UNE RENCONTRE INOUBLIABLE AVEC JÉSUS (4)

Chers frères et sœurs,

Nous allons continuer notre sujet sur des rencontres avec le Seigneur en évoquant trois frères et sœurs, Lazare, Marthe et Marie, du village de Béthanie. Ils avaient l’habitude de se côtoyer. En Jean 11. 5, il est d’ailleurs écrit : « Or Jésus aimait Marthe, et sa sœur, et Lazare » (Lire Luc 10. 38 à 42, Jean 11 et Jean 12. 1 à 8).

Quel bonheur d’être aimé du Seigneur ! Il est beau de lire de Salomon qu’ « il était aimé de son Dieu » (Néh. 13. 26), et en 2 Samuel 12. 24 que « l’Eternel l’aima ». Que nous puissions, chacun, dire comme l’apôtre Paul : « le Fils de Dieu… m’a aimé et …s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Commençons par Marthe. Dans Luc 10, il est dit qu’elle le reçut dans sa maison et qu’elle était occupée par beaucoup de service (Luc 10), et dans Jean 12, chez Simon, qu’elle servait à table ; les deux fois en présence du Seigneur. C’était donc une femme hospitalière et qui ne rechignait pas à travailler pour les autres. Mais dans Luc 10, il est précisé qu’elle était distraite à cause de ce travail, et Jésus lui fait ce reproche : « -  Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu te tourmentes de beaucoup de choses ». C’est très bien de servir, et nous ne pouvons pas lui ôter ce mérite. Mais dans cette occasion-ci où le Seigneur enseignait, elle aurait dû interrompre son activité pour l’écouter. Sachons, nous aussi, choisir la bonne part et ne pas rater les occasions de l’écouter !

Lazare, lui, va connaître un moment rare et privilégié dans sa vie. Alors que la maladie l’a emporté, il va expérimenter la puissance de la résurrection lorsque Jésus va crier à haute voix : Lazare, sors dehors ! Quelle rencontre miraculeuse ! Belle scène aussi dans Jean 12, Marc 14 et Matthieu 26, où nous voyons, à la même table que le Seigneur Jésus, Lazare le mort que Jésus avait ressuscité d’entre les morts et Simon le lépreux (qui avait été guéri, sinon il aurait dû se tenir à l’écart de tout le monde). Le ciel sera rempli d’ex-malades et d’ex-morts qui se tiendront autour de leur Sauveur dans la louange !

Parlons maintenant de Marie. Sa sœur Marthe s’était plainte auprès de Jésus, qu’elle l’avait laissée seule pour servir. Mais que faisait-elle donc ? Marie… s’étant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole. Le Seigneur, qui certes, appréciait les services rendus par Marthe, lui répond concernant sa sœur : « Marie a choisi la bonne part qui ne lui sera pas ôtée ».

Puissions-nous être attentif lorsque le Seigneur nous parle par sa Parole, et ne pas être distrait de quelque manière que ce soit.

Marie et Marthe vont connaître la peur lorsque leur frère Lazare tombe malade. Leur première et juste réaction : « Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : –  Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade » (Jean 11. 3). Mais Jésus ne fait rien pour le guérir, et Lazare meurt ! Est-il insensible ? Les a-t-il abandonnés ?

Non, mais Il avait une raison importante pour ne pas agir tout de suite. « L’ayant entendu, Jésus dit : –  Cette maladie n’est pas pour la mort, mais en vue de la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11. 4). Ce qui animait Jésus c’est la recherche de la gloire de Dieu. Ceci devrait nous animer, et pas notre « bien-être ».

Finalement il se met en route. C’est d’abord Marthe qui va à sa rencontre, et Marie entend sa sœur lui dire « –  Le maître est là, et il t’appelle. Celle-ci, dès qu’elle l’eut entendu, se leva en hâte et vint à lui. (Jésus n’était pas encore arrivé dans le village ; il était au lieu où Marthe l’avait rencontré). Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison, et qui la consolaient, virent que Marie s’était levée en hâte et qu’elle était sortie  ; ils la suivirent, en disant : Elle va au tombeau pour y pleurer. Quand Marie fut venue là où était Jésus, elle le vit, se jeta à ses pieds et lui dit : –  Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Quand Jésus la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle pleurer, il frémit en [son] esprit et se troubla » (Jean 11. 28 à 33). Vient ensuite le plus court verset de la Bible, qui touche nos cœurs : Jésus pleura. Quelle sollicitude, quelle compassion, quel amour !

Nous voyons à plusieurs reprises le Seigneur être ému de compassion, notamment lorsqu’il rencontre une veuve dont le fils unique va être porté en terre. Lui aussi, il va le ressusciter (Luc 7. 11 à 17). Il est aussi plein de compassion pour nous. Non, notre Père céleste n’est pas insensible à nos épreuves, à nos souffrances, à nos deuils, car il est le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation « qui nous console dans toute notre affliction » (2 Cor. 1. 4). Nous avons un tendre Père qui nous entoure dans nos détresses… « Qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée ?… Au contraire, dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 35 à 39). Nous sommes assurés de son amour, de ses soins et de ses consolations dans nos peines et dans nos difficultés. Et si nous (ré) apprenons cette leçon, si nos épreuves nous rapprochent de Dieu, alors la suite du verset de 2 Corinthiens 1. 4 se réalisera : « afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont affligés de quelque manière que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ». Nous serons alors des témoins de sa grâce et une aide pour les autres croyants passant par ces moments douloureux !

