
« Car nous voyons à présent au travers d’un verre, obscurément, mais alors face à face. À présent je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi j’ai été connu » 1 Corinthiens 13. 12.
Ce texte de la 1ère épître aux Corinthiens est basé sur le contraste entre deux adverbes : « maintenant » (ou « à présent »), qui nous montre la vie du chrétien sur la terre, et « alors », qui se réfère à son avenir céleste et éternel.
« Alors », c’est le moment où tous les croyants seront enlevés au ciel et vivront éternellement avec leur Sauveur.
« Maintenant », nous voyons comme à travers un verre semi-transparent, d’une manière confuse. Quoique le croyant voie Jésus par la foi (Héb. 2. 9), sa vision est encore floue et l’image qui en résulte est imprécise, comme celle que renvoie un miroir opaque. « Nous savons qu’étant présents dans le corps, nous sommes absents du Seigneur, car nous marchons par la foi, non par la vue » (2 Cor. 6. 6 et 7). Mais « alors », la foi fera place à la vue et nous le verrons, avec admiration, face à face, tel qu’Il est, et nous Lui serons rendus semblables (1 Jean 3. 2).
« Maintenant », nous connaissons « en partie ». Notre perception de la réalité céleste est partielle, parce que nous sommes limités dans notre corps, notre esprit et nos facultés. « Alors », nous connaîtrons pleinement comme nous avons été connus.
Avant de laisser les siens, le Seigneur affirme : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3). Connaître sans limitation le Père et le Fils qui nous ont connus sera une source de joie sans fin !
Déjà maintenant, pendant sa vie sur la terre, le croyant qui vit au contact de Dieu se transforme et transmet sa lumière aux autres : « Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18). « Alors » les croyants verront la gloire de Dieu.
Nous pouvons comparer la condition actuelle du croyant à celle d’une chenille contrainte à se traîner sur la terre jusqu’à ce que, sa métamorphose étant accomplie, et qu’elle soit devenue un papillon, elle découvre les grands espaces dont elle était exclue dans sa condition initiale.
D’après « Il buon seme » – août 2025