Lui sont expiées et pardonnées, Il a subi à leur place le jugement de Dieu contre le péché. Son sacrifice les réconcilie avec le Dieu qu’ils avaient offensé. Leur conscience est maintenant en paix. La Bible déclare : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Son sang a été versé et Dieu a accepté son sacrifice.
– « Je vous donne ma paix » : Cette expression est plus intime et personnelle. « Ma paix », c’est celle que Jésus connaissait alors qu’Il vivait humblement comme homme sur la terre, à travers les circonstances diverses que les Évangiles nous relatent. Cette paix découlait de la pleine confiance qu’Il mettait en son Père.
Par la foi en Jésus, le croyant, lui aussi, connaît Dieu comme Père (Jean 1. 12). Il peut donc goûter la paix que Jésus donne, même à travers les difficultés de la vie. Ces prochaines semaines, nous considérerons quelques occasions où Jésus a manifesté la paix qu’il avait en Lui.
2. La parfaite soumission de Jésus
« Quand [ses parents] le virent (Jésus), ils furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : – Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Tu vois, ton père et moi nous te cherchions, très inquiets. Il leur dit : – Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » Luc 2. 48 et 49.
Jésus a grandi dans l’humble famille de Joseph et Marie, à Nazareth. Alors qu’il avait douze ans, ses parents l’emmenèrent avec eux à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Au retour, ils marchèrent pendant toute une journée en pensant que Jésus était dans la foule des voyageurs. Lorsqu’ils s’aperçurent que Jésus n’était pas là, ils retournèrent à Jérusalem, très inquiets, et le cherchèrent pendant trois jours. Ils le découvrirent enfin, assis dans le temple, écoutant et interrogeant les docteurs religieux qui étaient là.
Quand ils le trouvèrent, sa mère l’interrogea. Mais Jésus resta calme. Il leur fit comprendre qu’ils auraient dû savoir qu’Il ne pouvait être que dans le temple, la maison de son Père. La conviction d’être là où Dieu, son Père, voulait qu’Il soit, donnait à Jésus, encore jeune garçon, une paix parfaite devant l’incompréhension de ses parents. Toutefois, Il rentra avec eux et leur était soumis.
Cette attitude paisible de Jésus dès sa jeunesse devrait être un exemple et un encouragement pour les enfants, même pour ceux qui se trouvent dans des familles où ils doivent faire face à l’incompréhension de leurs parents à cause de leur foi (évidemment, ce n’était pas le cas des parents de Jésus). Même si la situation est difficile, ils doivent rester paisibles et se confier en Dieu, et être soumis à leurs parents, en suivant ainsi le parfait exemple de Jésus.
3. La tentation au désert
« Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et le place sur le sommet du temple, et lui dit : – Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur [leurs] mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. Jésus lui dit : – Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » Mat. 4. 5 à 7.
À l’âge d’environ trente ans, « Jésus fut conduit par l’Esprit dans le désert, pour être tenté par le diable » (Mat. 4. 1). Avant de commencer son service public, Il fut mis à l’épreuve.
Nos premiers parents, eux aussi, ont été tentés par le diable. Satan suscita en eux des convoitises : un arbre « bon à manger », « un plaisir pour les yeux », et « désirable pour rendre intelligent » (Gen. 3. 6). Mais Dieu avait interdit de manger de son fruit ; et eux, au lieu de Lui obéir, ont cédé à la tentation (v. 6 et 7). Pour atteindre son but, Satan avait déformé et même contredit la Parole de Dieu. Il avait menti à Adam et Ève en leur faisant croire que Dieu voulait les priver de bonheur. Il réussit même à les faire douter de Dieu et à Lui désobéir.
Jésus a Lui aussi affronté le tentateur. Pour Lui, la Parole de Dieu était l’autorité suprême. Il ne discute pas avec Satan, mais à chacune de ses attaques, il répond : « Il est écrit ». Satan en arrive même à citer la Parole de Dieu, mais d’une façon incomplète et en insinuant le doute ; et Jésus répond : « Il est encore écrit » (Mat. 4. 7). La Parole de Dieu est entièrement en Lui et Lui donne la paix et la victoire.
