
« Veillez donc à marcher soigneusement, non pas comme dépourvus de sagesse, mais comme étant sages, saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais » Éphésiens 5. 15 et 16.
UNE LIGNE DE CONDUITE JUDICIEUSE
En tant que chrétiens croyants, nous vivons dans un monde qui se détourne de Dieu. De plus, notre temps sur terre est compté. Bientôt, le Seigneur Jésus reviendra nous chercher et nous emmènera auprès de Lui au ciel. Tant que nous sommes ici-bas, Dieu veut que nous L’honorions par notre conduite. Cela exige une vie sage.
Le monde qui nous entoure est dangereux. Il cherche à nous influencer par ses idées impies et à nous distraire par ses nombreuses tentations. Nous ne pouvons échapper complètement à cette influence, car nous vivons encore dans le monde. Mais comment y faire face avec sagesse ? Un verset de la Bible nous éclaire : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Prov. 9. 10). Si nous craignons de déplaire au Seigneur, nous devons être sages dans nos relations avec le monde et agir selon ce principe : le strict nécessaire, le strict minimum.
Notre temps est généralement bien rempli. Nous avons de nombreuses activités : le travail, la vie de famille et les réunions chrétiennes. À cela s’ajoutent quelques heures de temps libre. Bien sûr, nous avons aussi besoin de repos. Cependant, nous devons nous interroger sur la valeur de l’utilisation de notre temps. Examinons chacune de nos actions à la lumière de l’éternité ! Cela nous conduira à un usage judicieux de notre temps.
D’après Näher zu Dir février 2026
« Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu ; je te fortifierai ; oui, je t’aiderai ; oui, je te soutiendrai par ma main droite, la main de ma justice » Ésaïe 41. 10.
NE CRAIGNEZ PAS
La Bible nous exhorte plus d’une centaine de fois à ne pas avoir peur. Dieu sait combien il est facile pour nous d’avoir peur.
L’une des causes de la peur est le doute. Il alimente notre insécurité et notre anxiété. Lorsque nous remettons en question ou doutons de ce que Dieu a prévu et promis pour nous, la peur s’installe. Si nous ne parvenons pas à surmonter ces doutes, la peur prendra le dessus.
Que pouvons-nous y faire ? Souvenons-nous consciemment que, en tant que croyants, nous appartenons au Seigneur et sommes en sécurité entre ses mains ! Il nous fait une merveilleuse promesse : « Ne crains rien, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (És. 43. 1). Accueillons personnellement cette assurance, qui s’applique à tous les siens : « Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main » (Jean 10. 28). Dans la prière du Seigneur Jésus au Père, nous trouvons la confirmation que nous Lui appartenons : « Je ne fais pas de demandes pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi » (Jean 17. 9).
En tant que croyants, nous appartenons au Seigneur. Il prend soin de nous. Sa puissance et son amour nous suffisent. Devrions-nous alors douter de ses promesses ? Non, certainement pas ! « Ne crains point, car je suis avec toi ».
D’après Näher zu Dir février 2026
« N’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes comme quelques-uns ont l’habitude de faire, mais nous exhortant l’un l’autre » Hébreux 10. 25.
ABSENCE OU PRÉSENCE AUX RÉUNIONS CHRÉTIENNES
Quelqu’un a dit, un dimanche matin :
C’est aujourd’hui le jour du culte
où je devrais me trouver ;
mais j’ai eu une semaine chargée,
et je me pose la question :
Est-ce que je vais rester à la maison, ou sortir ?
Qu’est-ce que je vais faire ?
Quelqu’un a dit, un dimanche soir :
Ce soir, réunion d’évangélisation !
Qui va prêcher ? M. Untel
Euh ! Il n’est pas très brillant
Et en plus, il va pleuvoir.
Ce serait bien ennuyeux ;
Je crois que je vais écrire ces lettres
Avec mon beau stylo neuf.
Quelqu’un a dit, un mardi soir :
C’est la réunion d’études,
Mais je suis tellement fatigué,
Je n’ai presque plus de forces.
Il est vrai que c’est dans une heure
Que la réunion commencera ;
Aussi, ai-je le courage ? Non, je crois que,
Ce soir je reste à la maison.
