
« Dieu ne voit-il pas mes voies et ne compte-t-il pas tous mes pas ? » Job 31. 4.
« Tous ceux qui s’attendent à toi ne seront pas déçus » Psaume 25. 3.
SUR L’OCÉAN DE LA VIE
Un petit groupe de pêcheurs partit en mer pour pêcher au large des côtes mexicaines. Soudain : panne de moteur. Et ils n’avaient pas de radio. Leur embarcation dériva au large. Pendant neuf mois, ils errèrent, se nourrissant d’eau de pluie et de poisson cru, jusqu’à ce que, début août 2006, ils soient finalement repérés et secourus par un thonier taïwanais à quelque 4 500 milles nautiques de leurs côtes. L’un des rescapés raconta : – Nous n’avons pas perdu espoir d’être sauvés, car nous savions que Dieu est tout-puissant. Nous avons lu la Bible ensemble et prié pour nous donner du courage les uns aux autres.
Chaque vie humaine est comme une petite barque ballottée sur l’océan de l’existence. Les épreuves sont comme des vagues qui menacent de faire chavirer notre navire. Mais ces pêcheurs mexicains savaient qu’ils étaient entre les mains de Dieu. Ils avaient confiance en son amour et sa miséricorde et n’ont pas été déçus. Dans la Bible, nous lisons : « L’Éternel est bon ; il est un refuge au jour de la détresse, il prend soin de ceux qui se réfugient en lui » (Nahum 1. 7).
Lorsque nous essayons de mener notre vie tout seuls, nous affrontons les défis et les difficultés du quotidien, démunis et isolés. Mais Dieu est aux côtés de ceux qui L’aiment, même dans les moments difficiles. Il se sert de ces épreuves pour nous prouver qu’Il tient ses promesses, telles qu’elles sont écrites dans la Bible. Ceux qui ont confiance en Lui sont fortifiés dans leur cœur et ne craignent rien. Dieu nous donne sa paix, qui surpasse toute intelligence, afin que nos cœurs et nos pensées soient protégés (voir Ps. 112. 7 et 8 ; Phil. 4. 7).
D’après die gute Saat décembre 2025
« Un cœur joyeux illumine le visage ; mais un cœur triste brise l’esprit » Proverbes 15. 13.
ÉCRIT SUR TOUT SON VISAGE
Dans une zone piétonne d’une grande ville, une foule de gens se presse, certains font leurs courses, d’autres se rendent au travail ou profitent de leur pause déjeuner. Beaucoup semblent pressés ; rares sont ceux qui prennent le temps de s’arrêter.
Il y a tant de monde, tant de visages. Certains sont indifférents, d’autres moqueurs, d’autres encore, curieux. Et puis il y en a certains – et ils se distinguent – dont les visages sont vides, tristes, sans vie, sans espoir. Le verset du jour dit : « Quand le cœur est troublé, l’esprit est brisé ». Que de chagrin se lit sur les visages des passants en ce seul jour : chagrin des projets anéantis, des rêves brisés, des occasions manquées, des amitiés détruites, des familles déchirées !
« Un cœur joyeux » – combien de personnes le souhaitent, l’attendent avec impatience, tout en sachant combien ce souhait est utopique – du moins, si elles tentent de l’atteindre par elles-mêmes.
Mais il en est Un, Dieu, qui a une solution pour les cœurs brisés et meurtris. Il peut et veut les guérir, panser les blessures infligées par la vie ou par autrui. Ce Dieu tout-puissant, qui s’est fait homme en Jésus-Christ, invite tous ceux qui sont marqués par la vie et leur dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». Son repos engendre la joie, car Il donne une paix qui ne peut être comprise et vécue qu’en ayant Jésus. Et cette paix demeure, même si les épreuves de la vie restent difficiles et éprouvantes (Ps. 147. 3 ; Mat. 11. 28 ; Jean 14. 27).
Désirez-vous que votre cœur soit rempli de joie ? Venez à Jésus !
D’après die gute Saat décembre 2025
« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » Colossiens 3. 1.
