
« Le fils prodigue dit à son père : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils » Luc 15. 21.
LE RETOUR DU FILS PRODIGUE
Le fils confesse son péché, mais il est interrompu par son père avant qu’il puisse parler – comme il en avait l’intention – d’être un ouvrier. Il fut bienvenu et traité comme un fils. Pas un mot de reproche ne sortit de la bouche de son père affectionné. Son retour et sa confession étaient les témoins de sa repentance, et immédiatement un cœur plein d’amour répand cet amour sur l’objet de son affection. C’est la manière dont s’exprime l’amour.
Triomphe béni de la grâce ! Heureux tableau de la grâce de notre Dieu ! Et que connaissez-vous de tout cela ? Avez-vous jugé et confessé votre passé ? Savez-vous ce que c’est que d’être réconcilié avec Dieu, d’être reçu dans ses bras éternels ? Avez-vous reçu le baiser de la paix et de la réconciliation ?
Et le père dit aux serviteurs : « Apportez dehors la plus belle robe et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt et des sandales aux pieds ; puis amenez le veau gras et tuez-le ; mangeons et réjouissons-nous ». La grâce abonde. Pour celui qui est réconcilié, seul le meilleur de toutes choses satisfera un cœur de père. Ce n’était pas la question de ce que le fils méritait, mais d’un cœur plein d’amour étant satisfait en bénissant son objet. Grâce merveilleuse ! Et c’est là la manière d’agir de notre Dieu. Tout ce que l’amour peut concevoir et que la grâce peut donner est prodigué à tout pécheur qui revient à Lui. Revêtu de la plus belle robe du ciel ; scellé de l’Esprit Saint pour le jour de la rédemption ; propre à marcher devant Lui, c’est maintenant la joie et le privilège de tout enfant de Dieu, de nous réjouir avec un Père aimant sur les immenses richesses de sa grâce.
C’est ainsi qu’un pécheur est réconcilié avec Dieu. Êtes-vous réconcilié ?
D’après the Lord is near août 1988
« Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu » Matthieu 5. 8.
QUI PEUT VOIR DIEU ?
Un capitaine surprit un mousse agenouillé en prière dans sa cabine. D’un ton bourru, le vieux loup de mer attrapa le garçon par le col et le redressa devant lui. Puis il hurla : « Dieu n’existe pas ! Tout cela n’est que pure invention de lâches. Montrez-moi Dieu ! Je ne l’ai jamais vu ».
Le mousse n’en eut pas honte. Calmement, il répondit : « Capitaine, heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu ». Sans voix, le capitaine regarda le garçon. Puis, plongé dans ses pensées, il quitta la cabine.
Il est vrai que tant qu’une personne n’a pas le cœur pur, elle ne peut voir Dieu, et encore moins avoir une relation harmonieuse avec Lui. On peut argumenter et se contredire autant qu’on veut. Dieu ne se révèle qu’à ceux qui se prosternent devant Lui et croient en sa parole.
Dans la Bible, il nous montre que par la foi nous recevons un cœur pur (Act. 15. 9) . Cela fait référence à la foi personnelle en Jésus-Christ, qui a donné sa vie pour nous sur la croix.
Si nous croyons au Seigneur Jésus, nous serons purifiés de tout péché par son sang (1 Jean 1. 7).
Si nous croyons au Fils de Dieu, la vie éternelle nous est donnée (1 Jean 5. 13).
Ainsi, nos cœurs sont purifiés et renouvelés. Désormais, par la lecture de la Bible, nous apprenons à mieux connaître Dieu.
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« Le message de la croix est une folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui sommes sauvés, il est la puissance de Dieu » 1 Corinthiens 1. 18.
LE MESSAGE DE LA CROIX
Il y a environ 2000 ans, Jésus-Christ fut conduit de Jérusalem au lieu d’exécution. Là, les soldats romains le clouèrent sur une croix de bois comme un criminel. Ainsi, il fut rejeté par le peuple, malgré tout le bien qu’il leur avait fait. Telle fut leur réponse à son amour !
