TRADUCTION DE FEUILLETS (161)

« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut. Lui seul est mon refuge et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé » Psaume 62. 1 et 2.

« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui » Psaume 62. 5.

BUNKER OU GROTTE ?

Une entreprise américaine est spécialisée dans la transformation d’anciens abris antiatomiques en résidences de luxe. Son objectif : offrir un cadre de vie à la fois confortable et sécurisé. Parmi les menaces perçues figurent les attaques nucléaires, les attaques chimiques et les éruptions solaires de grande ampleur, devant lesquelles l’entreprise entend se préparer.

L’humanité contemple avec fierté ses progrès scientifiques et technologiques. Pourtant, la vie devient de plus en plus angoissante. Nous savons qu’un événement, même mineur, peut bouleverser gravement l’équilibre fragile de notre civilisation. Où trouver un refuge véritablement sûr en cas de catastrophe ?

La Bible décrit comment le roi David fuit ses ennemis. Il se sent comme une perdrix traquée dans les montagnes. Finalement, lui et ses compagnons trouvent refuge dans une grotte. Là, il écrit : « Use de grâce envers moi, ô Dieu !… Car en toi mon âme se réfugie, et sous l’ombre de tes ailes je me réfugie, jusqu’à ce que les calamités soient passées » (Ps. 57. 1). Son véritable refuge n’était donc pas la grotte, mais Dieu, en qui il avait confiance ! N’est-ce pas remarquable ?

Aujourd’hui encore, chacun peut avoir confiance en Dieu. Il est le Souverain, le Tout-Puissant, le seul Dieu, le Créateur du ciel et de la terre. De plus, Il est un Dieu plein d’amour et de miséricorde, qu’Il a magnifiquement démontrés en envoyant son Fils pour notre salut. Il veut aider toute personne dans le besoin, y compris vous ! Sa protection est bien plus efficace que celle d’une grotte, d’un abri antiatomique ou de toute autre construction humaine ! « Le nom de l’Éternel est une forte tour ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov. 18. 10).

D’après die gute Saat mars 2026

« Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde » 1 Jean 4. 1.

USER DE DISCERNEMENT À L’ÉGARD DE L’ENSEIGNEMENT

Avez-vous remarqué comment toute vérité précieuse de l’Écriture a sa copie satanique ? Il en a été ainsi depuis le tout début. Le glorieux évangile de la grâce venait d’être proclamé quand le diable a introduit secrètement des hommes au milieu des assemblées de Dieu, dont l’objectif était de tourner la grâce même de Dieu en dissolution. Si l’apôtre enseignait que le chrétien n’est pas sous la loi, mais sous la grâce, alors le profane soit venu presque sur ses talons pour s’écrier : Faisons le mal, afin que le bien arrive. Et il en est de même de nos jours.

Il suffit que la vérité précieuse de l’habitation et des dons du Saint Esprit soit proclamée, et Satan suivra avec de faux dons et un autre esprit, détournant même des âmes pieuses dans le fanatisme le plus désordonné. Que l’on insiste sur la vérité de la nouvelle naissance, et le diable poussera des docteurs selon son propre cœur, pour dire aux hommes que la nouvelle naissance signifie simplement s’élever au-dessus de sa vie égoïste vers le spirituel, atteignant les plus hauts idéaux, cherchant à faire de nous-mêmes ce qui est le plus haut, le plus noble, et le meilleur, nous épargnant ainsi par une amélioration notre caractère.

C’est là un exemple de l’enseignement entendu dans de nombreuses chaires supposées orthodoxes aujourd’hui. Mais cela, c’est seulement les ruses de l’ennemi, contre lesquelles le croyant est averti, et au sujet desquelles nous avons besoin d’être sur nos gardes, en nous souvenant de la parole : « Éprouvez toutes choses. Retenez ce qui est bon » (1 Tim. 5. 21).

D’après the Lord is near octobre 1988

« Malheur à ceux qui tirent l’iniquité avec des cordes de vanité, et le péché comme avec des cordes de chariot, qui disent : Qu’il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ; et que le conseil du Saint d’Israël s’approche et vienne, et que nous le connaissions » Ésaïe 5. 18 et 19.