Quelqu’un a dit tout à coup,
Un jeudi soir, par hasard :
La réunion de prières, c’est ce soir,
Et elle est bien prévue pour moi ;
Est-ce que j’y vais ? Mais je suis épuisé,
Même sans être vraiment malade
Non, je crois que je vais rester à la maison,
Et laisser les autres y aller s’ils le veulent.
Quelqu’un d’autre, juste en même temps,
A parlé de la même façon,
Et ainsi les pauvres réunions en ont souffert
C’est bien certain !
Les réunions souffrent, ai-je dit ?
Mais qu’en est-il du Seigneur ?
Les pauvres excuses de chacun,
Apportent-elles de la joie à son cœur ?
Quelqu’un a pris une bonne résolution,
Ce même jour :
Dès maintenant je ne manquerai plus
Les différentes réunions.
Nous retiendrons cette parole :
« N’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes ».
Et ainsi, quant à nous,
Il n’y aura plus de plaintes.
D’après the Lord is near août 1988
« Et de la nuée vint une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le. Au moment où la voix se fit entendre, Jésus se trouva seul » Luc 9. 35 et 36.
JÉSUS, LE PREMIER ET LE DERNIER
Il fut permis aux disciples de voir la gloire de Christ sur la sainte montagne avant le moment de sa manifestation. Ils ne comprirent pas alors la portée de cette scène. Nous-mêmes, n’ayant pas été appelés à la contempler avec eux, nous ne la connaissons que par leur témoignage. Mais nous possédons déjà une scène de gloire, car il est dit : « Nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).
Pierre oubliait la prééminence de Christ aussi longtemps qu’il voyait Moïse et Élie. Il dit : « Faisons trois tentes ». En fait, il voulait mettre la loi et les prophètes au même niveau que Christ en les associant avec Lui ; et beaucoup d’entre nous faisons de même. L’Esprit dirige son regard vers la gloire du royaume ; la chair abaisse cette gloire au niveau de l’homme déchu. Les disciples entendent ce que la présence du Fils appelle des lèvres du Père, une parole qui nous permet d’entrer dans le secret de son cœur : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. Écoutez-le ».
Telle est notre bénédiction présente. Il nous a été permis de partager le secret du Père. Une telle intimité avec Lui ne pourra pas être dépassée même dans l’état éternel – bien que, alors, nous en jouirons pleinement. Nous verrons alors tout le déploiement de la gloire de Christ ; nous serons vus dans cette gloire ; mais maintenant nous sommes les dépositaires des pensées du Père révélant le Fils – le Père révélé par le Fils. En écoutant cette voix, nous apprendrons toujours plus ce que le Père est pour Lui et pour nous.
D’après the Lord is near août 1988 (H. Rossier)
« Demeure avec moi, ne crains pas ; car celui qui en veut à ma vie, en veut à ta vie, et près de moi tu seras bien gardé » 1 Samuel 22. 23.
LA PROTECTION DU SEIGNEUR
« Tu seras bien gardé ». Mentionner la sécurité fait penser au danger, et nous nous demandons : À quel danger étions-nous exposés ? Comme pécheurs, nous étions exposés au jugement de Dieu. Tous les péchés méritaient la perdition éternelle – et nous aurions été dans l’étang de feu, si l’amour de Dieu n’avait pas pourvu à un lieu d’habitation de parfaite sécurité. Nous étions incapables de pourvoir à une telle protection. Toutes nos œuvres, tous nos efforts ne pouvaient écarter les coups de la justice. Qu’est-ce qui pouvait le faire ? Cherchons la réponse dans l’histoire d’Israël.
Le chapitre 12 d’Exode est bien connu comme celui qui rapporte la dernière plaie, et la plus grave, sur l’Égypte. Il parle de la nuit solennelle où, au travers de tout le pays, il n’y avait pas une maison où la mort n’était pas entrée. Dieu agissait en jugement selon son propre caractère. Dans les maisons de tous les Égyptiens, le premier-né était mort. Pour les maisons d’Israël, l’agneau avait été mis à mort – la mort était tombée en sacrifice sur la victime sans défaut, au lieu du premier-né. Le sang de l’agneau avait été aspergé sur la porte, et ainsi ceux qui, autrement, seraient tombés sous les coups de l’Éternel, étaient en parfaite sécurité même au milieu de ses jugements. Dieu avait dit : Quand je verrai le sang…
Toutes les tribus étaient à l’abri pendant la nuit de la pâque, et ensuite Dieu les amena hors de l’esclavage et les délivra de tous les ennemis dangereux du désert. Quand ils furent près d’entrer dans le pays, Dieu parla d’un lieu d’habitation de sécurité. Heureux peuple !