Comment réagit le crucifié ? Il endura la terrible douleur sans se rebeller. Il garda le silence face aux moqueries des spectateurs, même si leur raillerie le transperçait jusqu’au plus profond de son être. Au lieu de résister, il pria pour ses bourreaux. Son amour était plus fort que leur haine !
Lorsque Jésus-Christ était sur la croix, il fit nuit pendant trois heures, en plein midi. Durant ce laps de temps, le crucifié souffrit pour les péchés des autres. Il subit le jugement de Dieu pour tous ceux qui croient en lui. Telle est l’insondable grandeur de l’amour du Rédempteur !
Après ces trois heures terribles, Jésus-Christ s’écria : « Tout est accompli ! » (Jean 19. 30). Puis il mourut. Par sa souffrance et sa mort sur la croix, il a posé les fondements du salut éternel de l’humanité. Quiconque croit en lui sera sauvé !
Ce glorieux message de la croix s’adresse à tous les peuples du monde. C’est pourquoi nous vous demandons : venez au Seigneur Jésus aujourd’hui ! Confessez-lui vos péchés et croyez en son sacrifice expiatoire sur la croix !
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« C’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même ; et je ne me souviendrai pas de tes péchés » Ésaïe 43. 25.
EFFACÉS
– Maman, dit Finn à sa mère, je ne comprends pas ce qu’il arrive de tous les péchés que Dieu pardonne. Est-ce qu’ils sont juste mis de côté pour un temps, et qu’ils vont tout à coup réapparaître un jour ?
– Eh bien, qu’est-ce qui est arrivé de tous les dessins que tu as faits sur ton ardoise, hier ? lui répond sa mère.
– Ils ont disparu. Je les ai effacés avec mon éponge.
– Tu vois, explique la maman, c’est exactement ce qui arrive de nos péchés quand nous les confessons à Dieu. Ils sont effacés et ne reviendront jamais.
C’est ce que dit la Bible, dans le verset ci-dessus. C’est une déclaration glorieuse qui donne un réconfort éternel. Dieu attend que nous nous tournions vers Lui, que nous Lui confessions honnêtement nos fautes, et Il nous les pardonne parce que le Seigneur Jésus est mort pour nous.
Nous pouvons affirmer avec confiance que le Sauveur a pris sur Lui-même, sur la croix, la punition pour nos péchés. Sa mort est le fondement de justice sur lequel Dieu accomplit sa promesse et efface notre culpabilité. Son pardon est valable pour l’éternité parce qu’Il ne se souviendra plus jamais de nos péchés.
« Si nous confessons nos péchés, il (Dieu) est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).
D’après the good Seed janvier 2026
« Et la couche de rosée se leva, et voici sur la surface du désert quelque chose de menu, de grenu, comme la gelée blanche sur la terre. Et les fils d’Israël le virent… et les fils d’Israël recueillirent, l’un, beaucoup, l’autre peu… Et la maison d’Israël appela le nom de cela manne. Et elle était comme de la semence de coriandre, blanche, et avait le goût d’un gâteau au miel » Exode 16. 14, 17 et 31.
UN PEU À LA FOIS
L’israélite ramassait une portion de manne et c’était une quantité tout à fait suffisante pour lui, selon son appétit. « Celui qui avait beaucoup n’eut pas trop ; et celui qui avait peu, n’en manqua pas » (Ex. 16. 18).
Recherchons-nous des grâces spéciales ? – de grandes révélations de Christ ? Et négligeons-nous de rassembler et de conserver les petites grâces et les révélations de Lui-même qui sont parsemées sur notre chemin tout le jour, et dans lesquelles nous apprenons à connaître le cœur de Celui qui les a semées autour de nous de tous côtés. Mes yeux pourraient-ils errer à la recherche d’une grande quantité, quand le désert est parsemé de tous côtés autour de moi de petites fractions ? Les ai-je rassemblées aujourd’hui ? Si c’est le cas, j’en ai plus que pour mon appétit, j’ai « toutes choses » et en abondance, j’en ai certainement assez.
