L’AMOUR, LA LOI ET LA GRÂCE

Une Loi qui exige, un amour qui donne

« Jésus lui dit  : –  Qu’est-il écrit dans la Loi ? Comment lis-tu ? Il répondit  : -  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » Luc 10. 26 et 27.

Un expert de la loi de Moïse pose à Jésus une question cruciale : « Que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus lui répond en se mettant à son niveau, celui de la Loi : Si tu aimes Dieu et ton prochain, tu vivras.

La Loi donnée au peuple d’Israël était parfaite (Rom. 7. 12), mais elle ne faisait rien d’autre que de révéler notre mauvais état moral, sans donner la force d’aimer Dieu ni son prochain. Comme un examen clinique révèle l’existence d’une maladie, la Loi met en lumière notre état d’hommes pécheurs. L’humanité est démontrée incapable d’aimer Dieu – bien que l’amour soit dû au Créateur par ses créatures.

Dieu, toutefois, nous a aimés et s’est fait homme en Jésus, son Fils, qu’Il a envoyé vers nous – l’Agneau innocent que nous avons rejeté et cloué sur une croix. La Loi de Dieu n’a pas corrigé la méchanceté du cœur humain, comme le démontre le fait que nous avons haï ce Dieu que nous aurions dû aimer (Jean 15. 23 à 25). La nécessité du sacrifice de Christ atteste de notre incapacité à obtenir la vie éternelle par nos propres efforts et met en évidence l’amour de Dieu envers ses créatures.

Sur la croix, Jésus a porté le jugement que nos péchés avaient mérité, afin de nous offrir la grâce divine. Le châtiment de Dieu pour les manquements des hommes s’est alors abattu sur Christ, ce qui nous a permis de bénéficier du pardon de Dieu qui sauve gratuitement tous ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus.

La Loi exige, ne donne aucune force, et nous condamne. La grâce, au contraire, proclame que Dieu nous aime tels que nous sommes. Le sacrifice du Seigneur Jésus l’a démontré.

Une Loi qui ordonne, la grâce qui révèle et enseigne

« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement et pieusement » Tite 2. 11 et 12.

Ainsi, Dieu a trouvé le moyen de nous sauver sans faire peser sur nous les exigences de sa sainte Loi, sur la base de laquelle nous serions condamnés. Dieu, au contraire, a envoyé Jésus qui, en mourant sur la croix, a subi à notre place la condamnation que nous méritions pour avoir désobéi à sa Loi parfaite. Maintenant, Dieu offre, à ceux qui croient, le salut par la grâce. Le Seigneur n’exige pas davantage, mais Il donne gratuitement, librement et abondamment.

Chez quiconque croit, il survient un changement radical. Par la foi, le croyant devient un enfant de Dieu (Jean 1. 12 ; Gal. 3. 26), il reçoit la nature divine et une vie nouvelle. L’amour du Seigneur est versé dans son cœur par le Saint Esprit (Rom. 5. 5).

La Loi obligeait l’homme à aimer Dieu, mais maintenant, avec une reconnaissance infinie envers Celui qui l’a aimé, l’homme peut aimer à son tour, de l’amour même qu’il a reçu. L’apôtre Jean écrit : « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).

Le contraste entre la Loi et la grâce est absolu. Ce que la Loi n’aurait jamais pu obtenir est produit par la grâce dans la nouvelle vie. La Loi interdisait, ordonnait, et établissait des règles et une conduite exigeantes. La grâce nous révèle l’amour de Dieu et nous enseigne comment Lui être agréable. Elle nous rend capables de résister aux tentations pour vivre chaque jour « sobrement, et justement et pieusement ».

D’après « Il buon seme » octobre 2025