Il est trois fois heureux, celui qui, par la valeur du sang de Jésus, a Dieu pour justification et protecteur jusqu’à ce que tout danger soit passé et qu’il arrive dans la demeure lumineuse de la paix !
D’après the Lord is near août 1988
« Heureux ceux qui sont doux, car c’est eux qui hériteront de la terre » Matthieu 5. 5.
LA FORCE DANS LA FAIBLESSE
Mao Tsé Tung enseignait que le pouvoir sort du canon d’un fusil. Sa philosophie est partagée par des millions d’humains qui voient l’affirmation de soi et « faire feu contre le feu » comme le seul moyen d’obtenir ses droits et d’hériter leur part de la terre. De telles personnes confondent habituellement la douceur avec la faiblesse, et la voient comme la caractéristique des masses écrasées, défaites et désolées. Elles se moquent des paroles de notre Seigneur.
Mais qui sont ceux qui sont doux ? Qui sont ces puissantes myriades qui triomphent au travers d’une défaite apparente et qui, en s’abaissant, s’élèvent à des hauteurs de gloire ? Leur force est comme un puissant fleuve qui ne se perd pas et ne détruit pas les autres en débordant par-dessus ses rives et en devenant une inondation destructive – mais comme un feu dans un foyer, qui donne de la chaleur et de la lumière, plutôt que de la destruction dans une forêt.
Voici Moïse, conduisant les milliers d’Israël au travers des hurlements de la solitude du désert, supportant leur rébellion et leurs murmures, leur manque de reconnaissance, et même les reproches insensés de ceux qui étaient ses plus proches. Avec douceur il se rejetait sur l’Éternel, regardant à Lui seul comme son bouclier et son protecteur. L’Écriture le nomme « très doux, plus que tous les hommes » (Nomb. 12. 3). Héritera-t-il le pays ? Moïse n’est pas entré dans le pays et n’en a pas « hérité ». Sa part a été de le voir tout entier depuis la montagne et dans la proximité de Dieu.
Mais par-dessus tout, il y a le Seigneur Jésus, qui parle de Lui-même comme étant « doux et humble de cœur » et qui promet le repos à ceux qui prennent sur eux son joug et apprennent de Lui (Mat. 11. 29). Sa douceur s’est manifestée jusqu’à la mort de la croix. Bientôt Il régnera sur toute la terre, partageant son héritage avec ceux qui ont souffert, dans la faiblesse, pour son nom. En vérité, ceux qui sont doux hériteront de la terre !
D’après the Lord is near août 1988 (G.W. Steidl)
« Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte pour mourir dans le désert ? Car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable » Nombres 21. 5.
LE CŒUR HUMAIN EST FONCIÈREMENT OPPOSÉ À DIEU
Voici la description du cœur humain – de votre cœur et du mien. « Le peuple parla contre Dieu ». C’est ce que nous faisons toujours, chaque fois que nous grommelons et que nous nous plaignons au sujet de nos circonstances. Il n’était question que de pain et d’eau – de manger et boire. Ils imaginaient que Dieu les avait amenés hors de l’Égypte pour mourir, alors que, en fait, Il les avait délivrés des fours à briques et des surveillants, afin qu’ils puissent Lui célébrer une fête dans le désert.
Il en était donc tout le contraire de ce qu’ils disaient – et il en est toujours ainsi de nos cœurs incrédules quand nous les écoutons : ils nous disent toujours les pires mensonges – et du caractère le plus grave – des mensonges quant à Dieu, quant à son caractère, quant à sa nature, quant à ses actes et ses voies. Toutes nos plaintes au sujet de nos circonstances sont des mensonges quant à Dieu.
Et d’où viennent toutes ces plaintes ? Du père du mensonge – du serpent ancien, le diable – de celui-là même qui entra dans le jardin d’Éden et poussa nos premiers parents à être mécontents de leurs circonstances. Il leur fit croire que Dieu n’avait pas de bonté – qu’ils n’étaient pas aussi bien traités qu’ils auraient dû l’être. Le serpent parla contre Dieu. C’est ce qu’il a toujours fait – ce qu’il fait toujours – et fera toujours.