L’âme va se retrouver à désirer du poisson, des oignons, et de l’ail, si elle perd son temps à chercher une grosse portion de manne. La vie ici-bas est faite de petites choses, et l’âme trouve Christ dans les petites choses ; et en Le trouvant, je m’attache à Lui et me nourris de Lui, et cela me rend toujours plus fort.
D’après the Lord is near août 1988
« Or sache que dans les derniers jours il surviendra des temps difficiles : les hommes seront égoïstes, avares, … n’aimant pas le bien, … amis des voluptés plutôt qu’amis de Dieu » 2 Timothée 3. 1 à 4.
LES HOMMES DES DERNIERS JOURS
Le mot moderne pour l’amour de soi, c’est le narcissisme (un mot qui vient de la mythologie grecque). Narcis était un beau jeune homme, fier de sa propre beauté, qui finit par tomber amoureux de son propre reflet dans une mare, et en devint l’esclave. C’est un bon exemple de toute personne dont l’amour pour soi-même dégénère en une multitude d’autres convoitises, en particulier l’amour de l’argent et l’amour du plaisir. Le monde gémit sous les souffrances et la mort causées par ceux qui s’aiment eux-mêmes.
L’antidote à l’égoïsme, c’est l’amour de Dieu – reçu d’abord par des pécheurs perdus qui se tournent vers Christ pour être sauvés – et ensuite débordant de leur cœur racheté vers les autres. Le chapitre 4 de l’épître aux Éphésiens décrit ce qui arrive dans la vie d’une personne quand l’amour de Dieu remplace l’égoïsme : La fausseté est remplacée par la véracité ; l’amertume, la haine et le ressentiment sont refusés par le cœur et disparaissent avec le diable qui les y a introduits.
Le vol est remplacé par un travail honnête, qui permet aux cœurs aimants de partager avec ceux qui sont dans le besoin.
Les mauvaises paroles disparaissent de la langue et du cœur, à mesure que l’Esprit de Dieu remplit les cœurs et les bouches de paroles qui édifient et encouragent les autres.
Quel programme de vie ! Pourquoi est-ce que nous déshonorerions Dieu – et nous-mêmes – par les fruits misérables de l’égoïsme ?
D’après the Lord is near août 1988 (G.W. Steidl)
« Car, du fait qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » Hébreux 2. 18.
LE SECOURS ASSURÉ DE CHRIST DANS NOS TENTATIONS
Au tout début de son parcours public dans les Évangiles, le Seigneur a dû rencontrer les tentations de Satan dans le désert. Sa perfection est vue en ce qu’Il a souffert, étant tenté. Pour Lui, Lui présenter quoi que ce soit de contraire à Dieu ne produisait que de la souffrance. Pour nous – si nous ne nous estimons pas, par la foi, comme étant morts au péché, et marchant dans l’Esprit comme puissance de la délivrance que Christ a accomplie pour nous – il y a, à la tentation venant de l’extérieur, la réponse horrible de la chair en nous. Il n’y avait rien de tel quant à Lui : Il souffrait d’être tenté, ce qui est l’opposé absolu de pécher. « Celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché », comme le dit Pierre dans sa première épître (ch. 4. 1) – en nous exhortant à nous armer de cette même pensée que Christ. Nous serons tentés, mais seulement jusqu’au point où, dans notre faiblesse, nous nous rangeons du côté de Dieu contre nous-mêmes – en refusant le mal, le puissant secours du Seigneur venant nous soutenir. Autrement, la faiblesse sans son support dégénérerait en propre volonté et péché.
Dans ses vêtements de gloire et de beauté, Aaron portait en type les noms des fils d’Israël gravés sur les pierres d’onyx sur les épaules de force, et aussi sur le pectoral de jugement sur son cœur. Nous avons la réalité de ces deux choses lorsque nous considérons le Souverain Sacrificateur de notre confession. Car en plus de la force pour nous secourir, comme dans le chapitre 2, le chapitre 4 d’Hébreux nous apporte la merveilleuse sympathie de son cœur.
D’après the Lord is near août 1988
« Tu es un jardin clos, ma sœur, ma fiancée » Cantique des cantiques 4. 12.