Le Seigneur va ensuite ressusciter Lazare. Quelle joie, quel émerveillement, quelle explosion de reconnaissance et de louange pour ses sœurs. Jamais ceux qui ont assisté à ce miracle ne vont l’oublier !

Une 3ème rencontre significative entre Jésus et Marie, nous est rapportée trois fois.

« Alors Marie, qui avait pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux : et la maison fut remplie de l’odeur du parfum » (Jean 12. 3).

« Comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, et qu’il était à table, une femme vint, avec un vase d’albâtre [plein] d’un parfum de nard pur de grand prix. Ayant brisé le vase d’albâtre, elle répandit le parfum sur sa tête » (Marc 14. 3).

« Comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, une femme, qui avait un vase d’albâtre plein d’un parfum de grand prix, s’approcha de lui et le répandit sur sa tête alors qu’il était à table. Voyant cela, les disciples en furent indignés et dirent : –  À quoi bon cette perte ? Car ce [parfum] aurait pu être vendu pour une forte somme et donné aux pauvres. Jésus, le sachant, leur dit : –  Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne œuvre envers moi. Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours. Car cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l’a fait en vue de ma mise au tombeau. En vérité, je vous le dis : Partout où cet évangile sera prêché, dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en souvenir d’elle » (Mat. 26. 6 à 13).

Elle a épargné une grande somme d’argent, et peut-être dépensé toutes ses économies, pour acheter un parfum de très grand prix et le « gaspiller » (suivant l’avis des disciples) sur le corps de son cher Sauveur. Et toute la maison fut remplie de l’odeur du parfum qui émanait de la personne du Seigneur Jésus.

Quel encens rare et sans mélange

T’offriraient les tiens en retour ?

Le parfum de notre louange

N’est-il pas, Jésus, ton amour.

(Hymnes et Cantiques n°175).

Tout ce que nous faisons pour le Seigneur est digne de louange et sera récompensé dans le ciel. Alors passons au-dessus des critiques de ceux qui croient bien penser, qu’ils soient non-croyants ou… chrétiens !

Dans les trois scènes où nous voyons Jésus avec Marie, elle se trouve à ses pieds : pour l’écouter, pour lui faire part de sa peine et de son incompréhension et ensuite pour l’adorer. Cela ne nous fait-il pas penser à nos trois réunions d’assemblée où nous sommes invités par le Seigneur pour l’édification, pour la prière, pour l’adoration ? C’est à ses pieds que nous recevrons les bénédictions.

Arrêtons-nous maintenant sur l’apôtre Paul. Étrange, allez-vous me dire, Il n’a pas connu le Seigneur lorsque celui-ci marchait sur la terre avec ses disciples ! C’est vrai, mais pourtant lui aussi a rencontré Jésus.

« C’est ainsi que je me rendais à Damas… quand en chemin, en plein midi, je vis… une lumière plus éclatante que la splendeur du soleil, qui resplendit du ciel autour de moi et de ceux qui faisaient route avec moi. Comme nous étions tous tombés à terre, j’entendis une voix qui s’adressait à moi en langue hébraïque : –  Saul  ! Saul  ! pourquoi me persécutes-tu ? Il t’est dur de te rebeller contre les aiguillons. Et moi je dis : –  Qui es-tu, Seigneur ? Le Seigneur dit  : –  Je suis Jésus que tu persécutes. Mais lève-toi et tiens-toi sur tes pieds ; car je te suis apparu afin de te désigner comme serviteur et témoin, aussi bien des choses que tu as vues que de celles pour la révélation desquelles je t’apparaîtrai  : je te mets à part du milieu du peuple et des nations  ; et je t’envoie vers eux pour ouvrir leurs yeux, pour qu’ils se tournent des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu  ; pour qu’ils reçoivent le pardon des péchés et une part avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi (Act. 26. 12 à 18 + chapitres 9 et 22). Barnabas a raconté comment, sur le chemin, il (Saul) avait vu le Seigneur, qui lui avait parlé (Act. 9. 27). Cette rencontre très particulière a bouleversé la vie de cet ancien persécuteur des chrétiens, qui est devenu lui-même un grand persécuté ! De grand défendeur de la Loi il est devenu grand défenseur de la foi.

Et toute sa vie nous montre la proximité qu’il avait avec son Seigneur.

Actes 23. 11 : « le Seigneur se tint près de lui et dit : –  Aie bon courage » ;

– 2 Timothée 4. 17 : « le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » ;

– Philippiens 1. 21 et 23 « pour moi, vivre, c’est Christ… être avec Christ, c’est de beaucoup, meilleur ».

Que nous puissions exprimer les mêmes paroles !

Avec mes meilleures salutations, Marco. Décembre 2025.

Ta présence est le bien suprême…

Ton cœur dispense…

Repos, bonheur, parfaite paix.

Hymnes et Cantiques n°161 strophe 2