Souvenons-nous de cela. N’oublions jamais que tous les murmures, toutes les plaintes, c’est vraiment parler contre Dieu. C’est la voix du serpent par les lèvres de l’homme. Il enfonce d’abord l’épine du mécontentement dans le cœur – puis les paroles de mécontentement viennent des lèvres. Nous parlons contre Dieu.
D’après the Lord is near août 1988
« Christ Jésus… s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut » Philippiens 2. 5 à 9.
L’ABAISSEMENT DU SEIGNEUR JÉSUS
Voici le remède divin contre l’envie et la jalousie, les disputes et la vaine gloire, contre l’intérêt pour soi-même dans toutes ses formes hideuses. L’auteur inspiré introduit dans nos cœurs l’Homme sans égoïsme, humble, obéissant, Jésus Christ. Il était Celui qui possédait toute la puissance au ciel et sur la terre. La majesté et la gloire divines étaient siennes. Il était Dieu sur tous béni à toujours. Par Lui toutes choses ont été créées, et par Lui elles subsistent. Et cependant Il est apparu dans ce monde comme un homme pauvre – un serviteur – Celui qui n’avait pas un lieu où reposer sa tête. Les renards et les oiseaux, créatures formées par Lui, étaient mieux protégées que Lui, leur Créateur. Ils avaient un lieu pour se reposer. Lui n’en avait pas. Il n’a pas recherché à se faire une réputation.
Il n’a jamais pensé à Lui-même. Il pensait aux autres, prenait soin d’eux, travaillait pour eux, pleurait avec eux, les servait ; mais Il ne fit jamais une chose pour Lui-même. Nous ne Le trouvons jamais prenant soin de se fournir de quoi que ce soit. Sa vie était celle d’un parfait renoncement. Lui, qui était tout, s’est fait n’être rien.
Il faisait un contraste parfait avec le premier Adam qui, n’étant qu’un homme, pensa à se faire être comme Dieu, et devint l’esclave du serpent. Le Seigneur Jésus, qui était le Dieu très-haut, prit la place la plus basse parmi les hommes. Il est absolument impossible que quelque homme puisse jamais prendre une place aussi basse que Jésus. La Parole dit : « Il s’est anéanti Lui-même ». Il est descendu si bas que personne ne pouvait Le mettre plus bas. Il est « devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix ».
D’après the Lord is near août 1988 (C. H. Mackintosh)
« Comme David arrivait à Mahanaïm, Shobi, fils de Nakhash, de Rabba-des-fils-d’Ammon, et Makir, fils d’Ammiel, de Lodebar, et Barzillaï, le Galaadite, de Roguelim, amenèrent des lits, des bassins, des vases en poterie, du froment, de l’orge, de la farine, du grain rôti, des fèves, des lentilles, des grains rôtis, du miel, du caillé, du petit bétail, et des fromages de vache, pour David et pour le peuple qui était avec lui, pour qu’ils en mangent, car ils disaient : Le peuple a faim, il est fatigué, et il a soif dans le désert » 2 Samuel 17. 27 à 29.
LE DÉVOUEMENT DES AMIS DE DAVID
Quel encouragement pour David ! Il est beau et heureux de trouver une telle affection sincère, et à un tel moment ! Nos jours ne sont-ils pas sombres, et le vrai David n’est-Il pas encore rejeté ? Et quelles occasions innombrables il y a de montrer notre amour et notre dévouement pour Celui qui nous a aimés et s’est donné Lui-même pour nous !
Pensez à la manière dont de tels actes touchent le cœur du Seigneur. Qu’est-ce pour Lui, de voir une âme en sympathie avec ses pensées et son cœur, comme ces aides pour David ? C’est certainement une grâce précieuse, dont le parfum remplit la maison, et dont le souvenir ne sera jamais oublié – ou à Gaïus, le bien-aimé, dont la maison était un refuge pour ceux qui sortaient pour servir le Seigneur, en ne prenant rien de ceux des nations. N’est-ce rien ? Soyez assuré que tout cela est gardé en mémoire par le vrai David, et aura sa place et sa récompense quand Il rappellera ses trésors et leurs actions.
Quelle belle galerie de tableaux que la Parole de Dieu ! Elle comblera l’étudiant qui la regardera avec son Maître, et admirera, avec la lumière et l’enseignement du Saint Esprit, ces beaux caractères qu’Il Lui a plu de donner pour notre instruction et notre contemplation, afin que nous soyons remplis de leur esprit, et que nous imitions leur foi, leur amour, et leur piété.