REGARDER EN HAUT VERS LE SEIGNEUR JÉSUS
La gloire et la grandeur de Milford Sound, au sud-ouest de la Nouvelle Zélande, est plus facile à apprécier qu’à décrire. Des murailles de pure roche, souvent couvertes d’un épais tapis de mousse, de buissons, et même d’arbres, se dressent, abruptes, à une hauteur de plus de 1500 mètres. Des chutes d’eau, descendant en cascades sur des centaines de mètres le long des falaises, s’ajoutent à ce déploiement impressionnant de la création de Dieu.
En me déplaçant au milieu de cette beauté naturelle, je fus frappé par les paroles du guide : Regardez vers le haut, sinon vous manquerez beaucoup de la beauté. Cela me rappela immédiatement le verset ci-dessus : « Cherchez ce qui est en haut ». Car, si les touristes manquent de voir la beauté naturelle de ce parc, en négligeant le conseil du guide, combien plus les chrétiens ne voient pas la grandeur spirituelle en négligeant la Parole de Dieu !
Il est vrai que la vaste pièce de séjour offre des sièges confortables, un abri contre la pluie, et aussi une vue limitée ; mais l’enthousiasme est pour ceux qui regardent en haut, et dont les yeux sont remplis de la gloire.
Pourquoi tellement de croyants, parmi nous, préfèrent-ils le confort terrestre ?
D’après the Lord is near juin 1988
« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à le remporter… C’est donc ainsi que je cours, non pas à l’aveuglette » 1 Corinthiens 9. 24 à 26.
LA COURSE CHRÉTIENNE, SES CONDITIONS, SON BUT
L’apôtre Paul compare souvent les progrès du chrétien à une course à pied, en se servant d’exemples qui montrent que ce qu’il compare est basé sur son expérience personnelle. Par exemple, dans sa lettre aux Philippiens, Paul décrit l’attitude nécessaire pour faire un bon départ : « oubliant les choses qui sont derrière » et « tendant avec effort vers ce qui est devant ». C’est ainsi que le coureur doit avoir en vue le but et la récompense qui sont devant lui (Phil. 3. 13 et 14). En tant que chrétiens, plus tôt nous estimons le vieil homme comme mort, mieux nous courrons. Plus nous tendrons vers Christ, plus notre course aura un sens. Plus nos yeux seront fixés sur le but, mieux nous serons capables de poursuivre la course.
En Hébreux 12. 1, Paul donne, à celui qui court la course de la foi, deux moyens d’améliorer son endurance. Premièrement, estimez tout, soit comme des ailes, soit comme un poids, et débarrassez-vous de ce dernier. Deuxièmement, gardez votre regard fixé sur le chef de la course. En suivant Jésus, nous devons nous rendre compte qu’il est plus aisé de courir la course si nous ne portons pas des bagages inutiles, et si nous gardons toujours devant les yeux celui qui court devant les autres.
Dans les versets ci-dessus, Paul mentionne une discipline très importante pour gagner la course : courir avec assurance. Nous aurons du mal à bien courir si nous ne sommes pas certains dans quelle course nous courons, qui nous suivons, comment courir, ou pourquoi nous courons. Si nous ne sommes pas assurés quant à notre salut, quant à notre doctrine, nos ressources, ou notre sanctification, nous nous trouverons peut-être en train de courir spirituellement sans but. Si c’est le cas, nous ne pourrons jamais proclamer avec l’apôtre : « J’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Tim. 4. 7).
D’après the Lord is near juin 1988
« Ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu » Jean 12. 43.
LA GLOIRE DE DIEU AVANT TOUT
Ceux qui combattent les batailles du Seigneur doivent s’attendre à ne recevoir aucune reconnaissance.
Ils doivent s’attendre à ne pas être du tout encouragés par l’espoir d’une louange humaine. Si vous faites exception, en pensant que les enfants de Dieu vous loueront quoi qu’en puisse dire le monde, attention ! Aussi longtemps que le respect de leur part est votre motivation, vous pouvez les pousser dans le monde, et trouver le monde en eux, et semer pour la chair en semant pour avoir leur approbation ; et vous ne leur ferez pas de bien, ni eux à vous.