L’ÉGLISE, PRÉCIEUSE POUR SON SAUVEUR ET SEIGNEUR
Le Cantique des cantiques lève le voile et nous permet d’être témoins des profondes affections de l’Éternel pour Israël, et en particulier pour ceux qui se tourneront vers Lui par la foi dans les derniers jours. En plus de cette application, nous voyons aussi dans le récit la relation d’amour entre Christ et l’Église. Le verset ci-dessus décrit ses pensées au sujet de celle qu’Il aime, l’Assemblée, son épouse. Toutes ses affections sont centrées sur elle. C’est pour elle qu’Il mourut (Éph. 5. 25). Il s’est donné pour elle, pour l’avoir pour Lui-même. Au milieu des conflits et du péché, il y a une compagnie de personnes dans le monde qui sont comme un « jardin clos » pour Lui. La beauté de ce jardin apporte de la joie au cœur de son Propriétaire, et n’est que pour Lui. Et il y a des sources dans ce jardin, mais elles sont fermées pour tous sauf pour Lui-même. Elle, sa fiancée, donne du rafraîchissement à son Bien-aimé. Son cœur est comme une fontaine pour Lui. Son plaisir est dans ceux qui sont à Lui.
Nous devons aussi nous attendre au vent du Nord. Les rafales de l’hiver représentent les conditions adverses que nous rencontrons chaque jour, l’opposition réelle que les chrétiens doivent affronter. L’Esprit de Dieu emploiera toutes ces conditions adverses pour répandre au dehors le parfum de cet amour, produit dans nos cœurs, afin que d’autres puissent reconnaître ce que le Seigneur est pour nous, et puissent, de plus, se rendre compte, par notre comportement, de l’œuvre du Bien-aimé dans nos cœurs. Mais cela commence par un jardin clos : pas de partage de notre amour et de nos affections avec d’autres !
D’après the Lord is near août 1988
« Beaucoup de taureaux m’ont environné… des chiens m’ont environné » Psaume 22. 12 et 16.
« Les cordeaux de la mort m’ont environné » Psaume 18. 4.
LES SOUFFRANCES DU SEIGNEUR JÉSUS SUR LA CROIX
Le langage du Seigneur Jésus est vu, de manière prophétique, dans ces deux psaumes, qui expriment les sentiments profonds de son esprit dans les souffrances qu’Il endura. Les nombreux taureaux sont les dirigeants, forts dans leur caractère bestial, brutal et cruel, frappant ou secouant avec leurs cornes, ou piétinant la victime de leur haine vindicative. Qu’il est tragique de voir les scribes, les principaux sacrificateurs, et les pharisiens, ceux dont la connaissance de la Parole de Dieu aurait dû les placer au premier plan pour rendre honneur au Seigneur Jésus, unis pour Le persécuter cruellement !
Mais des chiens l’ont environné – le bas peuple, comme des chiens dans la rue, rassemblés par la vue de sa détresse, ajoutant leurs aboiements dans un chœur discordant d’inimitié, contre Celui qui souffrait, humble et patient. Ceux-là sont les masses insouciantes, sans réflexion, poussées par l’opinion populaire, prêtes à suivre n’importe quelle direction dans laquelle leur humeur volage peut les conduire, inconscients de l’horrible énormité de leur honteux mépris pour le Fils éternel de Dieu !
Cependant, plus que cela, « les cordeaux de la mort l’ont environné » Lui, qui est Lui-même la vie, est volontairement descendu dans la poussière de la mort. Ni les taureaux ni les chiens ne pouvaient le mettre à mort, mais Il a été Lui-même entouré des cordeaux serrés de cet ennemi terrible de l’homme. Portant nos péchés en son corps sur le bois, souffrant infiniment plus en cela que par la persécution de tous les hommes, Il a laissé sa vie, en mourant pour nos péchés.
Grâce merveilleuse et sans égale d’un cœur qui ressentait tout plus qu’aucun autre ne le pourrait jamais. Comme Il est digne d’une adoration éternelle – qu’Il recevra dans un jour à venir ! Cependant, nous qui sommes sauvés par sa grâce, nous pouvons déjà Lui rendre l’adoration et l’honneur, en attendant de le voir face à face.