LES INCRÉDULES METTENT EN DOUTE LA PAROLE DE DIEU

Cette malédiction est clairement désignée contre ceux qui, se vantant de leur liberté, ne sont que des bêtes de somme attelées, et le chariot qu’ils traînent est leur propre péché. Pour faciliter leur avance, ils emploient des paroles de mensonge. Parce que l’erreur ne ferait que des progrès lents si elle était appelée de son vrai nom, il lui est donné un nom plus attrayant. Par exemple, appeler de l’incrédulité ce que Dieu a dit, et la remarque passerait mal, ; mais sous le nom de libre pensée, ou religion rationnelle, elle fait de bien meilleurs progrès. De la même manière, appeler la convoitise être actif dans le commerce facilite grandement l’acceptation de la notion. Mais ces mots sont des mensonges, et ils vont vers un plus grand jugement.

Quant à cela, ils sont très agressifs, et mettent l’Éternel au défi d’accomplir ce dont Il a longtemps menacé. « Qu’Il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ». Ceux qui insistent aujourd’hui, disant que la prophétie ne peut pas se comprendre jusqu’à son accomplissement, sont-ils loin de ce langage ? C’est une longue génération, et les rationalistes de notre temps ont le même langage : « Où est la promesse de sa venue ? »

D’après the Lord is near octobre 1988

« Revenu à lui-même, il dit : Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, je péris ici de faim ! Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi… Il se leva et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers » Luc 15. 17 à 20.

LE RETOUR DU FILS PRODIGUE

Quelle belle image de la réconciliation du pécheur avec Dieu ! Prenez votre place devant Lui comme le fils prodigue, en vous jugeant et en confessant vos fautes, si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et vous serez réconcilié de la même manière. Si vous cherchez à vous justifier, vous êtes comme les pharisiens et les scribes qui sont représentés par le fils aîné, et vous vous trouverez en dehors de la place de la bénédiction. Mais si vous venez à Dieu comme le fils prodigue s’est levé et est venu vers son père, vous vous trouverez être l’objet de son amour, et vous verrez que l’Esprit rendra témoignage avec votre esprit que vous êtes un enfant de Dieu. Et depuis lors, votre appel sera : Oui, Père.

On peut remarquer en particulier cinq choses quant à la forme de la réconciliation. Le père vit son fils, eut compassion de lui, courut à sa rencontre, se jeta à son cou, le couvrit de baisers. Le père le vit quand il était encore loin. Préoccupé de son fils perdu depuis longtemps, il attendait son retour. Sa vue se porta sur lui à distance. Quand il aperçut la silhouette bien connue, son cœur suivit ses yeux et il fut rempli de compassion pour son fils. L’amour poussa tout de suite les pieds, et il courut à sa rencontre. Et là, tel qu’il était dans toute sa misère, l’amour du père se réjouit d’embrasser avec affection le fils perdu. Son regard vit, son cœur eut compassion, ses pieds se hâtèrent, ses bras s’ouvrirent, et ses lèvres le couvrirent de baisers.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Nous nous égayerons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » Cantique des cantiques 1. 4.

LA VRAIE SOURCE DE LA JOIE POUR LE CHRÉTIEN

Quand nous avons été amenés au Seigneur Jésus, et avons acquis l’heureuse assurance que nos péchés sont pardonnés et que nous sommes parfaitement acceptés en Lui, la fraîcheur de notre foi récemment connue peut nous remplir d’une joie si précieuse que nous sommes élevés bien au-dessus de nos circonstances, et que tout nous paraît vivant, pleins de louange à Dieu.

Cependant cette joie tellement éclatante et réelle ne se prolonge habituellement pas avec autant d’éclats et d’enthousiasme. Sa ferveur baisse bientôt, et nous nous demandons ce qui est arrivé. Pourquoi ne sommes-nous pas restés attachés à ce qui avait pour nous une telle valeur, et que nous désirions bien ne jamais perdre ?