Ne pas être compris du monde n’est pas la seule incompréhension que le chrétien doit s’attendre à connaître dans son travail. Il doit s’attendre à ce que même ses frères le voient de manière peu claire, et être déçu quant à leur sympathie et leur approbation. L’homme de Dieu doit marcher seul avec Dieu ; il doit se contenter de savoir que le Seigneur sait. Et il est tellement reposant, pour l’homme naturel en nous, de retomber sur des manières humaines, des pensées humaines, de la sympathie humaine, que nous nous trompons souvent nous-même en pensant que c’est de l’amour fraternel, alors que c’est seulement de la sympathie terrestre d’un être comme nous. Vous devez suivre Celui qui était laissé seul, et comme Lui, vous devez vous réjouir de ce que vous n’êtes pas seul parce que le Père est avec vous, afin que vous puissiez donner gloire à Dieu.
D’après the Lord is near juin 1988
« Voici, le Seigneur l’Éternel viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui. Voici, son salaire est avec lui, et sa récompense devant lui. Comme un berger il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » Ésaïe 40. 10 et 11.
ISRAËL ET LE MESSIE
Comment Israël pouvait-il manquer de voir, dans cette prophétie, que leur Messie serait l’Éternel Lui-même ? Bien sûr, cela se réfère au jour à venir de gloire merveilleuse, quand Il viendra avec puissance – non pas au jour de sa venue en grâce et en humilité, quand Il ne vint pas ici-bas pour régner, mais pour donner le bel exemple de la beauté de l’humble soumission, et pour donner sa vie en rançon pour beaucoup. En réalité, la merveille de cette œuvre est plus grande que celle de son règne de gloire à venir, comme même de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament en témoignent.
Mais alors, les brebis dispersées d’Israël seront assemblées à nouveau par la tendre main du Berger.
Car, bien qu’Il vienne avec puissance et gouverne avec vérité et justice absolues, cependant Il nourrira son troupeau avec bonté, rassemblant les agneaux de son bras, et conduisant doucement les petits. Quel contraste avec les bergers du passé au cœur froid, qui se nourrissaient eux-mêmes au lieu de nourrir le troupeau (Éz. 34) – et le faux berger, l’Antichrist, qui abandonnera le troupeau quand viendront des difficultés (Zach. 11. 17).
Nous, cependant, avons connu ses soins de Berger dans des circonstances d’épreuve, de besoins, et de peine, où Il s’identifiait avec un peuple éprouvé et affligé, l’Église, qu’Il aime.
Si au moins Israël avait reconnu dans le Seigneur Jésus les précieuses caractéristiques morales du Berger fidèle, l’histoire d’Israël aurait pu être très différente ! Mais ces choses étaient cachées à leurs yeux, et nous avons été bénis à leur place. Cependant nous aussi nous nous réjouirons quand, à la fin, Israël, avec une repentance sincère, recevra son Messie béni avec louange et adoration.
D’après the Lord is near juin 1988 (L.M. Grant)
« Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché » Ésaïe 6. 6 et 7.
PURIFIÉS PAR LES SOUFFRANCES DE NOTRE SEIGNEUR
Nous pouvons, en fait, voir sa gloire, même dans ce charbon ardent. Et Il brûle. Nous pouvons dire qu’Il connaît encore le jugement du feu. Qu’il touche, même légèrement, les lèvres impures, et aussitôt toute iniquité est ôtée. Nous devons toutefois nous souvenir que le mot employé pour toucher ne contient pas la pensée d’un contact ordinaire et sans effet.
Le charbon ardent est alors notre Seigneur Jésus Christ, non pas sur un trône haut et élevé, mais élevé sur la croix. Son peuple n’était pas prêt à Le recevoir comme son Roi. Ils avaient bien besoin de Lui d’une autre manière, et son amour devait répondre à ce besoin. Aussi, Il quitte le trône, pour ainsi dire et, se posant sur l’autel, Il devient l’Agneau pascal – le charbon ardent.