D’après the Lord is near août 1988 (L.M. Grant)
« Je chanterai à mon bien-aimé un cantique de mon bien-aimé, sur sa vigne. Mon bien-aimé avait une vigne sur un coteau fertile. Et il la fossoya et en ôta les pierres, et la planta de ceps exquis ; et il bâtit une tour au milieu d’elle, et y tailla aussi un pressoir ; et il s’attendait à ce qu’elle produirait de bons raisins, et elle produisit des raisins sauvages » Ésaïe 5. 1 et 2.
COMMENT PRODUIRE DE BONS FRUITS
La vigne est la maison d’Israël, de laquelle on attend de bons fruits, mais au lieu de cela, ce qui semblait d’abord être un bon cep s’est montré être un cep sauvage. C’est exactement ce qui est arrivé à Israël, la plante de ses délices – s’est produit avec l’homme comme race, lui aussi, « la plante de ses délices » (És. 5. 7). Dieu a chanté un chant d’amour et de joie sur lui, à sa création, car le passage de Genèse 1. 27 est vraiment un chant d’amour. « Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle ».
Hélas, ce chant s’est aussi transformé en chagrin, car après quatre « jours » de mise à l’épreuve, il peut être dit de lui aussi, que « il sent déjà, car il et là depuis quatre jours » (Jean 11. 39). Il en est ainsi du pauvre premier Adam.
Dieu peut bien être loué pour le dernier Adam. Le cantique à son sujet ne cesse pas et – merveille des merveilles ! – nous avons une part avec Lui en cela. Et en demeurant en Lui, qui est le vrai Cep, vous et moi pouvons porter un fruit tel qu’il sera à la gloire du Père, et Lui donne de la joie – mais cela, d’aucune autre manière.
D’après the Lord is near août 1988
« Car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair, mais vivifié par l’Esprit ; c’est aussi par l’Esprit qu’il alla prêcher aux esprits qui sont en prison, qui ont été autrefois désobéissants, quand la patience de Dieu attendait dans les jours de Noé, tandis que se construisait l’arche, dans laquelle un petit nombre, soit huit personnes, furent sauvées à travers l’eau » 1 Pierre 3. 18 à 20.
L’APPEL DE DIEU EST DONNÉ AUX VIVANTS
Beaucoup d’enseignements erronés au sujet de Christ prêchant aux esprits qui sont en prison ont été basés sur une mauvaise application de ce passage. Souvenons-nous que l’apôtre Pierre écrivait à des Juifs chrétiens qui n’étaient qu’une petite compagnie méprisée, sauvés hors de l’ensemble de la nation. C’était comme s’il disait : Ne soyez pas découragés : même dans les jours où Noé prêchait, quand la patience de Dieu attendait aussi longtemps, huit personnes seulement ont été sauvées.
C’était l’Esprit de Christ en Noé qui leur prêchait avant le déluge, quand ils étaient encore en vie. Nous avons la même expression en 1 Pierre 1. 11 : « l’Esprit de Christ » dans les prophètes de l’Ancien Testament rendait témoignage à l’avance des souffrances de Christ et des gloires qui suivraient. En Genèse 6. 3, nous avons le contraste entre la chair et l’Esprit de Dieu : « Mon esprit ne contestera pas à toujours avec l’homme, puisque lui n’est que chair ».
L’idée que Christ alla prêcher aux esprits en prison entre sa mort et sa résurrection est tout à fait erronée. Mais les esprits des hommes auxquels le témoignage fut rendu par Noé dans ses jours sont maintenant « en prison », attendant le jugement, parce qu’ils étaient incrédules quant au témoignage donné par l’Esprit de Christ par le moyen de Noé quand ils étaient en vie.
D’après the Lord is near août 1988
« Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » Philippiens 3. 14.
