
Jeune homme, David avait vaincu Goliath le Philistin, mais cet ennemi réapparaît constamment et cela, jusqu’au jour de sa mort. La chair, cette nature héritée d’Adam pécheur, est avec le croyant tout le temps de son passage sur terre. Nous lisons que « la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre ». Sachant que nous sommes « mort avec Christ », nous avons à tenir la chair dans la mort et, avec le secours du Seigneur, à « marcher par l’Esprit » (Gal. 2. 20 et 5. 16 et 17). Que de combats David connut depuis les parcs des brebis jusqu’au jour où il entra dans la forteresse de Sion. Le lion, l’ours, Goliath, les ennemis du dehors – et malheureusement aussi les ennemis du dedans, Saül et ses hommes. Quand « les Philistins apprirent qu’on avait oint David pour roi sur Israël, [ils montèrent tous] pour chercher David » (1 Sam. 5. 17). Le roi interrogea l’Éternel, suivit les instructions et avec le peuple, remporta la victoire. C’est alors qu’il fit revenir l’arche à Jérusalem.
Le psaume 132, dont l’auteur n’est pas mentionné, rappelle ce jour : « Lève-toi, Éternel ! pour entrer dans ton repos, toi et l’arche de ta force » (v. 8) ; … « l’Éternel a choisi Sion ; il l’a désirée pour être son habitation : C’est ici mon repos à perpétuité ; ici j’habiterai, car je l’ai désirée. Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres ; et je revêtirai de salut ses sacrificateurs, et ses saints exulteront en chantant de joie. Là je ferai germer la corne de David, j’ai préparé une lampe à mon oint. Je revêtirai de honte ses ennemis ; et sur lui fleurira sa couronne » (v. 13 à 18).
Prophétiquement, ce psaume correspond à l’introduction du règne millénaire. Dieu entrera dans son repos (v. 14) ; le monde entier sera béni et se réjouira (v. 15 et 16) ; Christ, le vrai Fils de David, recevra la couronne universelle (v. 17 et 18). Les promesses inconditionnelles de Dieu s’accompliront en Lui, par Lui et pour Lui. David est un type de Christ et toutes les bénédictions évoquées sont la conséquence de « toutes ses afflictions ». C’est parce que Christ a souffert qu’Il a été « exalté par la droite de Dieu ; … prince et sauveur » (Act. 2. 33 ; 5. 31). Le jour approche où la terre jouira du repos de Dieu. Alors sera accomplie en plénitude la prophétie d’Ésaïe : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És. 53. 11).
« Et quand le roi habita dans sa maison, et que, tout autour, l’Éternel lui eut donné du repos de tous ses ennemis, il arriva que le roi dit à Nathan, le prophète : Regarde, je te prie, moi j’habite dans une maison de cèdres, et l’arche de Dieu habite sous des tapis » (2 Sam. 7. 1 à 3). En 2 Samuel 22 nous trouvons, à nouveau, la mention de la délivrance de David face à « tous ses ennemis » mais dans l’en-tête du psaume 18 nous lisons : « Du serviteur de l’Éternel, de David, qui adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, et de la main de Saül ». Nous pouvons penser que le psaume 18 a été écrit dans le temps où David prit la forteresse de Sion pour en faire sa ville, ville en laquelle il fit entrer l’arche de l’alliance.
Il est bien réel que, malgré cette déclaration, les combats ne furent pas finis pour le roi. En 2 Samuel 21 nous lisons : « Et il y eut encore une guerre des Philistins contre Israël ; et David descendit, et ses serviteurs avec lui, et ils se battirent avec les Philistins ; et David était fatigué » (v. 16). En danger, il fut délivré par Abishaï (v. 17). Ensuite nous voyons qu’il ne participera pas aux combats qui suivraient. Il y en aura trois à Gob (v. 18 et 19) et un autre à Gath (v. 20). Quatre combats mettant en scène quatre fils de Goliath « … qui étaient nés au géant » et qui « tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs » (v. 22). La nature charnelle ne s’améliore pas, David avait dit au géant : tu as outragé le Dieu d’Israël (1 Sam. 17. 45). Un peu plus de trente années plus tard, du dernier des fils du géant, il est dit : « il outragea Israël » (2 Sam. 21. 22).
Du psaume 18, nous lisons le résumé donné par un frère maintenant délogé : « Nous voyons qu’il constitue une grande prophétie embrassant la mort, la résurrection, l’exaltation, la victoire finale et la royauté du Messie. Les trois premiers versets fournissent le thème qui sera ensuite longuement développé, à savoir comment a été délivré « le serviteur de l’Éternel » (voir le titre). Le Seigneur Jésus nous enseigne, par sa propre expérience, ce qu’est Dieu pour celui qui se confie en Lui. « L’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons » a été démontrée dans la résurrection de Christ, son ascension et la place qui Lui est donnée au-dessus de tous ses ennemis (lire Éph. 1. 19 à 21).
Ce que Dieu a été pour Jésus à l’heure de sa détresse (v. 6) et de sa calamité (v. 18), Il l’est aussi pour nous. Les épreuves que nous traversons sont autant d’occasions de Le connaître d’une manière nouvelle. Suis-je fatigué, languissant ? Il est ma force. Ma foi vient-elle à chanceler ? Il est mon Rocher. Un danger apparaît-il ? Il est mon lieu fort, la haute retraite où je trouve un refuge assuré (Ps. 9. 9). Suis-je aux prises avec l’Ennemi ? Il est le bouclier qui me protège de ses coups. Pour Jésus, cette délivrance était la conséquence de sa justice (v. 19 et 24), tandis qu’à nous elle est assurée à cause de notre relation avec Lui. Le Seigneur Jésus, dans la première partie du psaume, nous a enseigné par son exemple à L’invoquer dans nos afflictions. Il nous apprend ici à nous appuyer sur Lui pour la marche (v. 33 et 36) et pour le combat (v. 34, 35 et 39).
Se tenir debout sur nos lieux élevés (v. 33), c’est considérer la vue qui s’offre à nous par la fin de ce psaume. Les regards se portent vers l’avenir, au moment où Dieu détruira les ennemis de son Fils. À l’horizon nous voyons poindre l’aurore de son règne. Il sera établi Prince sur son peuple Israël, mais aussi Chef des nations. Comme nous y invite un cantique : Contemplons ce grand Roi des rois, régnant en puissance sur tout l’univers et, par sa présence, brisant tous les fers. Il était nécessaire pour la gloire de Dieu que les nations Le louent, et toutes le feront pendant le règne. Mais dès aujourd’hui c’est notre privilège, tirés comme nous l’avons été du milieu des nations, de chanter des cantiques à la gloire de son nom (v. 49 cité en Rom. 15. 9). Ne l’en privons pas » – (J. K.).
À l’instar de David et de ses hommes, tenons « ferme dans un seul et même esprit combattant ensemble d’une même âme, avec la foi de l’évangile » (Phil. 1. 27).