Le croyant aussi est tenté par Satan, qui cherche à le faire douter de Dieu et à succomber aux tentations de ce monde (1 Jean 2. 16). Satan est habile, il peut citer la Parole de Dieu en la déformant, ou en cherchant à nous faire vaciller en citant certains versets. Comme Jésus l’a fait, demeurons tranquilles, fondés sur la Parole de Dieu, qui est « vivante et permanente » (1 Pier. 1. 23) – devant laquelle Satan doit s’incliner !
4. Le calme dans la tempête
« Il se lève alors un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Lui, à la poupe, dormait sur un oreiller » Marc 4. 37 et 38.
« Alors qu’Hérode allait le faire comparaître, Pierre, cette nuit-là, dormait entre deux soldats, lié de deux chaînes ; des sentinelles, devant la porte, gardaient la prison » Act. 12. 6.
Un soir, Jésus monta dans une barque avec les disciples pour traverser un lac. Tout à coup une tempête se déchaîna et l’eau commença à remplir la barque. Les disciples, dont plusieurs d’entre eux étaient des pêcheurs expérimentés, étaient bouleversés. Mais Jésus dormait paisiblement à l’arrière de la barque. Sa confiance dans son Père est entière, rien ne peut la troubler. Les disciples, étonnés de le voir dormir ainsi, le réveillent et Lui reprochent son indifférence apparente. Alors Jésus se lève, fait taire le vent avec autorité, et la mer se calme. Quel contraste entre la sérénité de Jésus au milieu de la tempête, et la frayeur des disciples !
Chrétiens, nous rencontrons souvent des tempêtes dans notre vie. Alors, lorsque « l’eau commence à remplir la barque », l’angoisse peut nous envahir. Mais Jésus Lui-même, pour nous apaiser au milieu de la tourmente, veut nous donner sa paix, celle qu’Il a manifestée autrefois sur le lac de Tibériade.
L’apôtre Pierre, quelques années plus tard, sera un bel exemple de cela (Act. 12). Le roi Hérode venait de faire mettre à mort Jacques, le frère de Jean. Et comme cela avait plu au peuple, Hérode fit arrêter Pierre, qui se retrouva en prison, lié de deux chaînes, entre deux soldats, attendant de comparaître devant le peuple. Aucun espoir de libération, un avenir bien sombre ! Et pourtant Pierre dort tranquillement ; un ange doit le frapper au côté pour le réveiller et le libérer. Quel bel écho les paroles du Maître avaient trouvé dans son cœur : « Je vous donne ma paix » Jean 14. 27 !
5. Confiance en Dieu le Père
« En ce temps-là, Jésus, répondant, dit : – Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Mat. 11. 25 et 26.
Jésus montrait beaucoup de bonté envers ses contemporains. Il est « passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38). Mais Il apparaît clairement que les chefs religieux L’ont détesté, incitant le peuple à Le rejeter. Jean le baptiseur, qui avait rendu un beau témoignage à Jésus, a paru être perplexe et dans le doute lorsqu’il a été mis en prison par Hérode. Du fond de sa prison, il envoie demander à Jésus s’Il est vraiment, Lui, le Messie attendu.
Puisque, « en ce temps-là », dans cette période sombre, beaucoup se détournaient du Seigneur Jésus, on pourrait avoir l’impression qu’Il avait travaillé en vain (És. 49. 4). Mais Lui se tourne avec reconnaissance vers son Père. Malgré les résultats apparemment peu encourageants de son service et l’opposition des chefs religieux, Jésus trouvait un motif de louange envers son Père. Et ses paroles trouvaient un écho dans ceux qui prenaient la place de « petits ». Jésus se remet ainsi en paix à la volonté parfaite de Dieu, disant : « Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ».