GAGNER LA COURSE
Les athlètes ont déjà le regard fixé sur les prochaines Olympiades, et s’entraînent pour cela. Quel est le but de ces hommes et femmes intensément occupés ? Est-ce le prix de la médaille d’or, ou le désir d’atteindre le but devant tous les autres ? Bien que le prix et le but soient en relation étroite, et que tous deux motivent l’athlète, ils sont distincts l’un de l’autre. Le concurrent olympique doit fixer les yeux sur le but et non pas sur le prix s’il veut gagner le prix.
Pensons au prix. Comme la médaille d’or, le prix est donné au gagnant à la fin de la course. Or, quel est le prix pour nous, chrétiens, à la fin de la vie, quand nous serons appelés à la maison – au ciel ? Est-ce le salut ? Non ! Nous commençons la course avec le salut. Sans le salut nous ne pourrions même pas faire partie de la course ! Le prix, alors, est-il notre entrée au ciel ? Eh bien, il en fait partie, mais il y a plus que notre admission au ciel. Nous allons voir le Seigneur dans toute sa gloire et partager avec Lui dans cette gloire pour toujours.
Notre gloire à venir n’est pas comme un bouquet de halos dorés que nous mettons en réserve, et ensuite porterons au ciel afin d’attirer l’attention sur nous-mêmes. Notre gloire à venir est toujours vue comme liée, sans pouvoir en être séparée, à la gloire de Christ. Notre gloire individuelle proviendra de sa gloire et lui sera absolument liée. Comme la médaille d’or autour du cou de l’athlète apporte de la gloire à son pays d’origine, de même les couronnes de gloire que nous gagnerons apporteront de la gloire au ciel à notre Roi. Nous devons nous souvenir que la couronne de récompense n’est pas le diadème royal d’un roi, donné par naissance, mais la preuve de la victoire d’un athlète triomphant, gagnée par la course !
D’après the Lord is near août 1988
« Une clochette d’or et une grenade, une clochette d’or et une grenade, sur les bords de la robe, tout autour » Exode 28. 34.
LA VIE ET LE TÉMOIGNAGE CHRÉTIENS
Comme étant sacrificateurs, nos vêtements devraient être décorés de clochettes et de grenades, tout autour de la bordure de notre vêtement. On remarquera d’abord les clochettes parce qu’on les entendra de loin. Elles parlent de notre témoignage ou de notre profession de foi. Les grenades parlent du fruit, ou de la vie pratique, de ce qui est vu plutôt qu’entendu. Ce n’est pas sans but que l’Éternel donna ces indications pour le vêtement du sacrificateur.
Ce serait une grave erreur pour nous, de faire retentir le bas de notre vêtement seulement avec les clochettes. Nous pourrions alors faire beaucoup de bruit, mais ce ne serait que du bruit (1 Cor. 13. 1 à 3) – et sans donner le témoignage du fruit. Nous serions comme les pharisiens, qui se montraient beaucoup mais sans actions. Nous serions hypocrites, sans vie pratique pour témoigner de nos prédications. De même, ce serait aussi une grave erreur de ne mettre que des grenades : nous serions alors comme ceux qui, aujourd’hui, prônent l’évangile social, actifs continuellement dans les bonnes œuvres, mais sans rendre aucun témoignage qu’ils sont de Lui et pour Lui. Éphésiens 2. 8 à 10 nous dit que nous ne sommes pas sauvés par les œuvres – mais plutôt que, étant sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, nous avons été créés pour les bonnes œuvres.
C’est d’abord la clochette, ensuite la grenade.
Le dessein divin alterne donc les clochettes et les grenades. Avec toute profession de foi entendue par l’oreille, il devrait y avoir aussi la vie pratique visible pour les yeux. Le vêtement de notre service de sacrificateur est-il en accord avec le plan de Dieu ? Si nous affirmons avoir l’Esprit, nos fruits le montrent-ils ?
D’après the Lord is near août 1988
« Parce que tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde ; et la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi. Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » 1 Jean 5. 4 et 5.