Mais cela doit être beaucoup plus que sur nos lèvres maintenant. Cela était tout à fait en relation avec le caractère de cette dispensation-là – dans laquelle tout était extérieur – que les lèvres d’Ésaïe doivent être touchées, car les lèvres sont la manifestation extérieure de ce que nous sommes réellement (Mat. 12. 37). Mais c’est l’homme intérieur qui doit être maintenant touché par ce charbon. Car ce charbon, c’est notre Seigneur Jésus souffrant, brûlant, étant consumé à cause de l’impureté de notre cœur. Si cela touche le cœur, le péché est à la fois ôté de devant Dieu, et haï par celui qui en était coupable. Alors les lèvres peuvent faire une confession joyeuse, à salut, et être employées pour le service.
D’après the Lord is near juin 1988
« Il en toucha ma bouche (le charbon ardent), et dit : … ton iniquité est ôtée… Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi » Ésaïe 6. 7 et 8.
LA MISSION DU CROYANT VERS LES PÉCHEURS
Nous n’avons pas à voir le prophète Ésaïe, ici, comme prenant la place d’un pécheur non pardonné : il était certainement un saint longtemps avant ce moment. Ce n’est pas sa régénération qui est vue ici en figure, mais sa préparation pour être employé par le Maître. Et cela ne signifie pas non plus que nous ne sommes pas régénérés du fait que, nous aussi, apprenons la même leçon douloureuse et humiliante, mais utile, de sainteté, dans la corruption complète de tout ce qui est de notre chair. Nous ne devons pas confondre deux vérités : il y a une purification qui est accomplie immédiatement par la grâce divine – et une autre, qui est progressive, dont la responsabilité nous est affirmée en 2 Timothée 2. 21 : « Si quelqu’un se purifie de ceux-ci (les vases à déshonneur) » Mais la même Personne est le moyen de sainteté dans les deux cas ; c’est « le charbon ardent », Christ souffrant pour le péché, et comme fait péché. Ainsi, le vase à honneur est préparé pour être employé par le Maître.
La question : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » n’est pas adressée aux multitudes de créatures du ciel tombées, car il y aurait eu un chœur de volontaires parmi ces créatures angéliques, criant : Envoie-moi ! Mais non, elles sont silencieuses. Aucun séraphin ne répond.
Aucun chérubin, ne se présente non plus, puisqu’il y a un homme qui est, non seulement un vaisseau à honneur, mais qui, étant purifié, a été ainsi sanctifié et est propre pour le service du Maître. Aucun des ministres qui font sa volonté ne pourrait maintenant être envoyé pour cette mission vers les hommes pécheurs. Seul un homme dont les lèvres ont été impures peut aller vers un peuple aux lèvres impures.
Se peut-il que ce soit pour cela que vous et moi soyons laissés ici-bas ?
D’après the Lord is near juin 1988
« Je ne vous impose pas d’autre charge ; seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne » Apocalypse 2. 24 et 25.
RESTER FIDÈLES À CE QUE NOUS AVONS REÇU
Ces paroles furent adressées à des croyants de la ville de Thyatire. Elles n’étaient pas adressées à tous les croyants de la même manière. Le Seigneur faisait une différence. Pourquoi cela ? Certains avaient refusé une doctrine qui ne venait pas de Dieu. Ils rejetaient l’enseignement d’une femme qui séduisait des chrétiens dans cet endroit, les poussant à l’immoralité et l’idolâtrie. Ils voyaient le mal qu’il y avait dans cette doctrine, le rejetaient complètement, et s’attachaient aux paroles du Seigneur Jésus.
La chrétienté s’est beaucoup éloignée de la vérité de la Parole de Dieu. Même de vrais croyants, aujourd’hui, sont souvent enlacés dans des religions faites par les hommes, et ne comprennent pas l’appel réel d’un disciple de Christ.