La réponse se trouve dans le verset ci-dessus. Alors que la joie est une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut pas se maintenir par elle-même. Si nous en faisons un objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir notre âme. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie dont nous avons fait l’expérience ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « nous nous réjouirons en toi ».

Le Fils de Dieu, qui est mort pour nous et ressuscité, Lui est l’objet qui peut réellement remplir nos cœurs d’une joie ferme et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de sa Parole. Nous pouvons alors dire, comme Jérémie : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées, et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » (verset ci-dessus). Le vin est un symbole de la joie, de ce qui nous réjouit. Qu’il est plus important de nous souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies des expériences de la vie ! Son amour, sa Parole, et Lui-même demeurent les mêmes, tandis que notre joie déborde et retombe ; elle ne peut pas rester constante. Faisons de son amour, de sa Parole, de sa Personne, l’objet de notre méditation. Et il en résultera une joie pure et précieuse.

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)

« Pierre lui dit (à Jésus) : Tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » Jean 13. 8.

L’HUMILITÉ CONVIENT AU CHRÉTIEN

Ne devons-nous pas nous appliquer cela à nous-mêmes ? Nous le voyons en suivant les voies du Seigneur avec Pierre, dans la grâce infinie du Seigneur pour son pauvre serviteur – et pour chacun de nous. Jusque-là il n’avait pas été mis en garde pour se douter du danger dans lequel il était, de la confiance en lui-même. Il pensait qu’un cœur dévoué lui permettrait de faire n’importe quelle chose pour le Seigneur : « Je laisserai ma vie pour toi ! » (Jean 13. 37). Mais l’énergie de la nature ne peut pas réussir dans un tel sentier, et Pierre succombe devant l’interpellation d’une servante, jusqu’à renier plusieurs fois avoir jamais connu le Seigneur. « Et le Seigneur, se retournant, regarda Pierre » (Luc 22. 61). Ce regard brisa son cœur. Il signifiait un amour qui ne change pas.

La communion devait encore être restaurée. Il y avait encore une impression de distance, et un vide dans le cœur de Pierre que rien d’autre que Christ ne pouvait remplir. Il retourne à son ancienne occupation, qu’il avait autrefois abandonnée si volontiers pour Lui, et il entraîne d’autre avec lui. Ce fut une nuit sans profit, mais elle donna l’occasion au Seigneur béni d’intervenir dans sa puissance et sa grâce, amenant Pierre dans la réalité de ce qu’il ne pouvait pas comprendre quand le Seigneur avait voulu lui laver les pieds. « Jésus se tint sur le rivage » (Jean 21. 4). Le filet était maintenant bien rempli, et ils le ramenèrent à la rive, et ils le ramenèrent au rivage, où un repas était déjà préparé pour eux par le Seigneur Lui-même. Ensuite, Jésus dit à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Avec quelle douceur la question lui rappellerait sa vantardise : « Même si tous te reniaient, je ne te renierais pas ». Qui avait manqué de manière aussi terrible que lui ? Que peut-il dire ? Vers qui peut-il se tourner sinon vers Celui contre qui il avait tellement péché ? « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 16).

D’après the Lord is near octobre 1988

« Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16 et 17.

LES CHRÉTIENS SONT DÉPENDANTS LES UNS DES AUTRES

Il y a un sujet d’importance et d’intérêt particuliers que nous devons étudier brièvement. C’est la suffisance divine et la suprême autorité de l’Écriture Sainte, et le besoin urgent de nous soumettre à sa direction en toutes choses.

Mais nous ne voudrions pas que quelqu’un suppose un moment que nous sous-estimons les écrits humains à leur place convenable. Il ne conviendrait pas que nous parlions sans égards d’un domaine du ministère chrétien tellement employé par Dieu dans tous les temps de l’histoire de l’Église, et spécialement dans notre temps.