Croyants, nous nous trouvons parfois confrontés à un refus ou à l’échec ; peut-être nous sommes-nous dévoués à quelqu’un avec amour, mais apparemment sans résultat ; mous sommes parfois incompris, même de ceux qui nous sont les plus proches. Comme Jésus l’a fait, faisons simplement confiance à la sagesse et à la volonté parfaite de notre Père. C’est dans de telles occasions que nous pouvons manifester la paix de Christ, ce don si précieux !
6. Une réponse pleine de sagesse
« Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour le prendre au piège dans [ses] paroles » Mat. 22. 15.
« Et ils ne pouvaient le surprendre dans ses paroles devant le peuple ; étonnés de sa réponse, ils se turent » Luc 20. 26.
Jésus a rencontré l’opposition des chefs religieux. Ses enseignements et sa conduite les condamnaient et ils étaient jaloux de l’attrait que Jésus exerçait sur la foule.
Ils rejetaient toujours ce qu’Il disait, ils n’ont pas voulu reconnaître qu’Il était le Fils de Dieu – donc Lui-même, Dieu (Jean 5. 18). Plusieurs Juifs l’ont même outragé, disant : « Il a un démon, et il est fou » (Jean 10. 20). Ils ont toujours cherché à mettre Jésus dans l’embarras et à le prendre en faute lorsqu’Il parlait.
Un jour, ils Lui amenèrent une femme surprise en adultère, espérant pouvoir l’accuser en appliquant la Loi de Moïse. En fait, si Jésus avait commandé de la lapider, comme le prescrivait la Loi, où aurait été la grâce ? Au contraire, s’Il l’avait épargnée, Il aurait contredit la Loi ! Avec calme, Jésus donne une réponse sage : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8. 7). À ces paroles, ses adversaires s’en vont un à un, tout confus ; et la femme, qui était restée seule, peut entendre les paroles du Seigneur : « Va, dorénavant ne pèche plus ».
À la fin de son service public, Jésus dévoile le secret de ses réponses : « Celui qui m’a envoyé, le Père, m’a commandé lui-même ce que je devais dire et comment j’avais à parler » Jean 12. 49.
Croyants, devant ceux qui s’opposent à la foi, nous pouvons, nous aussi, adopter le comportement paisible de Jésus, parce qu’Il a promis de nous donner la sagesse et la bonne réponse : « Moi je vous donnerai des paroles et une sagesse auxquelles tous vos adversaires ne pourront pas répondre ni résister (voir Luc 21. 14 et 15).
« Considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas lassés, étant découragés dans vos âmes » Héb. 12. 3.
7. La résurrection de Lazare
« Jésus lui déclara : – Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » Jean 11. 25.
Une mauvaise nouvelle parvient à Jésus qui se trouve assez loin de Jérusalem : son ami Lazare est gravement malade. Lazare habite à Béthanie, près de Jérusalem, avec ses deux sœurs. Ce sont elles qui font parvenir à Jésus leur urgent appel au secours.
Bien que Jésus ait déjà été reçu plusieurs fois dans la maison de ces sœurs, et qu’Il ait guéri tellement de malades, Il n’agit pas immédiatement. Il affirme calmement que cette maladie est pour la gloire de Dieu et Il attend le moment où Dieu Lui dira d’aller à Béthanie.
Entre-temps la situation de Lazare s’aggrave et il meurt… Lorsque Jésus arrive, son ami est déjà dans la tombe depuis quatre jours, et les deux sœurs l’accueillent toutes les deux par ces paroles : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » (v. 21 et 32). Alors Jésus, sans fournir d’excuse ni d’explication, demande à voir la tombe ; là, Il pleure, sympathisant avec la douleur que la mort provoque ; Il démontre ainsi qu’Il est bien loin d’être indifférent à la souffrance des deux sœurs.
Après quoi, Il accomplit ce que Dieu avait prévu : Il prie son Père avec la certitude qu’Il est toujours exaucé et, avec puissance, Il ressuscite Lazare.