Mais au cours des âges, Dieu a préservé un résidu fidèle, dont le désir est de se nourrir de la Parole de Dieu et d’agir avec foi dans cette Parole. L’Esprit de Dieu rassemble autour de la Personne de Christ ces croyants faibles mais fidèles. Leur souci premier n’est pas ce que les hommes attendent d’eux. Leur cœur et leurs affections sont tournés vers le Seigneur et ils désirent Lui plaire. Ils parlent souvent de Lui. Il est leur objet. Ils désirent retenir dans leur cœur ce qu’ils ont : le Seigneur Lui-même, sa Personne au milieu d’eux, et la puissance de sa présence.
D’après the Lord is near juin 1988
« As-tu trouvé du miel, manges-en ce qu’il t’en faut, de peur que tu n’en sois repu, et que tu le vomisses » Proverbes 25. 16.
« Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche » Psaume 119. 103.
LIRE LA BIBLE DE LA BONNE MANIÈRE
Ces proverbes prennent tout leur sens pour nous quand nous les appliquons à notre lecture de la Bible. Elles renforcent notre appréciation de l’Écriture et nous poussent à conserver un désir constant pour la fraîcheur et la vitalité de la Parole de Dieu.
Comme tous les autres dons de la part de Dieu, même sa Parole peut être mal employée. Nous faisons cela quand nous la lisons mal à propos et égoïstement, dans le seul but d’augmenter notre connaissance intellectuelle. Nous pouvons aussi nous tromper en la lisant seulement superficiellement ou même dans un esprit de critique, au lieu que ce soit pour notre instruction et notre correction, comme son Auteur le désirait. Dans ces deux cas, nous pouvons devenir saturés de la Bible, et perdre notre désir pour sa puissance vivifiante. Nous en sommes devenus rassasiés.
La vérité divine doit être acceptée, méditée, et assimilée pour qu’elle se manifeste dans notre vitalité spirituelle. Notre cœur et notre conscience sont souvent secs et insensibles. Cela prend du temps, en général, pour que l’Esprit de Dieu applique la Parole de telle manière que nous y devenions attentifs et réceptifs. Si cela ne s’est pas produit, nous sommes en danger d’avoir l’esprit gonflé.
Un bon moyen pour savoir si nous avons lu la Bible de la bonne manière, c’est de nous demander honnêtement si le Seigneur Jésus a été exalté dans notre âme par notre lecture. Méfions-nous aussi de méthodes d’interprétation tordues et compliquées, qui font appel à l’intellect et nourrissent notre orgueil.
Combien cela vivifierait notre vie spirituelle si, avant et après avoir lu la Parole de Dieu, nous nous agenouillions pour adorer et prier devant son Auteur !
D’après the Lord is near juin 1988
« Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un » Jean 17. 22.
L’AMOUR INSONDABLE DE CHRIST POUR LES SIENS
En Jean 17, nous avons beaucoup de merveilleux aperçus, comme celui-ci, dans le cœur du Seigneur Jésus. Ici, dans sa prière, le Seigneur Jésus ne prie pas seulement pour ses disciples, mais comme Il le dit au verset 20 : « Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ». Quelle grâce merveilleuse, cher ami croyant : cela inclut vous et moi.
Dans le verset ci-dessus, le Seigneur Jésus nous dit que la gloire qu’Il a reçue du Père, Il nous l’a donnée à son tour. Pensez donc ! La gloire de Christ, nous la possédons maintenant, nous tous qui, par la foi, avons reçu Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur.
Qu’est-ce que cette gloire que nous avons reçue du Seigneur ? Les versets 22 et 23 nous donnent la réponse. Il y a deux choses qui ressortent ici : 1) Afin que nous soyons un, comme Christ et le Père sont un. 2) Que, par cette unité, nous soyons rendus parfaits, c’est-à-dire que nous croissions dans la ressemblance de Christ – et aussi que le monde puisse savoir que le Père a envoyé le Fils, et que le Père nous a aimés tout comme Il aimait le Seigneur Jésus.
Ces deux vérités – que nous sommes un avec le Seigneur Jésus et avec le Père – et que le Père nous aime comme Il aime Christ – je crois qu’elles font partie de la gloire que Christ nous a donnée en possession présente. Je dis font partie de la gloire, car qui peut mesurer l’étendue complète de la gloire qui nous est donnée dans le Seigneur Jésus Christ ? Comme il est dit en Éphésiens 1. 3 : Dieu « … qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ».