D’après the Lord is near août 1988
« Car en lui habite toute la plénitude de la déité corporellement » Colossiens 2. 9.
LA DIVINITÉ ET L’HUMANITÉ DU SEIGNEUR JÉSUS CHRIST
La vérité extraordinaire exprimée dans ce passage est telle qu’elle fait que toute créature, dans l’univers, courbe son cœur dans l’adoration et la louange devant le Seigneur Jésus Christ, le Fils éternel du Père éternel. La perfection de son humble humanité fut reconnue par Marie, Sa mère, et d’autres, qui vinrent en contact avec Lui – et cependant sa vie, tranquille et normale, était celle d’un enfant obéissant lors de sa croissance. Mais la réalité de sa gloire divine brillait toujours, bien que voilée en quelque mesure, de sorte qu’elle n’attirait pas particulièrement l’attention. Tout ce qu’Il faisait, en tout temps, était en parfaite communion avec son Père. Quand sa mère, sans sagesse, Lui fit des reproches, alors qu’Il n’avait que douze ans, Il dut la reprendre doucement, en lui disant : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon père ? » (Luc 2. 49).
Comment est-il possible que la déité absolue et la véritable humanité soient unies en une seule Personne ? C’est une question à laquelle nous ne pouvons pas répondre, car c’est un miracle dans lequel Dieu seul peut pénétrer. Mais dans le saint Enfant de la crèche de Bethléem, Dieu était manifesté en chair. Toute la plénitude de la Déité habitait corporellement dans ce petit Enfant béni, et cette même plénitude demeurera en Lui à toujours !
En Lui nous avons le privilège d’être témoins de toute la gloire de Dieu. Dieu ne s’est pas révélé personnellement d’une autre manière. C’est seulement quand Il a été manifesté en chair que les anges ont eu le privilège de voir Dieu (1 Tim. 3. 16). Car aucune créature ne peut voir Dieu d’une autre manière que lorsqu’Il est révélé dans la Personne de son Fils. Ne sommes-nous pas tout à fait satisfaits de contempler ce Seigneur de gloire béni, saint et précieux, pleinement révélé ? C’est notre joie d’adorer Celui en qui toute la gloire de Dieu demeure corporellement.
D’après the Lord is near août 1988 (L.M. Grant)
« Éternel ! tu m’as sondé et tu m’as connu » Psaume 139. 1.
DIEU NOUS CONNAÎT PARFAITEMENT
Toutes les pages de notre cœur sont ouvertes les yeux de Dieu. Est-ce qu’Il vous lit, et qu’Il s’occupe de toutes les pensées et des désirs de votre cœur ? Il connaît toute notre faiblesse, et nous devons la reconnaître aussi. Si Jean est à ses pieds en Apocalypse 1. 17, c’est en fait pour que le Seigneur puisse lui dire : Je te toucherai et te ferai sentir ce qu’est ma force, mais tu dois ressentir ta propre faiblesse. Tous ceux qui connaissent Christ ont un sens toujours plus profond de cela à mesure qu’ils avancent. Mais tout le long de la traversée du désert nous avons le Seigneur pour nous, nous disant : Tu ne peux pas faire un pas sans moi, et je marche devant toi.
Oh ! Que dans tout le chemin, dans toutes nos circonstances ici-bas, vous et moi, nous nous tournions toujours vers le ciel, sachant que nous pouvons avoir toute la sympathie du cœur de ce Christ vivant là-haut ! Lui, un Homme vivant, est là-haut, avec un cœur et un esprit qui l’ont conduit à entrer dans toutes les circonstances des siens. Chaque croyant, individuellement, chacun dans ses propres circonstances, est l’objet de ses pensées. Il peut être occupé d’Étienne, de Saul, de Pierre, et de Jacques au même moment. Pouvez-vous dire : Je connais la sympathie du cœur de Christ ; je sais comment Il m’a relevé, et m’a toujours soutenu depuis lors ?
La seule chose, pour nous garder dans la conscience de notre entière faillite, c’est d’avoir la lumière des yeux de ce Seigneur béni brillant dans notre cœur, et mettant à nu tout ce qui est contraire à sa pensée.