La paix de Jésus devant la mauvaise nouvelle nous impressionne : nous nous serions précipités vers les deux sœurs pour les consoler, et elles-mêmes s’attendaient certainement à ce que Jésus vienne tout de suite guérir leur frère. Jésus, au contraire, ne se montre ni anxieux, ni agité – comme nous le sommes souvent ! – et, sachant que Dieu fait toutes choses bien, Il obéit simplement, et Dieu est honoré et glorifié !
8. Des chants dans la nuit
« Après avoir chanté une hymne, ils sortirent [et allèrent] au mont des Oliviers » (Mat. 26. 30).
« Vers minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ; et les prisonniers les écoutaient » Act. 16. 25.
C’est jeudi soir, la veille de la crucifixion. Jésus se trouve avec les douze disciples dans un endroit à part et célèbre la pâque avec eux pour la dernière fois. L’atmosphère est pesante, parce que Jésus vient d’annoncer que l’un des douze, présent à table, se prépare à Le trahir et à Le livrer aux mains des chefs religieux qui veulent sa mort. Lequel est-ce ? Les disciples se regardent, tristes et perplexes. Alors, en réponse à la question de Jean, Jésus indique le traître en lui donnant le morceau de pain qu’Il venait de tremper dans le plat ; aussitôt après, Judas sort dans la nuit pour commettre cet acte de trahison si douloureux pour le Seigneur.
Puis le repas s’achève et, avant de quitter la salle du repas, ils chantent, selon la tradition juive, une hymne à Dieu. Oui, Jésus chante, alors qu’Il sait parfaitement ce qui va arriver quelques heures plus tard ! Il manifeste ainsi la paix qui était en Lui (Jean 16. 32 et 33). Qui d’entre nous aurait pu chanter dans une telle circonstance ?
Quelques années plus tard, deux chrétiens, Paul et Silas, sont arrêtés pour avoir témoigné de Jésus (Act. 16). Leurs vêtements leurs sont arrachés, ils sont battus d’un grand nombre de coups, puis jetés en prison. Mais, malgré cela, malgré leurs pieds entravés, ils ne prononcent aucune plainte, ni cris de douleur. Non, il chantent les louanges de Dieu ! Et les autres prisonniers les écoutent.
Cela démontre encore une fois la réalité tangible de la paix que Jésus donne aux siens, même dans les pires situations !
9. La paix dans la soumission à la volonté de Dieu
« (Jésus) tomba sur sa face et priait ainsi : – Mon Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi [tu veux] … Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi sans que je le boive, que ta volonté soit faite » Mat. 26. 39 et 42.
En prière dans le jardin de Gethsémané, Jésus affronte un dur combat. Dieu, le Père, Lui présente la coupe qu’Il devra boire pour notre salut. Cette coupe, en figure, représente le moment terrible dans lequel Il devra subir le jugement de Dieu à cause de nos péchés. Le Seigneur Jésus tremble devant cette perspective ; Il est dans la tristesse et l’angoisse, et Il prie le Père à genoux. Boire cette coupe impliquait d’être abandonné par Dieu, d’être traité comme le Dieu saint traite le péché. Comment Jésus, le saint Fils de Dieu, pourrait-Il accepter cette coupe sans éprouver une profonde angoisse, au point que Dieu Lui envoie « un ange du ciel, qui le fortifiait » ? Sa souffrance est telle que « sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient sur la terre » Luc 22. 43 et 44.
Et pourtant, Jésus se soumet à la volonté parfaite du Père. Il était venu pour accomplir cette volonté et Il le fera jusqu’à la fin.
Puis Jésus se relève et se tourne vers les disciples endormis. Il est trahi par Judas et se laisse lier par les soldats venus pour le prendre. Lorsque Pierre cherche maladroitement à le défendre, coupant de son épée l’oreille de l’esclave du souverain sacrificateur, Jésus lui dit : « Remets l’épée dans le fourreau : la coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » Jean 18. 11. Aucune animosité, seulement soumission et paix. Puis la crucifixion… Il boit la coupe… Cette scène unique, à Gethsémané, nous enseigne que la source profonde de la paix de Jésus est son absolue soumission à la volonté de Dieu.