N’est-ce pas extraordinaire que Christ, dans sa grâce, daigne partager sa gloire avec de tels que vous et moi ?
D’après the Lord is near juin 1988
« Je suis le compagnon de tous ceux qui te craignent, et de ceux qui gardent tes préceptes » Psaume 119. 63.
ÉVITER LES MAUVAISES COMPAGNIES
Ceux qui appartiennent à Christ doivent être très soigneux quant aux personnes dont ils font leurs amis. Nous devons être aimables et polis avec tout le monde, mais il est désastreux quand des chrétiens choisissent pour leurs amis ceux qui n’aiment pas le Seigneur.
Un certain paysan vit un grand nombre de corbeaux piquant la semence qu’il avait semée dans l’un de ses champs. Il prit son fusil et tira dessus. Tous les oiseaux s’envolèrent sauf un, qui resta sur le sol, blessé. Le paysan alla voir l’oiseau blessé, et trouva, bien étonné, que c’était son perroquet qu’il aimait bien. Il s’était sauvé de sa cage, et avait volé pour rejoindre les corbeaux dans le champ. Son aile était cassée à cause du coup de fusil. Le paysan le releva doucement, en lui disant : Tu vois, Polly, voilà ce que c’est que d’être en mauvaise compagnie.
Il mit le perroquet blessé caché dans son manteau et retourna vers sa maison ; quand il en approcha, sa petite fille courut au-devant de lui. – As-tu abattu des corbeaux, Papa ? demanda-t-elle.
– J’ai tiré sur Polly ! dit le fermier. Avant qu’il puisse expliquer à sa fille ce qui s’était passé, le perroquet sortit la tête de dessous le manteau et cria : Mauvaise compagnie ! Mauvaise compagnie !
Chrétien, ne recherchez pas la compagnie de « corbeaux », car vous serez certainement blessé – c’est-à-dire, ne vous liez pas avec des amis mondains. Ils vous feront du mal. L’un des conseils de David à mémoriser, c’est : « Le cœur pervers se retirera d’auprès de moi : je ne connaîtrai pas le mal » (Ps. 101. 4). Ce n’est pas que nous ne devions par avoir à faire avec eux dans le travail ou acheter dans leurs magasins. Il nous est dit d’être aimables et d’aimer même nos ennemis. Nous devrions toujours être prêts à aider en cas de besoin, et à rendre un bon service toutes les fois que nous le pouvons. Mais cela est très différent de se faire des amis de personnes qui ne sont pas des chrétiens.
D’après the Lord is near juin 1988
« Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, de sorte que vous soyez guéris. La fervente supplication du juste peut beaucoup » Jacques 5. 16.
NE PAS CESSER DE PRIER
Un maréchal-ferrant rentra chez lui depuis sa forge, dans l’Ohio, un samedi soir, et s’assit pour le repas. C’était un homme pieux qui, avec sa femme, parrainaient une jeune fille dans une école missionnaire en Inde. Une lettre juste reçue de l’Inde avait été placée sur son assiette. Il l’ouvrit et commença à la lire. Son visage s’assombrit et il dit : Femme, je ne peux pas manger mon souper. Il faut que je prie. Il entra dans sa chambre à coucher, et commença à prier et à supplier comme Élie.
La lettre en question apportait de mauvaises nouvelles. Le missionnaire parlait de cette jeune fille, qui résistait à tous les efforts d’aide spirituelle. Elle était devenue dure et incorrigible, et non seulement elle résistait à Christ pour elle-même, mais elle en empêchait d’autres de L’accepter.
À moins qu’un changement se produise sans délai chez cette fille, écrivait le missionnaire, ils seraient obligés, pour protéger les autres jeunes filles, de la renvoyer tout à fait de l’école. Le maréchal-ferrant entra dans sa chambre à coucher et pria.