Et également, comme souvent un livre ou un traité a été en réelle bénédiction pour l’âme, soit en amenant quelqu’un à Christ, soit en l’édifiant et en l’aidant dans le Seigneur ! Comme nous avons souvent lu un passage de l’Écriture, en n’y voyant rien de notoire, jusqu’à ce que le Seigneur se soit servi de quelque paragraphe d’un écrit humain pour y ouvrir des trésors pour notre cœur ! Aucun de nous ne se suffit à lui-même. Nous sommes dépendants les uns des autres. Nous croissons par ce que fournit chaque partie. Nous avons besoin de toutes les aides que Dieu a placées dans le corps pour notre profit et notre bénédiction à tous.

Mais après avoir dit cela, pour nous garder de toute incompréhension, et pour mettre les écrits humains à leur juste place, nous revenons à l’objet qui est devant nous. Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. De nombreux écrits humains sont intéressants comme références, et valables pour nous aider, mais ils n’ont pas de valeur – sont même dangereux – comme autorité.

L’Écriture sainte suffit à tout. Nous ne manquons absolument de rien comme guide et autorité au-delà de ce que nous possédons dans les Saintes Écritures.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Moïse retournait au camp ; et son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » Exode 33. 11.

CONNAÎTRE LA PAIX ET LA JOIE DE CHRIST

Il est triste de voir comme il existe peu de liberté et de repos autour de nous. L’inquiétude de notre temps affecte les croyants. Non seulement dans les choses en relation avec cette vie-ci, mais même dans leurs relations avec Dieu, ils n’ont pas la paix solide et assurée qui ne peut pas être ôtée.

Pour beaucoup de personnes, dans le temps présent, il n’y a pas, ou peu, de repos. Des souhaits insatisfaits, des ardents désirs sans réponse jusqu’ici, abondent dans plus d’un cœur. Oh ! Que les rachetés du Seigneur puissent avoir la connaissance consciente de leur union avec Christ glorifié à la place où Il est. Cela donne du repos au cœur, et détache de la terre et des choses qui y sont.

C’est ainsi que l’âme écoute, absorbée en Celui qui est son repos. L’oreille, jadis ouverte à d’autres sons, Lui rend maintenant hommage et attend ses paroles, sachant comment interpréter tous les tons de sa voix et les garder dans son âme. Qu’est-ce qui pourrait être plus béni qu’une oreille libérée de soi-même et de son entourage pour écouter la Parole de Jésus ? C’est alors que nous sommes assis sous son ombre avec bonheur, et que son fruit est doux à notre palais (Cant. 2. 3). N’est-ce pas cela, la maison du vin, où Il se réjouit d’entretenir les siens pendant les longues veilles de cette nuit bien avancée ?

C’est une chose solennelle de penser comme peu de nous connaissent ce qu’est la réelle solitude avec Dieu ! Et ne pouvons-nous pas nous demander, comment il est possible de croître dans la connaissance personnelle de Christ, si les croyants ne recherchent pas, et ne cultivent pas sa compagnie ? Quelqu’un a bien dit : On n’est jamais moins seul que quand on est seul ; mais hélas ! que cela est peu notre cas !

D’après the Lord is near octobre 1988

« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.

L’ATTENTE CONSTANTE DU CHRÉTIEN DE LA VENUE DU SEIGNEUR

Que signifie attendre ? Cela signifie d’abord vivre dans l’attente d’un évènement proche. Si j’attends mes vacances, je fais des plans et des préparatifs pour cela. Parce que Joseph d’Arimathée attendait le royaume Dieu, il traita le corps mort de Jésus avec le plus grand respect. Peut-être ne comprenait-il pas tout ce qui se passait, mais il liait en quelque manière le Crucifié avec le royaume de Dieu à venir. Cela affectait beaucoup son attitude et ses activités.

Deuxièmement, attendre implique d’être prêt. Si j’attends que ma femme sorte d’un magasin d’alimentation, je suis prêt à ouvrir la porte d la voiture dès qu’elle apparaît. Quand Jacques donne l’illustration d’un fermier qui attend que la terre porte son fruit, cela implique que le fermier est prêt à moissonner cette récolte dès qu’elle est mûre.

