
« Sauve-moi, ô Dieu ! car les eaux [me] sont entrées jusque dans l’âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge. Délivre-moi du bourbier, et que je n’y enfonce pas » Psaume 69. 1, 2 et 15.
Dans le Psaume 69, David décrit la situation dramatique dans laquelle il se trouve, en utilisant trois images suggestives. Dans la première, les eaux ont pénétré jusque dans son âme ; la deuxième parle de sables mouvants dans lesquels il a l’impression de s’enfoncer, ne trouvant sous ses pieds rien de solide qui puisse le soutenir. Enfin, la troisième image évoque une expérience de noyade à cause du courant qui le submerge. Privé de secours humain et de point d’appui en lui-même ou en dehors de lui, David se jette dans les bras de Dieu (v. 3 et 13), dans l’attente de son aide.
Le Psaume décrit l’état d’âme du psalmiste, mais il donne aussi une vision prophétique des souffrances de Jésus, le Messie d’Israël, le Sauveur du monde. L’image des sables mouvants évoque le désarroi éprouvé par le Seigneur à la fin de sa vie terrestre, en particulier sur la croix. Déjà, dans le jardin de Gethsémané, alors qu’Il anticipe le terrible moment de la croix, son angoisse est telle que sa sueur tombe sur la terre sous forme de grosses gouttes de sang (Luc 22. 44).
Il affronte ensuite la nuit dramatique durant laquelle, conduit de tribunal en tribunal, Il subit la haine, les violences physiques, les injures. Toutes les classes sociales se sont liguées contre Lui. Personne ne vient en aide et ne soutient cet Homme innocent qui a toujours fait le bien. Même ses disciples l’ont abandonné.
Pendant qu’Il est crucifié, les moqueries et les provocations se poursuivent, jusqu’à ce que les ténèbres recouvrent la terre. La colère divine contre nos péchés, que Jésus expie dans ces moments tragiques, s’abat sur Lui. Abandonné de Dieu pendant les trois heures de ténèbres, Il descend alors dans un abîme sans fond… Mais, après trois jours, Il sort de la tombe en vainqueur.
N’oublions jamais les souffrances infinies de notre adorable Sauveur !
D’après « Il buon seme » – avril 2025