LE SENTIER DES JUSTES

« Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4. 18).

La sombre nuit pâlira désormais :

Demain le but apparaîtra… !

Le chemin monte, et vers les purs sommets

Semble déjà rejoindre les étoiles.

Hymnes et Cantiques n°209

Il est un sentier de lumière,

De paix et de sécurité,

Qui nous fait traverser la terre,

Le cœur heureux, en liberté.

C’est le sentier que, sur la terre,

Nous ouvrit son immense amour,

Où de sa face la lumière

Plus brillante croît chaque jour.

Jusqu’au moment où, vers son trône,

Nous irons, loin de ce bas lieu,

Dans le séjour où tout rayonne

De la gloire du Fils de Dieu.

Hymnes et Cantiques n°243

« Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Ceux qui sont plantés dans la maison de l’Éternel fleuriront dans les parvis de notre Dieu. Ils porteront des fruits encore dans la blanche vieillesse, ils seront pleins de sève et verdoyants » (Ps. 92. 13 à 15).

Heureux celui qui, près du fleuve,

Arbre vivant par toi planté,

Prend racine et croît, et s’abreuve

De ses eaux, pour l’éternité !

Il porte son fruit et prospère ;

Sa vigueur croît de jour en jour :

Heureux celui qui, sur la terre,

Boit à la source de l’amour !

Hymnes et Cantiques n°182

« Heureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit  ! Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit pas ; et tout ce qu’il fait prospère » (Ps. 1. 1 à 3).

« Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance  ! Il sera comme un arbre planté près des eaux  ; et il étendra ses racines vers le courant  ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte  ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » (Jér. 17. 7 et 8).

Vous reconnaissez-vous dans ce juste, dans cet homme bienheureux (ou cette femme bienheureuse) ?

Bien-aimés du Seigneur, vous dont les années s’accumulent, dont les forces physiques décroissent, dont l’autonomie se réduit, qu’en est-il de votre santé spirituelle ? Suit elle la même courbe, une courbe descendante et déprimante ? Si nous sommes plus attachés à nos privilèges matériels, à notre bien-être physique qu’à nos bénédictions spirituelles, c’est ce qui risque d’arriver.

Qui peut se réjouir de vieillir et de perdre petit à petit (ou brutalement) ses facultés physiques et intellectuelles ?

– 1) Seul le chrétien qui réalise que le temps qui passe l’entraîne vers son Seigneur et vers les plusieurs demeures de la maison du Père.

– « [Je fais] une chose : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (Phil. 3. 14).

– « Notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » (Phil. 3. 20).

– « Le moment de déposer ma tente approche » (2 Pier. 1. 14) ; « Le Seigneur ne tarde pas » (2 Pier. 3. 9) ; « En attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix. Et estimez que la patience de notre Seigneur est salut » (2 Pier. 3. 14 et 15).

Si le temps fuit et nous entraîne,

C’est vers le Chef de notre foi ;

Bientôt aura cessé la peine,

Et le repos est près de toi.

Hymnes et Cantiques n°56

Amis, prenons courage !

Bientôt va se lever

Un matin sans nuage :

À l’éternelle plage

Nous allons arriver.

Hymnes et Cantiques n°201

– 2) Seul le chrétien qui se confie et espère, envers et contre tout, en Dieu.

« Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal  ; car tu es avec moi » (Ps. 23. 4).

« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu  ; car mon espoir vient de lui. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé. Sur Dieu [reposent] mon salut et ma gloire  ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu » (Ps. 62. 6 à 8).

« J’ai été jeune et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné » (Ps. 37. 25).

« Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ demeure sur moi. C’est pourquoi je prends plaisir dans les faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ  : car lorsque je suis faible, alors je suis fort » » (2 Cor. 12. 9 et 10). Voilà comment Paul a réagi après que le Seigneur lui ait dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».

Contre moi, dans ce monde,

Si l’orage en fureur

Enfle ses flots et gronde,

Troublera-t-il mon cœur ?

Non, je n’ai point de crainte :

Jésus est avec moi,

Et sa présence sainte

Éloigne tout effroi.

La vie est-elle sombre

Quelquefois à mes yeux ?

Tu dissipes toute ombre,

Ô Sauveur glorieux !

Au-dessus du nuage

Je puis voir ta splendeur :

Ton regard m’encourage,

Me comble de bonheur.

Si je sens ma faiblesse

Au milieu du danger,

Ne suis-je pas sans cesse

Dans tes bras, bon Berger ?

De ton amour fidèle

Qui me séparera ?

Abrité sous ton aile,

Rien ne m’alarmera.

Hymnes et Cantiques n°146

– 3) Seul le chrétien qui a comme objectif principal de vouloir glorifier Dieu, même dans sa faiblesse.

« Contre [toute] espérance, il crut avec espérance… sans faiblir dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà comme mort (il avait environ 100 ans)… il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu » (Rom 4. 18 à 20).

« …que le nom de notre Seigneur Jésus Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ » (2 Thess. 1. 12).

« Car vous avez été achetés à prix  ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20).

=> pas besoin de corps athlétique ou en bonne santé pour pouvoir le réaliser !

Seigneur ! sanctifie

Nos jours, nos moments ;

Fais que notre vie

T’honore en tout temps.

Hymnes et Cantiques n°77

– (Même et peut-être surtout dans les difficultés).

Éprouve-moi, ô Dieu toujours fidèle,

Sonde mon cœur pour le sanctifier ;

Et conduis-moi dans la voie éternelle

En m’accordant de te glorifier.

Hymnes et Cantiques n°249

Que d’aucun d’entre nous

Le cœur jamais n’oublie

Que c’est pour t’honorer

Que tu nous mis à part.

Hymnes et Cantiques n°16

« Pour moi, vivre, c’est me faire plaisir {vivre pour} Christ » (Phil. 1. 21).

Que notre souhait constant soit de croître spirituellement jusqu’au bout de notre voyage ici-bas, indépendamment de notre vigueur physique et mentale.

Voyons dans la Parole, ce qui peut (doit ?) encore croître chez nous.

« Nous avons l’espoir, vu les progrès de votre foi » (2 Cor. 10. 15) ;

« Enseigne le juste, et il augmentera son savoir » (Prov. 9. 9) ;

« Le juste tiendra ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures verra sa force grandir » (Job 17. 9) ;

« Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité  ! Amen » (2 Pier. 3. 18) ;

« Mais que, gardant la vérité dans l’amour, nous croissions en tout jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph 4. 15) ;

« Afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » (1 Pier. 2. 2 et 3) ;

Le verset suivant de Colossiens 1. 9 à 12 résume un peu le tout : « Que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu  ; étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et toute persévérance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière ».

Croître, est de notre ressort, avec le secours de l’Esprit ; mais c’est Dieu qui augmente nos forces et nos bénédictions !

« L’Éternel vous augmentera [sa bénédiction], à vous et à vos fils » (Ps. 115. 14).

« Au jour où j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme » (Ps. 138. 3).

« Il donne de la force à celui qui est lassé, et il augmente l’énergie à celui qui n’a pas de vigueur » (És. 40. 29).

« Les humbles auront en l’Éternel une joie grandissante » (És. 29. 19).

Tiens-nous près de ton cœur…

Garde nous dans ta paix.

D’une sainte ferveur

Augmente en nous les flammes ;

Conduis-nous à jamais.

Hymnes et Cantiques n°61

Avec mes salutations fraternelles, Marco. Mars 2026