Parce que les nouveaux chrétiens à Thessalonique attendaient le Fils de Dieu venant du ciel, ils montraient sa présence dans leur vie et proclamaient sa Parole de leur bouche. Notre vie donne-t-elle l’image de ceux qui attendent ?

D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)

« Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent ; pour s’y être livrés, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 9 et 10.

SE SOUMETTRE AUX VOIES DE DIEU AVEC CONFIANCE

Un esprit mondain conduisit Lot à s’installer au milieu de la souillure de la coupable Sodome. Ce n’est pas la foi qui jamais ne le mit là ; ce ne fut jamais un esprit spirituel qui le mit là. C’était simplement l’amour pour le présent siècle mauvais qui le poussa, d’abord à choisir, puis à poser sa tente vers Sodome, et finalement à être assis à la porte de Sodome.

Et quelle part il a choisie ! C’était vraiment une citerne crevassée qui ne pouvait garder de l’eau – un roseau cassé qui perça sa main. C’est une chose amère que de rechercher d’une manière ou d’une autre à nous gérer nous-mêmes : nous sommes certains de faire les plus graves erreurs. Il est infiniment mieux de laisser Dieu organiser toutes nos voies pour nous – de les remettre toutes à Celui qui est tellement disposé et capable de les diriger pour nous – de Lui permettre de faire le plan de toute notre course suivant sa sagesse sans erreur et son amour infini.

Lot pensait sans doute qu’il faisait bien, pour lui-même et sa famille, d’aller habiter à Sodome. Mais les conséquences montrent qu’il se trompait complètement. Cela fait aussi résonner à nos oreilles une voix très solennelle, qui nous dit de prendre garde à l’influence présente d’un esprit mondain. « Étant satisfaits de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5). Pourquoi cela ? Est-ce parce que vous êtes tellement fortuné dans le monde ? Absolument pas. Alors, pourquoi ? « Car lui-même a dit : Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas ». Promesse bénie ! Si Lot s’était contenté de cela, il n’aurait jamais recherché les plaines bien arrosées de Sodome.

D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème » Josué 7. 1.

UNE BONNE CONSCIENCE EST INDISPENSABLE POUR AVOIR LA VICTOIRE SUR LES RUSES DE L’ENNEMI

Dans la conquête de Jéricho, décrite en Josué 6, nous voyons la victoire de l’œuvre de Christ. C’était le Seigneur Lui-même, représenté par l’arche, qui se déplaçait autour de la forteresse de l’ennemi. L’arche était portée par les sacrificateurs et suivie par le peuple. Ainsi l’Éternel gagna une victoire complète. Notre âme peut se reposer sur l’œuvre de Christ et voir le miracle de la grâce.

Ensuite, à Aï, ils connurent une défaite parce qu’ils essayèrent de faire face par eux-mêmes à l’ennemi. Ils ne s’attendirent pas à l’Éternel, ne Lui demandèrent pas sa direction. C’était un acte d’indépendance, une démarche avec leurs propres forces. De plus, il y avait au milieu d’eux de l’anathème. Il fut trouvé en eux de l’infidélité. Les droits de Dieu avaient été violés et ignorés à cause de leur convoitise charnelle. C’est tellement souvent que la faiblesse est le résultat d’infidélité et de mondanité.

Nous aurons à faire face aux ruses de l’ennemi. C’est pourquoi le Seigneur, à travers l’apôtre, nous dit de revêtir l’armure complète de Dieu (Éph. 6. 10). L’ennemi est trop fort pour nous, mais le Seigneur Lui-même l’a défait. Nous avons cependant à faire face aux ruses de l’ennemi jour après jour. Nous ne sommes capables de lui résister qu’aussi longtemps que nous sommes fidèles à notre Seigneur, en marchant dans une vraie dépendance de sa force. Dans sa Parole Il nous a donné des directives claires pour le conflit. Lisons sa Parole avec prière. Cela nous permettra d’avoir la victoire sur les attaques de Satan.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Je fus en esprit, dans la journée dominicale, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme d’une trompette » Apocalypse 1. 10.