La paix qu’Il donne ne brille jamais aussi bien qu’au milieu des eaux de tempête ici-bas. Lui, comme étant ma paix, vient entre moi et tout ce qui me cause du souci, en disant : Tu viendras bientôt à un autre endroit ; tu n’es pas destiné à la terre, mais à moi. Il m’appellera par mon nom et me prendra dans la gloire.
D’après the Lord is near août 1988
« Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été à la mesure de l’homme ; et Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez supporter, mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » 1 Corinthiens 10. 13.
RENDRE DOUCES LES EAUX AMÈRES
Vous êtes donc arrivés à Mara, et avez trouvé amères les eaux de cet endroit. Vous avez déjà appris que ce monde n’est maintenant qu’un désert – une terre sèche et altérée, avec une grande famine et point d’eau. Mais il semble que le Seigneur vous conduit près d’une source dans le désert, et vous avez, plus que jamais, envie de boire. Mais lorsque vous goûtez aux eaux, et vous les trouvez amères ; vous ne pouvez pas les boire, et vous criez au Seigneur. Moïse a fait ainsi en Exode 15 et rappelez-vous comment l’Éternel a répondu à ce cri : « L’Éternel lui montra un bois, et il le jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces ». Il ne créa pas une chose nouvelle pour l’occasion, en répondant à cette nouvelle difficulté par une nouvelle action de puissance miraculeuse ; mais Il dirigea le regard de Moïse sur quelque chose qui était déjà sur les rives mêmes des eaux de Mara, qui avait l’effet de rendre douces les eaux amères.
Maintenant, chers compagnons de pèlerinage, que demandez-vous au Seigneur de faire pour vous dans cette nouvelle épreuve ? De créer quelque chose de nouveau sur la terre pour répondre à votre cas ? De ramener l’objet chéri dont Il vous a privé, ou d’ôter tout de suite la lourde épreuve qui est un poids pour votre esprit et vous accable ? Est-ce là son habitude ? Non, je vais prier le Seigneur pour vous, afin que, si c’est vers des eaux amères qu’Il vous conduit, Il vous montre le Bien-aimé dont la présence en amour et sympathie peut les rendre douces. Non pas un nouveau Sauveur, mais « Celui qui était dès le commencement » – qui est le même qu’Il était hier et le sera toujours.
D’après the Lord is near août 1988 (G.V. Wigram)
« J’ai fait la perte de toutes (choses) et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ, et que je sois trouvé en lui, n’ayant pas ma justice qui vient de la Loi, mais celle qui est par la foi en Christ » Philippiens 3. 8 à 14.
BIEN COURIR LA COURSE CHRÉTIENNE
Le coureur des Jeux Olympiques doit fixer les yeux sur le but s’il veut gagner le prix. Mais quel est le but ? Le but, pour vivre comme un chrétien, c’est de connaître le Seigneur. Comment apprenons-nous à mieux connaître le Seigneur ? La réponse est évidente : En passant du temps avec Lui ! En s’impliquant dans ses intérêts ! Nous devons passer du temps avec le Seigneur, étudier et méditer sa Parole, et Lui parler dans la prière pour avoir une relation croissante. Cinq minutes par jour ne suffisent pas pour avoir une relation de connaissance ! Il n’y a pas de raccourci !
Apprendre à connaître le Seigneur est lié à la marche par la foi en Lui et dans la puissance de sa résurrection. Cette puissance incroyable est disponible pour nous, mais son flux est limité par notre manque de foi et de confiance en Lui. Croyez-vous que le Seigneur pourrait débuter un ministère sur votre campus ou dans votre voisinage à travers vous ? Avancez avec foi, et non seulement vous ferez l’expérience de sa puissance, mais vous Le connaîtrez mieux !
Accepter de souffrir pour le nom de Christ est une partie essentielle d’une connaissance plus profonde de sa Personne. Nous n’avons pas à courir deçà-delà en recherchant des épreuves et des persécutions, mais nous pouvons être certains qu’elles viendront sous une forme ou une autre si nous marchons avec le Seigneur. Que vos règles élevées d’éthique, comme chrétien, soient connues, et la mer de votre vie deviendra peut-être un peu orageuse. Mais dans l’orage vous apprendrez à connaître le Seigneur et sa présence avec vous.
Apprendre à connaître le Seigneur toujours plus était ce que l’apôtre Paul désirait plus que toute autre chose. Est-ce votre but ? En vue du prix glorieux qui nous attend, avançons vers le but !
D’après the Lord is near août 1988