LA MONDANITÉ, L’ENNEMI DU CROYANT
La mondanité est un mal terrible pour le croyant. Ce qui est difficile, c’est de maintenir la proximité avec Christ, que le monde voudrait venir empêcher. Je suis alors réceptif à toutes sortes d’erreurs, car je ne prendrai pas soin d’être droit si je ne me tiens pas près de Christ.
Guéhazi, à la cour du roi, est un triste spectacle. Son cœur avait absorbé l’esprit du monde, et il était capable de raconter au monde des récits des actions puissantes de l’Esprit. Le monde a besoin qu’on lui parle, et on lui parlera de religion s’il ne peut pas avoir autre chose.
Tout ce que je sais du sentier du monde, de son esprit, de ses affections et de sa conduite, c’est qu’il a crucifié mon Seigneur – non seulement dans ses affections et ses convoitises, mais que, par des mains cruelles il a crucifié mon Maître. Supposez que ce soit juste hier que vous avez vu Ponce Pilate, le gouverneur, et les sacrificateurs et les anciens mettant à mort Christ – seriez-vous heureux, aujourd’hui, d’avoir communion avec eux ? La tache du sang de Christ est aussi fraîche, à la vue de Dieu, que si elle datait de hier. Le temps qui s’est écoulé depuis ne fait pas de différence dans sa culpabilité morale.
La question, donc, c’est : est-ce que je vais me mettre sous le pouvoir de ce monde, ou vais-je le surmonter ? Quand Christ était ici-bas, dans toute la beauté et la grâce attirante dans lesquelles Dieu le Père pouvait trouver ses délices, on ne trouvait pas, dans le monde, une pensée ou un sentiment d’intérêt ou de sentiments communs avec Lui.
D’après the Lord is near août 1988 (J.N. Darby)
« Balaam… dit : Celui qui entend les paroles de Dieu, et qui connaît la connaissance du Très-haut, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts » Nombres 24. 16.
VOIR LES CROYANTS COMME DIEU LES VOIT
Si je regarde le peuple de Dieu depuis le haut des collines, je le verrai comme Dieu le voit, revêtu de toute la beauté de Christ – accomplis en Lui – acceptés dans le Bien-aimé. C’est ce qui me permettra de m’accommoder avec eux, de marcher avec eux, d’avoir communion avec eux, de m’élever au-dessus de leurs particularités, de leurs manquements, de leurs fautes et de leurs infirmités. Si je ne les contemple pas depuis cette hauteur, je suis certain que je fixerai mes yeux sur un point ou un autre, insignifiant, et cela détruira complètement ma communion et refroidira mes affections.
Dans la dernière de ces paraboles de Balaam, nous atteignons, pour ainsi dire, la plus haute fissure des rochers, d’où nous pouvons discerner les rayons de la gloire qui dore l’horizon. « Et il reprit son discours sentencieux et dit : Balaam, le fils de Béor, dit : … je le verrai, mais pas maintenant : je le regarderai, mais pas de près. Une étoile surgira de Jacob, et un sceptre s’élèvera d’Israël, et transpercera les coins de Moab, et détruira tous les fils de tumulte » (Nomb. 24. 15 à 17).
Dans la première parabole, le peuple est vu dans la séparation, demeurant seul. Puis, à mesure que Balak continue à déplacer d’un endroit à l’autre le prophète corrompu et avide, nous nous trouvons conduits d’une hauteur à l’autre, jusqu’à ce que nous nous trouvions au sommet lui-même et contemplions les plaines de gloire dans toutes leur longueur et leur largeur, s’étendant loin au-delà des limites de la vision des mortels.
Puissions-nous demeurer en esprit sur le haut des rochers ; puissions-nous avoir toujours les « yeux ouverts », entendre les paroles de Dieu, et avoir la connaissance du Très-Haut ; et puissions-nous ne voir que « la vision du Tout-puissant ».
D’après the Lord is near août 1988 (C.H. Mackintosh)
« D’en haut il étendit sa main, il me prit, il me tira des grandes eaux ; il me délivra de mon puissant ennemi et de ceux qui me haïssaient ; car ils étaient plus forts que moi » Psaume 18. 17 et 18.