LA COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS, PRÉCIEUSE ET RARE

En Apocalypse 1. 12 à 18, nous avons une révélation extraordinaire de la dignité et de la gloire de la Personne de Christ. Nulle part ailleurs dans la Parole nous n’avons quelque chose de semblable, quelque chose qui s’approche de cela quant au détails. Le Seigneur Jésus Christ, comme Fils de l’homme, est décrit avec soin pour nous. Jean nous dit ce qu’il vit et entendit, et ce qui lui était ainsi donné, il était à la fois inspiré et dirigé à écrire. Car ce n’était pas pour son profit seulement, mais particulièrement pour notre profit, qui sommes serviteurs avec lui

Mais remarquons d’abord la condition spirituelle qui le rendait à même de recevoir la révélation. Il pouvait dire : « Je fus en esprit, dans la journée dominicale ». Cependant, ce n’était pas pour lui seul. Il se peut que nous n’ayons pas la même vision de gloire, la même révélation qui nous soit faite telles qu’il les avait ; car nous avons reçu cela sur son témoignage, et c’est pour nous la Parole de Dieu ; nous la recevons et nous la gardons par la foi, et pas autrement. Mais si nous disons que c’est parce que nous avons si peu de force et qu’elle a si peu d’influence sur nous, nous faisons erreur. Ne devrions-nous pas plutôt admettre que c’est parce que nous ne sommes pas « en Esprit le jour du Seigneur » ?

N’est-ce pas mieux d’être dans le véritable courant du Saint Esprit, le premier jour de la semaine ? S’il y a un moment plus qu’un autre où l’Esprit de Dieu pousse les cœurs et les pensées des croyants en avant et en haut, dans lequel Il ouvre les yeux et touche les cœurs, apportant devant eux toute la gloire de Christ Lui-même, c’est certainement le premier jour de la semaine. Puissions-nous, par grâce, cultiver cette attitude d’âme, cette profonde soumission spirituelle et cette réceptivité qui est impliquée dans le fait d’être « en esprit dans la journée dominicale ». Beaucoup peuvent certainement dire que nous avons connu cela trop rarement – mais nous l’avons connu.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Jésus leur répondit alors, et il leur disait : En vérité, en vérité, je vous dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoique celui-ci fasse, lui aussi le fait pareillement » Jean 5. 19.

L’OBÉISSANCE DU CHRÉTIEN, NÉCESSAIRE À LA COMMUNION AVEC DIEU

Quand le Seigneur Jésus avait parlé aux Juifs en insistant sur Dieu comme étant son Père, ils cherchaient d’autant plus à Le faire mourir, parce qu’Il parlait de Dieu comme étant son Père, se faisant égal à Dieu. Il ne renie pas cette déclaration, car il est bien vrai que ses paroles montraient clairement qu’Il était égal à Dieu. Il insiste sur cette merveilleuse vérité par une double affirmation très forte : « En vérité, en vérité, je vous dis ». S’Il n’avait pas été égal à Dieu, Il aurait immédiatement renié avoir voulu dire une telle chose. Mais Il insiste fortement sur la vérité de cette affirmation. « le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père »

La nature même du Fils est telle qu’il Lui est absolument impossible d’agir indépendamment du Père. Leur nature étant identique, les actions, quelles qu’elles soient, que le fils accomplisse, sont identiques avec ce que fait le Père Lui-même. Quelles paroles pouvaient déclarer avec plus d’insistance que Jésus est Dieu, pas moins que le Père est Dieu ?

« Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait lui-même » (Jean 5. 20). Cette connaissance merveilleuse du Fils est la preuve de sa connaissance divine. Non seulement Il voit, mais Il fait aussi toutes les choses que fait le Père, témoignage aussi de sa toute-puissance. De la même manière que le Père connaît tout et peut tout, ainsi est le Fils.

Les pharisiens, pleins d‘une colère amère contre ce témoignage de sa gloire, étaient déterminés à Le mettre à mort. Les croyants, au contraire, trouvent leurs délices les plus purs à s’incliner à ses pieds et à L’adorer.

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)