Or le samedi soir dans l’Ohio, est dimanche matin en Inde, à cause de la distance en longitude. Comme on le sut plus tard, ce dimanche matin-là, la dame missionnaire rassembla sa classe de filles pour l’école du dimanche, comme d’habitude. La leçon, cependant, n’avait pas beaucoup avancé quand, sans raison apparente, la fille incorrigible sauta de son siège vers le sol, se jeta en larmes au pieds de la missionnaire, et pleura en s’adressant au Sauveur. Les autres jeunes filles étaient très impressionnées. L’une après l’autre, elles suivirent son exemple, et le salut vint à la classe entière ce matin-là. Une énergie de vie avait été déclenchée par la prière dans l’Ohio, et il en était résulté que de grandes choses étaient arrivées en Inde.
D’après the Lord is near juin 1988
« Les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » Éphésiens 1. 18.
LA MERVEILLE DE LA GRÂCE DU SEIGNEUR JÉSUS POUR LES SIENS
Que Christ, dans toute sa grandeur et sa gloire, soit tellement pour moi, n’est même pas aussi surprenant que le fait que, malgré toute ma faiblesse, ma souillure et ma nature pécheresse, je le sois, moi, autant pour Lui.
Vous aurez sans doute remarqué, en lisant le Cantique des cantiques, la progression que fait la fiancée. Elle dit d’abord : « Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui » (ch. 2. 16). Puis elle ajoute : « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi » (ch. 6. 3). La première chose qu’elle apprécie, c’est la pensée de ce qu’Il est pour elle ; la deuxième chose, dans la croissance de son âme, c’est ce qu’elle est pour lui, et ensuite elle relie les deux, avec la troisième déclaration : « Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi » (ch. 7. 10). Elle découvre qu’elle est nécessaire pour sa joie : Vous et moi sommes nécessaires pour la joie et la gloire de Christ.
D’après the Lord is near juin 1988
« Et comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur, une grande obscurité tomba sur lui » Genèse 15. 12.
LE SOMMEIL D’ABRAHAM, TYPE DE LA MORT DE CHRIST
Abram avait demandé à l’Éternel une preuve claire qu’il posséderait le pays, comme Dieu le lui avait promis. Comme base de cette assurance, Dieu lui dit d’offrir trois animaux et deux oiseaux. Ils sont tous des types du grand sacrifice du Seigneur Jésus, chacun d’eux insistant sur différents aspects de ce sacrifice. Car la bénédiction qui était promise à Abram reposait, non sur l’œuvre d’Abram, mais entièrement sur le grand sacrifice du Seigneur de gloire. Chacun des trois animaux devait aussi être âgé de trois ans, ce qui indiquait que Christ devrait être ressuscité.
Ensuite Dieu plongea Abram dans un profond sommeil, et il vint sur lui l’horreur de grandes ténèbres. Cela ne nous enseigne-t-il pas que le sacrifice de Christ n’était pas seulement un sacrifice ? Le profond sommeil est certainement typique de la mort. L’horreur de grandes ténèbres nous rappelle les terribles ténèbres qui couvrirent le pays au moment de la croix de Christ – types de la lumière de Dieu cachée pour Lui quand Il souffrait l’horreur d’être abandonné de Dieu.
On trouve aussi là la prophétie des souffrances et des ténèbres qui viendraient sur Israël avant qu’il soit libéré de l’Égypte – et au-delà de cela, les souffrances et les ténèbres de la période de tribulation à venir pour cette malheureuse nation, avant la lumière de la venue du Seigneur Jésus venant en puissance et avec une grande gloire.
Mais ce qui est prédominant dans tout cela, c’est le fait que la certitude de la bénédiction à venir, en ce qui concerne Abram et sa descendance dépend de tout ce qui est impliqué dans l’œuvre merveilleuse de la croix du Calvaire – le grand sacrifice du Seigneur Jésus, sa mort expiatoire, l’horreur terrible des ténèbres du jugement de Dieu qu’Il a supportée, et la réalité merveilleuse de sa résurrection d’entre les morts.
D’après the Lord is near juin 1988 (L.M. Grant)