Chers amis croyants en Jésus, nous n’aurons jamais à soutenir un combat semblable à celui du Sauveur, mais Jésus nous donne la paix dans les épreuves que nous traversons.
10. La paix jusque dans la mort
« Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Jésus dit : – Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » Luc 23. 33 et 34.
« Et ils lapidaient Étienne qui priait et disait : – Seigneur Jésus, reçois mon esprit. S’étant mis à genoux, il cria d’une voix forte : – Seigneur, ne leur impute pas ce péché » Act. 7. 59 et 60.
Il est neuf heures du matin, et Jésus vient d’être crucifié entre deux malfaiteurs. Jésus supporte tout cela par amour et obéissance à son Père. Malgré les plus grandes souffrances physiques, Il ne se plaint pas et ne se rebelle pas contre ses bourreaux. Tout le comportement de Jésus témoigne de la pleine paix qui est en Lui.
Pourtant Jésus a pleinement conscience de la gravité de la faute de ce peuple aimé de Dieu. En fait, le peuple d’Israël, en accord avec l’envahisseur romain, fait crucifier son Messie, Celui que Dieu lui avait envoyé et qui aurait dû régner. Il s’agit d’un péché inexcusable devant Dieu ! Alors Jésus prie et intercède pour eux auprès du Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il était pleinement conscient que, à travers ce crime, le but de Dieu de donner un Sauveur au monde, serait atteint.
Jésus, après sa mort, est ressuscité et monté au ciel, mais Il laisse des témoins sur la terre et, parmi eux, le croyant Étienne. « Plein de grâce et de puissance » Étienne Lui rend témoignage (Act. 6. 8). Quand il met le peuple et ses gouverneurs face à leur responsabilité devant Dieu, cela les rend furieux et ils le lapident. Mais Étienne a dans son cœur la paix que le Seigneur Jésus, son Sauveur, lui a donnée. Avant de mourir Étienne, le premier des martyrs, prie pour ses bourreaux.
Après lui, de nombreux autres martyrs sont morts en pleine paix, priant pour ceux qui les persécutaient, manifestant ainsi la réalité des paroles de Jésus : « Je vous donne ma paix ».
11. Le don de la paix
« Jésus répondit (à la femme samaritaine) et lui dit : – Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » Jean 4. 13 et 14.
Après avoir dit : « Je vous donne ma paix », Jésus précise : « Je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne » (Jean 14. 27). Qu’a-t-Il voulu dire ? Un récit des évangiles explique ses paroles.
Jésus est assis sur le bord d’un puits. Il fait très chaud et une femme arrive pour puiser de l’eau. L’eau peut étancher sa soif physique, mais son cœur aussi est desséché. Jésus lui dit qu’il peut lui donner une eau d’une autre nature, qui répondra aux besoins de son cœur : c’est la vie éternelle.
Jésus souligne le contraste entre l’eau du puits et l’eau que Lui donne. La première apaise pour un moment une soif qui revient toujours. La seconde désaltère définitivement le cœur, et se répand sur les autres. Comme l’eau du puits, ce que le monde donne n’est que temporaire et nous laisse insatisfaits. La paix de Jésus, au contraire, est durable et nous comble dès maintenant et pour l’éternité.
De plus, ce que le monde « donne » est rarement gratuit et comporte en général une contrepartie cachée. Jésus, au contraire, et Lui seul, donne d’une manière totalement gratuite !
Enfin, dans le monde, celui qui donne perd généralement quelque chose. Mais la paix que Jésus donne est inépuisable. Jésus nous amène à partager avec Lui la paix, la joie et l’amour du Père : Il donne tout ! « De sa plénitude… nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » Jean 1. 16.
D’après « Il buon seme » – janvier-février-mars 2026