LE SEIGNEUR JÉSUS SOUFFRANT LA MORT SUR LA CROIX
Ce psaume contemple le Seigneur Jésus descendant dans les eaux profondes des souffrances et de la mort du Calvaire, entouré par des ennemis qui ne connaissaient rien de la raison extraordinaire de cette humble soumission à une telle mort. Ils n’avaient donc aucun intérêt pour ce merveilleux sacrifice qu’Il accomplissait au moment même où des hommes s’unissaient contre Lui dans la moquerie et le mépris.
Satan et les hommes, dans leur opposition amère, faisaient tout ce qu’ils pouvaient contre Lui ce jour-là. Plus que cela, Dieu, dans sa justice absolue, L’abandonnait pour qu’Il souffre dans une agonie solitaire, portant le péché et la culpabilité des péchés de beaucoup. Mais en même temps, le cœur du Père trouvait ses délices dans ce sacrifice précieux et parfait, et L’aimait parce qu’Il avait donné sa vie.
Quand tout fut terminé, les hommes scellèrent le tombeau pour rendre la victoire aussi certaine qu’ils le pouvaient.
Mais ils avaient oublié Dieu ! Christ avait été crucifié en faiblesse, et ceux qui étaient forts dans leur orgueil charnel pensaient qu’ils avaient triomphé. Mais Dieu s’approcha d’en-haut, et Le fit sortir des eaux profondes, Le délivrant de son puissant ennemi. Alors la force de la chair devint une misérable faiblesse. Les soldats, au tombeau, furent terrifiés et sans force ; les dirigeants, en entendant la nouvelle, furent frappés et effrayés, et s’appuyèrent, pour s’en blanchir, sur une fausse déclaration évidente. Dieu L’avait ressuscité d’entre les morts ! Celui qui avait souffert est le Vainqueur ! Il n’est plus mis en question que tout genou devra se ployer, et que toute langue devra reconnaître que Jésus Christ est Seigneur dans la gloire de Dieu le Père. Si les ennemis tremblent, les croyants se réjouissent et adorent en sincérité le Père et le Fils.
D’après the Lord is near août 1988 (L.M. Grant)
« Mais il n’est besoin que d’une seule (chose), et Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée » Luc 10. 42.
VIVRE LA VIE CHRÉTIENNE DE MANIÈRE ÉQUILIBRÉE
Il y a bien des années, un jeune chrétien parlait à un chrétien âgé de la grande valeur des livres – des livres de ministère sur les Écritures – d’une manière telle qu’il insistait sur leur côté intellectuel. Le vieillard répondit : Jeune homme, le Seigneur veut la vérité dans la marche, et pas seulement dans les livres. C’était une leçon salutaire pour lui, et pour nous tous !
Nous nous hâtons, maintenant, d’ajouter qu’il n’y a rien de mauvais à lire de la bonne doctrine qui nous est parvenue comme un héritage pieux. Dieu veuille que ces précieuses vérités qui ont été préservées pour nous par le moyen de la page écrite soient davantage lues. L’Écriture est tristement négligée aujourd’hui. Une telle lecture et sa méditation se perdent rapidement, tandis que les choses du monde sont lues avec plaisir. La raison qui fait que beaucoup de chers enfants de Dieu n’ont pas de croissance dans leur âme, c’est la triste négligence, dans leurs demeures, quant à la lecture de la Parole de Dieu et du ministère écrit disponible.
L’ennemi de votre âme cherchera à empêcher cette lecture et cette méditation en vous occupant tellement d’autres choses qu’il vous restera peu de temps ; mais il est quelquefois nécessaire de mettre du temps de côté pour cette occupation très importante. Nous trouvons du temps, en général, pour manger nos repas même si nous sommes très occupés ; serons-nous moins diligents pour nous assurer que nos âmes sont nourries ? En général, nous pouvons avoir du temps pour un repas spirituel si nous le désirons. Il se peut que nous devions choisir entre cela et autre chose mais souvenez-vous que le Seigneur approuvait le choix de Marie comme la bonne part : être assis à ses pieds et écouter sa parole.
D’après the Lord is near août 1988 (P. Wilson)